Mali : L’OMVS inaugure un barrage hydroélectrique

La capacité de production du nouvel ouvrage de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal est estimée à 140 mégawatts.C’est un jour important pour les pays  membres de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal  (OMVS). Ce samedi 3 décembre, sera inauguré au Mali le barrage  hydroélectrique de Gouina, situé dans l’arrondissement de Diamou, à 45 kilomètres de Kayes. La cérémonie sera co-présidée par le Colonel  Abdoulaye Maïga, Amadou Ba, Mohamed Bilal Messaoud et Bernard Gomou,  respectivement premier ministre du Mali,  du Sénégal, de la Mauritanie  et de la Guinée Conakry.

D’une  capacité de 140 mégawatts (MW), précise un communiqué du gouvernement  malien, l’ouvrage a été financé grâce à un prêt contracté solidairement  par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal auprès de la banque chinoise de  promotion des exportations (EXIMBANK).

La  pose de la première pierre de ce projet a été effectuée en décembre  2013, mais les travaux ont officiellement démarré en novembre 2016.

L’infrastructure  est située sur le fleuve Sénégal, avec une hauteur de barrage de 19  mètres, une longueur de 1371 mètres et une capacité de stockage de 136  millions de mètres cubes et est reliée à la société de gestion de  l’électricité de Manantali (SOGEM) qui produisait déjà 260 mégawatts à  partir de Manantali et de Féllou. La production de 140 mégawatts par le  nouvel ouvrage inauguré ce samedi accroît la capacité  d’approvisionnement au bénéfice des pays membres.

«  Depuis le démarrage du premier groupe de la centrale hydroélectrique de  Manantali au d’octobre 2001, l’OMVS a délivré aux sociétés  d’électricité des trois Etats membres une énergie propre et bon marché à  hauteur de 53% pour le Mali, 33% pour le Sénégal et 15% pour la  Mauritanie, grâce à deux lignes à haute tension interconnectées  d’environ 1500 km », indique en décembre 2021 l’OMVS. L’organisation  précise que « l’énergie de Manantali a servi à alimenter d’abord les  capitales Bamako, Dakar et Nouakchott et les autres villes secondaires  comme Kayes, Matam, Podor, Dagana, Rosso, Boghé, Kaédi etc ».

Créée en 1972 par le Sénégal, le Mali et la Mauritanie, l’OMVS a enregistré l’adhésion de la Guinée en 2006.

Sport et social au menu de la presse hebdomadaire marocaine

La qualification de l’équipe nationale de football en huitièmes de finale de la Coupe du monde, Qatar 2022, la généralisation de la protection sociale et la performance de l’OCP sont les principaux sujets traités par la presse hebdomadaire marocaine parue ce samedi. »Le Maroc est heureux. Nous en avions bien besoin. L’épopée épique de nos Lions de l’Atlas a balayé des mois d’humeur bougonne, d’inflation et de crise », écrit Tel Quel , qui commente la qualification de l’équipe nationale en huitièmes de finale de la Coupe du monde de football, Qatar 2022.

Par leur prouesse, les lions de l’Atlas ont ravivé l’union sacrée entre les Marocains, une symbiose que la résistance au Covid, et l’efficacité des pouvoirs publics lors de l’épisode pandémique, avaient bâtie, mais qui, depuis, s’était gentiment effritée, relève l’hebdomadaire.

Depuis Doha, l’équipe nationale semble être devenue la “coqueluche” de tout le monde arabe, étant donné que les Saoudiens et le Qatariens ont prématurément quitté la compétition ajoute-t-il.

Dans les stades, les Lions jouent comme à domicile, portés par une immense présence marocaine, constate-t-il.

À observer l’engouement suscité par le Maroc au Qatar, on peut à peine imaginer les retombées en termes de marketing pays pour le Royaume: tourisme, business, culture, le soft power bat son plein, note-t-il.

