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Le Tchad et le FMI évaluent la première revue du programme appuyé par l’accord FEC

Le chef de mission du Fonds monétaire international, Édouard Martin et le ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin ont…

Le chef de mission du Fonds monétaire international, Édouard Martin et le ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin ont conjointement animé une conférence de presse, relative à la première revue du programme appuyé par l’accord FEC 2021-2024, approuvé le 10 décembre.

Il en ressort des discussions que, la situation économique et financière du Tchad a été plus faible que prévu en 2021. La production pétrolière a été nettement inférieure aux prévisions, tandis que l’insuffisance des précipitations a entraîné une mauvaise production agricole et des pressions sur les prix des céréales. Ces pressions devraient être amplifiées par la guerre en Ukraine et accroître sensiblement l’insécurité alimentaire.

Les perspectives pour 2022 restent globalement favorables, avec un taux de croissance prévue de 2.3 %, mais sujettes à une forte incertitude. La hausse des prix du pétrole, si elle se maintenait, créerait des opportunités pour reconstituer des réserves et améliorer la composition du financement du déficit non pétrolier, tandis que la montée de l’insécurité alimentaire nécessite une coordination renforcée avec la communauté des donateurs sur des programmes de soutien.

« Les perspectives pour 2022 restent globalement favorables mais soumises à des risques importants. Après s’être contractée au cours des deux dernières années, l’activité économique devrait croître de 2,3 % en 2022, tirée par une reprise des productions pétrolière et non pétrolière. Poussée par les prix alimentaires, l’inflation devrait atteindre environ 4 % en moyenne. Les risques pesant sur les perspectives comprennent : une éventuelle résurgence de la pandémie et de nouveaux retards dans la vaccination ; les problèmes de sécurité; les risques de refinancement de la dette intérieure ; et les retards éventuels dans la mise en œuvre des réformes.»

Pour le ministre des Finances : « l’État tchadien s’est débrouillé lui-même et a emprunté sur les marchés locaux, sans aucun financement extérieur. En 2019, il a remboursé les banques locales à la valeur de 60 milliards Fcfa. Et en 2021, le gouvernement a fait des dépenses supplémentaires dans la masse salariale et dans le cadre militaire ». Tahir Hamid Nguilin ajoute qu’il n y a pas à trop s’inquiéter car l’année dernière, le déficit était de 70.000 tonnes réservées à l’ONASA.

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