Saka Rukayarou présente le Prix de la « meilleure initiative numérique féminine » au CPNTIC

La directrice générale de Amira Global Technologies, Saka Rukayarou a présenté, vendredi à Abidjan, son Prix de la « meilleure initiative numérique féminine remportée lors de l’édition 2021 du Prix national d’excellence à M. Yvan Serge Kragbé, directeur général du Centre de promotion des nouvelles technologies de l’information et de la communication (CP-NTIC).

A cette occasion, Mme  Saka a dit être venue présenter son Prix au CP-NTIC, et adresser ses remerciements à M. Kragbé  pour la confiance placée en elle, et surtout pour son appui constant dans ses différents projets d’innovation dont la PREMI7RE plateforme nationale d’inscription en ligne au niveau de la formation professionnelle et plusieurs autres applications grands publiques destinées à la vulgarisation des TIC.

Dans la foulée, elle a également salué le rôle importance du CP-NTIC dans la formation des jeunes dans les nouveaux métiers du numérique.

C’est un Directeur Général du CP-NTIC visiblement heureux de cette marque de reconnaissance de la Directrice Générale de Amira Global Technologies qui a adressé ses vives félicitations à son hôte pour son abnégation et sa détermination dans le travail, de même que pour ses initiatives qui honorent les femmes, toutes choses qui lui valent aujourd’hui la reconnaissance de toute la nation ivoirienne.

Se disant satisfait de cette récompense, il a encouragé la lauréate à redoubler d’efforts car elle est désormais un modèle qui doit continuer d’inspirer les entrepreneurs du numérique en général et  les femmes de ce secteur en particulier.

Terminant son propos, M. Kragbé, a insisté sur la formation des jeunes et surtout sur celle de la gent féminine qui, selon les statistiques, s’intéresse peu aux Tics alors même que celles-ci offrent aujourd’hui de nombreuses débouchées. Pour ce faire, le CP-NTIC reste disposé à l’accompagner.

Ultime acte de cette célébration du mérite, la lauréate du Prix Nationale d’Excellence 2021 dans la catégorie Meilleure Initiative Numérique Féminine, a symboliquement remis son trophée au Directeur Général du CP-NTIC.

Chaque année le CP-NTIC  qui est sous la tutelle du ministère de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’apprentissage forme plus de 100 stagiaires dans les métiers divers mais surtout ceux liés aux TIC. Madame Saka a promis d’appuyer ces jeunes et leurs start-up.

Côte d’Ivoire: états généraux de l’assurance maladie du 16 au 19 novembre

L’Association des sociétés des assurances de Côte d’Ivoire (ASA-CI) organise du 16 au 19 novembre 2021 les états généraux de l’assurance maladie, en vue de dresser une feuille de route nationale pour un développement harmonieux du secteur.

Cette session qui se tiendra en collaboration avec les différentes parties prenantes de l’assurance santé, permettra de faire une incursion dans le secteur des assurances qui affiche un dynamisme au niveau de la branche de l’assurance maladie. 

Au cours des cinq dernières années, la branche de l’assurance maladie a connu une forte progression avec une moyenne annuelle de 10%, supplantant ainsi les autres branches d’assurance, bien que n’étant pas obligatoire dans les ménages. 

Elle est même sur le point de détrôner l’assurance automobile de sa place de première branche du marché de l’assurance en Côte d’Ivoire, grâce à la vulgarisation du tiers payant, une opportunité saisie par une bonne partie de la population, en majorité des salariés. 

Cependant, les acteurs du secteur notent une « relative performance de l’assurance maladie due principalement à la croissance globale des primes, qui cache des déséquilibres profonds qui se font fortement ressentir d’année en année ».      

Si les facilités d’accès aux soins offrent un confort aux bénéficiaires des contrats d’assurance, elles se caractérisent par une « inefficacité globale du système », selon l’ASACI, qui relate que la plupart des acteurs affirment ne pas y ‘‘trouver leur compte ».