+Finances News Hebdo+, qui revient sur la généralisation de la protection sociale, écrit que ce 1er décembre 2022 marque un “tournant majeur” dans la révolution sociale entamée par le Royaume, avec notamment le basculement des Ramedistes dans l’AMO, notant que la généralisation de l’AMO figure parmi les piliers importants du chantier de la généralisation de la protection sociale.

L’élargissement du champ d’application de cette assurance aux groupes des plus démunis bénéficiant du Régime d’assistance médicale (RAMED) et aux groupes de professionnels, de travailleurs indépendants et de personnes non-salariées exerçant une activité privée, permettra à 22 millions de bénéficiaires additionnels d’accéder à une AMO qui couvre les frais de soins, de médicaments et d’hospitalisation, relève l’éditorialiste.

D’un système de protection sociale très atomisé, caractérisé par une multiplicité d’actions inefficaces et inefficientes, le Maroc est en train de basculer vers un système intégré, cohérent et efficace, avec comme objectif de donner de la lisibilité à l’action publique dans ce sens en mettant en place un système équitable, qui sera une composante essentielle du nouveau modèle de développement, estime-t-il.

Aujourd’hui, le Maroc déploie ses filets sociaux, ne laissant en rade aucun de ses citoyens, consacrant, de fait, l’un des fondements essentiels de l’édification de l’État social, constate-t-il.

+La Vie éco+, qui commente la performance de l’OCP, dont le chiffre d’affaires réalisé sur les neuf premiers mois de l’année a atteint 90 milliards de dirhams, note que cette performance impressionnante résulte d’une conjoncture mondiale exceptionnelle, marquée notamment par la hausse inédite des prix à l’international.

C’est cette hausse qui a dopé les produits d’exploitation de la première firme marocaine, dont les volumes écoulés ont été moindres qu’auparavant, explique-t-il.

Mais si l’OCP a pu profiter de cette conjoncture, c’est que depuis des années il s’est frayé une place de choix dans l’échiquier géo-politico-économico- social planétaire, ajoute-t-il.

Sur un autre registre, +Maroc hebdo+ estime que le Maroc et l’Espagne écrivent ensemble une nouvelle page de leur histoire commune, empreinte du sceau de la transparence et du respect mutuel des intérêts stratégiques et géopolitiques.

Cette entente irrite nombre d’États et de gouvernements, qui utilisent leurs «instruments» médiatiques pour étouffer dans l’œuf une relation saine et équilibrée qu’aucun autre pays européen n’a jamais bâtie avec un pays arabo-africain, estime l’éditorialiste, qui dénonce un montage vidéo, publié par des médias étrangers, sur les évènements qui se sont déroulés à Melillia en juin 2022.

Les images ne sont pas nouvelles, car les autorités marocaines en ont même diffusé une grande partie, constate-t-il, qui reproche à ces médias de mettre en scène du spectaculaire pour toucher le plus large public possible.

Un programme ivoirien lauréat du Prix Afrique RSE Santé

Ce programme de santé dénommé Innov’ Keneya, a permis de développer des solutions pour la lutte contre le cancer, ainsi que le dépistage et le traitement de cette pathologie.Le prix a été décerné ce vendredi 2 décembre 2022 à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, par Erick Maville, le directeur de l’ONG Santé en entreprise, organisateur du Forum Afrique RSE Santé et impact. Le trophée Afrique RSE a été remis dans la catégorie digitale et innovation.

Selon M. Erick Maville, ce prix remis dans le cadre du Forum Africa Santé Expo, s’intéresse à la manière dont les entreprises utilisent leur engagement sociétal pour investir dans des secteurs sociaux comme la santé, l’éducation et la lutte contre le changement climatique.

Le programme Innov’ Keneya a impliqué trois entités, notamment le Programme national de lutte contre le cancer, Roche et Impact Hub Abidjan. C’est la deuxième année qu’à lieu cette distinction, dont les projets soumis à un jury indépendant de huit membres sont sélectionnés selon des critères rigoureux. 

