Covid-19: vers la réouverture progressive des frontières du Botswana

Le Botswana a autorisé les vols internationaux lundi, alors que le gouvernement a entamé une réouverture progressive de ses 14 points d’entrée après une fermeture de sept mois pour lutter contre la pandémie Covid-19.Le président Mokgweetsi Masisi a approuvé la levée des restrictions aux voyages internationaux de manière progressive à partir du 9 novembre et jusqu’au 1er décembre.

 Les premiers points d’entrée ouverts aux voyageurs internationaux sont l’aéroport international Sir Seretse Khama de Gaborone, l’aéroport international de Kasane et l’aéroport international de Maun.

 « Le 1er décembre 2020, les passages au sol reprendront aux points d’entrée de la route de Kazungula, du ferry de Kazungula, de Ngoma, de Ramokgwebana, de Martins Drift, de Ramatlabama, de Tlokweng, de Mamuno, de Pioneer et de Mohembo », a déclaré le gouvernement dans un communiqué.

 Il a ajouté que les voyages aériens internationaux devraient reprendre le 1er décembre à l’aéroport international Phillip Matante de Francistown.

 Tous les voyageurs à l’arrivée devront présenter des résultats de tests négatifs au coronavirus obtenus dans les 72 heures suivant leur départ.

 

Economie et santé au menu des quotidiens marocains

Les chantiers des provinces du Sud, l’investissement industriel et la situation des hôpitaux sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mardi.+Al Bayane+ souligne qu’« en véritable leader de l’éclosion africaine, fondée sur une franche coopération win-win, le Maroc vise à tendre des passerelles terrestres et maritimes, à travers la construction d’un millier de voies express Tiznit-Dakhla dont le coût s’élève à plus de 10 milliards de dirham (1 euro = 10,8 DH)».

Pour le journal, cette ébauche de haute dimension sera un réel levier de développement structurant des provinces du Sud et partant, la continuité vers les entités africaines du Sud comme la Mauritanie, le Mali, le Sénégal…

Un projet qui s’implante au grand jour dans une Nation fort agissante, sans gaz ni pétrole, confirme à tout esprit récalcitrant et renégat, la volonté de s’ancrer sur le sol récupéré et lui administrer un registre charnière au sud de l’Afrique, en quête de la prospérité et de la stabilité, conclut-il.

+Aujourd’hui le Maroc+ rélève que les chiffres et indicateurs sur l’investissement industriel, dévoilés par le ministre de l’Industrie, viennent en contraste avec beaucoup de préjugés, ajoutant que dans le cadre du Plan d’accélération industrielle, les entreprises marocaines ont été bien plus nombreuses à bénéficier des mesures incitatives que leurs homologues étrangères.

Autre détail révélé, la banque de projets récemment publiée par le ministère de l’Industrie a suscité un très fort engouement de la part d’entrepreneurs marocains, explique le quotidien, faisant savoir que plusieurs centaines de dossiers d’investissement ont été déposés en un temps très court et aujourd’hui, le ministère dispose de quelque 122 projets ficelés, bancables et rapidement réalisables.

+L’Opinion+ constate qu’autant le nombre de personnes infectées par le Coronavirus continue d’augmenter, autant celui des malades graves, qui nécessitent une admission en réanimation, continue à prendre de l’ampleur. Même si le gouvernement avait annoncé plusieurs milliers de nouveaux lits en réanimation, cette ambition n’a manifestement pas encore été concrétisée complètement.

Entre le marteau du travail à accomplir et l’enclume des moyens et des ressources humaines limitées, la majeure partie des services de réanimation du Royaume fonctionne à flux tendu, écrit-il.

Si le ministère de la Santé a annoncé un taux d’occupation des lits de réanimation qui est encore en deçà du seuil critique, la courbe des infections et l’hiver aux portes augurent des semaines difficiles à venir, souligne la publication.

Côte d’Ivoire: un arbre scié par des individus s’abat sur un mini-car et fait 7 morts

Un arbre scié par des individus non identifiés s’est abattu sur un mini-car de transport communément appelé Massa faisant sept morts et plusieurs blessés sur l’autoroute du Nord, a appris APA lundi de source sécuritaire.Selon Police Secours, une plateforme numérique de la police nationale ivoirienne qui a rapporté l’information, le groupement des sapeurs-pompiers militaires (GSPM) et la gendarmerie se sont dépêchés sur les lieux après le drame.

Le mois d’octobre 2020 s’est achevé en Côte d’Ivoire avec 2519 interventions des pompiers qui ont enregistré 65 décès dont 82,04% sont dus à des accidents de la circulation.

