Monnaie unique africaine: rencontre les gouverneurs des banques centrales
Par Henrie Lucie Nombi - 06/03/2013
Ils se sont réunis avec le commissaire aux affaires économiques de l’union africaine, le 27 février dernier à Dakar
Dans le cadre de la mission confiée à l’Association des Banques Centrales Africaines (Abca), une rencontre entre acteurs financiers africains a été initiée à Dakar. Au cours de la réunion, il a été question de la mise en place d’une stratégie commune aux différentes banques qui devra aboutir à la création d’une Banque centrale africaine (Bca). Et aussi, de faire le point sur la mise en œuvre des décisions prises par le conseil des gouverneurs de l’Abca lors de la dernière session qui a eu lieu en août 2012 à Alger en Algérie. Créée le 22 novembre 2007, l’Association des Banques Centrales Africaines a pour devoir de favoriser la coopération entre ses membres, d’œuvrer pour la création d’une monnaie unique continentale au terme d’un processus de convergence macroéconomique et d’harmonisation des cadres institutionnels pertinents des pays africains.
© lencrenoir.com
Vers une monnaie unique en Afrique
Pour le gouverneur général de la Bceao, l’on doit considérer l’évolution de l’environnement économique et financier international ainsi que certains événements sociopolitiques importants intervenus récemment sur le continent comme un rappel de la nécessité sans cesse croissante d’une coopération et d’une intégration économique de plus en plus poussées entre les états africains. et selon lui, le cas de la zone euro constitue, une source d’inspiration dans le cadre de la réalisation de ce grand projet continental d’intégration économique et monétaire. Un autre exemple d’intégration économique est celui de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac). Cette zone pour le gouverneur général de la Bceao, un modèle de réussite en ce qui concerne l’intégration économique et monétaire en Afrique.
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CREATION D'UNE BANQUE CENTRALE AFRICAINE:DES PURES SINUOSITES !!
Par Dr NJOH ELOMBO06/03/2013 14:52
Création en Afrique d'une "Banque Centrale Africaine" !!! La proposition paraît plutôt gigantesque.Avec d'emblée,quelques questions aussi simples que celles-ci:une seule ban-
que centrale, commune à tous les Etats de l'Afrique,y compris ceux du Maghreb, et l'A-
frique du Sud ?Si c'est le cas:mesurez-vous la complexité du "Mécanisme de Compensation
des Paiements" d'une Banque Centrale comme celle-ci ? Les Africains veulent-ils mettre
sur pied des structures originales découlant du fruit de la réflexion des Experts afri-
cains - et Dieu seul sait,car il y en a ! -, ou alors veulent-ils mettre sur pied des
structures expéditives comme habituellement,calquées sur une Zone Euro que met sur pied
dès 1997 le belge François Lamfalussy, avec pour objectif de concurrencer dès 2002 à
peine,soit donc finalement en cinq ans seulement , la monumentale armature de la Zone
Dollar américaine,au sujet de laquelle nous dirions fermément à présent,mais également
avec modestie,que nos institutions régionales comme la BEAC ou la BCEAO , n'en savent
strictement rien ? Mais diantre ! Pourquoi nos dirigeants incultes confisquent-ils le
gouvernail de nos Etats,comme si leur but,avec des complicités extérieures malhonnêtes
et voraces,était de retarder le plus possible l'arrivée aux responsabilités publiques des vrais Experts africains qui n'ont pas besoin d'imiter la France,qui connaissent
surtout les tares des autres,et décideraient donc d'abord ,en fonction de l'intérêt de l'Afrique, exclusivement ? C'est quand même absolument scandaleux , tout ceci !
