Kigali accueille les présidents de parlement du Commonwealth

Le Rwanda accueillera la 17ème conférence régionale africaine des présidents des parlements du Commonwealth prévue du 24 au 27 novembre, a révélé lundi le président du Parlement rwandais.Organisée sous le thème « Les parlements africains au 21ème siècle », cette conférence se concentrera également sur des sujets tels que le président de séance dans une société en mutation : Stratégies de gestion de la dissidence radicale et du gouvernement minoritaire ; et la pertinence des immunités, pouvoirs et privilèges parlementaires : Expériences des pays.

Selon un communiqué du Parlement rwandais, le Président de la Chambre des députés, Donatille Mukabalisa, a déclaré : « C’est une grande opportunité pour le Parlement du Rwanda et pour le pays, en général, d’accueillir nos distingués collègues des parlements africains, membres de l’Association parlementaire du Commonwealth ».

« Nous sommes certainement impatients de passer deux jours très productifs, en discutant avec nos homologues africains sur les meilleurs moyens de répondre aux besoins de nos citoyens et de contribuer à la réalisation de leurs aspirations ». a ajouté M. Mukabalisa.

Lundi, douze (12) branches de l’Association parlementaire du Commonwealth (CPA) avaient confirmé leur participation à la 17ème CSPOC. Il s’agit du Botswana, du Cameroun, du Ghana, du Kenya, du Mozambique, de la Namibie, du Nigeria, du Rwanda, de la Sierra Leone, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie et de l’Ouganda.

En outre, certaines assemblées d’Etat du Nigeria et les assemblées législatives provinciales d’Afrique du Sud participeront à la réunion en qualité d’observateur. Cette réunion intervient à un moment où le continent africain fait face à différents problèmes urgents, notamment l’augmentation de pauvreté, l’insécurité alimentaire, les conflits dans certaines régions qui nuisent au bien-être des populations.

 Quelque 282 millions de personnes ont souffert de la faim en Afrique en 2020, soit plus de 23% de la population du continent, selon l’édition 2021 de l’Etat de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde (SOFI) publiée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) le 2 juillet 2021. Ce chiffre est à comparer avec ou plus de 250 millions ou 19,1% de la population du continent qui était sous-alimentée en 2019, selon le rapport de 2020.

En outre, le continent dépend des importations de produits pharmaceutiques et de médicaments, d’appareils électroniques et d’autres produits manufacturés, alors qu’il exporte en grande partie des matières premières pour n’en tirer que des revenus moindres.

Sénégal : la presse narre les nominations dans la justice

Les quotidiens sénégalais parvenus mardi à APA sont largement revenus sur le vaste chamboulement au sein de la magistrature.« La magistrature chamboulée » titre EnQuête à sa Une. Le journal revient sur les « nouveaux visages de la juridiction de Dakar » marqués par le retour de l’ancien Procureur de la République, Ousmane Diagne, désormais nommé Procureur général de la Cour d’appel de Dakar. Un moyen pour la justice de « réconcilier » avec les citoyens s’interroge le journal.

Pour le Quotidien, c’est un « coup de balai chez Thémis » avec le départ du Procureur de la République Serigne Bassirou Guèye détaché à la Présidence et remplacé par Amady Diouf. Le cabinet du doyen des juges trouve preneur avec la nomination de Oumar Maham Diallo en remplacement de Samba Sall décédé. Le journal est aussi revenu sur le retour d’Ousmane Diagne qui prend désormais le Parquet général.

Pour le Témoin, c’est « un vaste chamboulement dans la magistrature » qui consacre la nomination d’Amady Diouf, comme nouveau procureur de la République en remplacement de l’inamovible Serigne Bassirou Guèye, qui a occupé le poste pendant huit (8) ans.

« Macky Sall secoue le temple du Thémis » indique L’AS qui revient sur les différentes nominations du Conseil. Habsatou Babou, devient présidente de la Cour d’appel de Thiès, en remplacement de Souleymane Teliko, ancien président de l’Union des magistrats du Sénégal, affecté à Tambacounda. L’ancien président de l’UMS, informe Walf Quotidien « récolte les fruits de sa témérité ». Le journal assimile en effet son déploiement à Tamba, comme « une nomination punitive ».