« S’agissant des compagnies d’assurance, la branche santé est caractérisée par un déficit structurel traduit par un résultat technique déficitaire cumulé de l’ordre de 33 milliards FCFA sur les neuf dernières années, soit de 2011 à 2019 », fait observer l’association. 

En outre, certains établissements hospitaliers publics ou privés qui ont fourni des soins à des assurés dans le cadre du tiers payant, éprouvent des difficultés à se faire rembourser dans les délais convenus. 

D’autres prestataires de soins n’ont d’ailleurs jamais été remboursés en raison de la mise en liquidation de certaines compagnies d’assurance ou des difficultés de certains organismes de gestion du risque maladie.   

La diversité des acteurs notamment des compagnies d’assurances et des organismes de gestion du risque santé avec chacun sa plateforme de gestion et son système de codification, créent « des coûts administratifs importants pour les cliniques et rallongent les délais de prise en charge des malades ».    

Les différentes partie examineront le dispositif institutionnel à mettre en place pour réguler et assurer le bon fonctionnement de l’écosystème et le rôle du digital et l’inter-connectivité des acteurs pour un meilleur suivi des parcours de soins. 

Une analyse profonde de la branche d’assurance maladie ressort que l’assurance maladie de type privé apparaît comme le principal moyen utilisé par les ménages en Côte d’Ivoire pour mutualiser leurs ressources et faire face aux dépenses de santé de plus en plus élevées.

Mais, plusieurs études montrent que ces dernières années, les contrats d’assurance maladie sont déficitaires. Parmi les raisons avancées, il y a notamment le fait que le système actuel est victime d’une surconsommation des soins et des hospitalisations, dès lors que les patients sont assurés.

Pourtant ces mêmes assurés rechignent à faire face aux ajustements de primes qui découlent de ces excès, souligne l’ASACI, qui note que les fournisseurs de services de santé ne sont pas satisfaits des délais de remboursements de leurs prestations dans le cadre du tiers payant.  

Ces états généraux permettront de tabler sur les questions liées à la prise en charge des assurés dans le cadre du tiers payant, dans l’optique d’assurer le développement de l’assurance maladie et sa rentabilité à long terme pour l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème. 

Coopération militaire : le Mali se tourne vers la Russie

En visite à Moscou, le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, et son homologue russe Sergueï Lavrov, ont évoqué les grands axes de la coopération militaire entre les deux pays.La Russie déroule le tapis rouge au Mali. Sur invitation du chef de la diplomatie russe, Abdoulaye Diop effectue une visite à Moscou du 10 au 12 novembre 2021. Les grands axes de ce voyage assez médiatique ont été dévoilés lors d’un point de presse animé par les deux ministres des deux pays.

D’emblée, les deux pays envisagent des « projets d’envergure » sur la base des accords de défense pour lutter contre le terrorisme au Mali. En plus des équipements militaires, « la Russie va aussi continuer la formation des cadres militaires maliens », a assuré Sergueï Lavrov.

Lavrov a aussi annoncé le soutien de la Russie pour aider la junte malienne à faire face à la menace sécuritaire argument brandi par les autorités maliennes pour justifier le report de la présidentielle et des législatives du 27 février 2022. « Nous comprenons la nécessité de renforcer la lutte anti-terroriste. Nous comptons mettre à la disposition du gouvernement du Mali un certain nombre d’équipements. Nous allons faire tout ce qui est possible pour éviter que la menace terroriste pèse sur la structure de l’État ».

La Russie qui siège au Conseil de sécurité des Nations unies avec droit de veto, a appelé l’organisation onusienne à privilégier le dialogue avec les pays en crise en Afrique et exclure toute ingérence dans les affaires intérieures de ces pays. Sergueï Lavrov a dit avoir accepté volontiers l’invitation de son homologue Abdoulaye Diop à se rendre au Mali.

Pour sa part, le ministre Abdoulaye Diop a expliqué que sa présence dans la capitale russe consiste à donner une « impulsion à la coopération de défense et de sécurité » entre les deux pays. Au moment où la France annonce la fin de Barkhane avec la fermeture de ses trois bases militaires au nord Mali, Abdoulaye Diop évoque la nécessité pour son pays d’avoir les capacités nécessaires pour pouvoir assurer leur sécurité.

