Au fil du temps: De l’homosexualité, parlons-en!
Par La voix - 14/08/2012
Par Innocent Ebode
Il semble qu’aujourd’hui, il est in d’être homosexuel ou de défendre les homosexuels. Mais ma culture de Bantou, adossée à la morale chrétienne et musulmane m’éloigne de cette tendance qui va malheureusement chaque jour crescendo dans l’espace socioculturel africain. Il ne s’agit point de juger ou de condamner ceux et celles qui ont choisi de vivre une certaine intimité avec leurs semblables du même sexe. Loin de moi d’adopter une posture extrême comme cet ami journaliste camerounais qui n’hésite pas à déshumaniser ceux qu’on appelle les «homos» ou les «lesbiennes». Mais comment ne pas poser cette question qui est d’une implacable évidence: un homme qui va avec un autre homme ou une femme qui va avec une autre femme, n’est-ce-pas s’écarter de la norme naturelle et originelle qui exige que l’acte sexuel ne s’opère qu’entre deux partenaires de sexe opposé?
Innocent Ebode, chroniqueur
Les défenseurs des homosexuels mettent en avant les persécutions qu’ils subissent dans les pays africains qui criminalisent cette déviance, en convoquant l’argument de la violation des droits de l’homme. Soit. Mais on a beau parcourir la Déclaration universelle des Droits Humains, on ne trouve nulle ligne qui présente l’homosexualité en tant que droit de l’homme. De plus, dura lex, sed lex. La loi est dure, mais c’est la loi. Au Nigéria et au Cameroun, la loi punit sans ambiguïté et sévèrement ces pratiques. Le Code pénal du Nigéria stipule: «Toute personne qui a des relations charnelles contre-nature avec une autre personne ou a des relations charnelles avec un animal ou consent à ce qu'un homme ait des rapports charnels contre-nature avec lui ou elle, est coupable d'un crime et est passible d'une peine d'emprisonnement de quatorze ans.» Au Cameroun voisin, le Code pénal punit le délit d’homosexualité d’une peine d’emprisonnement allant de 6 mois à cinq ans. Quid du Tchad ?
La loi tchadienne est muette sur la question
Ce qui conséquemment, n’induit pas nécessairement que cette pratique sexuelle contre-nature, est autorisée outre mesure. Carles us et coutumes de ce pays n’envisagent radicalement pas que deux personnes de même sexe entretiennent des relations de type sexuel. Le Coran et la Bible, les deux livres sacrés qui constituent des référentiels ultimes pour les croyants du Tchad, ne reconnaissent aucunement ce qui est certainement un péché du point de vue religieux. Il n’est pas inutile de rappeler cette histoire rocambolesque impliquant un certain Ibrahim, homosexuel de nationalité tchadienne, qui défraya la chronique en 2004. Voici un extrait du plaidoyer que «Ex-æquo», une association française de défense des droits des homosexuels, fit pour Ibrahim à qui la Préfecture refusait d’attribuer une carte de séjour, alors qu’il vivait sous le régime du Pacs qui permet à deux homosexuels de vivre officiellement comme des mariés : Ibrahim et Bernard s’aiment. Ils vivent ensemble à Angers et souhaitent s’investir pour l’avenir. Pourquoi cet acharnement à vouloir séparer ceux qui s’aiment?»
Le cas de ce jeune Tchadien est assez révélateur. Il témoigne des soutiens tous azimuts dont les homosexuels bénéficient désormais à travers le monde. De nos jours, un homosexuel africain est mieux défendu que n’importe quel autre citoyen. Lors d’un récent procès au Cameroun, un jeune homo a bénéficié d’un appui financier considérable de la part des organisations occidentales. Un panel d’avocats dont certains venaient de Suisse, a assuré sa défense. En2011, la représentation camerounaise de l’Union européenne, a mis des dizaines de millions de FCFA à la disposition des associations engagées dans la promotion et la protection des homosexuels.