Le Soleil parle de « vaste mouvements à tous les niveaux » et livre les détails complets de toutes les nominations dans son édition du jour. Le retour d’Ousmane Diagne, ancien procureur sous Abdoulaye Wade au parquet général à la place de Lansana Diaby, d’Amady Diouf comme nouveau procureur de la république et d’Oumar Maham Diallo, comme nouveau doyen des juges sont les grandes décisions dans le secteur de la justice.

Pour Sud Quotidien, « Macky (Sall) rebat les cartes » lors du conseil supérieur de la magistrature avec une pluie de nominations et aussi de disponibilité accordé au directeur général de la société de transport public Dakar Dem Dikk. Oumar Boun Khatab Sylla, magistrat et engagé politiquement, bénéficie d’une disponibilité de trois ans jusqu’en 2024.

L’Observateur, se démarque avec une interview exclusive de Kabirou Mbodje, ex Pdg de Wari. Dans un entretien vérité, Kabirou Mbodje solde ses comptes et dénonce « des magouilles orchestrées par un ancien Premier ministre et son beau-frère » pour torpiller l’achat de Tigo (devenu Free) par Wari.

En Sport, Stades revient sur la soirée européenne de ce mardi en Ligue des champions. Barcelone est en position de force contre Benfica souligne le journal alors que Manchester United doit ramener un résultat à Villarreal pour sortir de la crise.

Niger : la chefferie traditionnelle, un rempart contre les mariages précoces

Très influents dans leurs communautés, les chefs traditionnels dans ce pays sahélien sont des leviers incontournables pour mener la transition démographique voulue par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).Dans la majestueuse salle Mahatma Gandhi de Niamey, la capitale nigérienne, Bety Aichatou Habibou Oumani modère fièrement un panel sur le mariage des enfants, ce lundi 22 novembre, devant les leaders traditionnels de son pays, parés de leurs grands boubous et autres ornements marquant leurs rangs et titres.

Militante reconnue des droits des femmes, cette présidente du Conseil national de régulation de la poste et des télécommunications (CNRTP) n’aurait pas été à cette posture, il y a une quarantaine d’années de cela, si ses parents n’étaient pas déterminés pour lui permettre d’échapper « à deux reprises au mariage précoce ».

Mais beaucoup de jeunes filles n’ont pas sa chance au Niger où près de huit filles sur dix se marient avant 18 ans, soit un taux de 77%. Dès lors, elles se retrouvent, pour l’essentiel, hors du système éducatif, déplore le chef de l’Etat Mohamed Bazoum, venu présider le Symposium international organisé par l’UNFPA pour la mobilisation des leaders traditionnels autour de la transition démographique.

« Le poids démographique, il faut le dire, nous empêche de renforcer le développement de notre capital humain en assurant l’accès de nos compatriotes aux services sociaux (éducation, santé…) et en facilitant l’accès de chacun à un emploi décent. Tenant compte de cette situation, je relevais dans mon discours d’investiture, que notre plus grand défi réside dans les faiblesses de notre système éducatif parce que le faible taux de scolarisation et le taux élevé des échecs scolaires ont pour effet de priver des contingents d’enfants et de jeunes, de réelles chances d’éducation », a indiqué le successeur de Mahamadou Issoufou, arrivé en février dernier au pouvoir et inscrivant dans ses principaux chantiers « l’optique de faire de nos actifs démographiques des dividendes économiques ».

Stratégie et actions

C’est donc tout le sens de cette rencontre initiée par l’UNFPA, qui entend accompagner les nouvelles autorités du pays pour « rompre le cercle vicieux du surnombre d’enfants non éduqués constituant un frein au développement et à la croissance économique ». Le Niger se caractérise par un taux de croissance démographique de plus de 3% par an, une population dont la moitié est âgée de moins de 15 ans et qui double tous les 18 ans, a souligné M. Bazoum.