« C’est une relation qui n’est dirigée contre personne mais qui est censée prendre en charge les préoccupations des Maliens pour assurer leur propre sécurité. Une relation qui est censée défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté du Mali d’un côté et de l’autre, renforcer la stabilité de notre pays, mais aussi trouver une relation gagnant-gagnant sur le plan économique et commercial », a-t-il fait savoir.

Moscou a procédé le mois dernier à la livraison d’équipements militaires selon le ministre Abdoulaye Diop, qui précise que son pays n’est pas en train de « sous-traité » sa sécurité à travers cet accord de coopération militaire avec la Russie.

A ce titre, le ministre malien des Affaires étrangères a fermement démenti la signature d’un contrat avec la société paramilitaire russe Wagner, précisant que la relation entre le Mali et la Russie est une « relation d’État à État ».

Sénégal : les Douanes interceptent des trafiquants

Des faux médicaments, du chanvre indien et de la morphine, d’une valeur totale de près de 150 millions F CFA, ont été saisis hier jeudi dans deux localités du pays.Les agents des Douanes sénégalaises, dans le cadre de la lutte contre le trafic international de stupéfiants, frappent fort. Un communiqué, reçu vendredi à APA, renseigne que la Brigade commerciale de Keur Ayip (Centre) a découvert « quatre colis de chanvre indien, d’un poids total de 400 kg, pour une contrevaleur estimée à 48 millions F CFA, 4000 comprimés testés positifs à la morphine estimés à 51 millions F CFA et des faux médicaments d’une contrevaleur de 6,8 millions F CFA ».

Le document précise que la saisie a eu lieu « entre Touba Saloum et Darou Salam Nioro dans la forêt de Keur Madiabel ». En outre, indique le communiqué, le Groupement Polyvalent de Recherches et de Répression de la Fraude (GPRRF) de Thiès (Ouest) a aussi confisqué des produits prohibés.

Cette Unité spéciale des Douanes sénégalaises a réalisé « une saisie de 280 kg de chanvre indien d’espèce brown à Sandiara (Ouest). Le produit est conditionné en 13 ballots contenant 152 paquets d’une contrevaleur de 41,4 millions F CFA ».

Le convoyeur, de nationalité malienne, a été appréhendé dans la forêt de Sandiara alors qu’il attendait « vraisemblablement les commanditaires pour procéder à la livraison de la drogue ».

Plus que jamais déterminées à combattre le trafic illicite sous toutes ses formes, les Douanes sénégalaises informent que « l’enquête suit son cours en collaboration avec d’autres Forces de Défense et de Sécurité pour (arrêter) d’éventuels membres de ce réseau criminel ».

Afrique du Sud : le message d’adieu de Frederik De Klerk

L’ancien chef de l’Etat, décédé hier jeudi d’un cancer des poumons, a présenté ses plates excuses à la nation arc-en-ciel pour l’apartheid.Frederik De Klerk, avant de s’éteindre à l’âge de 85 ans, a eu le temps d’enregistrer un message vidéo. Le dernier président blanc de l’Afrique du Sud, dans ce document publié à titre posthume, a tenu à s’expliquer sur le régime ségrégationniste.

« Je suis encore souvent accusé par des critiques d’avoir d’une façon ou d’une autre continué à justifier l’apartheid ou le développement séparé, comme nous préférions l’appeler par la suite.  Il est vrai que dans mes jeunes années, j’ai défendu le développement séparé car je n’ai jamais aimé le mot apartheid », a soutenu Frederik De Klerk.

Dans sa tentative de mise au point, le natif de Johannesburg a affirmé que, dès le début des années 1980, son point de vue a complètement changé : « C’était comme une conversion. J’ai réalisé, en mon for intérieur, que l’apartheid était une erreur ».

