Mondial 2022: l’Angleterre élimine le Sénégal

L’Angleterre s’est facilement imposé (3-0) devant le Sénégal en huitième de finale de la coupe du monde au Qatar.L’Angleterre était bien plus forte que cette sélection du Sénégal un peu trop attentiste durant ce huitième de finale. Pourtant, rien ne laissait présager un tel score, surtout après l’occasion nette de Boulaye Dia dont la frappe est sorti en catastrophe par Pickford. 

Mais peu à peu, les Three Lions prennent le contrôle du jeu et finissent par éteindre une sélection sénégalaise souvent prise à défaut en contre-attaque. Jude Bellingham bien servi sur le côté gauche se joue d’Abdou Diallo avant de centrer en retrait pour Henderson (1-0, 38′). 

Les Lions sont touchés et même coulés avant la pause sur un contre assassin des Anglais. Harry Kane idéalement servi ajuste Édouard Mendy (2-0, 45+2).

A la pause, les joueurs de Gareth Southgate mènent (2-0). Malgré les entrées de Pape Matar, Pape Guèye et Bamba Dieng au retour des vestiaires, les Lions ne parviennent pas à faire douter une solide sélection anglaise, qui corse même l’addition par Bukayo Saka (3-0, 58´). 

L’Angleterre plie la partie avant l’heure de jeu et file en quart de finale. Les Anglais rêvent d’accrocher une deuxième étoile à leur palmarès en coupe du monde après leur sacre de 1966. La France se dresse sur leur chemin dans un quart de finale programmé samedi 10 décembre à 19h00.

Les Lions du Sénégal, privés de Sadio Mané blessé avant la compétition, et handicapés pour ce 8e de finale par les absences de certains cadres comme Idrissa Guèye (suspendu) et Cheikhou Kouyate (convalescent), n’égalent pas leur meilleure performance en coupe en 2002 (quarts de finaliste).Désormais, les derniers espoirs de l’Afrique reposent sur le Maroc qui affronte   dans son huitième de finale mardi à 15h00 l’Espagne, championne du monde en 2010.

Afrique de l’Ouest : les prix du blé et du riz restent élevés (FAO)

Des contractions sont attendues dans les échanges mondiaux au niveau des céréales principales pour la période 2022-2023, selon les prévisions de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).Dans un entretien accordé au site d’informations économiques, Financial Afrik, Robert Gouantoueu Guéi, le représentant de la FAO au Sénégal et Coordonnateur sous régional pour l’Afrique de l’Ouest, donne des éclairages sur l’approvisionnement en céréales sur la période 2022-2023.

Selon M. Gouantoueu, il est envisagé « un fléchissement de 2,4% » des échanges de céréales par rapport au niveau de 2021-2022 qui devrait s’établir à 467 millions de tonnes. La baisse des récoltes du maïs et des exportations en Argentine, Ukraine et États-Unis d’Amérique est à l’origine de ce recul.

 

Prix des denrées sur les marchés régionaux

 

« On prévoit à présent un léger tassement (recul) des échanges internationaux de riz en 2023 (de janvier à décembre), qui devraient descendre à 53,0 millions de tonnes, soit une baisse de 1,4% par rapport au niveau estimé pour 2022 », a-t-il fait savoir.

Le riz est un aliment de base en Afrique de l’Ouest. Une chute des échanges mondiaux de cette céréale pourrait menacer la sécurité alimentaire. Avec la crise russo-ukrainienne, les prix ont connu une flambée et certaines variétés sont quasiment rares sur le marché. 

Il a évoqué les prévisions sur les échanges mondiaux du blé, qui montrent un recul de 1,9% en 2022-2023 (juin-juillet) par rapport à 2021-2022. La production de l’Ukraine, 4e exportateur mondial, devrait par ailleurs chuter de 40% entraînant une baisse de 50% des exportations en raison du conflit avec la Russie.

« Globalement, l’on constate une tendance baissière des prix des denrées alimentaires au niveau international pour le sixième mois consécutif ; toutefois, les prix des céréales d’autres produits alimentaires tels que le blé et le riz restent élevés en Afrique de l’Ouest et au Sahel », a-t-il fait observé.

Il a insisté qu’au Sahel et en Afrique de l’Ouest, le fonctionnement des marchés régionaux est globalement normal sauf dans les zones très affectées par l’insécurité civile. Les disponibilités alimentaires sont en baisse dans la plupart des pays, mais elles s’améliorent progressivement avec la mise sur le marché des premières récoltes.

Cependant, la tendance haussière des prix des denrées se maintient dans tous les pays, en particulier pour les produits locaux et le blé. Les hausses importantes de prix (plus de 50 % par rapport à la moyenne) sont observées au Burkina Faso, au Mali, au Ghana, en Sierra Leone, au Libéria et au Nigeria.

 

Prévisions sur le marché international  

 

Concernant les prix des fertilisants, ils sont en hausse en raison des difficultés d‘approvisionnement liées à la perturbation des chaînes d‘approvisionnement du fait du conflit russo-ukrainien et de l’effet négatif de la hausse du coût du transport local consécutive à celle des hydrocarbures dans tous les pays de la région.

Cela pourrait jouer négativement sur la production de 2022-2023 et engendrer également une pénurie alimentaire sur les marchés. Les productions mondiales de céréalières (2 768 millions de tonnes) en 2022-2023 cèdent 5,9 millions de tonnes et descendent à un niveau inférieur de 1,7% à celui de 2021.

M. Gouantoueu a indiqué que certains produits agricoles sont dépendants de types d’engrais spécifiques. Par exemple, au Ghana, selon le programme PFJ (Planting for Food and Jobs), les cultures céréalières dépendent fortement de l’engrais Azote, Phosphore et Potassium (NPK), tandis que le cacao utilise principalement le NPK 0-23-19.

Si un approvisionnement adéquat de ces catégories d’engrais n’est pas assuré, la conséquence immédiate serait un déficit de production plus important pour les produits concernés, puisque les projections faites sur la baisse de la production n’avaient pas pris en compte l’indisponibilité de ces engrais, a-t-il poursuivi.

Il a relevé que l’utilisation de céréales devrait connaître une baisse de 8,7 millions de tonnes soit 0,5% par rapport 2021-2022 et les stocks mondiaux de céréales à la clôture des campagnes de 2023 devraient tout de même se contracter de 1,6 % par rapport à leur niveau d’ouverture.

Côte d’Ivoire : une nouvelle agence Cgrae bientôt à Odienné

Dans environ dix mois, sortira de terre la nouvelle agence de l’Institut de prévoyance sociale – Caisse générale de retraite des agents de l’Etat (IPS-CGRAE) d’Odienné, dans le Nord-ouest ivoirien.La cérémonie de pose de la première pierre a été effectuée ce samedi 3 décembre 2022 dans la localité, précisément à l’espace « Cailloux » du quartier Vakabala. Plusieurs personnalités de la région ont répondu présent ainsi que le ministre de l’Emploi et de la protection sociale, Me Adama Kamara.

Le ministre Adama Kamara s’est félicité de la diligence démontrée par la direction générale et le Conseil d’administration de la Caisse générale de retraite des agents de l’Etat (IPS-CGRAE) dans la mise en œuvre de ce projet, en mobilisant toutes les équipes pour que ce jour soit effectif.

Pour effectuer leurs opérations, les retraités de l’Etat résidents à Odienné se rendent à l’agence Cgrae de Korhogo, la plus proche de leur localité, en parcourant une distance de 236 Km pour environ 3 heures de temps.

« Cette action posée n’est autre que le prolongement de l’ensemble des projets à fort impact économique et social du chef de l’Etat, initié à travers tout le pays. Notamment, à l’intention des populations des grandes, moyennes et petites villes, ainsi que des zones rurales », a-t-il déclaré.

Le ministre de l’Emploi et de la protection sociale s’est par ailleurs réjoui de l’opérationnalisation de la retraite complémentaire par capitalisation au bénéfice des fonctionnaires et agents de l’Etat, exhortant tous les fonctionnaires et agents de l’Etat en activité à souscrire massivement à cette prestation.

« Souscrivez-y pour qu’à la retraite vous puissiez percevoir deux salaires », a-t-il lancé. Ce nouveau régime vise à améliorer le pouvoir d’achat des fonctionnaires et agents de l’Etat admis à la retraite. Et ce, afin de mieux affronter cette étape de la vie.

Pour le directeur général de la Cgrae, M. Abdrahamane Berté, cette politique de déconcentration répond au souci constant de l’institution de se rapprocher davantage de ses assurés afin de mieux comprendre et adresser leurs attentes, tout en facilitant leur accès aux prestations dans des conditions optimales de sécurité.

C’est pourquoi, dira-t-il, cette agence permettra spécifiquement aux fonctionnaires et agents de l’Etat, tant en activité qu’à la retraite, d’entrer en possession de leurs premiers droits dans des délais beaucoup plus réduits.

Cela devrait leur permettre également d’accomplir leurs démarches relatives aux prestations de retraite, beaucoup plus facilement sans avoir à parcourir de longues distances ; et de profiter de conseils avisés pour les orienter plus efficacement dans leurs démarches liées à l’exercice et la protection de leurs droits.

Les cadres de la région, avec à leur tête le ministre-gouverneur du District autonome du Denguélé, Gaoussou Touré, n’ont pas boudé ce plaisir de se voir offrir un tel édifice. Cette bâtisse qui sera bientôt construite, fait suite à un vœu formulé à la la Cgrae (public) et au ministre de tutelle afin de doter Odienné d’une agence après celle de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS, privée), inaugurée récemment. 

L’actuel président de la République de Côte d’Ivoire est par ailleurs fils de la région. La future agence de la Cgrae, bâtie sur une superficie 974 m2 et qui comprendra deux bâtiments et un bloc annexe, viendra porter à 14 le nombre d’agences réparties sur l’ensemble du territoire.

 

UA : L’ECOSOCC tient sa 4ème Assemblée générale mardi prochain à Nairobi

Le Conseil économique économique, social et culturel de l’Union Africaine (ECOSOCC-UA) tiendra, mardi prochain à Nairobi (Kenya), sa 4ème Assemblée générale permanente.Cette Assemblée sera présidée par Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA (CUA), et en présence notamment du Secrétaire du Cabinet du ministère kenyan des Affaires étrangères, Alfred Nganga Mutua et du président sortant de l’ECOSOCC, Peter Clever, indique un communiqué de l’ECOSOCC.

L’Assemblée générale, qui dispose d’un mandat de quatre ans, est l’organe décisionnel et politique le plus élevé de l’ECOSOCC. Elle est composée de deux Organisations de la Société Civile (OSC) de chaque État membre de l’Union africaine, de dix OSC opérant au niveau régional et de huit au niveau continental outre les OSC de la diaspora africaine.

Le Conseil économique, social et culturel (ECOSOCC-UA) de l’Union africaines a été créé en 2004 en tant qu’organe consultatif de l’UA composé d’organisations de la société civile (OSC). Le principe du Conseil est que la société civile s’organise pour travailler en partenariat avec l’UA.

Il s’assigne pour objectifs de contribuer, par des conseils, à la traduction efficace des objectifs, des principes et des politiques de l’UA en programmes concrets, ainsi qu’à l’évaluation de ces programmes, d’entreprendre des études et formuler des recommandations, de contribuer à la promotion et à la réalisation de la vision et des objectifs de l’UA, et de contribuer à la promotion des droits de l’Homme, de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance, des principes démocratiques, de l’égalité des sexes et des droits de l’enfant.

Il vise aussi à promouvoir et à soutenir les efforts des institutions engagées dans la révision de l’avenir de l’Afrique et la construction de valeurs panafricaines afin d’améliorer un modèle social et un mode de vie africains, à favoriser et consolider le partenariat entre l’UA et les OSC et à assumer les fonctions qui lui sont référées par d’autres organes de l’UA.

 

Côte d’Ivoire : un institut de médecine traditionnelle sera créé à Agou

Ce projet, estimé à plus de 24 milliards de Fcfa, vise à améliorer les soins à base de plantes médicinales dans le pays, où 80% à 90% des populations ont recours à la médecine traditionnelle.Agou, localité située à 65 Km d’Abidjan, dans la Région de la Mé, devrait accueillir l’Institut national de la médecine traditionnelle. Un terrain de 30 hectares devant accueillir l’établissement a été acquis par l’Etat depuis 2015.  

A l’occasion de la 3e édition de Africa Santé Expo, la pharmacienne Anderson Camille, a indiqué devant des praticiens de la médecine traditionnelle que cet institut, qui a une vocation de recherche, offre une opportunité d’homologuer des recettes traditionnelles en matière de santé.

Jusque-là, l’insuffisance de laboratoire d’analyse complète des produits issus de la médecine traditionnelle, n’a pas permis de valoriser véritablement ce secteur. Cet institut, qui regroupe des biologistes et des médecins, devrait permettre de donner une caution à certains remèdes.