Le trophée Afrique RSE Santé 2022 a été réceptionné par le Prof. Innocent Adoubi, directeur du Programme national de lutte contre le cancer. Il a salué l’appui de Roche qui a permis depuis 2011 de mettre en place un système qui donne tous les deux ans la situation épidémiologique du cancer.  

« Cette situation épidémiologique nous permet de faire des plaidoyers pour que les décideurs politiques puissent s’y impliquer », a-t-il déclaré, relevant que cela a permis de mettre en place le Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO).

 

Mali : le GSIM revendique l’attaque de Kayes

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) a affirmé, dans un communiqué diffusé vendredi soir, être l’auteur de l’attaque du 30 novembre dernier ayant fait deux morts dans la région de Kayes.Dans la nuit de mercredi à jeudi 30 novembre, des hommes armés ont pris d’assaut le poste de douane et le camp des Forces armées maliennes (Fama) de de la ville Yélimané, à 600 kilomètres, à l’ouest de Bamako, dans la région de Kayes, non loin de la frontière avec la Mauritanie.

Ce double assaut aurait fait deux victimes dont un militaire et un civil selon des sources locales. L’attaque a été revendiquée ce vendredi par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) très active au Mali.

Dans son communiqué, le groupe jihadiste proche d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) s’en prend aussi ironiquement aux mercenaires de la compagnie sécurité privée russe, Wagner, « qui pillent et tuent les innocents, vendent leurs larcins sur les marchés, brûlent les villages et confisquent le bétail… »

Depuis quelques années, la Katiba du Macina, composante du Groupe de soutien à l’Islam (GSIM) affilié à Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI), évolue vers l’ouest du Mali depuis son bastion du centre. Cette stratégie expansionniste s’articule autour de prêches dans les villages des régions de Kayes et de Koulikoro.

Alors que les premières prédications remontent à 2016, c’est à partir de mai 2020 que les hommes d’Amadou Kouffa ont installé une base entre Diéma et Yelimané, sous la direction du jihadiste Abou Abderahman, responsable de la zone de Nampala. Mais cela passe aussi par des attaques contre les représentants de l’Etat.

En août 2020, deux gendarmes ont été tués dans l’attaque de la brigade territoriale de Sandaré, dans le cercle de Nioro du Sahel. Quelques jours après, trois soldats maliens sont tombés dans une embuscade à Guiré, dans le cercle de Nara. Le 29 août dernier, des jihadistes présumés ont attaqué le poste de sécurité de Hamdallaye, dans le cercle de Kéniéba. Ces opérations de la Katiba du Macina ne sont pas uniquement une source d’inquiétude pour le Mali.

Le Sénégal qui a réussi jusque-là à contenir l’insurrection jihadiste dans le Sahel au niveau de ses frontières, va redoubler de vigilance en raison de sa proximité avec localités ciblées par les jihadistes dans la région ouest du Mali. A ce titre, les autorités sénégalaises ont décidé de renforcer la sécurité à la frontière avec le Mali, en établissant des camps militaires mais aussi en insistant sur la coopération avec le Mali et la Mauritanie pour des actions communes préventives contre les groupes jihadistes.

Mali : un décret confirme la suspension des ONG en lien avec la France

Bamako a suspendu, le 21 novembre dernier, les activités, sur le territoire malien, de toutes les organisations non gouvernementales qui bénéficient d’un soutien de Paris.En réaction à la suspension de l’aide française au développement destiné au Mali, les autorités de la transition au pouvoir à Bamako avaient décidé, dans un communiqué diffusé le 21 novembre dernier, d’« interdire avec effet immédiat toutes les activités menées par les ONG opérant au Mali sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France, y compris dans le domaine humanitaire ».

Dans décret portant interdiction des activités de certaines associations et fondations sur le territoire de la République du Mali, le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, a confirmé cette décision prise par son gouvernement.

« Sont interdites, jusqu’à nouvel ordre, les activités menées par les associations/ ONG et assimilées opérant sur le territoire de la République du Mali, sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France », lit-on dans le décret.