Partant de là, Frederik De Klerk a présenté « des excuses, sans réserve, pour la douleur, la souffrance, l’indignité et les dommages que l’apartheid a infligé aux Noirs, Bruns et Indiens d’Afrique du Sud ».

Tout compte fait, le successeur de Pieter Botha « restera dans les mémoires comme un homme d’Etat courageux qui adopta une position de principe, levant l’interdiction des organisations politiques et libérant les prisonniers politiques, aidant ainsi à tracer la voie d’une transition vers une Afrique du Sud démocratique », a déclaré Antonio Guterres, le Secrétaire Général des Nations Unies.

Ethiopie : l’Onu exige la libération immédiate de ses agents

L’Organisation des Nations unies (Onu) lance un appel au gouvernement éthiopien pour la libération immédiate d’un grand nombre d’agents et de camionneurs actuellement en détention, a déclaré jeudi un porte-parole de l’Onu.« Nous continuons à nous engager activement auprès du gouvernement pour tenter de remédier à cette situation », a déclaré Stéphane Dujarric, le porte-parole principal du Secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres. « Nous voulons voir nos collègues libérés aussi rapidement que possible. Nous voulons que les contractants qui ont été engagés par les Nations unies et les organisations non gouvernementales (ONG) internationales soient également libérés le plus rapidement possible ».

Jeudi, au moins neuf membres du personnel des Nations unies et plus de 70 chauffeurs routiers étaient toujours détenus, a-t-il précisé.

« De notre point de vue, ce sont des Ethiopiens, nos collègues, ce sont des membres du personnel, quelle que soit l’ethnie qui peut figurer sur leur carte d’identité nationale et ils doivent être libérés », a déclaré Dujarric.

Le porte-parole a indiqué que les problèmes de sécurité entravent l’acheminement de l’aide humanitaire. L’électricité et les télécommunications ont été coupées à Dessie et Kombolcha dans la région d’Amhara le 30 octobre. Depuis août, quelque 915.000 personnes ont reçu une aide alimentaire et près de 160.000 ont reçu des abris et d’autres articles.

M. Dujarric a expliqué que les pénuries de carburant et d’argent affectent considérablement la capacité des Nations Unies et de leurs partenaires à transporter les fournitures, notamment la nourriture.

Dans tout le pays, les opérations humanitaires sont confrontées à un déficit de financement de 1,3 milliard de dollars, dont 350 millions de dollars pour la seule région Tigré, a-t-il précisé.

Un ex-ministre de Ouattara concocte un livre « en gestation » sur Gbagbo

Dr Paul Koffi Koffi, un ancien ministre de Alassane Ouattara, a révélé jeudi à Abidjan qu’il prépare un livre, « en gestation », sur Laurent Gbagbo de même que l’actuel chef de l’Etat ivoirien, lors d’une conférence dédicace de ses six œuvres.

« Sur l’ancien président Laurent Gbagbo, il y a aussi un livre qui est en gestation, parce qu’aujourd’hui les gens continuent d’écrire sur Napoléon, sur Louis XlV, même Hitler, il faut écrire sur nos leaders pour marquer l’histoire », a déclaré Dr Paul Koffi Koffi.

Pour lui, un jour, ils ne seront plus, alors il faut raconter comment ils ont vécu. « On les soutient (idéologiquement), mais on ne les connais pas, il faut écrire sur eux, leurs œuvres, et c’est important. Je fais cela, par plaisir ou par passion, pour qu’on puisse mieux les connaître ».

Dr Paul Koffi Koffi qui dit avoir « un faible pour Félix Houphouët-Boigny », a sorti en mai 2010 un livre sur le premier président ivoirien, intitulé « Houphouët et les mutations politiques en Côte d’Ivoire: 1980-1993 ».

L’économiste,  politique et écrivain, Dr Paul Koffi Koffi, a aussi écrit sur l’ancien président Henri Konan Bédié, qui a succédé à Houphouët-Boigny, un livre dont le titre est « Les années Bédié: 1993-1999 et l’appel de Daoukro de 2014 », paru en 2017.