L’Institut comprendra une unité de soin mixte, notamment une médecine moderne et une médecine traditionnelle, ce qui permettra de tester et d’homologuer des médicaments traditionnels à la suite d’essais cliniques et des analyses approfondies.

Des médicaments issus de la pharmacopée traditionnelle (de la plante au médicament) sont mis au point par une pléthore de tradipraticiens. Plusieurs se résignent à révéler la composition de leurs médicaments, d’où cet institut vient mettre en confiance les acteurs de la santé.      

Cet institut va revaloriser la recherche en matière de médecine traditionnelle et donner de soigner à moindre coût des maladies qui occasionnent des traitements onéreux. Le pays enregistre d’ailleurs un taux de fréquentation des services de santé de 27,50%, selon des données publiées en 2013.  

L’Etat de Côte d’Ivoire ambitionne d’accroître le taux de production locale de médicaments de 6% à 30% d’ici à 2030. L’Institut de recherche et de développement de la médecine traditionnelle devrait permettre d’atteindre ce challenge en s’appuyant sur le potentiel culturel en matière sanitaire.

Le pays, qui envisage d’être un hub sanitaire régional, prévoit l’installation de laboratoires dans dix pôles sanitaires, ainsi que la construction d’une zone pharmaceutique. Cela devrait permettre d’encadrer et de former les tradipraticiens et favoriser une coopération entre la médecine moderne et la médecine traditionnelle.

Maroc: nouveau programme de l’OCP pour des investissements de plus de 11,7 milliards d’euros

Le roi Mohammed VI a présidé, ce samedi 3 décembre 2022 au Palais Royal de Rabat, la cérémonie de présentation du nouveau programme d’investissement vert du groupe OCP (2023-2027) et de signature du protocole d’accord entre le gouvernement et le groupe OCP relatif à ce programme.Selon un communiqué du Cabinet royal, cette cérémonie s’inscrit dans l’orientation volontariste impulsée par le Roi, depuis plusieurs années, en matière de transition vers les énergies vertes et l’économie décarbonée.

Au début de la cérémonie, le Président Directeur Général du groupe OCP, M. Mostafa Terrab, a présenté les résultats du premier programme d’investissement du groupe qui a permis d’ancrer l’OCP solidement dans le marché des engrais. En triplant sa capacité de production d’engrais, le groupe OCP se positionne aujourd’hui comme un des premiers producteurs et exportateurs mondiaux d’engrais phosphatés.

Le groupe s’est appuyé sur les capacités de recherche et développement de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) afin de capter les opportunités offertes par les nouvelles technologies industrielles et digitales, et de développer une expertise sur les technologies innovantes de fertilisation raisonnée à même de répondre aux enjeux de l’agriculture durable et de la sécurité alimentaire.

Ensuite, M. Terrab a exposé le nouveau programme d’investissement vert du groupe OCP. Ce programme s’articule autour de l’accroissement des capacités de production d’engrais tout en s’engageant à atteindre la neutralité carbone avant 2040, en faisant levier sur le gisement unique d’énergies renouvelables ainsi que sur les avancées du Royaume dans ce domaine.

En investissant dans le solaire et l’éolien, le groupe projette d’alimenter l’ensemble de son outil industriel en énergie verte d’ici 2027. Cette énergie décarbonée alimentera les nouvelles capacités de dessalement d’eau de mer afin de répondre aussi bien aux besoins du groupe qu’à l’alimentation en eau potable et d’irrigation des zones riveraines des sites OCP.

Cet investissement servira au groupe, premier importateur mondial d’ammoniaque, de s’affranchir à terme de ces importations en investissant également dans la filière énergies renouvelables – hydrogène vert – ammoniaque vert, lui permettant d’entrer en force dans le marché des engrais verts et des solutions de fertilisation adaptés aux besoins spécifiques des différents sols et cultures.

Cette ambition sera soutenue par des programmes d’appui aux PMEs industrielles, ainsi que celles des secteurs de l’énergie et de l’agriculture, favorisant l’émergence d’un écosystème national innovant et la création de nouvelles opportunités d’emplois et d’insertion professionnelle pour les jeunes.

Le nouveau programme, qui permettra de consolider la position mondiale de l’OCP, prévoit un investissement global de l’ordre de 130 milliards de dirhams sur la période 2023-2027, la réalisation d’un taux d’intégration locale de 70%, l’accompagnement de 600 entreprises industrielles marocaines et la création de 25.000 emplois directs et indirects.