Nous ne comprenons pas:vous imaginez une "Banque Centrale Africaine" qui gèrerait la
totalité des réserves de changes en un dinar algérien complètement convertible en USAD
à ce jour 2013,et les"avoirs extérieurs en dollar" des Etats de la Zone Franc par
exemple,qui sont à ce jour 2013,une cagnotte sur laquelle s'appuie la Banque de France
via le Trésor Quai de Bercy, pour livrer au sein de la Zone Euro,une concurrence-mais
perdue d'avance- à la domination qu'exerce l' Eurodeutschmark sur les marchés de par-
tenaires ? Il y a une histoire des "Unions Monétaires". C'est chez les Nègres seuls
que les thématiques de recherche comme celles-ci ne sont pas autorisées .Les Experts
fuient le sous-continent,parce que nos dirigeants, en général des nains , ne tolèrent
dans les Amphithéâtres que ceux prêts à soutenir les unanimismes dans lesquels la
courte vue en toute chose les confine mortellement.A bas les dirigeants nains qui nous
imposent le sous-développement, et ont "peur d'être libres" comme le disait à juste ti-
tre en 2010 M.le Président Laurent Koudou Gbagbo,remarquable fils d'Afrique définitive-
ment entré dans l'histoire.Et ce sont les savants qui font l'histoire,et pas les petits
voyous des coins de la rue et les dirigeants politiques traités chaque jour comme des
gamins de deux ans.
Les promoteurs d'une "Banque Centrale Africaine" font l'objet de notre curiosité:ont-ils bien lu tous les textes qui découlent de la signature des Accords de Bretton Woods
encore valables en 2013 à 1500%,et quelle expérience tireraient-ils de l'application
quasi saupoudrée des contraintes de New Hampshire sur les marchés aussi cloisonnés et
disparates que la zone Naïra, les Zones Dinar toutes tendances confondues ,les marchés
de l'ancienne "West Currency Board" sur lesquels s'est appuyé le fonctionnement de la
défunte "Zone Sterling" jusqu'à la signature en 1967, des "Accords de Bâle" ? Il y a
quelques années ,nous discutions avec un ami,M.Yves Ekoué Amaïzo,fondateur du Groupe
Afrology.Le Collègue en sait sur les problèmes qui s'étalent ,et sera sans doute très
content de nous lire. Que nous apprend donc Yves ? Qu'il s'agissait de l' évidence mê-
me:les Etats Africains lançaient dans les années très proches, la création d'un "Fonds
Monétaire Africain".Il précisait même que c'est à Yaoundé que l'organisme-ci établirait
son siège.A Val Rosay,les Camerounais que nous sommes ont ri à perdre haleine.Un Fonds
Monétaire de ce genre-ci aiderait grandement à la fluidification des mécanismes de com-
pensation dont nous parlions déjà. Mais les possibles antagonismes qu'on verrait de-
main si les Africains improvisaient le lancement de la "Banque Centrale Africaine" com-
me on le voit à présent,apparaissaient déjà avant que ne naisse au concret le Fonds
Monétaire Africain. Comment ? L'Egypte par exemple ne comprenait pas du tout du tout,
comment un "Fonds Monétaire" commun à 53 Etats-Africains, irait s'installer à Yaoundé.
Le Ministre egyptien le disait:comment installerait-on des institutions internationales
de l'ampleur d'un FMA,sur les petits marchés cloisonnés néocoloniaux , où des pays pré-
tendûment indépendants depuis près d'un demi-siècle ne savent dans les marchés au quo-
tidien ni ce que c'est la monnaie, encore moins les fonctions de la monnaie ? Le Mi-
nistre égyptien des Finances avait donc tout simplement raison d'exiger qu'un Fonds Mo-
nétaire Africain digne de ce nom, aille plutôt sur les bords du Nil au Caire !Le Ghana
en Afrique de l'Ouest,et le Nigéria en Afrique Centrale, sont deux marchés qui consti-
tuent au protectionnisme sophistiqué autour de la Zone Franc CFA, des pöles de suicide
à la fois pour la BCEAO et la BEAC. Comment gèrerait demain la "Banque Centrale Afri-
caine"ces mélanges de genre que des frottements et la recherche des intérêts communs
bien compris rendront plus explosifs encore ? Les pays occidentaux se sont opposés à la
création d'un "Fonds Monétaire Asiatique" que voulaient lancer la Chine,l'Indonésie,le
Japon et la Malaisie.On n'a même pas besoin d'être Economiste pour le voir.Si le Fonds
Monétaire Asiatique que voulait le Dr Mohammed Mahatir avait existé, en 2013 il fonc-
tionnerait mieux à nos yeux, que le Fonds Monétaire International actuel (Washington).
