Tchad : la mission de prospection de la JMFR achève sa mission à Kyabé

La mission de prospection chargée de préparer la Journée mondiale de la femme rurale (JMFR) 2026 a pris fin ce…

La mission de prospection chargée de préparer la Journée mondiale de la femme rurale (JMFR) 2026 a pris fin ce 29 septembre à Kyabé, dans le département du Lac Iro.

La Journée mondiale de la femme rurale (JMFR) 2026 est prévue du 15 au 20 octobre prochain à Kyabé. La mission qui s’achève avait pour but de réunir les conditions de réussite consacrée à la valorisation du rôle des femmes rurales dans le développement. Les membres de la mission ont rencontré le comité d’organisation ainsi que des représentantes d’organisations féminines, visiter les sites pouvant accueillir le Village JMFR et les invités. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des préparatifs. Compte tenu du délai restant avant la JMFR, chaque commission a été invitée à s’approprier pleinement son cahier des charges.

Le ministère de la Femme fait savoir qu’une attention particulière a été portée à la commission thématique, chargée d’identifier les thèmes de formation en fonction des besoins réels des femmes rurales. La mission a recommandé de privilégier les compétences disponibles sur place pour animer ces formations. « Si le département ne dispose pas des ressources suffisantes, les expertises pourront être recherchées à l’échelle provinciale, voire nationale. »

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



Pour le département, cette approche valorise les savoir-faire locaux et permet de proposer aux bénéficiaires des formations concrètes, adaptées à leur environnement et à leurs activités. Les organisateurs comptent également sur l’expertise du CECOQDA qui être sollicitée sur le contrôle de la qualité des produits agroalimentaires.

De son côté, la commission logistique a été encouragée à poursuivre la recherche d’un site approprié pour installer le Village JMFR et aménager les espaces réservés aux invités.

Les discussions ont aussi porté sur les critères de sélection des organisations féminines appelées à bénéficier des formations. Selon les orientations données par la cheffe de mission, ces organisations devront disposer d’un siège ou d’un point d’ancrage identifiable, être reconnues localement et compter au moins 30 membres. Elles devront également fournir leurs coordonnées de géolocalisation, afin de faciliter leur identification, leur accompagnement et le suivi de leurs activités.

L’on apprend également que la rencontre avec les représentantes des coopératives, associations et organisations de femmes rurales du Lac Iro a permis de mieux cerner les activités économiques menées sur le terrain. « Ces femmes travaillent dans la transformation des produits locaux, le maraîchage, l’agriculture, l’élevage de volailles et de petits ruminants, l’apiculture, ainsi que dans la transformation et la valorisation des produits agricoles et halieutiques. »

Sur le plan matériel, les femmes ont exprimé le besoin de magasins de stockage, d’équipements de conditionnement, d’unités de transformation et de kits adaptés à chaque secteur. Elles ont aussi cité l’acquisition de tricycles pour faciliter le transport des produits et la création d’un centre de couture.

Les demandes en renforcement des capacités sont nombreuses et liées aux activités exercées. Les participantes souhaitent des formations pratiques en couture et teinture, maraîchage, élevage de volailles, fabrication de savon liquide, transformation du karité, de l’arachide, du néré, du poisson et du manioc, pâtisserie, poterie, transformation et conservation du lait et de la tomate, production de jus et de sirops, valorisation du miel, pisciculture et gestion financière.

« Elles ont particulièrement insisté sur des formations pratiques, adaptées aux réalités locales, capables d’améliorer directement leurs activités génératrices de revenus. »

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP