Décès à Abidjan du journaliste ivoirien Jean-Baptiste Essis

Le journaliste ivoirien, Jean-Baptiste Essis, est décédé mardi à Abidjan des suites d’une longue maladie, selon son entourage.

« Il est décédé aujourd’hui (mardi), en partance pour la clinique (où), les gens ont dit qu’ils ne peuvent pas le garder (demandant à sa famille) d’aller au CHU, et c’est au niveau du CHU qu’on leur a dit qu’il est déjà décédé », a rapporté à APA une source proche du défunt. 

M. Jean-Baptiste Essis a officié au journal Le Temps, un quotidien proche de l’opposition, notamment de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo. Avant son décès, il correspondait en free-lance pour des médias. 

Côte d’Ivoire: des agents du ministère des Eaux et forêts en grève

Des agents du ministère ivoirien des Eaux et forêts, réunis au sein de la Fédération des Syndicats des Eaux et Forêts de Côte d’Ivoire (FESEF-CI), ont entamé mardi une grève pour exiger la transformation de la régie interne en trésorerie, selon une note officielle .

En dépit des décisions du ministre Alain-Richard Donwahi « en faveur de la décrispation », les agents des Eaux et Forêts sont entrés en grève dès ce 1er juin 2021. 

Cette grève intervient au terme d’une Assemblée générale de leur faîtière syndicale, la Fédération des Syndicats des Eaux et Forêts de Côte d’Ivoire (FESEF-CI), tenue le samedi 8 mai à Yamoussoukro.  

Cette grève trouve son fondement, selon l’Assemblée générale, dans la transformation de la régie interne en trésorerie. Pour ces agents cela leur permettra d’avoir des primes. 

Soucieux du bien-être des agents de son département, le ministre des Eaux et Forêts, Alain-Richard Donwahi a « mené plusieurs démarches et continue de multiplier des rencontres dans ce sens », souligne la note.  

Par correspondance en date « du 10 juillet 2019, le ministre Donwahi a sollicité que soit érigée en trésorerie, la régie des recettes et d’avances spéciales auprès du ministère de l’Economie et des Finances ».  

En réponse de ce courrier, le 22 juillet 2019, le ministre ivoirien de l’Economie d’alors a indiqué que « dans le cadre de la transposition des directives de l’UEMOA, il est prévu la création des postes comptables ministériels chargés de l’exécution des budgets et autres ressources générées par les activités des ministères », mentionne le texte. 

Le ministre de l’Économie avait conclu qu' »il lui paraît dès lors judicieux d’attendre la mise en œuvre de cette réforme en cours », poursuit la note, qui relève qu’au terme de la mise en œuvre de cette réforme, le ministre des Eaux et forêts a « relancé son homologue à l’effet de la création de la trésorerie attendue par les agents ».  

« Sur instructions du ministre des Eaux et Forêts, plusieurs autres démarches administratives ont été menées dans ce sens par les directeurs centraux, en vue de régler définitivement ce problème », renseigne la note. 

Des rencontres d’informations et d’échanges ont d’ailleurs été organisées avec les responsables syndicaux afin d’aboutir à un dénouement heureux de cette situation qui risque de plomber les activités du département ministériel. 

Un séminaire islamique autour de l’école ivoirienne prévu en août

Le président ou l’Amir de l’Association des élèves et étudiants musulmans de Côte d’Ivoire (AEEMCI), Brahima Dembélé, a annoncé mardi à Abidjan l’organisation de la 32e édition du Séminaire national de formation islamique et managérial (SENAFOI) avec pour thème central l’école ivoirienne.

« La 32e édition de notre traditionnel Séminaire national de formation islamique et managérial (SENAFOI) se tiendra cette année du 31 juillet au 8 août 2021 dans la cité balnéaire de San-Pedro (sud-ouest) », a déclaré M. Brahima Dembélé, lors d’un point de presse au siège de l’AEEMCI.

Ce séminaire qui aura lieu, « après une année d’absence », vise à mettre à la disposition des élèves et étudiants cette plateforme afin de les « occuper sainement » durant les vacances, a indiqué le président de l’AEEMCI, soulignant que les inscriptions débutaient ce jour.

Au cours de ce point de presse, le président de l’AEEMCI a fait le bilan relatif aux séminaires régionaux de l’organisation, qui se sont tenus autour du thème central « La reconstruction d’une Côte d’Ivoire unie et solidaire: Quelle contribution de l’AEEMCI ? ».

Les notions de citoyenneté ont été fortement abordées lors de ces séminaires régionaux, tenus via les organes de base de l’AEEMCI. L’objectif étant de favoriser le respect des symboles de l’Etat, de l’entretien des ouvrages d’assainissement, la solidarité et la cohésion sociale.  