Il a fait savoir qu’il écrit sur les présidents ivoiriens lors qu’ils ne sont plus aux affaires, laissant entendre qu’il prépare un ouvrage sur l’actuel chef d’Etat, Alassane Ouattara, dont il a été son ministre à maintes reprises.

En juin 2011, au lendemain de la grave crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011, Paul Koffi Koffi fait son entrée au gouvernement, à l’accession de Alassane Ouattara au pouvoir, comme ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Défense.

Il est nommé en novembre 2012 ministre auprès du président de la République, chargé de la Défense, jusqu’en janvier 2016. A cette date, il est nommé ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle.

« J’écris pour partager », ne cesse de répéter Dr Paul Koffi Koffi, l’actuel commissaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), chargé du développement de l’entreprise, des mines, de l’énergie et de l’économie numérique.

Docteur en sciences économiques (thèse unique), à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké sur l’employabilité des diplômes du secteur éducation-formation en Côte d’Ivoire, obtenu avec la mention très honorable, Paul Koffi Koffi est un passionné de l’écriture.

Le ministre ivoirien du Plan et du développement, Kaba Nialé, a déclaré que « Paul est une valeur », une référence pour les jeunes, car il incarne « le sérieux, la conscience professionnelle », tirant le chapeau à ce « travailleur infatigable ».

Son dernier livre, sorti en avril 2021, est « Le monde, l’Afrique et la Côte d’Ivoire: d’hier à l’horizon 2040 ». L’auteur aborde dans cet ouvrage les questions d’ordre mondial, les défis et les enjeux, avec une partie centrée sur l’Afrique et son pays, la Côte d’Ivoire.

L’idée m’est venue, relate-t-il, après plusieurs années d’expériences de la vie, que si l’on veut comprendre les phénomènes, il est nécessaire de s’ouvrir à plusieurs disciplines, autres que celles où l’on s’est spécialisé.

Dr Paul Koffi Koffi concocte dans ce livre, l’histoire, la géographie, l’économie, la culture, la nature avec les changements climatiques, la démographie, la politique et la science, faisant des prospectives selon la marche du monde. 

Sénégal: la réhabilitation de l’opposition pour les Locales 2022 à la Une

Les quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA titrent principalement sur la réhabilitation des listes de l’opposition par les Cours d’appel après avoir été recalées par certains préfets et sous-préfets.Le recours de l’opposition a décroché un « appel entendu », titre Le Quotidien, notant qu’après Saint-Louis (nord), les juges valident les listes de la coalition Yewwi Askan Wi (libérer le peuple en wolof) et autres à Mbour, Thiès etc.

« YAW prend sa revanche sur l’administration territoriale », souligne VOX populi, indiquant que la justice est « en train de désavouer des préfets et sous-préfets un peu partout avec des décisions remises en cause ».

« Les juges +corrigent+ les préfets », note de son côté le Témoin. Les Cours d’Appel de Saint-Louis et Thiès ont rétabli les listes de l’opposition dans leurs droits après avoir été « rejetées par des préfets qui semblent rouler pour… Benno Bokk Yakaar (unis pour un même espoir en wolof) », la coalition présidentielle.

EnQuête explique « comment l’opposition a été sauvée » après le rejet de ses dossiers de candidature par l’administration territoriale. Plusieurs listes ont été réhabilitées par les juridictions du pays hier, indique le journal. Il précise que « le manque de maîtrise des textes par certains agents a sauvé l’opposition de la déroute ».

Ce faisant, « Dame justice désavoue les préfets », selon Sud Quotidien. « Ils ont outrepassé leurs compétences et violé la loi », regrette notamment la Cour d’Appel de Thiès dans Walf Quotidien. Ce journal s’intéresse principalement aux profils des candidats pour les prochaines Locales et estime que « ça nivelle par le bas ».

Sur un autre sujet, Macky Sall intervient depuis le Forum de Paris sur la paix et note dans le quotidien national Le Soleil que « le monde a intérêt à voir l’Afrique se développer ». Le président sénégalais ajoute que « l’aide ne pourra jamais être la solution ».

L’Observateur évoque « Macky et la rallonge de 3,5 milliards », à propos du Budget 2022. Le secteur des Transports se verra attribuer 58 milliards de plus pour le projet Bus Rapid Transfer (BRT) tandis que 54 milliards seront investis dans l’agriculture, souligne le journal.

En football, L’Observateur se fait l’écho de « Aliou Cissé et le gros nul de Lomé ». « Les Togolais nous ont mis dans l’inconfort » même si « on a eu cette force de caractère » pour égaliser (1-1) en toute fin de partie, a réagi dans L’AS et Stades le sélectionneur sénégalais. Et c’est l’attaquant Habib Diallo qui s’est transformé « en sauveur » pour inscrire son deuxième but en sélection.

Les Lions ont été « sauvés in extremis d’une humiliation », d’après L’AS. « Les Lions l’ont échappé belle » dans ce match comptant pour la cinquième journée des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022, indique de son côté Stades.

Ouverture à Abidjan du 3e Sommet des blogueurs et cyber activistes africains

Le 3e Sommet de AfricTivistes, une organisation regroupant les bloqueurs et cyber activistes africains, s’est ouvert jeudi à Abidjan, autour des enjeux de la transformation digitale.

Ce Sommet qui durera deux jours sur les bords de la lagune Ebrié, a pour thème « Promouvoir le développement et la gouvernance démocratique de l’Internet en Afrique ». Il se tient en mode hybride (présentiel et virtuel) en raison de la pandémie de Covid-19.   

« Aujourd’hui, nous portons plusieurs projets numériques dont le Local Open GovLab », a indiqué Cheick Fall président de AfricTivistes, dans un discours, devant des personnalités et des acteurs de l’écosystème du numérique.  

« Pendant que nous lancions ce troisième Sommet, 7 membres de l’organisation aux compétences diverses sont actuellement déployés dans 7 collectivités locales de la sous-région pour mettre en œuvre notre parcours assisté à la Gouvernance Locale Ouverte », a-t-il dit.   

Durant six mois, ces volontaires vont « assister les maires, former les équipes municipales, déployer des solutions numériques de gouvernance locale et redynamiser les cadres de concertation citoyenne ».  

« C’est cela le sens de notre engagement, car j’ai la conviction que si de jeunes africains grandissent dans un environnement de gouvernance locale ouverte, à leur maturité citoyenne, ils auront une relation différente avec l’administration publique et avec la démocratie », a-t-il déclaré.  

Le projet Local Open GovLab (LOG), initié par l’organisation, associe à la fois, une réponse à une demande locale, administrative et une politique d’aide à l’insertion professionnelle par le biais du numérique. 

Selon Mme Gertrude Koné Douyéré, directeur exécutif des entreprises de télécommunications de Côte d’Ivoire et président de la Commission des entreprises numériques et digitales du Patronat ivoirien, a soutenu qu' »il faut que les activistes connaissent mieux les politiques de développement ».

Pour elle, les web activistes devraient maîtriser les mécanismes de mise en oeuvre de ces politiques de développement, car si on ne comprend pas la vision et les instruments utilisés, « on fera des bruits de tapages et d’agitations sans de réels impacts ». 

« Il faut développer des plateformes de collaboration avec les pouvoirs publics et le secteur privé pour amplifier le plaidoyer qu’on veut faire », a conseillé Mme Gertrude Koné Douyéré, en marge de la cérémonie d’ouverture. 

Ce rendez-vous se veut un cadre d’échanges, d’interaction et de collaboration pour la promotion du développement d’Internet en Afrique. Ce troisième sommet fera l’état des lieux sur la transformation digitale et le partage d’expériences. 

Il vise à mettre en avant la maturité des écosystèmes africains et à encourager la réflexion pour imaginer les scénarii, des futurs possibles et des nouvelles perspectives africaines de la société de l’information et du cyberespace. 