Or comment créerait-on sur le territoire d'une Afrique très grossièrement encore mor-
cellée par le néocolonialisme,une structure monétaire intégratrice du genre qui fut re-
fusée aux Asiatiques ? Nos dirigeants doivent donc cesser de gesticuler. Entre autres
aujourd'hui , le Président Kadhafi a été victime de l'assassinat, parce qu'il était
avec le Président Obiang Nguema,l'un des soutiens les plus déterminants à la création du Fonds Monétaire Africain .En Afrique Noire, certains récusaient même jusqu'à la simple idée d'un Fonds Monétaire qui soit typiquement africain: curieux ! Si nos diri-
geants dans la sous-région francophone apporteraient une preuve de leur participation
à l'édification d'une institution transnationale digne d'intérêt,qu'ils commencent d'a-
bord tous à quitter la Zone Franc.Qu'ils mettent également sur pied des mécanismes ins-
titutionnels fiables et permanents de passassion de pouvoirs ;qu'ils commencent d'ail-
leurs par se défaire des grossièretés les plus funestes où, début du 21è siècle , des
pontes s'accrochent à l'application des directives constitutionnelles faites pour eux-
mêmes, pour que dure pendant SEPT ans un seul mandat d'exercice ! Dans un régime où
le mandat du ponte jouit d'une telle durée,un seul mandat exécutif tel au Cameroun,Ga-
bon ou Togo, fait ainsi presque deux mandatures régulières aux Etats-Unis ou en Austra-
lie. Or,vérifiez-le vous-même:les pontes où que ce soit ne sont pas prêts à lâcher pri-se.C'est donc demain qu'ils accepteraient des terribles bouleversements qu'imposerait
par exemple un fonctionnement attelé à l'efficience,d'une véritable "Banque Centrale
Africaine" ? Laquelle donc, et comment la constituerait-on exactement ? Nous parlons
donc des simples gesticulations, et il ne peut pas en être autrement.
Pour le GCPMA/CADOFORA,
*NJOH ELOMBO,Enseignant Vacataire,Université Jean Moulin Lyon-3,
Expert Consultant International,Maxwell & Stamp/PLC Abbot's Court,
Expert Conseiller auprès du Sénat américain(Congrès) pour les Problèmes Economiques et
Monétaires;
*KOUAM LUCAS,Docteur en Droit de l'Université Jean Moulin Lyon-3,
Expert Juriste Conseiller, Laboratoire GCPMA/CADOFORA Cameroun France/Afrique,
Expert Conseiller auprès du Sénat américain (Congres) pour les Problèmes de Gouvernance
et de Science Politique.
-Sur les colonnes du Journal du Tchad,nous intervenons régulièrement;
-Titre en veilleuse: "La Zone Franc CFA Tropicale:Un Système Monétaire International ?
Absolument pas."
-Commentaires:Nous refusons de donner des manuscrits à des éditeurs qui exploitent les
auteurs.Pour écrire un livre aujourd'hui,une maison d'édition ne réceptionne qu'une
clé-USB,et fait imprimer les pages en direction du grand public: pourquoi les gens con-
tinuent-ils à exiger chez l'Harmattan par exemple,qu'au moins 1000 livres soient écou-
lés,pour que l'auteur commence à toucher au prorota des ventes, des royalties en géné-
ral maigrelettes ?
EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE,IL Y A ENCORE LES DIRIGEANTS,DES VRAIS HOMMES
Par Dr NJOH ELOMBO07/03/2013 12:19
mars 2013
Obiang Nguema Mbazogo: « L'ONU, avec la France ont attaqué Gbagbo pour installer Ouattara »
Dans une interview exclusive au magazine Panafricain Africawatch, le président Equato-Guinéen Obiang Nguema Basogo dénonce de manière véhémente l’intervention de la France et de l’ONU dans les conflits ivoirien et libyen .
Président en exercice de l’Union Africaine au moment des faits, le Président Obiang s’insurge contre l’internationalisation du conflit par la France qui avant même les élections en Cote d’ivoire avait clairement choisi son camp.
Q: Vous étiez le président de l'Union Africaine de Janvier 2011 à Janvier 2012. Il y a eu plusieurs événements importants au cours de cette période, y compris la famine en Afrique de l'Est, le printemps arabe en Tunisie, Égypte et Libye, et une guerre civile en Côte d'Ivoire. Cela semble avoir été un agenda chargé pour juste sur un année au pouvoir. Comment avez-vous managé dans ces situations difficiles?