Pour réussir alors sa mission, le Fonds onusien mise depuis 2012 sur un « partenariat stratégique » avec la chefferie traditionnelle incarnée par l’Association des chefs traditionnels du Niger (ACTN), une institution séculaire régie par des textes. Dans ces rapports, les interventions dans les chefs-lieux ou cantons visent trois objectifs spécifiques : mettre fin au mariage des enfants, renforcer la scolarisation et le maintien des filles à l’école et appuyer la planification familiale et le bien-être de la famille.

En guise d’exemple, le chef du canton d’Illéla (sud), l’honorable Yacouba Hamidou Amadou, dit avoir vaincu le mariage précoce. Dans sa zone, il a constaté que certains parents profitaient surtout des vacances scolaires pour marier leurs enfants et donc abréger les études de celles-ci. Des responsables communautaires comme lui n’ont pas hésité alors à annuler ces mariages avant de renvoyer les filles concernées dans leurs classes.

Ces efforts, parmi tant d’autres pour la transition démocratique, ont été couronnés en juin 2017 à New York par le prix international United Population Awards que l’ACTN a reçu des mains de la Nigériane Amina J. Mohamed, Vice-secrétaire générale des Nations unies.

La voix de l’islam

Mais au-delà des chefs traditionnels, la Directrice exécutive adjointe de l’UNFPA, la Guinéenne Dr Diéné Keita, indique que les chefs religieux ont un rôle à jouer dans l’interprétation des textes puisqu’ils sont « la lanterne qui doit éclairer sur les droits de la femme en islam ». Et d’après Hamed Mohamed Abdelhamid, imam d’Al Azhar en Egypte, parmi les nombreux invités étrangers, « le mariage des enfants contredit la loi islamique ».

En effet, la Sunna prophétique interdit de marier les jeunes filles avant leur maturité et sans leur consentement de la même façon qu’il « est permis de définir un âge minimal pour le mariage », a-t-il noté.

Par ailleurs, ce symposium qui se referme ce mardi a été marqué par cette boutade du président Bazoum adressée aux chefs de cantons, les appelant à prendre une résolution par laquelle ils s’engagent « à ce que nul chef de canton, nul sultan, nul chef de groupement ne prenne comme épouse une fille âgée de moins de 18 ans ». La salle était hilare !

Gbagbo exhorte près de 500 partisans nommés à aller implanter le PPA-CI

L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, a exhorté lundi près de 500 partisans qu’il a nommé dans les structures de son nouveau parti, le PPA-CI, à « travailler » et à aller implanter le parti à travers la Côte d’Ivoire.

Présent à la première réunion du secrétariat général du PPA-CI, au siège du parti à Cocody-Attoban, dans l’Est d’Abidjan, Gbagbo a déclaré avoir souhaité la présider pour la « mettre immédiatement au travail ». 

« Le principal message que je voudrais lancer, c’est de se mettre immédiatement au travail », a dit M. Gbagbo, indiquant avoir nommé « à peu près 500 personnes entre les membres du secrétariat général et toutes les structures qui existent y compris le CSP (Conseil stratégique et politique) ».  

Selon l’ancien président ivoirien, « on ne peut pas nommer une telle masse d’hommes sans la moindre erreur, mais il faut travailler même ceux qui n’ont pas été nommés parce que des taches nombreuses vous attendent ». 

« Faites-mentir ceux qui disent qu’on a eu tord de vous nommer, en travaillant et en obtenant des résultats. Aller travailler, allez implanter le parti », a lancé M. Laurent Gbagbo, qui a avoué qu’il est « prêts à les corriger » et à recevoir tous ceux qui ont des reproches à faire sur ces nominations. 

« Je vous engage à travailler, un parti qui n’existe pas sur le terrain n’est pas un parti », a-t-il insisté,  confiant que de retour à Abidjan le 17 juin 2021, après sa sortie de la prison de la Cour pénale internationale, il observait depuis Bruxelles la vie politique en Côte d’Ivoire et celle de son parti.

« La chose qui m’a le plus frappé (…) il y avait des camarades qui étaient inamovibles dans des fiefs », a-t-il poursuivi, ajoutant que « pour qu’un parti attire, il faut qu’il secrète la vie, car c’est la vie qui appelle les êtres humains ».  

Il a mentionné que l’arrivée des jeunes dans le nouveau parti, le PPA-CI, « ne signifie pas la mort des vieux, et les nouveaux (nommés) ne signifie pas la mort des anciens, moi, je suis un ancien, je suis là ».  

« Occuper un poste, ce n’est pas la fin de tout », a-t-il souligné cela à l’endroit des jeunes, ajoutant qu' »occuper un poste, c’est le commencement, c’est à partir de ce moment que vous devez commencer votre carrière, (car) on forge sa carrière politique soi-même ».  

« Dès l’instant où on vous a mis à un poste, vous devez gagner pour être l’enfant chéri du parti. Les jeunes gens, on ne vous à pas mis là pour occuper des postes, mais pour travailler, en travaillant, vous construisez votre carrière et celle du parti », a-t-il conseillé. 

M. Gbagbo a fait observer qu’il n’y a pas assez de femmes dans le parti. Pour ce faire, « il faut attirer les femmes vers nous pour le travail politiques. Il faut au moins 30% de femmes dans chaque structure du parti ».  

Évoquant la situation des prisonniers de la crise postélectorale de 2010-2011, M. Gbagbo a assuré qu’il va s’atteler à la libération de ceux qui sont dans les geôles. Il a salué libération dé Koua Justin disant que « c’est bien mais ce n’est pas assez ».  

« Pourquoi il y a des prisonniers militaires dans notre pays, je ne peux pas accepter cela. Je ne comprends pas, je suis venu, j’ai plaidé, mais on ne m’a pas assez entendu, je vais continuer à plaider jusqu’à ce qu’ on entende », a-t-il martelé.  

M. Hubert Oulaye, président du Conseil stratégique et politique, a noté que les attentes légitimes du peuple commandent une entrée urgente dans l’arène politique en se dotant un appareil de direction capable de relever les grands défis auxquels le pays doit faire face. 

« Le souci à la base de la constitution de l’équipe de direction qui a reçu ce jour les orientations et les consignes fermes, se résument en deux points: rajeunissement et efficacité », a -t-il relevé.   Plus de 70% de jeunes ont été promus au sein du staff de direction du PPA-CI.   

Le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI) a été porté sur les fonds baptismaux les 16 et 17 octobre 2021 à Abidjan, en présence de milliers de partisans. Il se veut une formation panafricaine et souverainiste.

Plus de 70 auditeurs en réflexion à Abidjan sur la sécurité intérieure en Afrique

Plus de 70 auditeurs dont 30 locaux, 40 internationaux et quatre organisations régionales, mènent une réflexion stratégique, à Abidjan, autour du thème « Armées africaines et sécurité intérieure, état des lieux et enjeux pour le développement ».

Cette réflexion s’inscrit dans le cadre de la 5e session internationale de la réflexion stratégique de l’Institut d’études stratégiques et de défense (IESD). Elle a été ouverte par le ministre d’Etat, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara.

M. Téné Birahima a relevé qu’avec la fin de la guerre froide et l’avènement de la mondialisation induisant un monde globalisé, de nouvelles menaces sont apparues et ont tendance à brouiller les frontières qui existent entre sécurité intérieure et sécurité extérieure. 

« En plus de leurs caractères hybrides, les menaces qui auparavant se limitaient à nos frontières, se développent désormais à l’intérieur de nos pays avec des proportions plus graves », a-t-il fait observer.  

Il s’agit entre autres de la cybercriminalité, des trafics illicites transnationales, de la piraterie maritimes, et du terrorisme, a-t-il énuméré, avant d’ajouter que les Etats africains font davantage face à des guerres non conventionnelles et asymétriques auxquelles les forces de sécurité intérieure ne sont pas préparées.  

La 5e session internationale de la réflexion stratégique de l’Institut d’études stratégiques et de défense (IESD), se tient en coopération française. Cinq jours durant, ce sont huit communications qui seront prononcées en plénière par des conférenciers venus de différentes régions d’Afrique. 

L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, a relevé que sur le continent africain, face à l’émergence de certaines menaces, la protection des territoires nationaux et des populations est devenue l’une des priorités stratégiques des Etats.

Cette évolution invite les différents corps constitués à repenser la nature de leurs missions et le contour de leurs domaines de compétences. L’intensification de ces menaces contraint les États à impliquer davantage les forces armées dans la gestion de la sécurité intérieure. 

Maroc/Mutualité : La MGPAP déterminée à s’impliquer activement dans le chantier de généralisation de la protection sociale

Par Hicham Alaoui — La Mutuelle générale du Personnel des Administrations Publiques du Maroc (MGPAP) s’est dite déterminée à s’impliquer activement pour la réussite du grand chantier de généralisation de la protection sociale et de la couverture médicale, qui se veut une étape importante sur la voie de la promotion de la justice sociale et spatiale et de la préservation de la dignité des citoyens marocains.Dans son communiqué final sanctionnant les travaux de son 73e Assemblée générale, tenue samedi à Marrakech, la MGPAP a affirmé son implication dans la mise en œuvre du chantier titanesque de généralisation de la protection sociale et de la couverture sanitaire globale, précisant que tous les moyens humains, matériels et logistiques nécessaires seront mobilisés pour réussir ce projet de grande envergure. 

Lors de cette assemblée, placée sous le thème « 75 ans de solidarité à l’horizon de la protection sociale et de la couverture santé globale », le président de la MGPAP, Moulay Brahim El-Atmani a tracé les contours de la feuille de route à suivre par son organisme, basée essentiellement sur la politique de proximité, l’amélioration des prestations sociales et de santé au profit des adhérents et de leurs ayants droit et la mise en œuvre du plan d’action stratégique 2021-2025.

Dans ce cadre, l’Assemblée générale a approuvé le nouveau règlement intérieur de la MGPAP qui consacre les principes de bonne gouvernance, et définit les rôles et missions des instances dirigeantes de la Mutuelle générale. Le projet d’amendement du régime régissant les modalités de gestion de la Caisse Complémentaire aux Décès (CCD) a également été adopté pour l’adapter aux résultats de l’étude actuarielle de ladite Caisse, et ce afin de préserver la pérennité de ses services. Ceci permettra l’augmentation de l’allocation de retraite et de décès au profit des adhérents et de leurs ayants droit.

Dans un élan social, les participants à cette Assemblée ont hautement salué les décisions et mesures administratives prises pour réintégrer les employés révoqués et ceux suspendus de façon arbitraire et l’intégration des contractuels au sein du corps administratif, avec l’adoption d’une politique de l’emploi fondée sur la compétence et le besoin.

L’Assemblée générale s’est aussi engagée à mettre en place un dispositif stratégique de gestion du processus de traitement et de règlement des dossiers de maladie, tout en augmentant la capacité des centres d’archivage et de documentation.

Elle a également décidé de mettre en œuvre l’article 14 du code de la mutualité à l’encontre de toute personne qui a été tentée d’offenser ou de porter atteinte à l’établissement et à ses adhérents.

Une bonne gouvernance s’impose !

Le dossier de la MGPAP a fait couler beaucoup d’encre après une série de scandales financiers et de mauvaise gestion durant les mandats des deux anciens présidents de ce mastodonte mutualiste, qui compte plus de 450.000 adhérents et plus de 1,5 million d’ayants droit.

Déjà, une enquête est en cours sur les « nombreuses infractions et irrégularités de gestion ayant entaché le fonctionnement de la mutuelle », ainsi qu’« aux dommages causés aux droits et aux intérêts des adhérents» à l’ère de l’ancien président du Conseil d’Administration de la MGPAP, Abdelmoula Abdelmoumni.

Les adhérents de la MGPAP insistent à ce que les années d’oppression, d’autoritarisme et de mauvaise gestion soient enterrées pour ouvrir un nouveau chapitre où la MGPAP se doit impérativement de consacrer une démocratie dans la gestion interne, plus de transparence vis-à-vis de ses adhérents, et une gestion financière qui coupe court avec les gabegies et les pratiques malsaines. N’en déplaise aux nostalgiques de l’époque où le clientélisme et la dilapidation de fonds publics sévissaient sans vergogne ni retenue.

Rabat et Washington décidées à renforcer leurs relations bilatérales 

Après sa tournée africaine, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, s’est entretenu ce lundi à Washington avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita.Les deux parties ont exprimé leur souhait de renforcer leurs relations bilatérales, « conformément à la vision déjà exprimée par le Roi Mohammed VI », selon les propos de Nasser Bourita.

Le chef de la diplomatie américaine a qualifié Bourita d' »ami », affirmant dans une brève déclaration aux médias, qu’il s’agissait d’une « visite opportune » dans la mesure où elle coïncide avec la nomination récente de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura.

Par ailleurs, le secrétaire d’Etat américain s’est arrêté sur les relations avec le Maroc, estimant que les deux pays entretiennent un partenariat « de longue date ». Aujourd’hui, l’ambition de Washington est de « renforcer » et d' »approfondir » davantage ce partenariat.

Même son de cloche auprès du ministre marocain, qui a insisté sur le partenariat de longue date avec les Etats-Unis, estimant qu’il est temps d’enrichir le « dialogue stratégique », notamment en matière de « coopération militaire » et de « défense des intérêts des deux pays », estimant qu’il est temps d’enrichir le « dialogue stratégique » entre Washington et Rabat.

Au cours de la réunion, Blinken et Bourita ont évoqué des questions d’ordre bilatéral et régional d’intérêt commun. En ce sens, le ministre marocain des Affaires étrangères a cité des enjeux mondiaux, à savoir la lutte contre le changement climatique, l’extrémisme ainsi que des enjeux africains comme la Libye.

S’agissant de la normalisation des relations avec Israël, Blinken a qualifié la décision du Maroc d’étape « très importante ».

Ce n’est pas la première fois que Nasser Bourita et Antony Blinken se rencontrent. Les deux ministres se sont déjà entretenus, le 28 juin dernier à Rome, en marge de la réunion ministérielle de la coalition internationale de lutte contre Daech.

Côte d’Ivoire: adoption d’une Charte pour la résolution de conflits

Les acteurs du milieu universitaire et externes, en Côte d’Ivoire, ont adopté une Charte de bonne conduite et de résolution pacifique de conflits, élaborée du 18 au 19 novembre 2021, lors d’un atelier.L’élaboration et l’adoption de cette charte de bonne conduite et de résolution pacifique de conflits en milieu universitaire, ont eu lieu lors d’un atelier tenu à Grand-Bassam, une cité balnéaire située à 40 Km au Sud-est d’Abidjan.

L’atelier, soutenu par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a regroupé les responsables des syndicats et associations d’étudiants, le ministère de tutelle, le collège des délégués et la conférence des Clubs de paix de Côte d’Ivoire.  

Les différentes parties se sont engagées au respect des dispositions de la charte adoptée. L’étudiante Stéphanie Koffi, la présidente de la Conférence des Clubs de Paix a traduit la gratitude de ses condisciples aux participants à ces assises. 

Elle a relevé les conséquences désastreuses de la violence sur la vie universitaire et montré par conséquent, la nécessité d’effort perpétuel pour absorber ce problème et assurer un environnement idoine d’étude aujourd’hui et demain.

Pour sa part, Dr Daouda  Sidibé représentant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a relevé que cette initiative n’est pas la première en son genre car d’autres chartes existent.

