Le comité ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC) s’est penché le 8 avril 2026 à N’Djaména sur les enjeux économiques et financiers de la sous-région.
Le comité composé de deux ministres par pays membres, dont celui des finances en priorité, et agissant comme l’instance de décision politique qui garantit la cohésion économique et monétaire de l’Union a arrêté certaines décisions pour consolider la croissance de la sous-région. Le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, se veut rassurant. A l’issue des travaux il a indiqué que, la zone CEMAC a enregistré une croissance de 3,5 % en 2025, avec une inflation ramenée à 2,1 %, sous le seuil communautaire. Les perspectives pour 2026 annoncent une croissance de 2,9 %, avant une consolidation à moyen terme.
Il se réjouit également du fait que, les états financiers de la BEAC affichent un résultat net de 300,70 milliards FCFA en 2025, en baisse de 15,23 % par rapport à l’année précédente. La répartition des dividendes aux États membres a été validée. Pour le patron de la Banque centrale, « ce résultat témoigne des efforts déployés en interne pour la soutenabilité budgétaire de la Banque et de la rigueur dans l’exécution de notre budget ».
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
La stratégie de monétisation de l’or adopté est l’un des grands points inscrit à l’ordre du jour. Pour la BEAC, il s’agit d’une politique visant à diversifier ses réserves de change et renforcer la résilience face aux chocs externes.
Le comité a jugé utile de mettre en place une base de données régionale pour améliorer la supervision bancaire et réduire le risque de crédit. Quant à la modernisation des paiements, il est adopté un QR code unifié, d’une lettre de change automatisée et du prélèvement automatique, pour faciliter les transactions électroniques et promouvoir l’inclusion financière.




