Le 22 avril 2026, le ministre de la Sécurité Publique et de l’Immigration Ali Ahmat Akhabache a été interpellé par les sénateurs sur les vives critiques qui entourent les méthodes de contrôle routier de commission dite« OK»
L’auteure de la question, la sénatrice Keimbadjé Betoudji Denise a présenté les préoccupations issues des dénonciations des usagers de la route. Elle s’est indignée des pratiques de corruption de la commission des véhicules dite « 𝐎𝐊 ». La sénatrice regrette que des agents exigent des paiements non traçables au faciès et en fonction du type de véhicule. Les victimes font des payements de 50 000 F CFA pour une quittance de 10 000 F CFA, tandis que d’autres auraient payé jusqu’à 100 000 F CFA et 175 000 F CFA pour une quittance de 25 000 F CFA.
Courroucés, les sénateurs ont cherché à connaitre la destination de ces montants exigés aux usagers qui ont tous les documents officiels au complet.
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En guise de réponse, le ministre de la Sécurité Ali Ahmat Akhabache a indiqué que le contrôle mené par les forces de l’ordre vise essentiellement à accéder en temps réel à une base de données nationale regroupant des informations essentielles. Les agents ont pour instruction de vérifier la légalité de la plaque d’immatriculation, l’identité du propriétaire ou encore l’existence d’un signalement sécuritaire. Une opération qui consiste de manière concrète à réduire la circulation de plaques d’immatriculation falsifiées, assainir le parc automobile de l’État et démanteler les réseaux impliqués dans la falsification de cartes grises.
La ministre de la Sécurité a révélé que la mise en œuvre du système de contrôle des véhicules a permis de générer près de 1,96 milliard de francs CFA au trésor. Ces montants comprennent diverses pénalités, des frais de fiches techniques, des taxes routières ainsi que des assurances.