A cet effet, le Souverain a présidé la signature d’un protocole d’accord relatif à ce programme d’investissement, entre le gouvernement et le groupe OCP.

Qatar 2022 : le Maroc assuré d’empocher 13 millions de dollars

Suite à la qualification historique des Lions de l’Atlas pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde 2022, le Maroc empochera 13 millions de dollars, montant la prime FIFA de qualification pour le second tour du mondial. En cas de qualification, mardi (16 h), pour le quart de finale face à l’Espagne, le montant de la prime atteindra les 17 millions de dollars.Le passage vers le second tour du mondial permet à la Fédération Royale marocaine de football d’empocher un joli pactole. En effet, selon le barème des primes de la FIFA, la qualification de l’équipe nationale pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde lui permet d’empocher une prime de 13 millions de dollars.

Cette pourrait être revue à la hausse en cas de qualification pour les quarts de finale. Le passage aux quarts de finale, le montant de la prime atteindra la somme de 17 millions de dollars. La Fédération gagnante de la petite finale repartira quant à elle avec 27 millions de dollars. Même ceux qui chuteront au pied du podium seront honorés par la FIFA pour avoir atteint la quatrième place, avec 25 millions de dollars.

Burkina : suspension de RFI

Le pays est pourtant cité en exemple, en matière de liberté d’expression.Le gouvernement de Transition a annoncé, ce samedi, « la suspension » des programmes de la Radio France Internationale (RFI).

La mesure concerne tout le pays et prend effet dans « l’immédiat jusqu’à nouvel ordre », peut-on lire d’un communiqué signé par le porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel Ouédraogo, ancien journaliste à la télévision nationale.

La suspension intervient après la diffusion de deux reportages sur les antennes de la radio française. Le premier, diffusé ce samedi, porte sur « le relai d’un message d’intimidation des populations attribué à un Chef terroriste », selon l’exécutif fait allusion au chef d’Ansarul islam, branche locale du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Dans la vidéo de 5 minutes, Jafar Dicko a mis en garde les autorités contre l’implixarkon des civils dans la guerre contre le terrorisme. 

Quant au second reportage reproché à RFI, il traite de la confirmation d’une tentative de coup d’Etat par le Président de la Transition le capitaine Ibrahim Traoré.

Le gouvernement a reproché au média français un « manquement grave » et l’accuse de propager une « information mensongère ». Il s’est indigné face « à l’attitude tendancieuse des journalistes de ce média et leur propension à jeter un discrédit sur la lutte dans laquelle le Peuple burkinabè est engagé pour plus de liberté et de dignité ».

 » Décision illégale »

Le journaliste d’investigation Newton Ahmed Barry a dénoncé la décision du gouvernement qui, selon lui, n’est pas habilité à suspendre un média. » Cette prérogative revient au Conseil supérieur de la communication (CSC). Sauf si la loi a changé », a-t-il insisté. Il a expliqué que les délits qui appellent à la suspension d’un media procédent d’abord d’une audition par le CSC avant toute sanction. Laquelle est susceptible d’être déférée devant un juge.  » Museler ou persécuter la presse ne transforme pas le mensonge en vérité. C’est pas non plus parce que le mensonge est tu ou ignoré qu’il finit par devenir une vérité… Il faut revoir la militarisation de la gouvernance politique. Un État n’est pas une grande caserne », a suggéré l’ancien Président de la Commission nationale électorale indépendante (CENI).

La suspension de RFI est un nouveau pas dans la détérioration des relations entre le Burkina Faso et la France. Depuis plusieurs semaines, des manifestants réclament le départ des forces spéciales françaises basées à Kamboinssin. Ils s’en sont pris aux enseignes de l’ambassade de France à Ouagadougou et de l’institut français, à plusieurs reprises. Le Premier ministre Me Apollinaire Kyelem de Tambela avait accusé la France, sans la nommer, de manquer de loyauté dans la lutte contre le terrorisme au Burkina.

Longtemps pris pour exemple en matière de liberté d’expression et de la presse, le pays est en chute libre. Le Burkina a été crédité d’une note de 2, 25/4 en 2021, alorqu’il était noté à 2,37 en 2016; 2,44 en 2017; 2,68 en 2018.

Le gouvernement a réaffirmé son attachement à la liberté de presse et d’opinion, mais « également au droit du public à l’information ». Il a invité cependant au respect des règles et principes édictés en la matière dans le pays. 