L’objectif était, selon M. Brahima Dembélé, d’instruire, de former et de sensibiliser les militants et sympathisants de l’AEEMCI sur des thématiques en lien avec les questions d’ordre religieux, académique et managérial.

« Ce rassemblement didactique a mobilisé 11 400 élèves et étudiants musulmans à travers tout le pays sur 10 000 participants attendus », a précisé M. Brahima Dembélé, qui a noté que « chacun de ces séminaires a fait l’objet de supervision (et) 31 missions » ont été faites par le Comité exécutif de l’AEEMCI.

Selon le président de l’AEEMCI, « les thèmes de civisme abordés ont fortement contribué au renforcement du sentiment de patriotisme, de la volonté de sauvetage de la paix et du cadre de vie des militants ».

« Nous avons également constaté l’engagement de nos militants à travailler pour une Côte d’Ivoire unie et solidaire », a-t-il poursuivi. Chacun des participants a reçu un diplôme de participation décerné par l’AEEMCI, la plus ancienne des organisations de jeunesse musulmane. 

Afrique du Sud : le chômage atteint un niveau record

Au premier trimestre 2021, 32,6 % de la population active de la nation arc-en-ciel était au chômage selon les données publiées ce mardi par le Bureau sud-africain des statistiques (Stats SA).En Afrique du Sud, la courbe du chômage ne fléchit pas. Durant les trois premiers mois de cette année, ce pays émergent comptait 7,2 millions de demandeurs d’emploi. Soit 8000 de plus par rapport au précédent trimestre.

C’est le plus haut pourcentage depuis le début de l’évaluation trimestrielle du chômage en 2008. L’étude montre que des emplois ont principalement été perdus dans les secteurs de la construction et de l’agriculture.

Si l’on prend en compte les personnes sans travail mais qui ont cessé d’en chercher, on passe à 43,2 % de la population active d’après Risenga Maluleke, le Directeur Général de Stats SA. L’économie sud-africaine, déjà ébranlée par une récession, a été mise à mal par le nouveau coronavirus.

En effet, le pays de Cyril Ramaphosa est le plus touché sur le continent noir par la pandémie. A ce jour, le virus a causé la mort de 56.000 personnes sur plus d’1,6 million de contaminations.

Covid-19 : un second vaccin chinois homologué

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a donné, ce mardi, son feu vert pour la mise sur le marché international d’un autre vaccin contre le nouveau coronavirus produit par l’empire du Milieu.Après Sinopharm, vient Sinovac. C’est le nom du tout nouveau vaccin chinois autorisé par l’agence spécialisée des Nations Unies. Recommandé pour les personnes âgées de 18 ans et plus, il est injectable en deux doses dans un intervalle de deux à quatre semaines.

Testé sur un échantillon de la population, Sinovac est efficace à 57 % pour prévenir les cas de Covid symptomatiques. Ce taux culmine à 100 % lorsqu’il s’agit d’éviter les formes graves et les hospitalisations.

Mariangela Simao, la sous-directrice générale de l’OMS chargée de l’accès aux médicaments et aux produits de santé, se félicite de cette nouvelle homologation car « le monde a désespérément besoin de nombreux vaccins pour faire face aux énormes inégalités ».

Sinovac, « facile à stocker » selon l’OMS, était déjà utilisé dans de nombreux pays. Ce vaccin intègre désormais le dispositif Covax dont l’objectif est d’assurer un accès équitable aux vaccins notamment dans les pays défavorisés.

Cour des comptes: 40 magistrats formés sur le budget-programme ivoirien

En vue de s’imprégner du budget-programme de l’Etat ivoirien, le Projet d’appui à la gestion économique et financière (PAGEF) a initié un séminaire au profit de magistrats issus de la Cour des comptes de Côte d’Ivoire, qui se déroule du 31 mai au 5 juin 2021 à Abidjan.

La session porte sur les techniques d’analyse, de diagnostic et d’évaluation des politiques publiques dans un contexte de budget-programme. 

Le coordonnateur du PAGEF, Bamba N’Galadjo, à l’entame du séminaire, lundi, a précisé l’objectif de cette formation qui vise à amener les magistrats de la Cour des comptes à s’approprier le budget-programme aux fins d’une exécution plus efficace des projets de l’Etat. 

Le président de la Cour des comptes, Kanvaly Diomandé, s’est félicité de cette session qui permet aux magistrats d’échanger avec des experts et praticiens de la gestion financière publique, ce qui devrait favoriser l’élaboration des rapports d’audit performants.   

