Mozambique : vers l’extradition de Manuel Chang aux Etats-Unis

L’ancien ministre des Finances du Mozambique, Manuel Chang pourrait être extradé vers les Etats-Unis pour répondre à des accusations dans le cadre du scandale de la « dette cachée » qui secoue son pays.Scandale de la « dette cachée » suite et pas fin. La Haute Cour de Gauteng (Pretoria) a ordonné l’extradition de Chang actuellement en prison en Afrique du Sud depuis 2018, vers les Etats-Unis pour être jugé dans le cadre des prêts secrets.

Le porte-parole du ministère de la Justice et des services correctionnels, Chrispin Phiri, a confirmé l’information jeudi, affirmant que le ministère étudierait le jugement pour voir la voie à suivre dans cette affaire.

« Le ministère va étudier le jugement écrit dès qu’il sera disponible et va informer de la marche à suivre en temps voulu », a déclaré M. Phiri.

Chang a été arrêté à l’aéroport international OR Tambo en décembre 2018 à Johannesburg à la demande des Etats-Unis qui veulent le juger devant les graves accusations liées à son implication présumée dans l’obtention de prêts frauduleux de plusieurs milliards pour trois entreprises publiques mozambicaines.

Les Etats-Unis et le Mozambique ont tous deux demandé l’extradition de Chang en début 2019, l’accusant de blanchiment d’argent, de détournement de fonds et d’abus de pouvoir.

Après avoir initialement décidé d’extrader Chang vers le Mozambique en mai 2019, l’Afrique du Sud avait suspendu sa décision le mois suivant pour permettre à la partie américaine de déposer une demande d’extradition.

Entre 2013 et 2014, trois entreprises publiques mozambicaines – ProIndicus, Ematum et Mam – contractent pour plus de deux milliards de dollars (1,8 milliards d’euros) des prêts secrets auprès du Crédit suisse et de la banque russe VTB garantis par le gouvernement, pour financer des projets de surveillance maritime, de pêche et de chantiers navals.

Seulement, ces opérations étaient couvertes dans une vaste entreprise de corruption pour enrichir des entreprises et des dignitaires du régime de l’ancien président d’Armando Guebuza (2005-2015). Elles portaient l’empreinte de Ndambi Guebuza, fils de l’ancien président, en prison depuis deux ans et Manuel Chang, ministre des Finances en détention en Afrique du Sud.

Afrique du Sud : décès de l’ancien président Frederik De Klerk

Le dernier président blanc de la nation arc-en-ciel est mort, ce jeudi, à l’âge de 85 ans des suites d’un cancer des poumons.Frederik De Klerk, figure de l’histoire contemporaine de l’Afrique du Sud, a tiré sa révérence à son domicile de Fresnaye, une banlieue résidentielle située au Sud-Ouest du Cap. Avec Nelson Mandela, il a réussi à mettre fin à l’apartheid.  

Né le 18 mars 1936 à Johannesburg, la capitale économique de l’Afrique du Sud, Frederik Willem De Klerk s’est lancé en politique en 1972. Il devient tour à tour député, ministre des Affaires sociales et ministre des Mines et de l’Energie. Une ascension facilitée notamment par le passé politique de son grand-père et de son père.

Pieter Botha, président sud-africain à partir de 1984, est victime d’une attaque cérébrale cinq ans plus tard. Incapable de gouverner, il est remplacé par Frederik De Klerk. A son accession au pouvoir, le pays est éprouvé par les sanctions économiques de la communauté internationale dues au régime ségrégationniste. En interne, la contestation sociale s’amplifie.

C’est dans ce contexte que Frederik De Klerk décide de lever l’état d’urgence en vigueur depuis 1985. En outre, il ordonne, le 11 février 1990, la libération des leaders du Congrès national africain (ANC, sigle en anglais) y compris Nelson Mandela. Ce dernier a passé vingt-sept ans derrière les barreaux.

Avocat de formation, De Klerk ne s’arrête pas là. Il ouvre le jeu politique avec la légalisation d’une trentaine de partis dont les activités étaient clandestines. Ces actions n’emportent pas l’adhésion des extrémistes afrikaners, blancs sud-africains, qui refusent de perdre leurs terres et leurs privilèges.

Malgré la pression, l’ex-époux de Marike Willemse organise des discussions avec la quasi-totalité des acteurs politiques pour réconcilier l’Afrique du Sud avec elle-même. Un référendum, tenu en mars 1992, le conforte dans cette démarche.

Bon gré mal gré, le processus se poursuit en avril 1993 et des élections multiraciales et démocratiques sont même prévues l’année suivante. Un saut démocratique qui vaut à Frederik De Klerk et Mandela le prix Nobel de la paix en 1993. De son côté, la communauté internationale dessert petit à petit l’étau.

