Les trois pays se réunissent dès ce 02 novembre à Douala au Cameroun par le biais de leurs représentants dans le but de coordonner leurs initiatives et actions de prévention et de riposte contre ces trois maladies.
Ebola, le Monkey Pox (variole du singe) et le choléra, sont trois maladies qui font planer des risques sanitaires sur plusieurs pays d’Afrique, en l’occurrence sur le Cameroun, le Tchad et le Nigeria. Pour faire face à la menace, les trois pays frontaliers se concertent à Douala entre le 02 et le 04 novembre 2026. Il est question d’évaluer ensemble les mécanismes régionaux de surveillance, les initiatives régionales et la possibilité d’harmoniser les synergies de lutte.
Plusieurs activités sont au menu de cette rencontre transfrontalière qui s’ouvre ce lundi à Douala. Les participants suivront les présentations des différents pays, les contributions techniques et institutionnelles régionales. Le programme prévoit aussi des travaux en groupes et des discussions en plénière.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Ces activités permettront aux différents pays, à travers l’évaluation des efforts et insuffisances opérationnelles, de trouver ensemble des modalités de coordination des opérations. Le but étant de mieux lutter contre la progression des différentes maladies tant au niveau des frontières qu’à l’intérieur des celles-ci. Au terme de la rencontre, les trois pays vont élaborer un plan d’action conjoint assorti des échéances sur les mesures de prévention, de prise en charge et de riposte le cas échéant.
Le Cameroun accueille cette réunion dans un contexte marqué par une menace accrue d’importation d’Ebola sur son sol et au Tchad. Déjà présente au Nigeria, la maladie fait l’objet de surveillance à la frontière du Tchad et du Cameroun. Les deux pays prennent des dispositions pour empêcher l’importation et la circulation de la maladie sur leurs territoires respectifs.
Le cas du Mpox est presque similaire pour le Tchad qui enregistre une faible prévalence de la maladie et privilégie la surveillance au niveau des frontières. La flambée des cas au Cameroun d’une épidémie de Mpox active depuis 2025 (au moins 82 cas confirmés et trois décès) a conduit le pays à mener une campagne de vaccination ciblant le personnel de santé. Pour la même maladie, le Nigeria gère le virus de manière endémique depuis 2017. Les autorités maintiennent une surveillance accrue et renforcée face à la situation.
Quant au choléra, l’épidémie sévit dans le bassin du Lac Tchad avec une forte présence au Nigera (au moins (50 000 cas et des centaines de décès). Au Tchad, la situation fait état de plusieurs provinces touchées par une propagation active de la maladie. Tandis qu’au Cameroun, le choléra touche en particulier la région de l’Extrême-Nord à la frontière avec le Nigeria et le Tchad et quelques autres avec au moins 2 500 cas et une vingtaine de décès.
La situation nécessite ainsi des mesures communes et une coordination transfrontalière pour réussir la prévention, la prise en charge et la riposte.