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le ministre de l’Economie et des Finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera enregistré et publié au Journal officiel, ajoute le document consulté par APA.

Cette crise est la énième entre la France et le Mali depuis que le président français a annoncé en juin 2021 la « réarticulation de l’opération Barkhane », au Sahel. La junte malienne a dénoncé « un abandon en plein vol » et a, dans la foulée, fait appel aux « mercenaires » de la compagnie militaire privée russe, Wagner, selon les chancelleries occidentales.

Depuis, leur relation n’a cessé de se dégrader, accélérant le départ des soldats français et la « fin officielle » de Barkhane annoncée début novembre par Emmanuel Macron.

Sénégal : pour un accès plus facile aux innovations agricoles

Les chercheurs doivent davantage communiquer sur les résultats de leurs travaux pour permettre à ceux qui en ont le plus besoin de s’en procurer, selon Ndèye Amy Kébé, directrice de Jokalante.Le système alimentaire mondial doit encore surmonter des défis considérables pour fournir suffisamment d’aliments de bonne qualité et nourrir une population en expansion constante. Au Sénégal, la recherche a mis en place plusieurs innovations devant permettre aux producteurs d’augmenter leurs rendements. Ces résultats de recherche peinent cependant à sortir des laboratoires pour garantir une mise à l’échelle.

« Le chercheur ne communique pas trop. D’habitude, c’est l’article qu’il diffuse. De ce fait, il ne pense pas à ceux qui vont réellement utiliser ces innovations. La communauté de chercheurs sera au courant de ses résultats, mais celui qui va réellement utiliser et expérimenter ses trouvailles c’est le petit producteur qui est au niveau local qui ne sait ni lire ni écrire et qui parle sa langue locale », a souligné Ndèye Amy Kébé.

S’exprimant à l’occasion du Forum public du projet « Accélération des impacts de la recherche climatique du CGIAR pour l’Afrique » (AICCRA) Sénégal qui s’est tenu jeudi 1er décembre à Dakar, la directrice de la plate-forme Jokalante a ainsi plaidé pour « un accès plus facile à l’information ». Cela leur permettrait de jouer pleinement leur rôle de trait d’union entre les chercheurs et les utilisateurs.

Grâce aux technologies de l’information et de la communication, sa plate-forme informe le monde rural sur les technologies agricoles grâce à des spots publicitaires diffusés en langues locales : sérère, wolof, diola, mandingue et peul.

A travers un réseau d’une trentaine de radios communautaires, elle informe les paysans sur ce qui peut les aider à avancer. A l’en croire, plus de 200.000 personnes ont été sensibilisées à un ou plusieurs messages grâce à leur téléphone et plus d’un million d’auditeurs grâce à la radio.

« La mise à l’échelle consistera donc à prendre ces innovations et de customiser les messages pour pouvoir inciter les producteurs à s’y intéresser surtout dans ce contexte du changement climatique ; d’être formés, de pratiquer et donner leurs retours par rapport à leur expérience », a expliqué Mme Kébé, ajoutant que cela rendrait beaucoup plus inclusif le dispositif de ces innovations et les résultats de recherche et permettrait la mise à l’échelle en touchant beaucoup plus de producteurs grâce au numérique.

« L’utilisation des informations météorologiques et climatiques est aujourd’hui essentielle pour augmenter la productivité des exploitations agricoles et pastorales. Par conséquent, l’amélioration de l’accès des agriculteurs et des éleveurs aux services d’information climatiques est une nécessité. Le renforcement des capacités de gestion des risques climatiques est également important », a de son côté indiqué le Directeur de Cabinet du ministère de l’Élevage et des Productions Animales, Khalilou Sow.

Le projet AICCRA Sénégal vise à renforcer les capacités systémiques des partenaires nationaux et du secteur privé à promouvoir une agriculture plus résiliente face au changement climatique. Il se concentre sur les systèmes agricoles semi-arides et l’intégration agriculture-élevage pour développer des agro-conseils adaptés au climat et aux acteurs de la chaîne de valeur et pour évaluer et promouvoir les options d’Agriculture Intelligente face au Climat (AIC) pour la construction de systèmes agricoles plus résilients.