Eh bien, c'était vraiment une période difficile. J'ai fait face à beaucoup de problèmes au cours de mon mandat en tant que président de l'UA, donc je ne sais pas quoi dire. Était-ce la volonté de Dieu pour moi d'être le président de l'UA à ce moment précis pour faire face à tous ces conflits et ces problèmes? Ou était-ce juste une malchance? Je ne sais pas. Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai travaillé très dur pour essayer d'apporter la paix à tous les endroits ou il y avait des conflits, et en Afrique en général.
En ce qui concerne les cas de la Tunisie et de l’Egypte que vous avez mentionnés, je pense que c'était des questions internes que les gens de ces pays voulaient mettre à l'attention de leurs gouvernements et des présidents. Et il n'y avait pas grand-chose qu'on pourrait faire ou dire à leur sujet au niveau de l'UA ou international. À propos de la Côte d'Ivoire et de la Libye, c'était une autre paire de manches. On peut clairement dire que les deux conflits ont échappé à notre contrôle à cause de l'ingérence extérieure dans les deux pays.
En Côte d'Ivoire, par exemple, quand j'étais président de l'UA, j'ai parlé et j'ai réussi à convaincre l'ancien président Laurent Gbagbo à démissionner du pouvoir et il a accepté de le faire, j'ai aussi essayé de convaincre l'autre partie à accepter la négociation avec Gbagbo parce qu'il avait accepté de démissionner, mais l'ingérence extérieure n'a pas donné vraiment le temps à Gbagbo de démissionner ou de s'engager dans des négociations avec l'autre partie.
En fait, le problème ivoirien n'était pas vraiment un problème au début, il s'agissait d'un malentendu. Les gens sont allés à une élection et il y avait un malentendu sur le gagnant. En fait, cela me surprend qu'à partir de ce malentendu est né un énorme conflit qui s'est aggravé au niveau que nous avons vu.
Qu'est ce qui à votre avis a provoqué l'escalade?
Je crois que c'était l'ingérence de pays étrangers, des Nations Unies et de tous les organismes, qui ont vraiment aggravé le conflit en Côte d'Ivoire. Je me suis demandé pourquoi les Nations Unies, une institution de la paix fondée pour favoriser la paix dans le monde, a pris parti dans un conflit interne et créée l'escalade à l'aide de ses troupes qui sont intervenues, même combattu, pour une partie au conflit.
Pourquoi n'a-t-elle pas dit: «Eh bien, nous savons que la France s'est impliqué jusqu'au cou dans ce conflit, elle a utilisé ses troupes et s'est battu pour un camp dans le conflit avant les élections, et beaucoup de personnes sont mortes. En tant que tel, la France n'est plus un arbitre impartial en Côte d'Ivoire. Elle devait donc se mettre à l'écart et donner la place à des pays neutres acceptés par les deux parties pour vraiment aider à trouver une solution acceptable en Côte d'Ivoire ".
Mais non. L'ONU, elle-même, sous l'influence des pays occidentaux au sein du Conseil de sécurité, a déployé ses troupes en tandem avec la France pour attaquer Laurent Gbagbo, le traquer dans le bunker présidentiel, et l'humilier, lui , sa femme et sa famille devant la télévision internationale. Oui, ils l'ont défilé devant la télévision internationale. Cela, pour moi, restera à jamais l'un des points les plus bas, les jours sombres, même des Nations Unies. Pourquoi l'ONU a décidé de descendre si bas dans un conflit international me tourmente. Et beaucoup de gens sont morts en Côte d'Ivoire en raison de l'ingérence extérieure. Ils n'ont vraiment fait qu'aggraver le problème.
En ce qui concerne l'UA, pouvait-elle ou devait-elle intervenir?
Je crois qu'il était possible à l'UA de trouver une solution, parce que, en tant président de l'UA, j'ai demandé à la communauté internationale de permettre à l'Union africaine de trouver une solution en Côte d'Ivoire. Je leur ai dit que c'était une opportunité pour l'Union africaine et les Africains, pour résoudre le problème. C'était un problème africain qui avait besoin d'une solution africaine.