Avant le Burkina Faso, le Mali a pris une décision similaire contre RFI pour les mêmes griefs.

Niger: Sept morts dans un incendie

Sept personnes dont cinq de la même famille ont été tuées dans l’incendie d’un domicile survenu dans la ville nigérienne de Gaya (ouest) dans la nuit de jeudi à vendredi, ont rapporté samedi des médias locaux.Parmi les victimes figurent également une employée domestique et un voisin venu porter secours, a précisé le directeur départemental de la protection civile de Gaya, Guéro Mahamadou, également commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers.

L’origine du feu reste inconnue. « A l’arrivée des secours, le salon était complètement embrasé et inaccessible et la chambre était hermétiquement fermée avec grille et battant de l’intérieur. Donc, c’était difficile pour les secouristes d’agir promptement », a-t-il indiqué à un média local.

Côte d’Ivoire : plus de 90% des médicaments consommés importés

Pour inverser cette tendance, le pays veut accroître les investissements dans l’industrie pharmaceutique afin de fabriquer au plan local 30% des produits médicaux d’ici à 2030.Les médicaments importés en Côte d’Ivoire, estimés à 94%, représentent selon des données 300 millions d’euros en moyenne par an, soit près de 200 milliards de Fcfa. Outre, l’industrie pharmaceutique, le pays veut développer le tourisme médical.  

Abidjan abrite du 1er au 3 décembre 2022 le plus grand rassemblement sous régional des experts et investisseurs du secteur de la santé d’Afrique dénommé Africa Santé Expo. A cette occasion, le Cepici, le Guichet unique de l’investissement, a présenté les opportunités d’affaires dans le secteur.

La directrice générale du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (Cepici), Mme Solange Amichia, a lors d’un « Side event », en marge de la 3e édition de Africa Santé Expo, échangé avec des investisseurs dans le secteur de la santé.

Ce Side event, organisé par le Cepici, a porté sur le thème « La Côte d’Ivoire, hub médical de l’Afrique subsaharienne, opportunités d’investissements pour le secteur privé ». Une aubaine saisie par le Cepici pour présenter les investissements liés au secteur de la pharmacie.

La directrice générale du Cepici a fait savoir que le pays envisage de créer une technopole, avec des structures de recherche et des industries de pointe, qui devraient permettre de transformer toutes les chaînes de valeur dans le secteur de la pharmacie et de la santé.  

Elle a, en outre, expliqué le rôle et les missions du Cepici visant notamment à accompagner l’investisseur à toutes les étapes de son investissement vis-à-vis des administrations, mais aussi pour lui donner des exonérations et des crédits d’impôt.

Ce panel a lieu avec avec la participation du ministère de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle. Dr Mama Ouattara, représentant le ministère de la Santé, a ébauché les attentes du gouvernent en matière d’investissements.  

Les projets du ministère de la Santé sont de « substituer d’ici à 2030 tous les produits de santé importés en Côte d’Ivoire à hauteur de 30% » grâce à une production locale de tous les produits de la santé, a-t-il renseigné.  

« On ambitionne de fabriquer tout ce qui rentre dans le système de la Couverture maladie universelle », un projet social du gouvernement visant à permettre à la majorité de la population d’avoir une assurance santé, a-t-il dit. Seulement « 15 à 20% » de personnes bénéficient d’une assurance maladie en Côte d’Ivoire.

La vision du gouvernement ivoirien est de faire du pays un hub médical en Afrique de l’Ouest, tout en faisant passer de 6% à 30% d’ici à 2030 la production locale des médicaments fabriqués en Côte d’Ivoire.    

Pour le tourisme médical, le pays veut attirer plus de 200 milliards Fcfa de devises annuellement, ce qui devrait permettre au secteur du tourisme de contribuer à hauteur de 25% au PIB. Cela nécessite des plateaux techniques de pointe dans les centres hospitaliers.  

Le poids du continent africain dans l’industrie pharmaceutique mondiale est de 0,7%. Des investissements de plus en plus pointus sont nécessaires dans le domaine de la santé pour que l’Afrique qui regorge d’ailleurs d’abondantes plantes médicinales transforme son potentiel.

L’objectif du Cepici, selon sa directrice, était à travers ce panel de « capter des intentions d’investissement et des financements » concernant les projets contenus dans le Programme national de développement (PND 2021-2025) relatifs au secteur de la santé en Côte d’Ivoire.