La mise en œuvre de ce projet financé par la Banque mondiale fait appel à des collaborations et partenariats avec différentes structures nationales dont l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), le Centre d’étude régional pour l’amélioration et l’adaptation à la sécheresse (Ceraas), l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar) et bien d’autres incluant le secteur privé.

Inauguration du 2e Terminal à conteneurs du port d’Abidjan

La construction du second terminal à conteneurs, d’un coût d’investissement de 596 milliards de Fcfa, permettra d’accueillir des navires de plus de 14.000 conteneurs contre 3.500 conteneurs auparavant.Le vice-président de la République de Côte d’Ivoire, Tiémoko Meyliet Koné, a procédé ce 2 décembre 2022, à l’inauguration officielle du second terminal à conteneurs du port d’Abidjan, en présence de membres du gouvernement, de M. Frederik Klinke, directeur Afrique de APM Terminals et de la communauté portuaire.

« Ce projet présente à la fois un intérêt économique majeur du point de vue de sa contribution à la croissance de l’économie nationale, mais aussi de portée sociale en tant que pourvoyeur de nombreux emplois directs et indirects », a déclaré le vice-président ivoirien.

Le président de Bolloré Africa Logistics, Philippe Labonne, s’est félicité de ce que « Côte d’Ivoire Terminal fait entrer le port d’Abidjan dans une nouvelle dimension » avec des infrastructures portuaires qui pourront accueillir désormais des navires de 15.000 conteneurs contre 3.500 auparavant.

« Nous sommes heureux de l’aboutissement de ce projet majeur qui matérialise les engagements pris par Côte d’Ivoire Terminal pour accompagner la hausse des volumes et dynamiser les flux imports et exports en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest. Cette nouvelle infrastructure, dotée des dernières innovations, illustre parfaitement notre engagement en faveur du développement des activités portuaires en Afrique. », a indiqué Philippe Labonne, CEO de Bolloré Africa Logistics.

Le nouveau terminal à conteneurs ultramoderne et digitalisé est composé de six portiques de quai, de 13 portiques de parc, de 36 tracteurs électriques et de deux élévateurs télescopiques. Avec un quai de 1 100 mètres de long, il peut accueillir des navires de 16 mètres de tirant d’eau.  

M. Philippe Labonne a fait savoir que ce nouveau terminal fait doubler la capacité annuelle de traitement des conteneurs du port d’Abidjan qui passe de 1 à 2 millions de conteneurs par an.

« A travers l’investissement que nous avons réalisé ici, d’environ 262 milliards Fcfa, Côte d’Ivoire Terminal va accompagner la croissance des volumes à l’importation et à l’exportation. Il va renforcer la fluidité des opérations et la réduction des délais et par conséquent les coûts pour les chargeurs », a-t-il dit.

Le directeur général du port d’Abidjan, Hien Sié Yacouba, a indiqué qu’en 2021, le port d’Abidjan a réalisé un trafic brut de 30 millions de tonnes et a assuré 76% des échanges extérieurs de la Côte d’Ivoire. En outre, il y a été collecté 88% du total des recettes de l’Etat.

Considéré comme le poumon de l’économie ivoirienne, le port d’Abidjan assure 75% des échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et l’extérieur ; et représente plus de 76% des recettes douanières. Sur son site, il concentre 50% des unités industrielles et environ 55.000 emplois directs et indirects.

Le projet a nécessité un investissement global de 596 milliards Fcfa dont 334 milliards Fcfa pour les travaux de terrassement et la création de 37,5 ha de terre-plein à la charge du port d’Abidjan et 262 milliards Fcfa pour les superstructures, financées par Bolloré Ports et APM Terminals, concessionnaires de ce second terminal à travers leur filiale commune Côte d’Ivoire Terminal.