Mais ils n'ont pas écouté. Pour eux, il était trop tard, car ils avaient déjà pris la décision d'intervenir et d'utiliser leurs troupes contre Gbagbo, de le retirer de pouvoir au profit de l'autre partie. Ainsi, contrairement à la Tunisie et l'Egypte, ce n'était pas le peuple de Côte d'Ivoire qui a enlevé Gbagbo du pouvoir. Ce sont les Français et les troupes de l'ONU qui l'ont fait. Ce n'était même pas l'armée ivoirienne qui l'a enlevé. Ce sont les français et les troupes de l'ONU, des troupes étrangères.
Pourquoi exactement la France et les Nations Unies ont-elles joué ces rôles importants dans ces conflits africains?
La France a joué un rôle clé dans le conflit ivoirien parce que la France avait promis de donner le pouvoir à l'autre partie. Mais elle n'allait pas le faire par les urnes ou les négociations, elle avait l'intention d'utiliser l'armée française. Et c'est exactement ce qu'elle a fait. Et quelque soit ce que nous disions en tant que dirigeants de l'Afrique, siégeant à l'Union africaine, n'avait pas d'importance pour eux.
En Libye, le conflit a aussi commencé comme une affaire interne, comme ce qui s'est passé en Egypte et en Tunisie, mais il a fini dans une rébellion parrainée par les pays étrangers. Tout à coup, les rebelles de l'Est, qui n'avait pas de fusils, ont reçu des armes envoyées par des pays étrangers pour lutter contre le gouvernement du colonel Mouammar Kadhafi, qui avait contribué à la création de l'Union africaine, et a soutenu l'organisation de quelque manière qu'il le pouvait.
Dans tous les pays, si un gouvernement est attaqué par des rebelles armés, le gouvernement a le droit de se défendre par le déploiement de son armée. C'est inscrit dans le droit international. Et c'est exactement ce que le gouvernement de Kadhafi a tenté de faire.
En Tunisie et en Egypte, le peuple s'est levé pour exiger un changement de gouvernement sans utiliser les armes. En Libye, c'était différent. La soi-disant armée rebelle dans l'est de la Libye a soudainement obtenu des armes en provenance de pays étrangers et les ont utilisées pour attaquer le gouvernement de Kadhafi.
On peut donc comprendre ce que Kadhafi a essayé de faire pour se défendre et défendre la souveraineté de son pays. Même si c'était un cas évident d'un gouvernement qui se défend contre l'agression rebelle, contre les rebelles financés et armés par des pays étrangers, les mêmes pays étrangers se sont cachés derrière l'OTAN pour bombarder et de détruire l'armée de Kadhafi et neutraliser sa capacité de se défendre et défendre son pays.
Ces mêmes pays étrangers ont à nouveau utilisé les Nations Unies pour imposer une «zone d'exclusion aérienne» sur la Libye. Alors, vraiment, les mains et les pieds de Kadhafi étaient attachés par l'ingérence internationale qui a joué un rôle clé dans le conflit libyen, contrairement aux soulèvements en Tunisie et en Egypte, qui ont été autorisés à être des questions purement internes à résoudre par les peuples de ces deux pays , et non par des puissances étrangères.
On peut donc distinguer entre les soulèvements en Egypte et en Tunisie, d'une part, et les conflits en Côte d'Ivoire et la Libye, d'autre part. Les deux premiers étaient des questions internes qui ont été régler par les peuples de ces pays eux-mêmes, tandis que la Côte d'Ivoire et en Libye ont connus des interférences internationales qui n'ont fait qu'empirer les choses.
Pour cette raison, nous pensons que les Nations Unies, une institution de la paix, ne devrait pas avoir joué le genre de rôle qu'elle a joué en aidant les puissances étrangères à intervenir en Côte d'Ivoire et en Libye. Ce n'était pas pour cela que l'ONU a été créé. Elle a créé un mauvais précédent dans le monde.
Source: Gabonlibre.com
INTERVIEW INTERESSANT
Par Dr NJOH ELOMBO07/03/2013 12:22
mars 2013
Obiang Nguema Mbazogo: « L'ONU, avec la France ont attaqué Gbagbo pour installer Ouattara »
Dans une interview exclusive au magazine Panafricain Africawatch, le président Equato-Guinéen Obiang Nguema Basogo dénonce de manière véhémente l’intervention de la France et de l’ONU dans les conflits ivoirien et libyen .
