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Tchad : agitations dans la capitale N’Djaména à l’approche de l’élection présidentielle

A quelques mois su scrutin annoncé pour le 6 mai 2024, des tractations s’accélèrent et des coups de feu entendus…

A quelques mois su scrutin annoncé pour le 6 mai 2024, des tractations s’accélèrent et des coups de feu entendus à N’Djaména. Une réunion de sécurité a été convoquée le 28 février par le président de transition, Mahamat Idriss Deby.

 

Des tensions politiques et militaires à N’Djaména, quelques mois avant la fin de la Transition entamée en avril 2021, suite à la mort de l’ancien président, Idriss Deby Itno. La capitale politique a été secouée le 28 février 2024 par une succession d’évènements.

Au petit matin, le gouvernement à travers le ministre de la Communication, a produit un communiqué pour annoncer l’arrestation d’un cadre du Parti Socialiste sans Frontière (PSF) pour tentative d’assassinat contre le président de la Cour suprême, le 19 février 2024. Le porte-parole du gouvernement, dans le même communiqué indique que, les éléments du PSF, avec à leur tête, le président de la formation politique, Yaya Dillo, ont mené des attaques  le 27 février  2024 « contre les locaux de l’Agence Nationale de Sécurité de l’Etat (ANSE), occasionnant plusieurs morts. » d’où le déploiement des forces de maintien de l’ordre pour « déjouer cette attaque, caractérisée par un amateurisme déconcertant. »

Le président du PSF, Yaya Dillo botte en touche cette version et fait état d’une mise en scène visant à nuire à son parti, à l’approche de l’élection présidentielle. L’homme politique dans un message sonore, nie son implication dans l’attaque de la Cour suprême, et la tentative d’assassinat du président de cette institution. Par ailleurs, il dénonce la tuerie d’un responsable du parti. « Les services des renseignements de la junte vient d’abattre Abakar Torabi, le secrétaire national adjoint chargé des Finances du PSF », écrit Yaya Dillo sur sa page Facebook.

 

Evènements du 28 février 2024

 

Dès que l’attaque de l’Agence Nationale de Sécurité de l’Etat (ANSE) a été rendue publique, les quartiers abritant le siège du PSF ont été assiégés par les forces de maintien de l’ordre. Il s’agit notamment des quartiers, Bololo et Mardjan-Daffack. Des fouilles de véhicules ont été observées. Quelque temps après, des coups de feu ont été entendus aux mêmes endroits. La résidence de  Saleh Deby Itno, militant du PSF et oncle paternel du président de transition, a également été encerclé par des militaires.

 

Réunion de sécurité au sommet de l’Etat

 

Au regard de l’ampleur des coups de feu dans la capitale politique, le président de transition a convoqué une réunion de sécurité,  dans la même journée du 28 février. Une assise ouverte à quelques membres du gouvernement, du cabinet du chef de l’Etat, et aux principaux responsables militaires, de la sécurité et de la justice. L’objectif de cette réunion, discuter de la situation sécuritaire suite à : « l’attaque des locaux de l’ANSE par les éléments du PSF », fait savoir le porte-parole du gouvernement.

D’après le communiqué du ministre de la Communication, Mahamat Idriss Deby a ordonné « l’extrême nécessité d’appréhender rapidement les auteurs de cet acte répréhensible ». Et ordonné, une fouille généralisée systématique dans la ville de N’Djamena, à l’exception des personnes bénéficiant d’une immunité légale.

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