Le ministre ivoirien de l’Economie et des finances, Adama Coulibaly, a fait observer que l’idée de cette session est de « familiariser » ces magistrats avec les concepts clés de la gestion macroéconomique, notamment ceux relatifs aux cadrages macroéconomique et budgétaire.

Dans le cadre d’une transparence de la gestion de son budget, l’Etat ivoirien a adopté le budget-programme. Ce budget, déjà entré en vigueur, permet de recueillir d’avance les projets pensés dans un ensemble de programmes en vue de son exécution de manière optimale.

Maroc : La MGPAP s’engage à promouvoir la mutualité sur le continent africain

Par Hicham Alaoui– Précurseur en matière de mutualiste eu égard à sa riche expérience et ses multiples actions sociales et de solidarité, la Mutuelle générale du personnel des administrations publiques (MGPAP) du Maroc, s’est engagée à promouvoir la mutualité sur le continent africain.Lors de son Conseil d’administration (CA), tenu les 28 et 29 mai à Agadir, la MGPAP s’est dite déterminée à renforcer sa représentativité au sein de l’Union africaine de la Mutualité (UAM) et partant accentué son rôle pour la promotion de la mutualité en Afrique.

Structure supranationale, l’Union Africaine de la Mutualité (UAM), dont le siège est à Rabat – Maroc-, est un instrument de mise en réseau du mouvement mutualiste en Afrique pour défendre et représenter les intérêts communs des organisations membres et apporter une assistance technique de premier ordre en matière d’amélioration de couverture sociale et de facilitation d’accès aux soins de santé à travers la solidarité mutualiste.

L’UAM est une plateforme résolument engagée à intensifier la coopération Sud-sud à travers l’échange d’expériences et d’expertises en matière de mutualité pour hisser haut l’action de la sécurité sociale. La mutualité, pilier incontournable de l’économie sociale et solidaire, permet un accès facile aux soins de santé pour que l’Afrique puisse relever le défi de la protection sociale pour tous.

Conçue en 2007 et créée en 2010 sur initiative marocaine et un engagement des pays africains, l’UAM compte parmi ses membres les mutuelles de 20 pays africains dont 13 gouvernements ont ratifié les statuts de cette Union.

Il est de ce fait un espace d’échange, de dialogue, de coordination et de plaidoyer du mouvement mutualiste africain auprès des gouvernements et des instances nationales et internationales.

Il va sans dire que l’Union Africaine de la Mutualité constitue une plateforme pour renforcer des relations Sud-Sud à travers l’échange des expériences et des expertises dans le domaine de la mutualité, pour rehausser l’action sociale et promouvoir la protection sociale.

Cette organisation opte pour une démarche dynamique et active pour permettre à l’Afrique de réussir une couverture universelle.

En Afrique, l’exclusion de la protection sociale est particulièrement préoccupante au regard de l’ampleur de la pauvreté. Les crises économiques qui se sont succédé, ont entrainé le désengagement de l’Etat et ont eu pour conséquence une réduction des dépenses publiques. Le secteur de la santé a été l’un des plus touchés par cette situation. La gratuité des soins pour tous n’est plus assurée et il faut faire appel à la contribution des utilisateurs des services de la santé.

Combler les lacunes de la couverture demeure en effet un enjeu majeur du fait que le taux de couverture effective est faible, même dans les pays dotés d’une couverture légale. Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), 82% de la population africaine vit sans aucune protection sociale. Une telle situation peut constituer un obstacle significatif à l’éradication de la pauvreté et la réduction des inégalités.

Cette situation interpelle les pays africains à redoubler d’efforts pour promouvoir la protection sociale et œuvrer à la généraliser en vue d’atteindre notre objectif ultime celui de la protection sociale pour tous.

Revenant aux travaux du Conseil d’Administration de la MGPAP, il est à souligner que les membres du Conseil ont approuvé plusieurs points portant notamment sur la mobilisation davantage de ressources humaines, matérielles et logistiques nécessaires, pour réussir l’engagement de la MGPAP en faveur de la mise en œuvre du chantier royal de généralisation de la protection sociale, indique un communiqué de la MGPAP, parvenu à APA.

Le Conseil a également approuvé la mise en place des axes du plan stratégique quinquennal (2021-2025), la réduction des disparités territoriales et la garantie de l’égalité d’accès aux services administratifs, sociaux et sanitaires, outre l’adoption d’une politique de recrutement basée sur les besoins réels de l’établissement et les compétences personnelles exigées.