Rabat et Paris comptent poursuivre leur coordination sur le Mali et le Sahel

Le Maroc et la France comptent poursuivre leur coordination sur le Mali et le Sahel, ont affirmé, lundi à Rabat, les ministres des affaires étrangères des deux pays.Paris et Rabat partagent les mêmes préoccupations à ce sujet et comptent poursuivre leur coordination sur le Mali et le Sahel, a fait savoir le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves le Drian, lors d’un point de presse conjoint avec son homologue marocain, Nasser Bourita.

Le Drian a mis l’accent sur l’importance que la transition se poursuive dans le respect des engagements qui ont été pris.

Sur le même registre, M. Bourita a affirmé que le Maroc et la France se concertent notamment à la situation au Mali et à la menace terroriste dans cette région. « Nous avons constaté une bonne concertation au niveau bilatéral », a-t-il dit.

Evoquant le dossier libyen, le chef de la diplomatie française a saluéles efforts « importants » déployés par le Maroc pour la recherche d’une solution à la crise libyenne.

Les efforts importants du Maroc s’inscrivent dans le cadre de la relance du processus politique sous l’égide des Nations unies auquel le Royaume y apporte une « contribution significative », a-t-il relevé.

Il a, à cet égard, salué l’accueil par le Royaume des pourparlers inter-libyens à Bouznika, soulignant l’importance que le Maroc soit pleinement une partie prenante de toutes les initiatives internationales concernant la Libye.

Le ministre français a relevé qu’il y a des signaux encourageants dans ce dossier, citant, entre autres, le maintien du cessez-le-feu et l’organisation du forum politique interlibyen à Tunis.

Il a également indiqué que la France entend travailler avec le Maroc pour le renforcement de cette dynamique positive, insistant en outre sur la nécessité de mettre un terme aux ingérences étrangères dans ce pays. 

Pour sa part, M. Bourita a souligné que le Maroc et la France portent un intérêt particulier à la stabilité de la Libye, rappelant que le Royaume a abrité les pourparlers inter-libyens qui ont permis des avancées.

Il a aussi souligné la nécessité d’exploiter au mieux l’évolution positive que connaît ce dossier notamment avec le cessez-le-feu et le processus politique

Sur un autre volet, le chef de la diplomatie française a affirmé que son pays compte sur le Maroc dans son combat contre le terrorisme et l’extrémisme.

« La France a tout le profond respect pour l’Islam », a-t-il par ailleurs souligné, notant que le Royaume est porteur d’un Islam de juste-milieu prôné par SM le Roi, Commandeur des croyants.

La FMN et l’AFD se joignent pour un programme panafricain de formation aux métiers des musées et du patrimoine en Afrique

La Fondation marocaine des musées (FNM) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé, lundi à Rabat, une convention de subvention d’une enveloppe de 300.000 euros, destinée à financer un programme panafricain de formation aux métiers des musées et du patrimoine en Afrique.Signée par le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves le Drian, le président de la FNM, Mehdi Qotbi et le directeur de l’AFD au Maroc, Mihoub Mezouaghi, cette convention permettra à la FNM de consolider sa position en tant que carrefour du savoir-faire africain en matière de conservation et de préservation du patrimoine et d’ingénierie culturelle.

Elle vise à mettre en œuvre un programme de renforcement des capacités et d’échange d’expériences dans le cadre d’une coopération panafricaine, en mobilisant un ensemble d’experts issus des pays de l’Afrique de l’ouest francophone et de la France, dans le but d’échanger les bonnes pratiques et de structurer un réseau d’experts africains sur les métiers des musées et du patrimoine.

Dans le cadre de ce partenariat, le rôle de la FNM sera d’animer et de coordonner ce réseau d’experts sur le continent africain, a fait savoir M. Mezouaghi, affirmant que « le Maroc, compte tenu de sa position et de son expérience, est aujourd’hui doté d’une capacité d’ingénierie muséale extrêmement reconnue au niveau international ».

Ouattara invite Bédié à un «dialogue franc» dans «les prochains jours »

Le président ivoirien Alassane Ouattara dont la victoire à l’élection présidentielle du 31 octobre dernier, a été entérinée par le Conseil constitutionnel ivoirien, a invité lundi soir Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et doyen d’âge de l’opposition ivoirienne, à une rencontre «dans les prochains jours pour un dialogue franc et sincère».M. Ouattara s’exprimait dans une adresse solennelle à la nation, la toute première après sa réélection pour un nouveau mandat.