AfricTivistes est la Ligue des blogueurs et cyber activistes africains pour la démocratie. À travers cette organisation, elle veut promouvoir et défendre les valeurs démocratiques, les droits humains et la bonne gouvernance par le biais des médias numériques. 

L’organisation a été lancée en novembre 2015 à Dakar pour interconnecter tous les acteurs du changement en Afrique afin d’apporter des solutions pratiques et appropriées pour une réelle démocratie participative. 

Vidéo-verbalisation: une notification vocale bientôt envoyée aux automobilistes en Côte d’Ivoire

MTN Côte d’Ivoire et Quipux Afrique ont signé jeudi à Abidjan une convention qui permettra l’envoi, bientôt, d’une notification vocale via le mobile aux automobilistes en infraction, dans le cadre de la vidéo-verbalisation.

Dans le cadre de ce partenariat, MTN va « développer une nouvelle solution de notification en dehors des SMS qu’on utilise qui devrait être normalement une solution de notification vocale », a indiqué M. Guillaume N’Gouan, sous-directeur en charge des grands comptes chez MTN. 

L’opérateur de téléphonie qui veut accompagner Quipux dans la réalisation de ses objectifs vis-à-vis du gouvernement et des usagers, « compte aller plus loin en pensant à traduire ces notifications vocales en plusieurs langues », tenant compte de ceux ne parlent pas le français.  

Quipux Afrique est l’opérateur qui pilote le Système de transport intelligent (STI) mis en oeuvre par le gouvernement ivoirien en vue d’une maîtrise de la mobilité des biens et des personnes en Côte d’Ivoire.  

M. Djibril Ouattara, directeur général de MTN Côte d’Ivoire qui a signé le protocole avec le directeur général de Quipux Afrique, a assuré de l’engagement de son groupe à accompagner l’Etat ivoirien dans la digitalisation de ses services publics avec des solutions innovantes.    

Le directeur général de Quipux Afrique, M. Ibrahima Koné, a déclaré que l’aventure entre les deux entreprises, qui a commencé depuis 2013 va « au-delà d’un partenariat, c’est une alliance stratégique ». 

Il a relevé qu’une étude de la Banque mondiale a démontré qu’ au niveau d’Abidjan, on avait 10 millions de déplacements en moyenne par jour et le transport constitue le deuxième poste de dépenses des ménages en Côte d’Ivoire. 

Poursuivant, M. Ibrahima Koné a fait savoir que « les problèmes d’embouteillage, de congestion et de sécurité routière coûtent en moyenne entre 3% et 4% du PIB (Produit intérieur brut) ». Cette initiative vise à adresser ces questions. 

Le partenariat vise en outre la mise en place d’une équipe technique de haut niveau pour accompagner la mise en oeuvre du STI sur les indispensables volets techniques, communication et assistance. 

Cette équipe projet dédiée, composée d’experts des deux entreprises devrait travailler à accompagner le gouvernement dans sa lutte contre l’insécurité et l’incivisme sur les axes routiers du pays. 

Ce protocole traduit la vitalité d’une relation qui dure depuis environ neuf ans. MTN se positionne ainsi auprès de Quipux comme un opérateur de choix pour la fourniture de services Télécoms et de paiements digitaux. 

L’opérateur de téléphonie réalise avec Quipux un chiffre d’Affaires annuel d’environ 225 millions Fcfa. Pour les transactions sur le mobile Money, le montant annuel est d’environ 800 millions Fcfa, un chiffre à la basse en raison d’un fléchissement d’activités.   

La vidéo-verbalisation est entrée en vigueur le 7 septembre 2021. Elle permet de notifier par sms les infractions aux automobilistes en infraction. Et ce, dans le cadre d’une politique de sécurité routière de l’Etat de Côte d’Ivoire.  

Le pays, au cours des cinq dernières années, a dénombré en moyenne par an, plus de 12 000 accidents corporels, plus de 1200 tués et plus de 21 000 blessés pour une perte moyenne de 3% du Produit intérieur brut pour l’économie nationale.