Président en exercice de l’Union Africaine au moment des faits, le Président Obiang s’insurge contre l’internationalisation du conflit par la France qui avant même les élections en Cote d’ivoire avait clairement choisi son camp.
Q: Vous étiez le président de l'Union Africaine de Janvier 2011 à Janvier 2012. Il y a eu plusieurs événements importants au cours de cette période, y compris la famine en Afrique de l'Est, le printemps arabe en Tunisie, Égypte et Libye, et une guerre civile en Côte d'Ivoire. Cela semble avoir été un agenda chargé pour juste sur un année au pouvoir. Comment avez-vous managé dans ces situations difficiles?
Eh bien, c'était vraiment une période difficile. J'ai fait face à beaucoup de problèmes au cours de mon mandat en tant que président de l'UA, donc je ne sais pas quoi dire. Était-ce la volonté de Dieu pour moi d'être le président de l'UA à ce moment précis pour faire face à tous ces conflits et ces problèmes? Ou était-ce juste une malchance? Je ne sais pas. Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai travaillé très dur pour essayer d'apporter la paix à tous les endroits ou il y avait des conflits, et en Afrique en général.
En ce qui concerne les cas de la Tunisie et de l’Egypte que vous avez mentionnés, je pense que c'était des questions internes que les gens de ces pays voulaient mettre à l'attention de leurs gouvernements et des présidents. Et il n'y avait pas grand-chose qu'on pourrait faire ou dire à leur sujet au niveau de l'UA ou international. À propos de la Côte d'Ivoire et de la Libye, c'était une autre paire de manches. On peut clairement dire que les deux conflits ont échappé à notre contrôle à cause de l'ingérence extérieure dans les deux pays.
En Côte d'Ivoire, par exemple, quand j'étais président de l'UA, j'ai parlé et j'ai réussi à convaincre l'ancien président Laurent Gbagbo à démissionner du pouvoir et il a accepté de le faire, j'ai aussi essayé de convaincre l'autre partie à accepter la négociation avec Gbagbo parce qu'il avait accepté de démissionner, mais l'ingérence extérieure n'a pas donné vraiment le temps à Gbagbo de démissionner ou de s'engager dans des négociations avec l'autre partie.
En fait, le problème ivoirien n'était pas vraiment un problème au début, il s'agissait d'un malentendu. Les gens sont allés à une élection et il y avait un malentendu sur le gagnant. En fait, cela me surprend qu'à partir de ce malentendu est né un énorme conflit qui s'est aggravé au niveau que nous avons vu.
Qu'est ce qui à votre avis a provoqué l'escalade?
Je crois que c'était l'ingérence de pays étrangers, des Nations Unies et de tous les organismes, qui ont vraiment aggravé le conflit en Côte d'Ivoire. Je me suis demandé pourquoi les Nations Unies, une institution de la paix fondée pour favoriser la paix dans le monde, a pris parti dans un conflit interne et créée l'escalade à l'aide de ses troupes qui sont intervenues, même combattu, pour une partie au conflit.
Pourquoi n'a-t-elle pas dit: «Eh bien, nous savons que la France s'est impliqué jusqu'au cou dans ce conflit, elle a utilisé ses troupes et s'est battu pour un camp dans le conflit avant les élections, et beaucoup de personnes sont mortes. En tant que tel, la France n'est plus un arbitre impartial en Côte d'Ivoire. Elle devait donc se mettre à l'écart et donner la place à des pays neutres acceptés par les deux parties pour vraiment aider à trouver une solution acceptable en Côte d'Ivoire ".
Mais non. L'ONU, elle-même, sous l'influence des pays occidentaux au sein du Conseil de sécurité, a déployé ses troupes en tandem avec la France pour attaquer Laurent Gbagbo, le traquer dans le bunker présidentiel, et l'humilier, lui , sa femme et sa famille devant la télévision internationale. Oui, ils l'ont défilé devant la télévision internationale. Cela, pour moi, restera à jamais l'un des points les plus bas, les jours sombres, même des Nations Unies. Pourquoi l'ONU a décidé de descendre si bas dans un conflit international me tourmente. Et beaucoup de gens sont morts en Côte d'Ivoire en raison de l'ingérence extérieure. Ils n'ont vraiment fait qu'aggraver le problème.
En ce qui concerne l'UA, pouvait-elle ou devait-elle intervenir?
