Le ministre de l’Action humanitaire, de la solidarité et de la réconciliation nationale de la République centrafricaine, Josiane Lina Bemaka-Soui a indiqué le 04 novembre que 12% des retournés spontanés en RCA proviennent du Tchad.
Des milliers de réfugiés centrafricains au Tchad expriment leur volonté de rentrer dans leur pays d’origine. Et la pression sur la RCA, le Tchad et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) est croissante. En effet, d’après le gouvernement centrafricain, depuis 2017, plus de 100 000 réfugiés centrafricains en provenance des pays limitrophes ont regagné leur pays, soit dans le cadre de convois facilités, soit par leurs propres moyens. Une bonne partie de ces personnes se trouve au Tchad.
Des enquêtes d’intention réalisées entre 2023 et 2025 au Tchad, révèlent que plus de 60 000 Centrafricains ont exprimé au Tchad le souhait de rentrer en RCA. Certains passent du souhait à l’action en prenant le chemin retour. En 2026, 12% des retournés spontanés enregistrés en Centrafrique viennent du Tchad, soit plus de 770 000 âmes, a déclaré le ministre de l’Action humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation nationale de la République centrafricaine.
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Josiane Lina Bemaka-Soui a présenté l’ampleur de l’espoir que suscite le retour en RCA des réfugiés. C’était le 04 novembre au ministère des Affaires étrangères du Tchad à l’occasion de la clôture des travaux techniques liés à l’encadrement du retour volontaire des réfugiés centrafricains qui sont au Tchad. La rencontre a réuni les trois parties : la RCA, le Tchad par le biais du ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa et le représentant résident du HCR au Tchad, Patrice Ahouansou.
Au cours des travaux, le ministre tchadien Zara Mahamat Issa a reconnu l’importance de la commission tripartite ainsi que les relations de bon voisinage entre son pays et la RCA. La frontière qui constitue d’après lui un élément de brassage culturel doit rester une aubaine pour la traduction de l’engagement commun envers les réfugiés en actes concrets.
Le représentant du HCR, a insisté sur la liberté éclairée des volontaires au retour dans leur pays ainsi que sur la sécurité de ces derniers durant le processus. D’après Patrice Ahouansou, rien ne doit éloigner les trois parties de ces exigences. Elles doivent veiller à ce que chaque réfugié ait les informations fiables sur la zone de retour, qu’il décide sans pression et qu’il bénéficie des garanties de protection.
Au terme de la réunion, les parties ont adopté un règlement intérieur. Elles ont arrêté les modalités pratiques du rapatriement volontaire ainsi qu’un chronogramme. Cette réunion s’inscrit dans la matérialisation des clauses de l’accord tripartite signé le 22 octobre 2024 à Bangui.