En avril 1994, les premières élections démocratiques de l’Afrique du Sud sont remportées par l’ANC avec 62,65 % des suffrages valablement exprimés. Nelson Mandela est élu, par le nouveau parlement, président du pays avec comme vice-présidents Thabo Mbeki et Frederik De Klerk.

Après deux ans dans le gouvernement d’unité nationale, De Klerk démissionne en invoquant le fait que « les intérêts de la minorité blanche ne sont plus assurés ». Il se retire de la scène politique en 1997.

Toutefois, l’image de l’ancien président sud-africain (1989-1994) est davantage écornée par les révélations de la Commission vérité et réconciliation. Lors des auditions, la responsabilité de Frederik De Klerk, père de trois enfants, dans l’oppression de la population noire est pointée du doigt. Mais l’accusé n’admettra jamais une quelconque responsabilité personnelle dans les atrocités.

Le Zimbabwe et le Mozambique envisagent des guichets uniques aux postes-frontières

Le Zimbabwe et le Mozambique veulent construire à travers ces guichets uniques un second pipeline pour transporter du carburant entre le port mozambicain de Beira et Harare, a déclaré un haut fonctionnaire jeudi.Le Secrétaire permanent aux affaires étrangères du Zimbabwe, James Manzou, a déclaré que la 12ème session de la Commission permanente mixte entre le Zimbabwe et le Mozambique, qui s’est réunie mercredi à Harare, a convenu d’accélérer la mise en œuvre des projets convenus, tels que la mise en place de postes frontaliers uniques à Forbes-Machipanda et Nyamapanda-Cuchamano.

« Les postes-frontières à guichet unique permettront d’éliminer les goulots d’étranglement qui entravent la circulation des personnes et des marchandises et dont nos concitoyens se plaignent depuis bien trop longtemps », a déclaré M. Manzou au quotidien d’Etat Herald.

La décision d’établir les postes frontaliers uniques de Forbes-Machipanda et Nyamapanda-Cuchamano a été prise lors de la dernière session de la commission mixte qui s’est tenue en 2013.

Un autre projet prioritaire proposé lors de la dernière réunion de la commission mixte était la construction d’un deuxième oléoduc de Beira à Harare, a déclaré Manzou.

« En tenant compte des futurs besoins en carburant du pays et de la région, le Zimbabwe a proposé de construire un deuxième oléoduc de Beira à Mutare, puis à Harare. J’espère que les négociations sur cette question seront menées avec l’urgence qu’elles méritent et qu’elles aboutiront », a indiqué M. Manzou.

Le Mozambique constitue la route la plus courte vers la mer pour les importations et les exportations du Zimbabwe, la majeure partie des importations de pétrole du Zimbabwe étant acheminée par oléoduc depuis Beira.

Libye : une réunion à Paris pour soutenir les élections

La conférence de haut niveau, prévue le 12 novembre, verra la participation du président français Emmanuel Macron, de la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris et de la chancelière allemande Angela Merkel.La Libye prépare l’élection présidentielle du 24 décembre prochain. Deux mois plus tard, les citoyens devraient se rendre aux urnes pour les Législatives. Dans un communiqué, reçu jeudi à APA, Human Rights Watch déclare que « des élections nationales sont absolument nécessaires pour permettre à la Libye de sortir de sa violente transition, après le soulèvement de 2011 qui a mis fin à 42 ans de règne de Mouammar Kadhafi ».

Pour que le processus arrive à terme, les dirigeants d’une vingtaine d’États et le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, vont engager la discussion dans la capitale française.

En prélude à cette rencontre, l’organisation de défense des droits de l’Homme a identifié des questions essentielles : « Les autorités libyennes peuvent-elles garantir des élections sans coercition, discrimination et intimidation des électeurs, des candidats et des partis politiques ? Les règles électorales risquant d’exclure arbitrairement des électeurs ou des candidats potentiels, comment les autorités peuvent-elles garantir un vote inclusif ? Existe-t-il un plan de sécurité solide pour les bureaux de vote ? ».

En outre, Human Rights Watch se demande si « le système judiciaire est en mesure de traiter rapidement et équitablement les litiges liés aux élections ? Les organisateurs des élections peuvent-ils garantir que des observateurs indépendants auront accès aux bureaux de vote, même dans les zones reculées ? La Haute Commission électorale nationale a-t-elle organisé un audit externe indépendant du registre des électeurs ? ».

Les prochaines élections, à en croire l’Organisation Non Gouvernementale, sont l’occasion d’une remise à plat indispensable en Libye. Par conséquent, les parties prenantes à la réunion de Paris « devraient saisir cette opportunité pour s’assurer que les Libyens, lorsqu’ils iront voter, auront les meilleures chances d’élire leur nouveau président et leur nouveau parlement de manière libre et équitable ».

