Tchad : le gouvernement interdit la marche pacifique du MNJ projetée le 31 octobre

Un arrêté du ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration interdit la marche dite pacifique du parti Mouvement National…

Un arrêté du ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration interdit la marche dite pacifique du parti Mouvement National pour la Justice prévue le 31 octobre 2026.

La marche dite pacifique projetée par le parti Mouvement national pour la justice (MNJ) pour le 31 octobre 2026 n’aura pas lieu. A moins que le parti décide de braver la décision du gouvernement. Ladite marche est sous le coup de l’interdiction décidée par le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration. Ce 30 octobre, le ministre Gal Ali Ahmat Aghabache a signé et rendu public un arrêté portant interdiction de ladite marche sur l’ensemble du territoire national.

Deux motifs justifient la décision gouvernementale. Il s’agit en premier du non-respect des dispositions de l’article 6 alinéas 1 et 6 de l’Ordonnance du 1er aout 2023 relative aux manifestations sur la voie publique. Ces dispositions indiquent le contenu de la déclaration de manifestation, en l’occurrence les noms, prénoms, domiciles des organisateurs et une description des dispositions pratiques prises par des organisateurs pour encadrer la manifestation et éviter les dérapages. Et en second, du risque de trouble à l’ordre public.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ



En cas de non-respect de l’arrêté ministériel, les contrevenants répondront des casses, effractions et toute infraction ou débordements éventuels devant les juridictions compétentes, prévient le ministre.

Le 19 octobre dernier, le MNJ présidé par Idriss Mahamat Adam a déposé une demande officielle auprès des autorités tchadiennes en vue d’organiser une marche pacifique le samedi 31 octobre 2026 à N’Djaména.  Ladite marche devait s’effectuer sur l’itinéraire du rond-point Centenaire jusqu’à la mairie de la ville de N’Djaména. La marche pacifique en question allait servir d’occasion pour interpeller les autorités sur la souveraineté nationale, demander davantage de transparence concernant les accords conclus avec les partenaires étrangers suite à la visite en France du président de la République ; défendre les intérêts du peuple tchadien.

L’interdiction du gouvernement n’est pas une surprise. Le ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration a l’habitude d’interdire de telles manifestations pour les motifs similaires à ceux invoqués dans l’arrêté du 30 octobre 2026.

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP