Burundi : la Bad finance un projet d’accès à l’énergie

La Banque africaine de développement (Bad) et le gouvernement du Burundi ont conclu un accord pour le financement de la phase 1 du Projet d’accès à l’énergie.La Bad réaffirme son engagement en faveur du Plan national de développement 2018-2027 élaboré par le gouvernement burundais. L’institution financière panafricaine vient d’octroyer un montant de 29 millions de dollars sous forme de don au projet national d’accès à l’énergie.

L’accord a été scellé le 16 novembre dernier à Bujumbura à l’occasion d’une rencontre officielle entre la directrice générale du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Est, Mme Nnenna Nwabufo, et le ministre burundais des Finances, du Budget et de la Planification économique, M. Domitien Ndihokubwayo.

Saluant le don de la Banque, M. Ndihokubwayo a indiqué que la phase I du Projet d’accès à l’énergie bénéficiera à la population mais aussi au développement du secteur privé.

« La Banque africaine de développement est une fois de plus heureuse d’enrichir la liste des accords signés avec le Burundi », a déclaré, de son côté, Mme Nwabufo. Elle a ajouté que l’appui de son institution ne se limitera pas au secteur de l’énergie et qu’il prendra aussi en compte l’agriculture et la création d’emplois pour les jeunes dans les années à venir.

Kenya : Bolloré Transport & Logistics distinguée

Le Business Integrity Index 2021 est décerné à la filiale kényane de Bolloré Transport & Logistics.Initié par la Chambre de commerce britannique au Kenya (BCCK), le Business Integrity Index distingue les entreprises engagées dans des pratiques commerciales éthiques. Il se fonde sur une évaluation de la conformité aux règlementations, sur l’historique de l’entreprise et sur les politiques internes contre la corruption.

« Le BCCK Integrity Index récompense les entreprises de confiance, dont les pratiques professionnelles sont conformes à l’éthique. Nous souhaitons prouver que l’intégrité est un atout, en distinguant ces entreprises auprès des organisations britanniques à la recherche de partenaires kényans », a expliqué Sonal Sejpal, Présidente de la Chambre de commerce britannique au Kenya.

L’Integrity Index fait partie du programme Business Integrity Initiative créé en 2019 par le Département du Commerce international (DIT) britannique et le Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO) pour aider les entreprises à traiter les problèmes d’éthique qui peuvent se poser dans leurs opérations courantes.

« L’intégrité est l’un des fondements de la prospérité mutuelle développée par le Royaume Uni et le Kenya. Je suis enchantée d’être ici à l’heure où nous travaillons à redresser nos économies touchées par la pandémie de COVID-19 et de la COP26 pour accélérer la lutte contre le changement climatique », a affirmé la députée Theo Clarke, Envoyée spéciale du Premier ministre britannique au Kenya pour le commerce.

De son côté, Jason Reynard, Président Directeur Général de Bolloré Logistics en Afrique de l’Est, a indiqué que son entreprise s’appuie sur des pratiques éthiques.

« Bolloré Transport & Logistics au Kenya est une entreprise responsable qui s’engage à respecter des pratiques opérationnelles éthiques. Nous sommes par conséquent très fiers de figurer dans l’Integrity Index 2021. Outre notre expertise, notre réputation en matière d’intégrité, de transparence et de bonnes pratiques commerciales nous a permis de devenir un partenaire logistique de confiance pour de nombreuses entreprises qui partagent ces valeurs », a déclaré Jason Reynard.

Sénégal: externalisation du financement des prêts aux logements

Les fonctionnaires sénégalais pourront désormais contracter des dettes sans intérêt auprès des banques privées pour bâtir leur demeure.Après plusieurs années de blocage « pour des raisons budgétaires », les prêts aux logements communément appelés « prêts DMC » sont de retour.

Le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, et le président de l’Association des professionnels des banques et établissements financiers du Sénégal (APBEF-S), Mamadou Bocar Sy, ont signé, vendredi à Dakar, une convention-cadre devant relancer ce dispositif dédié aux agents de l’Etat.

« L’objectif de l’externalisation est la résorption, sur une période de quatre (4) ans, du stock de demandes de prêts en instance au 31 décembre 2020. Il s’agit d’une solution alternative consistant à faire intervenir les banques partenaires dans la prise en charge des demandes de +prêts DMC+ », a expliqué Abdoulaye Daouda Diallo.

Cette méthode, a ajouté le ministre, repose sur le mécanisme de la bonification des intérêts qui est une opération par laquelle, l’agent de l’Etat reçoit un prêt à taux zéro (0) et l’Etat prend en charge les intérêts appliqués par les banques partenaires.

Ainsi, pour un logement subventionné, d’une valeur de 12 millions de francs CFA, chaque agent bénéficiaire de ce programme social n’aura à « emprunter que 7 millions pour être propriétaire », a indiqué le président de l’APBF-S et directeur général de la Banque de l’habitat du Sénégal. Selon Mamadou Bocar Sy, le système de bonification, qui rend le taux d’intérêt très bas, permet au fonctionnaire d’avoir un prêt sans frais de dossier.

Partant de là, il a exhorté les fonctionnaires à utiliser ce dispositif exclusivement pour l’accès au logement. « Je demande aux fonctionnaires de profiter du programme de construction de 100.000 logements pour être définitivement à l’abri du besoin d’un toit », a-t-il dit. Il a par ailleurs invité les dirigeants des banques à maintenir la mobilisation pour la réussite du programme social, « en s’alignant sur les conditions de la convention-cadre. »

L’octroi de ces prêts sans intérêt est l’une des plus anciennes politiques sociales de l’Etat du Sénégal, instaurée par un décret (…) du 27 février 1964 pour faciliter à ses agents l’accès au logement, a rappelé le ministre Abdoulaye Daouda Diallo lors de la signature de la convention-cadre.

Le cadre réglementaire régissant ce décret a connu plusieurs modifications. Celle de 2006 avait permis l’augmentation du montant du prêt passé de deux à cinq millions de francs CFA, et la prolongation du délai maximal de remboursement, de cinq à sept ans. Quant à celle de 2009, elle a autorisé l’octroi de prêts sans intérêt aux contractuels de l’enseignement général et technique.

A la date du 31 décembre 2020, les dossiers des prêts DMC en instance étaient au nombre de 38.000, pour un montant global de 152 milliards de francs CFA, a fait savoir le ministre des Finances et du Budget.

Rwanda/Covid-19 : suspension du programme de prêts d’urgence

La pandémie de Covid-19 avait incité l’Etat rwandais à prendre une série de mesures d’allègement de la politique fiscale et monétaire.Avec l’avènement du nouveau coronavirus, le gouvernement du Rwanda avait restructuré les prêts pour les emprunteurs en difficulté afin d’amortir le choc des effets de la pandémie sur les Rwandais.

L’objectif du prêt d’urgence Covid-19 était de soutenir les entreprises touchées, en leur facilitant le refinancement des obligations de la dette existante, en fournissant des fonds de roulement et en soutenant les investissements pour l’adaptation et la croissance des entreprises grâce à la fourniture de sources de financement à plus long terme.

Mais la Banque centrale du pays a ordonné aux banques commerciales de revenir aux directives réglementaires normales en matière de restructuration, de classification et d’octroi de prêts qui ont été introduites précédemment suite à la Covid-19.

Dans une note datée du 11 novembre, la Banque centrale rwandaise a déclaré que la période permettant aux banques de restructurer les prêts des emprunteurs touchés par la pandémie de Covid-19 se terminait en septembre 2021.

Selon John Rwangombwa, gouverneur de ladite banque centrale, la suspension des prêts d’urgence Covid-19 vise à éviter les risques liés au danger moral et à assurer la transparence des bilans des banques.

« Les banques doivent évaluer régulièrement tous les prêts restructurés, y compris les prêts restructurés Covid-19 qui peuvent être à jour ou encore sous moratoire », écrit M. Rwangombwa dans sa note.

Cette année, le Rwanda prévoit un fort rebond économique après la récession de 2020, la première en plus de deux décennies.