De même, le Conseil d’Administration de ce géant de la mutualité au Maroc a mis en place un mécanisme stratégique national pour la gestion des opérations de traitement et remboursement des dossiers médicaux des adhérents, tout en incluant les régions.

Il s’agit aussi du renforcement de la capacité d’accueil des centres d’archives et de documentation, ainsi que l’organisation de campagnes de sensibilisation et de communication visant à faire connaître les différents services de la MGPAP.

Maillon essentiel du système mutualiste marocain, de par sa population d’adhérents au nombre de 435.000 et leurs ayant-droits ayant franchi la barre des 1,5 million, la MGPAP a pu réaliser, durant plus de 70 ans de son existence, une série de projets visant la régionalisation et de la politique de proximité, la facilitation de l’accès aux soins médicaux et la diversification et le développement des prestations servies aux adhérents et leurs ayant-droits.

La MGPAP est gérée par un conseil d’administration constitué de 33 membres élus par bulletins secrets à l’Assemblée générale. Les membres du conseil d’administration sont élus pour un mandat de 6 ans, et sont renouvelés par tiers tous les deux ans.

Réseau électrique ivoirien: environ 10% des clients touchés par le rationnement

Environ 10% des clients sur le réseau électrique en Côte d’Ivoire sont touchés par le rationnement de l’électricité que connaît le pays, a dit mardi à la presse le directeur général adjoint (DGA) de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), Mathias Kouassi.

Pour la période du 24 au 30 mai 2021, marquant la 3e semaine du Programme de rationnement, « nous n’avons pas noté d’aléas négatifs majeurs », a indiqué M. Mathias Kouassi, DGA chargé du pôle distribution et commercialisation. 

« Le nombre de clients touchés est d’environ 10% », a ajouté M. Mathias Kouassi, assurant que cette dernière semaine il a été constaté « une amélioration notable dans les ménages où beaucoup de quartiers programmés n’ont pas été rationnés ». 

La première semaine du Programme de rationnement qui part du 10 au 16 mai, mentionnera-t-il, a connu « une tendance positive avec une absence d’aléas. Certains quartiers prévus pour être rationnés ne l’ont pas été », tandis que la plage horaire pour d’autres a été réduite.

Cependant, la deuxième semaine, qui va du 17 au 23 mai 2021, « a été plus difficile en raison de l’indisponibilité des ouvrages de production, ce qui a conduit à augmenter le déficit d’électricité », a fait observer M. Kouassi.

Il a tenu à souligner que « des incidents localisés peuvent aussi entraîner des interruptions d’électricité par endroits et cela n’est pas du fait du Programme de rationnement ». Dans ce cas, des travaux de réparation sont effectués. 

Au niveau des clients industriels, M. Mathias Kouassi a rassuré que « des efforts ont été faits pour essayer de réduire l’impact sur leurs activités ». Dans ce contexte, un premier programme établi a subi de nombreuses adaptations.

Un Comité de veille comprenant des organisations des industriels et des acteurs du secteur public ivoirien analysent des solutions pratiques. Et ce, selon « les sollicitations des industriels par type d’activité ». 

« Pour les ménages, nous nous efforçons à repartir au mieux le programme de rationnement. Nous ne faisons le rationnement que lorsque nous n’avons pas le choix », a-t-il poursuivi, précisant « lorsque nous avons des aléas positifs, nous les répercutions immédiatement au niveau des ménages ». 

Le programme de rationnement de l’électricité en Côte d’Ivoire, dû à un problème de déficit de l’électricité, a commencé le 10 mai 2021. M. Mathias Kouassi a assuré que ce déficit devrait être maîtrisé d’ici à juillet 2021. 

Football: lancement à Abidjan de l’initiative «balle à terre»

L’initiative « balle à terre » destinée à réconcilier les acteurs du football ivoirien a été lancée, mardi à Abidjan, en présence des potentiels candidats à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF).

A l’occasion de ce lancement dans un grand hôtel, dans le sud d’Abidjan, Idriss Yacine Diallo, Didier Drogba et Sory Diabaté se sont engagés à mettre «balle à terre»  afin d’aller sereinement à l’élection du président de la FIF pour laquelle ils étaient tous candidats jusqu’à la mise sous normalisation de l’instance fédérale par la Fédération internationale de football association (FIFA).

« (…) Ma team veut rassembler la famille. L’initiative n’aurait pas été totale si vous n’aviez pas associé les plus grands communicateurs au monde, les réseaux sociaux. Il faut considérer les élections comme un match de football qui va durer 90 mn ou 120 mn », a déclaré Idriss Yacine Diallo.