« La mise en service de ce nouveau terminal viendra redistribuer les flux entrant et sortant du port d’Abidjan, développer une plateforme de transbordement et offrir une nouvelle connexion aux armateurs et des services ultra compétitifs », a déclaré Koen de Backker, directeur général de Côte d’Ivoire Terminal.

Le deuxième Terminal à conteneurs du port d’Abidjan est construit selon les dernières normes environnementales. Il sera par ailleurs l’un des prochains terminaux de Bolloré Ports à obtenir le label Green Terminal après audit de Bureau Veritas.

Cette plateforme qui s’inscrit dans le cadre de la vision stratégique 2030 des autorités ivoiriennes vise à offrir à la Côte d’Ivoire un outil performant servant de hub portuaire connecté au réseau logistique multimodal (mer, rail, route) de Bolloré Africa Logistics.

Elle permettra également de proposer aux armateurs, chargeurs et transitaires, des solutions adaptées pour l’importation, l’exportation et le transit des marchandises, au départ et à destination de la Côte d’Ivoire.

Af’Sud : vers la production de la nouvelle génération de Ford Ranger

L’Afrique du Sud a attiré un investissement de 877,77 millions de dollars pour la fabrication de la prochaine génération de véhicules Ford Ranger par Ford Motor Company of South Africa (FMCSA), a appris APA vendredi.Cet investissement a permis aux dix entreprises de fabrication de composants automobiles situées dans la zone économique spéciale de l’automobile de Tshwane (TASEZ) d’entrer officiellement en pleine activité, a déclaré le ministre de la présidence, Mondli Gungubele, lors d’un point de presse post-cabinet.

« L’investissement des fabricants de composants s’est élevé à 200 millions de dollars et a permis de créer 1.259 emplois permanents au profit des jeunes (76%) et des femmes (32%) », a déclaré M. Gungubele.

TASEZ a été créée en 2020 en tant que zone de production de véhicules à usage spécial, avec pour mission de créer des opportunités d’emploi et de promouvoir la participation économique des petites, moyennes et microentreprises de la région.

Ethiopie/Soudan : vers une résolution pacifique des différends frontaliers

L’Éthiopie et le Soudan ont convenu jeudi de régler leurs différends concernant le Grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD) et les litiges frontaliers par des mécanismes pacifiques.L’accord a été conclu à Khartoum, lors d’une discussion entre le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’Ethiopie, Demeke Mekonnen, et le président du Conseil souverain transitoire du Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhan.

Par ailleurs, le président Al Burhan a exprimé sa satisfaction quant à la signature d’un accord de paix entre le gouvernement éthiopien et le TPLF et a exprimé le soutien indéfectible du Soudan à sa pleine mise en œuvre.

M. Burhan a souligné que le Soudan ne tolérera ni n’hébergera aucun élément qui tenterait de faire dérailler la mise en œuvre de l’accord ou d’attaquer l’Ethiopie depuis le territoire soudanais, selon un communiqué du ministère éthiopien des Affaires étrangères.

Les deux nations voisines ont convenu de régler les questions frontalières de manière bilatérale par le biais d’accords signés antérieurement et des mécanismes existants, car le recours à la force n’est pas une solution durable.

En ce qui concerne le Grand barrage de la renaissance éthiopienne, les deux parties se sont déclarées convaincues que la bonne volonté et la coopération entre le Soudan et l’Éthiopie devraient aider aux efforts pour une résolution des différends de manière trilatérale.

Al-Burhan et Mekonnen ont convenu de prévenir conjointement le trafic illégal d’êtres humains, d’armes et de drogues dans la zone frontalière. Ils ont également convenu de renforcer plus que jamais les sociétés sur les questions bilatérales et régionales d’intérêt commun.

Une délégation éthiopienne dirigée par Demeke Mekonnen a participé à la 48ème réunion des ministres de l’IGAD à Khartoum, la capitale du Soudan.