Il a indiqué que celles-ci ont tous connu un souci d’effectivité, tout en saluant cette démarche qui vient renforcer les chartes préexistantes. Pour cela, il a exhorté à la bonne foi de tous les participants afin de rendre les engagements plausibles et décisifs.

M. Ouattara Peyogori, représentant de Mme la représentante résidente du PNUD en Côte d’Ivoire, s’est félicité de l’institution de cette Charte qui se veut un instrument visant à façonner les esprits des acteurs de l’université à adopter une démarche respectueuse de la paix en cas de conflits.

Cet atelier a permis par ailleurs de fédérer les efforts de paix des associations, des conseils des délégués et syndicats estudiantins ainsi que les acteurs externes en vue de la consolidation de la cohésion sociale en milieu universitaire.

Au sujet de la de la violence en milieu universitaire, il ressort que les causes structurelles sont le manque ou l’inadéquation d’infrastructures (amphithéâtres, salle de TD, TP, les chambres etc…) le non-respect et la non vulgarisation des textes, et la « mauvaise application » du système LMD.

Ensuite, les crises de confiance entre les étudiants et le personnel administratif, créent selon le rapport de l’atelier, une perturbation des années académiques, une dévalorisation des diplômes obtenus, le retard dans la délivrance des actes administratifs.

Partant, cela créé une dégradation de l’image de l’institution universitaire. Et comme solutions, les parties souhaitent une sensibilisation/explication des décisions prises aux différents acteurs clés.

Pour les participants, l’administration doit tenir ses promesses. En outre, il doit avoir un cadre de concertation et de médiation, la mise en place d’une plateforme de collaboration pour éviter les incompréhensions.

Selon la Charte, « tous les acteurs s’engagent à promouvoir, défendre et préserver la paix et la cohésion sociale dans la responsabilité » et à privilégier la courtoisie, la communication non-violente entre elles et promouvoir des initiatives porteuses de paix.

Dans l’article 3, les leaders des associations et syndicats en milieu universitaire s’engagent à former leurs membres aux bonnes pratiques syndicales, associatives et au vivre-ensemble, au respect des différences, des opinions et des principes démocratiques.

Concernant la résolution pacifique des conflits, les parties s’engagent à privilégier le dialogue dans la résolution des conflits, à recourir à la médiation comme mode de résolution des conflits et à mettre en place un collège de médiateurs composé de personnes neutres et de bonne moralité représentant les différents acteurs universitaires et externes.

A défaut d’accord de médiation, les parties prenantes s’engagent à maintenir la communication entre elles pour parvenir à un compromis, souligne la Charte qui sera signée ultérieurement par les premiers responsables des structures ayant participé à son élaboration et à son adoption .

La jeunesse en Côte d’Ivoire constitue la frange importante de la population. Elle est une actrice importante dans la consolidation de la paix et du renforcement de la cohésion sociale, et son implication dans des actions de paix est un gage de stabilité à divers niveaux. 

Cette frange majoritaire de la population mérite une attention particulière dans les différentes réponses à apporter dans le cadre du processus global de la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, surtout dans les universités publiques du pays. 

Dans cette perspective, la Conférence des clubs de paix de Côte d’Ivoire a organisé un séminaire à Grand-Bassam, du 30 septembre au 01 octobre 2021, qui s’est soldé par la mise en place d’une plateforme incluant les acteurs du milieu universitaire et ceux des institutions nationales.

La « Plateforme de collaboration pour la paix et la cohésion sociale en milieu universitaire » vise à fédérer les efforts de paix des associations et syndicats estudiantins ainsi que des acteurs externes en vue de la consolidation de la cohésion sociale.

Elle a également pour but de développer chez les jeunes étudiants, un modèle de leadership positif. Ce modèle influencera la paix et la cohésion sociale au sein des localités cibles et sera une référence pour le jeune leader de demain.

Dans le cadre du renforcement des activités de la plateforme, la Conférence des clubs de Paix de Côte d’Ivoire a organisé cet atelier de réflexion visant à permettre aux différents acteurs de s’approprier certaines règles pour la pacification du milieu universitaire.