« Je voudrais rappeler que j’avais marqué ma disponibilité pour une rencontre avec le président Henri Konan Bédié à l’initiative de la mission ministérielle de la CEDEAO. Je voudrais donc inviter mon aîné, le président Henri Konan Bédié, président du PDCI à une rencontre dans les tous prochains jours pour un dialogue franc et sincère en vue de rétablir la confiance», a dit M. Ouattara.

Poursuivant, le chef de l’exécutif a insisté sur sa disponibilité « pour un dialogue sincère et constructif avec l’opposition dans le respect de l’ordre constitutionnel ».

 Par ailleurs, il a appelé les promoteurs du Conseil national de Transition (CNT), un organe de transition mis en place par l’opposition, « à mettre un terme définitif à ces initiatives ». « Je vous invite au pardon mutuel et à la tolérance pour continuer de vivre ensemble dans la paix», a exhorté M. Ouattara assurant que « je continuerai d’être le président de tous les ivoiriens ».

Auparavant, il a soutenu que les auteurs et les complices des récentes violences sociopolitiques qui ont fait plusieurs dégâts matériels et humains dans le pays  « seront recherchés, interpellés et traduits devant les tribunaux» afin qu’ils répondent de leurs actes.

« Le temps de la compétition électorale est passée. Place maintenant au temps de l’action. Et l’action pour moi c’est le projet de la Côte d’Ivoire solidaire pour lequel j’ai été élu. Je demande à tous nos concitoyens dans un élan d’apaisement des esprits et des cœurs, d’œuvrer pour maintenir et renforcer la paix et le vivre-ensemble sur toute l’étendue du territoire national», a exhorté M. Ouattara. 

Le Conseil constitutionnel ivoirien a déclaré « régulier » lundi, l’élection présidentielle du 31 octobre dernier et a confirmé la réélection du président sortant Alassane Ouattara au premier tour de  ce scrutin avec 94,27% des voix et un taux de participation de 53,90%.

L’opposition ivoirienne qui a rejeté cette élection de M. Ouattara, a annoncé la création d’un Conseil national de transition ( CNT), un organe dit de transition présidé par l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié qui devrait mettre en place un gouvernement de transition.

En retour, le gouvernement ivoirien qui a considéré que cette initiative de l’opposition,  est un  acte de sédition et une atteinte à l’autorité de l’État, a saisi le procureur de la République. Ce dernier a initié des poursuites judiciaires contre les promoteurs du CNT les soupçonnant de complot contre l’autorité de l’État. Ainsi, plusieurs leaders  de l’opposition dont Pascal Affi N’Guessan et Maurice Kakou Guikahué,  ont déjà été arrêtés et traduits devant la justice.

Le Roi Mohammed VI donne ses orientations pour le lancement dans les prochaines semaines d’une opération massive de vaccination contre la Covid-19

Le Roi Mohammed VI a présidé, lundi à Rabat, une séance de travail consacrée à la stratégie de vaccination contre la Covid-19, indique un communiqué du cabinet royal.Cette réunion s’inscrit dans le cadre du suivi continu par le Souverain de l’évolution de la pandémie et des mesures prises dans le cadre de la lutte contre sa propagation et de la protection de la vie et de la santé des citoyens, ajoute la même source.

Au cours de cette réunion, et sur la base de l’avis rendu par le Comité national scientifique ad hoc soulignant que la campagne vaccinale est une réponse réelle pour mettre fin à la phase aiguë de la pandémie, et fidèle à l’approche royale proactive adoptée depuis l’apparition de ce virus, le Roi a donné ses Hautes orientations en vue du lancement, dans les prochaines semaines, d’une opération massive de vaccination contre la Covid-19, annonce le cabinet royal.

Cette opération nationale, d’envergure inédite, vise la couverture de la population par un vaccin en tant que moyen idoine d’immunisation contre le virus et de maitrise de sa propagation. Selon les résultats des études cliniques déjà achevées ou toujours en cours, la sécurité, l’efficacité et immunogénicité du vaccin ont été prouvées.

Ainsi, cette opération devra couvrir les citoyens âgés de plus de 18 ans, selon un schéma vaccinal en deux injections. La priorité sera notamment donnée aux personnels de première ligne, en l’occurrence, le personnel de Santé, les autorités publiques, les forces de sécurité et le personnel de l’éducation nationale, ainsi qu’aux personnes âgées et aux personnes vulnérables au virus, et ce, avant de l’élargir au reste de la population, précise-t-on.