Je crois qu'il était possible à l'UA de trouver une solution, parce que, en tant président de l'UA, j'ai demandé à la communauté internationale de permettre à l'Union africaine de trouver une solution en Côte d'Ivoire. Je leur ai dit que c'était une opportunité pour l'Union africaine et les Africains, pour résoudre le problème. C'était un problème africain qui avait besoin d'une solution africaine.
Mais ils n'ont pas écouté. Pour eux, il était trop tard, car ils avaient déjà pris la décision d'intervenir et d'utiliser leurs troupes contre Gbagbo, de le retirer de pouvoir au profit de l'autre partie. Ainsi, contrairement à la Tunisie et l'Egypte, ce n'était pas le peuple de Côte d'Ivoire qui a enlevé Gbagbo du pouvoir. Ce sont les Français et les troupes de l'ONU qui l'ont fait. Ce n'était même pas l'armée ivoirienne qui l'a enlevé. Ce sont les français et les troupes de l'ONU, des troupes étrangères.
Pourquoi exactement la France et les Nations Unies ont-elles joué ces rôles importants dans ces conflits africains?
La France a joué un rôle clé dans le conflit ivoirien parce que la France avait promis de donner le pouvoir à l'autre partie. Mais elle n'allait pas le faire par les urnes ou les négociations, elle avait l'intention d'utiliser l'armée française. Et c'est exactement ce qu'elle a fait. Et quelque soit ce que nous disions en tant que dirigeants de l'Afrique, siégeant à l'Union africaine, n'avait pas d'importance pour eux.
En Libye, le conflit a aussi commencé comme une affaire interne, comme ce qui s'est passé en Egypte et en Tunisie, mais il a fini dans une rébellion parrainée par les pays étrangers. Tout à coup, les rebelles de l'Est, qui n'avait pas de fusils, ont reçu des armes envoyées par des pays étrangers pour lutter contre le gouvernement du colonel Mouammar Kadhafi, qui avait contribué à la création de l'Union africaine, et a soutenu l'organisation de quelque manière qu'il le pouvait.
Dans tous les pays, si un gouvernement est attaqué par des rebelles armés, le gouvernement a le droit de se défendre par le déploiement de son armée. C'est inscrit dans le droit international. Et c'est exactement ce que le gouvernement de Kadhafi a tenté de faire.
En Tunisie et en Egypte, le peuple s'est levé pour exiger un changement de gouvernement sans utiliser les armes. En Libye, c'était différent. La soi-disant armée rebelle dans l'est de la Libye a soudainement obtenu des armes en provenance de pays étrangers et les ont utilisées pour attaquer le gouvernement de Kadhafi.
On peut donc comprendre ce que Kadhafi a essayé de faire pour se défendre et défendre la souveraineté de son pays. Même si c'était un cas évident d'un gouvernement qui se défend contre l'agression rebelle, contre les rebelles financés et armés par des pays étrangers, les mêmes pays étrangers se sont cachés derrière l'OTAN pour bombarder et de détruire l'armée de Kadhafi et neutraliser sa capacité de se défendre et défendre son pays.
Ces mêmes pays étrangers ont à nouveau utilisé les Nations Unies pour imposer une «zone d'exclusion aérienne» sur la Libye. Alors, vraiment, les mains et les pieds de Kadhafi étaient attachés par l'ingérence internationale qui a joué un rôle clé dans le conflit libyen, contrairement aux soulèvements en Tunisie et en Egypte, qui ont été autorisés à être des questions purement internes à résoudre par les peuples de ces deux pays , et non par des puissances étrangères.
On peut donc distinguer entre les soulèvements en Egypte et en Tunisie, d'une part, et les conflits en Côte d'Ivoire et la Libye, d'autre part. Les deux premiers étaient des questions internes qui ont été régler par les peuples de ces pays eux-mêmes, tandis que la Côte d'Ivoire et en Libye ont connus des interférences internationales qui n'ont fait qu'empirer les choses.
Pour cette raison, nous pensons que les Nations Unies, une institution de la paix, ne devrait pas avoir joué le genre de rôle qu'elle a joué en aidant les puissances étrangères à intervenir en Côte d'Ivoire et en Libye. Ce n'était pas pour cela que l'ONU a été créé. Elle a créé un mauvais précédent dans le monde.
Source: Gabonlibre.com
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