Le produit intérieur brut (Pib) réel du pays devrait croître de plus de 6% en 2021, après la contraction de 3,4% de l’année dernière, grâce à la campagne nationale de vaccination qui a permis une reprise progressive de l’activité économique.

La semaine dernière, la banque centrale a maintenu le taux directeur, son taux de prêt de référence, à 4,5%, prévoyant que le secteur financier resterait stable à court et moyen termes.

Mutualité : El-Atmani désigné président du Bureau exécutif de l’UAM

Le président du Conseil d’Administration de la Mutuelle générale du Personnel des Administrations Publiques (MGPAP), Moulay Brahim El Atmani, a été désigné président du Bureau exécutif de l’Union Africaine de la Mutualité (UAM).Cette nomination a eu lieu à l’occasion de la tenue, ce vendredi à Marrakech, d’une réunion du Bureau exécutif de l’Union africaine de la Mutualité (UAM), sous la présidence de Babassa Djikine, Premier vice-président de l’Union.

A l’entame de cette réunion, le président du Conseil d’Administration de la MGPAP a informé les membres du bureau exécutif de l’UAM de la dissolution de l’ancien Conseil d’administration de la MGPAP présidé, par Abdelmoula Abdelmoumni, suivie de la mise sous administration provisoire de la MGPAP par les autorités gouvernementales marocaines.

Cette administration provisoire a pris fin avec l’élection du nouveau conseil d’administration. M. El Atmani a exprimé sa disposition à occuper désormais les fonctions de président du bureau exécutif de l’UAM dévolues à la MGPAP à travers son président.

Les membres du Bureau exécutif ont pris acte de la nouvelle composition des organes dirigeantes de la MGPAP et décidé de désigner Moulay Brahim El Atmani comme nouveau président du bureau exécutif de l’UAM.

Abordant le fonctionnement des instances de l’union, le bureau exécutif a constaté la fin du mandat des membres des organes de l’UAM élus à la troisième assemblée générale tenue à Rabat le 03 Décembre 2017.

Il a ainsi décidé de convoquer la réunion du comité directeur pour la tenue de la 4ème Assemblée générale au Maroc dans les meilleurs délais, demandant au nouveau président du bureau exécutif de l’UAM de convoquer une réunion du bureau exécutif dans les meilleurs délais au siège de l’Union à Rabat.

Les membres du Bureau exécutif de l’UAM ont saisi cette occasion pour saluer la détermination de la MGPAP à continuer à soutenir les actions de l’UAM en assurant sa présidence et son secrétariat permanent et à œuvrer pour drainer des sources de financements pour permettre la viabilité, la réalisation des projets et l’atteinte des objectifs de l’Union visant à développer et à porter haut et fort la mutualité sur le continent africain.

L’UAM est une plateforme résolument engagée à intensifier la coopération Sud-Sud à travers l’échange d’expériences et d’expertises en matière de mutualité pour hisser haut l’action de la sécurité sociale. Elle est de ce fait un espace d’échange, de dialogue, de coordination et de plaidoyer du mouvement mutualiste africain auprès des gouvernements et des instances nationales et internationales.

Cette organisation opte pour une démarche dynamique et active pour permettre à notre continent de réussir une couverture universelle. Bien entendu, il faut adopter une politique de proximité et la généralisation de la couverture sociale à toutes les couches sociales surtout les plus démunies par la facilitation de l’accès aux prestations tout en oeuvrant pour l’encouragement de la mise en place du tiers payant et sa généralisation comme recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour permettre un accès facile et assuré des ménages aux soins.

Afrique : la Zlecaf pour briser les chaînes de la dépendance économique

La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), entrée en vigueur cette année, est perçue par les dirigeants africains comme « une voie royale vers un label prestigieux made in Africa ».Produire ce dont on a besoin. La 2e édition de la Foire commerciale intra-africaine, qui se tient du 15 au 21 novembre à Durban, en Afrique du Sud, fournit un cadre de réflexion pour l’atteinte de cet objectif.

