Affrontements communautaires à Koula : 25 morts, 22 blessés, 39 personnes interpellées

Au cours des affrontements intercommunautaires, des fusillades entre les deux camps ont fait au moins 25 morts et 22 blessés…

Au cours des affrontements intercommunautaires, des fusillades entre les deux camps ont fait au moins 25 morts et 22 blessés dans la zone de Koula.

 

Encore un conflit intercommunautaire meurtrier au Tchad. Le vendredi 30 octobre dernier, des affrontements opposant les communautés Kreda et Kouka ont ensanglanté le sud-ouest du pays. Des violences ont commencé alors qu’un éleveur de la communauté de Kreda est allé abreuver son bétail dans un étang dans la zone de Koula. Une dispute ayant éclaté entre les deux hommes a dégénéré en violences armées. L’éleveur a tiré sur le pied de l’agriculteur à l’aide de son arme à feu provoquant un affrontement généralisé entre les deux communautés.

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Les fusillades qui s’en sont suivies ont causé la mort d’au moins 25 personnes tandis que 22 autres ont été blessées puis conduites à l’Hôpital de Ngoura pour prise en charge. Des procédures judiciaires engagées à la suite de cet événement ont abouti à l’interpellation de plusieurs personnes dont 39 ont été transférées à N’Djaména la capitale.

Le drame se produit alors que les autorités mettent en œuvre des mesures pour maîtriser la situation depuis le lendemain d’un autre affrontement similaire survenu le 18 octobre dernier. Les violences entre agriculteurs et éleveurs ont causé au moins 12 morts et de nombreux blessés ce dimanche-là dans la province de Salamat à la frontière avec la République Centrafricaine et le Soudan. Rappelant d’autres événements malheureux du genre survenus dans le pays ces dernières années. Avec le décompte fait par Amnesty international entre 2022 et 2024, ce sont plus de 135 personnes qui ont perdu la vie dans cette situation.

Les causes de ces affrontements sont entre autres la baisse des ressources en eau et en aliments due aux conditions climatiques difficiles, la circulation des armes. Les autorités gouvernementales et sécuritaires peuvent ainsi travailler sur ces causes en vue de réduire ou de mettre un terme à ces affrontements qui préoccupent davantage en raison du nombre victimes qui augmente d’année en année.

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