« J’espère être le vainqueur du match. Et si je suis le vainqueur, je ferai en sorte que Sory et Didier soient associés », a-t-il promis, exprimant sa disponibilité pour l’unification et la pacification du football ivoirien.

« Au comité de normalisation, nous vous regardons. Organisez cette élection comme Mme Gabala l’a promis, au plus tard en novembre. Vous avez une responsabilité (…). », a conclu M. Diallo.

 « La priorité aujourd’hui, c’est ce ballon qui doit rouler, qui doit apaiser. Nous sommes candidats à la fédération ivoirienne de football. Dans le mot fédération, il y a fédérer. Nous voulons être président, pas pour nous, mais pour les joueurs » a renchéri Didier Drogba.

« Quand j’ai été approché par les initiateurs du concept, je n’ai pas hésité, moi en tant qu’ambassadeur de la paix, moi Didier Drogba, fils de la Côte d’Ivoire », a-t-il expliqué, faisant observer que « cette élection a été au cœur de tous les débats ». «Je soutiens l’idée du concept balle à terre», a conclu M. Drogba.

Du côté de Sory Diabaté, c’est le même état d’esprit. « J’ai adhéré au concept Balle à terre, parce qu’ayant été acteur pendant 18 ans à la FIF.  Au-delà des mots, il faut que cette rencontre permette d’apaiser », a-t-il souhaité.

Pendant trois ans, a expliqué M. Diabaté, « nous avons connu des turbulences dans la maison. Je voudrais confirmer comme l’a dit Idriss Diallo, que nous nous parlons ».

Par ailleurs, il a invité « les uns et les autres à cultiver certaines valeurs » que sont notamment  le respect, la tolérance et la responsabilité. L’initiative «balle à terre» pour un football qui gagne, est portée par la journaliste sportive ivoirienne, Anne Marie N’guessan-Coulibaly.

En décembre 2020, la FIFA a décidé de placer sous tutelle la Fédération ivoirienne de football (FIF), plongée dans une crise de succession.

Depuis lors, cette dernière est gérée par un Comité de normalisation dirigé par l’Ivoirienne Mariam Dao Gabala qui agira notamment en qualité de Commission électorale pour l’organisation de l’élection d’un nouveau Comité exécutif.

Ethiopie : aide alimentaire d’urgence de l’Onu au Tigré

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a besoin de 203 millions de dollars US pour continuer à intensifier sa réponse humanitaire au Tigré.Il a fourni une aide alimentaire d’urgence à un million de personnes dans les zones nord-ouest et sud de la région du Tigré.

L’agence onusienne promet d’intensifier ses opérations pour atteindre 2,1 millions de personnes ayant besoin d’une aide alimentaire dans ces zones.

Depuis avril dernier, le PAM a réussi à accéder aux 13 woredas (districts) du nord-ouest et a soutenu 885 000 personnes. En outre, les distributions du PAM ont commencé à la fin du mois de mars dans trois woredas de la zone sud où 168 000 personnes ont jusqu’à présent reçu des vivres d’urgence du PAM, ce qui porte le total à 1,05 million de personnes.

Cette semaine, le PAM a lancé une deuxième série d’aide alimentaire d’urgence pour six semaines, à commencer par Korem et Ofla, deux des cinq nouveaux woredas de la zone sud récemment ajoutés aux zones opérationnelles du PAM. Dans les premiers jours de ses opérations, le PAM prévoit de soutenir environ 80 000 personnes sur près de 200 000 ciblées.

En outre, le PAM dirige la réponse nutritionnelle d’urgence dans tout le Tigré avec ses partenaires et intensifie son appui pour atteindre les populations de 70 woredas. L’accès, en particulier dans les zones rurales, reste le principal défi. Le PAM a livré 315 000 rations nutritionnelles d’urgence aux enfants et aux femmes depuis février dans 31 woredas. En mai, le PAM a touché près de 100 000 enfants et femmes enceintes ou allaitantes dans toutes les zones, à l’exception de l’Ouest.

En plus d’appuyer la réponse globale, le PAM a livré 40 000 tonnes de nourriture pour le gouvernement et ses partenaires au Tigré et a transporté 22.000 tonnes pour la Commission nationale de gestion des risques de catastrophe (NDRMC) dans la région.

Au total, 5,2 millions de personnes, soit 91 pour cent de la population du Tigré, ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence en raison du conflit depuis novembre dernier.

Avant les résultats du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) sur les niveaux de faim dans le Tigré, le PAM est très préoccupé par le nombre de personnes qui ont besoin d’un soutien nutritionnel et d’une aide alimentaire d’urgence, et fait tout son possible pour atteindre 2,1 millions de personnes dans le besoin dans les mois à venir.