De l’avis de Cyril Ramaphosa, le chef de l’Etat sud-africain, il est temps que le continent noir prenne « des mesures concrètes pour écrire sa propre histoire de réussite économique ». Cela passe, a-t-il dit, par l’équilibrage des relations commerciales avec le reste du monde qui sont actuellement « faussées ».

Au cours de la prochaine décennie, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) donnera « la possibilité à l’Afrique d’accroître ses revenus de plusieurs milliards de dollars » selon la Banque africaine de développement (Bad).

Benedict Oramah, le Directeur Général de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), a affirmé que le scepticisme qui entoure cette initiative ne se justifie pas parce que « nous disposons d’un Secrétariat de la Zlecaf fort et dynamique, doté des connaissances et de l’énergie nécessaires pour mener à bien son programme ». 

Le processus vers l’intégration des marchés peut être long et difficile mais Wamkele Mene, le Secrétaire général de la Zlecaf, a appelé « les Africains à retrousser les manches afin de travailler dur et faire en sorte de surmonter tous les obstacles ».

Poursuivant, le Sud-Africain a fait part de son « optimiste quant aux perspectives pour l’avenir de notre continent au vu des toutes premières mesures prises pour relever les défis de la fragmentation du marché ».

Fervent partisan de la Zlecaf, Akinwumi Ayodeji Adesina, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, a déclaré qu’avec la pandémie de Covid-19, « la nécessité de stimuler le commerce intra-régional n’a jamais été aussi grande ». 

La Foire commerciale intra-africaine est organisée par Afreximbank en partenariat avec l’Union africaine (UA) et le Secrétariat de la Zlecaf. Elle rassemble les communautés économiques de développement, de commerce et de l’investissement pour négocier des accords et convenir des mesures à prendre pour promouvoir le commerce intra-régional.

« Lors de l’édition 2018, environ 32 milliards de dollars d’accords ont été conclus dont près de 25 milliards de dollars ont déjà été mis en œuvre et 2,5 milliards de dollars sont en cours de traitement », a renseigné la Bad. La 3e édition de la Foire commerciale intra-africaine est prévue en 2023 en Côte d’Ivoire.

Mutualité : Le bureau exécutif de l’UAM tient à Marrakech une réunion préparatoire à son Assemblée générale

Par Hicham Alaoui — Le Bureau exécutif de l’Union africaine de la Mutualité (UAM) a tenu, ce vendredi à Marrakech, une réunion préparatoire à son Assemblée générale, appelée à procéder au renouvellement des instances dirigeantes de cette organisation panafricaine.Il est à rappeler que la dernière Assemblée générale de l’UAM a eu lieu en décembre 2017 et avait porté à la présidence de l’Union, l’ancien président de la Mutuelle Générale du Personnel des Administrations Publiques (MGPAP), Abdelmoula Abdelmoumni pour un troisième mandat consécutif.

Instance suprême de l’UAM, l’Assemblée générale se réunit tous les trois ans en session ordinaire sur convocation du Comité Directeur. Les décisions de l’AG sont prises à la majorité simple des membres présents.

Ouvrant cette réunion, présidée par M. Babassa Djikine, Premier vice-président de l’Union, l’actuel président du Conseil d’Administration de la MGPAP-Maroc, Moulay Brahim El Atmani a rappelé que la crise sanitaire liée à la Covid-19, qui a frappé de plein fouet le monde, a été la cause pour la non-tenue des activités de l’UAM, une structure qui se veut un instrument de mise en réseau du mouvement mutualiste en Afrique pour défendre et représenter les intérêts communs des organisations membres et apporter une assistance technique de premier ordre en matière d’amélioration de couverture sociale et de facilitation d’accès aux soins de santé à travers la solidarité mutualiste.

Il a souligné que cette réunion se tient en marge des travaux de l’Assemblée générale de la MGPAP, qui vient de procéder au renouvellement de ses instances dirigeantes avec l’élection d’un nouveau Président du Conseil d’Administration, des membres du Conseil d’Administration et des délégués des employés et fonctionnaires des différentes administrations publiques marocaines.