Sénégal : une députée « enceinte » prise à partie par deux collègues

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA titrent principalement sur le nouveau pugilat qui écorne une fois de plus l’image du parlement sénégalais alors que l’éventuelle candidature de Macky Sall, le chef de l’Etat qui a inauguré hier l’Université Amadou Makhtar Mbow, préoccupe certains députés.

Walf Quotidien estime que « la République (est) giflée » à l’Assemblée nationale après qu’Amy Ndiaye, député du parti au pouvoir, a « reçu une baffe » d’un collègue de l’opposition, l’obligeant à « se réveille(r) à l’hôpital ».

Pour Bés Bi, Mme Ndiaye a reçu également un « coup de pied » au ventre alors qu’elle est déclarée « enceinte » par les femmes de la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (unis pour un même espoir). Ces dernières annoncent « une plainte contre les déshonorables agresseurs », souligne L’AS.

C’est une « barbarie à l’état pur », s’indigne L’Observateur qui s’adresse ainsi aux députés agresseurs, Massata Samb et Mamadou Niang, militants du Parti de l’unité et du rassemblement (Pur) du chef religieux Moustapha Sy, l’une des principales formations de la première coalition de l’opposition parlementaire, Yewwi Askan Wi (libérer le peuple). L’AS précise que c’est Massata Samb qui « la gifle » d’abord avant que Mamadou Niang ne « lui donne un coup de pied ».

La députée Amy Ndiaye de la mouvance présidentielle était dans l’œil du cyclone depuis ses propos jugés irrespectueux contre le chef religieux Moustapha Sy, également leader politique très critique vis-à-vis du pouvoir de Macky Sall. Ses militants ou disciples avaient exigé des excuses publiques de la part de la parlementaire. Mais cette dernière a campé sur sa position avant de faire, jeudi matin, les frais de cette violente réaction de la part de ses collègues Massata Samb et Mamadou Niang.

EnQuête qualifie ces députés de « gladiateurs » à la suite de cette castagne à l’Assemblée nationale sénégalaise, qui se caractérise dans sa quatorzième législature par un équilibre des forces entre les députés de l’opposition et du pouvoir. Après son installation mouvementée en septembre dernier, cette « législature est partie pour battre tous les records d’indignité de l’histoire du parlement », affirme le journal.

Ce grabuge a eu lieu lors du passage du ministre de la Justice, Ismaila Madior Fall, pour le vote du budget 2023 de son ministère devant les députés. Interpellé sur la question du « troisième mandat dans un hémicycle transformé en ring », M. Fall a « fait le mort », d’après L’AS, alors qu’il insistait il y a quelques années en arrière que « nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs », considérant que le second mandat du président Macky Sall prenait effet à partir de 2019, à la suite de sa réélection pour un mandat de cinq ans.

« Vous avez défendu partout que nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs », lui a notamment rappelé l’ex-Premier ministre Aminata Touré, qui s’est rangée dans l’opposition depuis que le pouvoir a refusé de la choisir pour diriger l’Assemblée nationale.

Cependant, Ismaila Madior Fall, par ailleurs professeur émérite de droit constitutionnel à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et un des rédacteurs de la nouvelle Constitution sénégalaise, a répondu aux interpellations sur l’éventuelle candidature de Macky Sall à l’élection présidentielle de 2024, estimant que « c’est à la juridiction compétente de dire le droit ».

Le Soleil ne se fait pas l’écho de cette triste actualité du parlement sénégalais et préfère évoquer plutôt l’inauguration de l’Université Amadou Makhtar Mbow (UAM) de Diamniadio, « un projet pédagogique majeur ». Après sept ans de travaux, l’UAM a été inaugurée hier par le chef de l’Etat, Macky Sall. Selon le quotidien national, cette « infrastructure de dernière génération répondant aux normes enrichit la carte universitaire sénégalaise ».

Le parrain Amadou Makhtar Mbow, un ancien haut cadre des administrations sénégalaise et internationale qui a fêté ses cent ans l’année dernière, a profité de cette cérémonie pour offrir sa bibliothèque de 10.000 ouvrages à la nouvelle université.