Le numérique pour moderniser l’administration du Sénégal

L’Etat sénégalais forme ses agents sur les enjeux de la digitalisation et sur les techniques applicables à des projets de transformation de son administration.Le Sénégal se dote de plus en plus de dispositifs numériques de dernière génération. Mais l’appropriation de ces outils par les agents de son administration laisse à désirer. A travers un atelier de formation dédié à des fonctionnaires de l’Etat, organisé ce lundi à Dakar, le ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications cherche à pallier ce gap.

Du 22 au 25 novembre, les administrateurs seront entretenus sur les enjeux de la transformation numérique, le parcours citoyen et la gestion des processus métiers.

L’objectif, selon le Secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications, Isaac Sissokho, est de former les agents de l’administration à une meilleure appropriation et une meilleure utilisation des outils numériques au service des populations, mais aussi de leur permettre de performer dans leurs activités quotidiennes.

Soulignant la forte numérisation des économies et des investissements, le Représentant adjoint du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Sénégal, El Kebir Mdarhri Alaoui, a de son côté indiqué que « la transformation numérique n’est plus un luxe, mais c’est une priorité. »

Par conséquent, a-t-il dit, « numériser, c’est créer de l’attractivité en termes d’investissement, de transparence mais aussi de redevabilité vis-à-vis des donateurs et des citoyens. »

Pour mener à bien ce processus de digitalisation, El Kebir Mdarhri Alaoui a plaidé pour une mise en cohérence et une coordination dans le déploiement des différents projets ministériels. A l’en croire, cela devrait permettre aux acteurs de saisir l’ensemble des opportunités qu’offre le digital.

Par ailleurs, il a invité les acteurs du public et du privé à travailler ensemble pour la réussite de la stratégie « Sénégal numérique 2025 (SN2025) ». Celle-ci incarne l’ambition du Sénégal de maintenir une position de pays leader innovant en Afrique dans le domaine du numérique.

Elle est constituée de trois prérequis et quatre axes prioritaires articulés autour du slogan « le numérique pour tous et pour tous les usages en 2025 au Sénégal avec un secteur privé dynamique et innovant dans un écosystème performant ».

Le coût total du plan d’actions constitué de 28 réformes et 69 projets est de 1.361 milliards de F CFA.

Soudan : Le Premier ministre retrouve son fauteuil

Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok, destitué par le chef de l’armée Abdel Fattah al-Bourhane le 25 octobre dernier, retrouve son fauteuil.L’accord politique de partage du pouvoir avec le patron de l’armée, prévoit aussi la libération de tous les prisonniers politiques. Abdallah Hamdok, assigné en résidence surveillée par les militaires depuis le coup d’Etat d’octobre dernier, est apparu dimanche à la télévision d’Etat. Il a déclaré que sa décision de travailler avec l’armée était motivée par le désir d’empêcher le pays de sombrer davantage dans « un chaos politique qui ferait couler le sang du peuple soudanais ».

Ce nouveau rapprochement entre civils et militaires a provoqué la colère de la population qui parle de « trahison ». Un adolescent a même été tué par balles dimanche dans la répression des manifestations antiputsch. Les manifestants exigent le retour « d’un régime civil à part entière dans les plus brefs délais ».

Revenu aux affaires, Hamdok devra s’atteler à former un cabinet de technocrates et  de travailler à la tenue des élections d’ici 2023. Toutefois, sa nouvelle feuille de route n’est pas clairement définie durant cette période de transition et beaucoup de Soudanais craignent une mainmise de l’armée dans la gestion du pays. 

Ces retrouvailles entre civils et militaires ont été toutefois rejetées par la coalition de partis politiques qui avait porté M. Hamdok au poste de premier ministre après la chute d’Omar el-Béchir en avril 2019. Nommé chef du gouvernement de la transition au Soudan  en août 2019, Hamdok était évincé de son poste de Premier ministre par le chef de l’armée après le coup de force du 25 octobre 2021.