Après avoir mis l’accent sur les missions de l’UAM en tant que plateforme résolument engagée à intensifier la coopération Sud-Sud à travers l’échange d’expériences et d’expertises en matière de mutualité et un espace d’échange, de dialogue, de coordination et de plaidoyer du mouvement mutualiste africain auprès des gouvernements et des instances nationales et internationales, M. El Atmani, a estimé impératif la tenue, dans un proche avenir, l’Assemblée générale de l’UAM au Maroc, qui abrite le siège de cette structure panafricaine.

« Cette Assemblée générale permettra, en effet, de renouveler les instances de l’Union et injecter du nouveau sang à cette organisation qui demeure et demeurera toujours au service de la promotion de la mutualité sur notre continent africain », a-t-il insisté.

Pour sa part, Ngom Babacar, 2ème vice-président de l’UAM a déploré le fait que la pandémie du Covid-19 a empêché le bon fonctionnement de l’UAM, soulignant la disposition de l’UAM à accueillir le nouveau président de la MGPAP-Maroc à la tête de cette structure supranationale et « créer ensemble les conditions du renouvellement de nos instances ».

Il s’est dit persuadé que l’UAM continuera à assurer sa mission comme organe de protection sociale des populations africaines.

Il est rappelé que les mutuelles sont une des composantes de l’économie sociale et solidaire, en tant que troisième voie qui se dessine en matière de développement économique et social avec comme principes la suprématie de la redistribution, la non lucrativité et la solidarité agissante. Ce sont les mêmes valeurs puisées dans le socle de la mutualité qui lui permettent de fonctionner comme un outil d’efficacité servant en premier lieu les intérêts et besoins des citoyens.

Gabon : l’opposition annonce la couleur pour la présidentielle

L’Union nationale (UN), un des principaux partis de l’opposition au Gabon a annoncé sa participation aux futures échéances électorales de 2023.Paulette Missambo, fraîchement élue à la tête de l’UN (opposition) annonce la couleur. Selon la nouvelle présidente de l’Union nationale gabonaise, son parti sera bien sur la ligne de départ de la présidentielle, des législatives et des locales de 2023. « L’UN participera à tous ces scrutins avec l’ambition de remporter et d’ouvrir une nouvelle ère pour le pays », a déclaré Paulette Missambo dans une interview parue à Jeune Afrique, le 17 novembre.

Toutefois, Paulette Missambo maintient le flou sur une éventuelle candidature. « Pour l’instant, il s’agit de diriger l’UN, rien que ça. Le candidat du parti à la future présidentielle sera désigné, comme en 2016, lors d’un congrès extraordinaire. Si nous avons plus d’un candidat, la mission du président de notre parti sera de faire en sorte qu’une primaire soit organisée et qu’elle se passe dans les meilleures conditions de transparence et d’équité » déclare-t-elle.

Sortie victorieuse d’un congrès serré de l’UN devant Paul-Marie Gondjout avec un écart d’une voix, la « dame de fer » succède Zacharie Myboto à la tête du principal parti de l’opposition avec comme mission de « mobiliser les Gabonais autour d’une ambition commune : rétablir la République et l’Etat de droit afin de construire une communauté de destin. » Décrite comme une femme de poigne et de caractère, Paulette Missambo, devient la première femme à tenir les rênes d’un grand parti au Gabon.

Le scandale miss Sénégal 2020 en vedette dans la presse

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA traitent principalement de la polémique née des accusations de viol suivi de grossesse portées par la miss Sénégal 2020, Ndèye Fatima Dione.« Le label +miss Sénégal+ se démaquille », indique Walf Quotidien là où EnQuête souligne qu’il s’agit d’une « sale affaire ». En effet, la miss Sénégal 2020, Ndèye Fatima Dione, indique avoir été « violée » et qu’elle est mère d’un garçon de cinq mois dont elle ignore le père. D’après le journal, elle accuse le comité d’organisation de miss Sénégal de son viol suivi de grossesse.