Le Royaume a pu occuper un rang avancé dans l’approvisionnement en vaccin contre la Covid-19, grâce à l’initiative et à l’implication personnelle du Souverain qui ont abouti à la participation réussie de notre pays, dans ce cadre, aux essais cliniques.

Le Roi Mohammed VI, poursuit la même source, a ainsi donné ses directives aux autorités compétentes pour veiller à la bonne préparation et au bon déroulement de cette opération nationale d’envergure, tant sur les plans sanitaire, logistique que technique.

L’accent a été mis notamment sur l’accessibilité du vaccin, dans un cadre social et solidaire, et sa disponibilité en quantités suffisantes, ainsi que sur la logistique médicale de transport, d’entreposage et d’administration du vaccin sur l’ensemble du territoire et la mise en place d’un système efficace de pré-enregistrement des bénéficiaires.

A cet effet, le Souverain a appelé à la mobilisation de tous les services et départements concernés, en particulier le personnel de la santé, l’administration territoriale et les forces de l’ordre, ainsi que l’appui nécessaire des Forces Armées Royales (FAR).

La France préoccupée par le blocage en cours à Guargarat

La France s’est dite préoccupée par le blocage en cours à Guergarat au Sahara, a affirmé, lundi à Rabat, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian.La France suit avec attention les événements de Guergarat, a indiqué le chef de la diplomatie française lors d’un point de presse conjoint avec son homologue marocain, Nasser Bourita, à l’issue de leurs entretiens, soulignant qu’« il faut sortir de cette situation ».

Il a dans le même sens tenu à saluer la responsabilité dont fait preuve le Maroc.

Le chef de la diplomatie française a par ailleurs réitéré la position « constante » de la France soutenant la recherche d’une solution « juste, durable et mutuellement agréée » sous l’égide de l’ONU à la question du Sahara.

« J’ai rappelé à M. Bourita la position constante de la France soutenant la recherche d’une solution juste, durable et mutuellement agréée sous l’égide des Nations unies, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, considérant le plan d’autonomie marocain comme une base sérieuse et crédible pour une solution négociée », a-t-il dit.

Pour sa part, M. Bourita a indiqué que l’entretien avec son homologue français a été une occasion de lui donner un aperçu sur l’évolution de la question du Sahara notamment après l’adoption de la nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

Côte d’Ivoire: Amon-Tanoh, opposé au Conseil national de transition, appelle au dialogue

L’ex-chef de la diplomatie ivoirienne Marcel Amon-Tanoh, déplore la création par l’opposition du Conseil national de transition, un organe né de la crise liée à la présidentielle et visant à se substituer aux institutions, appelant au dialogue entre les parties. »Je déplore la création du Conseil national de transition qui n’a aucun fondement légal et qui ravive les tensions et les risques d’affrontements », déclare M. Amon-Tanoh, qui souhaite néanmoins qu’en signe d’apaisement, les personnes incarcérées soient libérées par le pouvoir d’Abidjan.  

Il a exhorté les parties en faction à préserver l’intérêt supérieur de la nation, tout en sachant entendre raison aux fins que ce qui a été construit en 60 ans d’indépendance, ne soit pas détruit, les invitant à recourir au dialogue.

« Asseyons-nous et parlons-nous en frères et soeurs, avec amour car un début de vraie réconciliation vaut mieux qu’un affrontement sanglant (pour) éviter de verser plus de sang sur la terre de nos ancêtres », a-t-il lancé.  

Selon lui, « l’heure est grave », chacun devrait éprouver un « ultime sursaut pour sauver » la Côte d’Ivoire, le bien commun des Ivoiriens. 

Pour sa part, il affirme s’engager à prendre des initiatives pour apporter sa « modeste contribution à un processus de dialogue et de réconciliation inclusif, sans préalable ni conditions, en vue d’aboutir à un compromis au seul bénéfice des Ivoiriens et de la paix ».

Il estime que l’avenir du pays est aux mains de Dieu, mais aussi des Ivoiriens qui ont une responsabilité dans l’édification de la paix. En outre, une implication des acteurs politiques permettrait de ramener un climat de confiance. 

L’opposition qui dénonce le processus électoral, a refusé de prendre part à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, soutenant que les conditions n’étaient pas réunies pour un scrutin crédible. Une crise pre-électorale qui s’est muée en une crise post-électorale.

L’on enregistre plusieurs morts survenus à l’issue de cette « élection non consensuelle » qui laisse les Ivoiriens dans l’incertitude, l’angoise et la crainte », a fait observer l’ancien chef de la diplomatie d’Alassane Ouattara.