Ces actions en faveur des homosexuels sont tout, sauf anodines. Les cercles d’influence, les milieux décisionnels, l’élite médiatico-culturelle, sont de plus en plus sous le contrôle des groupes homophiles. De sorte que, par solidarité organique, ces groupes agissent mécaniquement, notamment en matière de promotion sociale. D’aucuns parlent [souvent avec raison] de réussite sociale par voie anale… D’autres évoquent la promotion anale en comparaison avec la promotion canapé connue pour permettre aux femmes d’user de leurs charmes afin atteindre leurs objectifs professionnels. C’est précisément cette tentative des cercles homophiles de «coloniser» les espaces de pouvoir ou de décision, en n’embarquant dans l’ascenseur social que leurs « semblables», qui est inacceptable et qui doit être dénoncée. Chacun peut disposer de son corps comme il l’entend, mais personne ne doit imposer ses travers aux autres.
Revenons à la dimension morale et culturelle évoquée plus. Elle nous conduit inéluctablement à la conclusion que l’homme se détourne de plus en plus de la nature telle que le Créateur l’a structurée. Le plus grave n’est pas seulement qu’il se détourne de cette nature mais qu’il la détourne par un déviationnisme qui peut mettre à mal l’avenir du genre humain. Les homophiles veulent faire admettre comme relevant de la normalité, le fait qu’un homme épouse un homme, qu’une femme épouse une femme. Est-ce à dire qu’un jour, il sera normal que des humains commencent à marcher avec les mains plutôt qu’avec les pieds, pour la simple raison que chacun a le droit d’user de son corps comme il veut?
2 COMMENTAIRES
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Vous n'y êtes pas du tout !
Par DEMOS 9915/08/2012 00:39
Vous présentez l'homosexualité comme une entorse à la morale religieuse très prégnante en Afrique et, en conséquence, l'appui massif dont semblent jouir les homosexuels africains de la part de leurs amis occidentaux. Il s'agit là d'une vision biaisée: l'acceptation de l'homosexualité par une société quelle qu'elle soit est simplement la preuve d'un esprit démocratique mûr, qui accepte que ses congénères vivent comme ils le souhaitent et l'érige en droit inaliénable.
C'est pourquoi les Occidentaux insistent autant auprès de certaines sociétés d'Afrique sahélienne et de l'ouest pour défendre les homosexuels, en sachant que ce combat d'apparence morale vise avant tout à élever la conscience démocratique du plus grand nombre.
C'est aussi pourquoi des gens comme vous ont un rôle éminent à jouer pour faire accepter par les opinions publiques des réalités du XXI° siècle et prôner l'abandon de coutumes criminelles et archaïques qui sont encore parfois pratiquées à l'encontre de personnes dont l'homosexualité est, alors, présentée comme une tare, maléfique ou autre. N'oublions pas que, jusqu'à récemment, l'OMS considérait celle-ci comme une maladie.
Les mentalités et les traditions sont longues à faire évoluer: bon courage, vous y arriverez !
Droits de l'homme
Par Meliasbe15/08/2012 14:59
Si les gouvernements et les ONG occidentales soutiennent les homosexuels emprisonnés en Afrique et appuient la dépénalisation de l'homosexualité, c'est à cause de l'injustice qui existe de traiter ces personnes comme des délinquants et des criminels. Ils agissent entre adultes consentants et dans l'espace de leur vie privée. De plus une fois arrêtées, ces personnes subissent régulièrement en prison des traitements inhumains et dégradants. Ce que nous voyons des procès et des juges , manifestement animés d'homophobie nous choque. C'est pourquoi nous accueillons chez nous ces personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle, nous leur accordons l'asile au titre de la convention de Genève. Ces personnes sont bel et bien incluses dans la déclaration universelle des droits de la personne et les Etats africains auront à réviser leurs attitudes discriminantes. Du reste ces législations homophobes si on veut bien y regarder de près sont récentes, et ne prennent pas leur source dans les traditions africaines, mais dans des réseaux récents d'influences religieuses fondamentalistes et friquée, américaines et islamistes notamment. L'Afrique se laisserait-elle acheter sa conscience?
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