Mais pour Amina Badiane, présidente de ce comité, « ses accusations ne sont pas fondées, car, si on te viole, c’est que tu l’as cherché ». Depuis cette sortie, elle est accusée de faire « l’apologie du viol », faisant que « l’auto-saisine du parquet se dessine », selon Libération.

En revanche, L’Observateur pointe « le +Je+ de cache-cache de miss 2020 » après son accusation de viol suivi de grossesse. Evoquant « les incohérences d’un récit double » et « la grosse bourde de Amina Badiane sur le viol », le journal se demande s’il s’agit d’une « omission volontaire ou oubli de la chronologie des évènements ».

Prenant prétexte de cette affaire, Vox Populi décrit « l’envers glauque du monde des reines de beauté » là où Le Quotidien présente le « Miss Sénégal 2020 dans un défilé de polémiques ».

Sur un autre sujet, l’ancienne présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Aminata Touré, appelle dans L’AS à « arrêter de jouer avec le feu ». Pour elle, « la politique, ce n’est pas le concours général d’invectives », ajoutant que « l’opposant Macky Sall n’a jamais proféré des propos déplacés ».

Ainsi, Sud Quotidien indique que « la société civile (entre) en action » pour la croisade contre la violence pré et post-électorale.

Le Quotidien titre sur « un autre cas », en l’occurrence le recours contre la candidature du magistrat Amadou Lamine Dieng, candidat aux élections locales de janvier prochain. Pour le journal, la Cour d’Appel de Kaolack (centre) est « saisie » là où l’autre magistrat Cheikh Issa Sall, candidat à la mairie de Mbour, est « entendu aujourd’hui ».

Sur l’élevage, le quotidien national Le Soleil souligne que « le premier recensement du cheptel (sera) bientôt lancé ».

En football, le quotidien Stades note que « le détonateur » Ismaila Sarr, deuxième joueur le plus décisif sous le sélectionneur Aliou Cissé, est le « fidèle lieutenant de Mané » en équipe nationale du Sénégal.

Madagascar : 36,5 millions d’euros de la Bad pour l’électrification

La Banque africaine de développement (Bad) accompagne l’île rouge dans le renforcement de son réseau électrique.Les accords de prêt ont été signés le 15 novembre dernier. Ils s’inscrivent dans le cadre de la deuxième phase du Projet de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique à Madagascar.

Avec le financement de la Banque africaine de développement (Bad), Madagascar pourra effectuer « la conception, la construction, l’exploitation et le transfert de la centrale hydroélectrique de Sahofika de 205 mégawatts sur la rivière Onive, à 100 kilomètres au Sud-Est de la capitale, Antananarivo », indique un communiqué reçu ce vendredi à APA.

En outre, il est prévu la construction d’une ligne électrique de 220 kV sur 135 kilomètres entre Antananarivo et Antsirabe d’une capacité de 300 mégawatts.

Pour Kevin Kariuki, vice-président de la Bad en charge de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, « les différents engagements signés renforcent l’optimisme pour le secteur de l’énergie de Madagascar. Ils garantissent le transport, en temps voulu, de l’énergie qui sera produite à Sahofika, éliminant ainsi le risque lié aux paiements d’énergie, qui se produit parfois dans les cas de projets indépendants qui font souvent l’objet de différends ».

De son côté, Adam Amoumoun, responsable-pays de la Bad à Madagascar, a déclaré que l’institution financière « restera l’un des acteurs de premier plan pour soutenir les efforts (de la Grande île) dans le développement du secteur de l’électricité ».

La deuxième phase du Projet de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique devrait permettre d’accroître le taux national d’accès à l’électricité à 30 % avec environ « 42.000 nouveaux bénéficiaires ».

Enfin, plus de 300 emplois directs, dont 30 % réservés aux femmes, devraient être générés par la mise en œuvre du programme d’un coût total avoisinant 101 millions d’euros.

« La Banque africaine de développement a joué le rôle de chef de file pour la préparation du projet en finançant les études de faisabilité et en mobilisant des partenaires pour le cofinancement à savoir la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et le Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid) », conclut le document.