M. Amon-Tanoh, un ex-collaborateur de M. Ouattara, a démissionné de son poste de ministre des Affaires étrangères pour se présenter à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Son dossier a été rejeté. Seulement quatre candidats ont été retenus sur 44 dossiers de candidature. 

Le Conseil constitutionnel a confirmé lundi la réélection du président sortant Alassane Ouattara avec 94,27% des suffrages et un taux de participation de 53,90%. L’opposition clame ne pas reconnaître cette élection. 

Vers une redynamisation des relations américano-africaines ?

Le 20 janvier prochain, une nouvelle page s’ouvre pour les Etats-Unis qui viennent d’élire comme président Joe Biden. Et peut-être bien pour l’Afrique, car Donald Trump n’a jamais érigé au rang de priorité les relations avec ce continent en quatre ans d’exercice du pouvoir.Les liens entre l’Afrique et les Etats-Unis devraient connaître un nouveau souffle grâce à l’arrivée de Joe Biden à la tête de la première puissance mondiale. Le prochain locataire de la Maison Blanche a, en effet, promis d’établir un « respect mutuel » avec le continent noir.

A défaut d’occuper une place de choix dans la politique étrangère américaine, l’Afrique va tout de même faire l’objet d’un peu plus d’attention. Du moins, c’est ce que laissent croire les nouvelles autorités.

L’administration Biden compte rompre avec l’indifférence affichée par Donald Trump à l’endroit de l’Afrique. C’est un nouveau départ qui va notamment se matérialiser par l’organisation, par Washington, d’un sommet avec les chefs d’Etats africains.

Les restrictions de voyages imposées aux citoyens nigérians, soudanais et somaliens à travers le « travel ban » de Trump vont également être supprimées. De même que toutes les autres lois de la politique migratoire mise en place par le 45e président des Etats-Unis.

L’ancien vice-président de Barack Obama (2008-2016) s’est également engagé à maintenir le programme Yali. Son objectif est de soutenir les jeunes leaders africains dans leurs efforts pour stimuler la croissance et la prospérité, renforcer la gouvernance démocratique et améliorer la paix et la sécurité sur le continent.

En outre, il est attendu de l’ancien Sénateur l’application sans entraves de la Loi sur la croissance et les opportunités de développement en Afrique (Agoa), votée et promulguée en mai 2000 par le Congrès américain, sous le magistère du président Bill Clinton.

Pour l’ancienne Première ministre du Sénégal, Aminata Touré, la victoire de Joe Biden va marquer « un renouveau (dans les) relations entre les États-Unis et l’Afrique ». Mais en attendant la concrétisation de tous ces engagements, le continent africain peut déjà se réjouir du retour annoncé des Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat.

Dès sa prise de fonction, Joe Biden entend « remettre les Etats-Unis à la pointe de la lutte contre les changements climatiques ». Pour l’Afrique, c’est une excellente nouvelle. Malgré un faible taux d’émission de gaz à effet de serre, ce continent subit – plus que n’importe quelle autre partie du monde – les conséquences néfastes du dérèglement climatique. Loin derrière les Etats-Unis qui émettent 15 % des gaz à effet de serre, et la Chine qui est le premier pollueur de la planète.

A en croire la responsable des politiques internationales sur le climat et du plaidoyer climat-énergie de l’ONG Enda Energie, Aïssatou Diouf, la nouvelle approche du 46e président des Etats-Unis peut permettre « d’insuffler une nouvelle phase de négociations ».

Dans le même ordre d’idée, a-t-elle indiqué, l’implication accrue des USA en faveur du climat devrait s’accompagner du déblocage d’une enveloppe de plus de 3 milliards de dollars que l’administration Obama avait allouée au Fonds vert climat mais que l’équipe de Trump avait gelée.   

« Cet argent contribue à appuyer la résilience des pays les plus affectés par le changement climatique, notamment ceux de l’Afrique afin qu’ils puissent mettre en place des politiques communautaires », a expliqué cette experte.

En définitive, Aïssatou Diouf a soutenu que « la victoire de Biden ramène une lueur d’espoir pour tout le monde, et plus particulièrement, pour les peuples du sud, déjà très affectés par le réchauffement climatique ».

Pour mener à bien son projet pour l’Afrique, Joe Biden s’est entouré de plusieurs fins connaisseurs de ce continent qui ont servi dans les administrations Clinton et Obama. Dans cette nouvelle ère, Washington pourrait davantage se faire entendre sur les questions de sécurité, de bonne gouvernance et de droits de l’Homme.