Sénégal: la journée mouvementée de l’opposition à la Une de la presse

Les quotidiens sénégalais parvenus jeudi à APA traitent principalement des heurts entre les forces de l’ordre et les militants de l’opposition à la suite du renvoi du procès en appel de Barthélémy Dias.Selon Sud Quotidien, « Dakar frôle mars 2021 » suite à la convocation mouvementée de l’opposant Barthélémy Dias hier devant la Cour d’appel. Il a été arrêté par la police en compagnie d’Ousmane Sonko et Malick Gakou, « puis libérés dans l’après-midi ».

Walf Quotidien fait le « récit d’une journée mouvementée » et note que « les avocats font capoter l’audience ». Sous le titre « chaud et froid », Le Quotidien souligne que le procès du maire de Mermoz Sacré-Cœur est « renvoyé au 1er décembre ».

Vox Populi indique que c’est un « échec de la 2e vague » prophétisée après mars par Sonko qui, cette fois, « se drape du manteau de la paix ». « Nous sommes des promoteurs et des adeptes de la paix, mais pas à n’importe quel prix », a soutenu le président de Pastef. Il fait partie également des leaders de la coalition Yewwi Askan Wi (libérer le peuple en wolof) qui ont appelé à la résistance et la mobilisation en accompagnant Barthélémy Dias au tribunal.

« Sonko, Barth et Gakou gazés, chassés, arrêtés puis relaxés », note L’AS. EnQuête souligne que « les FDS (forces de défense et de sécurité) dictent la loi ». Barth raconte : « On a été chargés. On s’est retrouvés dans une maison à la Médina », en centre ville. De son côté, la coalition Benno Bokk Yakaar (unis pour un même espoir en wolof) « traite les leaders de Yewwi de tous les noms d’oiseaux ».

L’Observateur s’intéresse aux « dessous du report du procès » en interrogeant Cheikh Makiyou Siby, « le prévenu qui a demandé le renvoi du jugement en appel ». Quoi qu’il en soit, Barthélémy Dias déclare : « Je ne retournerai pas au tribunal ».

En fait divers, le journal évoque une affaire de traite de personnes : « Une trentaine de Sierra-Léonaises en partance pour Beyrouth arrêtées à l’AIBD (Aéroport international Blaise Diagne) » de Diass. Libération précise que « la filière libanaise (est) cernée à Dakar ».

« Ses membres promettaient un travail de domestique rémunéré à des jeunes filles avant de les forcer à la prostitution ou les transformer en +esclaves+ une fois à Beyrouth », explique le quotidien, ajoutant que le recruteur Abdul Fofana, un Sierra-Léonais, est arrêté à Wakhinane-Nimzatt, dans la banlieue dakaroise.

En football, l’international sénégalais Idrissa Gana Guèye raconte ses « dix ans dans la Tanière » au quotidien national Le Soleil. Présent à Lomé, la capitale du Togo, il fait partie du groupe qui doit affronter ce soir les Eperviers.

Selon Stades, l’objectif pour les Lions est de « laver l’affront de 2004 et poursuivre le sans-faute » dans ces éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022.

Prix Dan Moussa et Samba Koné : un jury de 6 membres pour départager 26 candidats

Un jury composé de six membres est chargé de départager les vingt-six candidats en lice pour l’édition 2021 du Prix ouest-africain Alfred Dan Moussa du meilleur journaliste web pour la promotion de la paix et de l’intégration dans l’espace CEDEAO, et du Prix national Samba Koné de la meilleure entreprise de presse numérique.

« Cette année nous avons reçu au total 37 candidatures émanant de personnes physiques et morales. Ce qui dénote de l’engouement autour de ces Prix », se félicite dans une note transmise jeudi à APA, Lassina Sermé, le président du Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI) qui organise ces Prix.

« A l’issue des travaux de la commission permanente du jury, 26 candidatures ont été retenues dans les deux catégories confondues », poursuit M. Sermé, précisant que « pour le Prix ouest-africain Alfred Dan Moussa, ce sont les productions qui sont évaluées et non les supports dans lesquels elles ont été publiées ou diffusées, tandis que pour le Prix national Samba Koné, ce sont les entreprises de presse numérique qui sont évaluées ».

Le Prix ouest-africain Alfred Dan Moussa est une compétition ouverte à tous les journalistes web des 15 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont les productions ont été diffusées ou publiées en ligne, indépendamment des autres supports traditionnels (radio, télévision et presse imprimée).

Ce Prix vise à récompenser l’auteur d’un article de presse en ligne, d’une web production télé ou d’une web production radio faisant la promotion de la paix, de la cohésion sociale et de l’intégration dans l’espace CEDEAO.

Les nominés de la cinquième  édition du Prix ouest-africain Alfred Dan Moussa du meilleur journaliste web pour la promotion de la paix et de l’intégration dans l’espace CEDEAO, au nombre de quinze sont : 

Serge Alain Koffi (alerte-info.net, Côte d’Ivoire), Otré Aristide (lebanco.net, Côte d’Ivoire), Bernadette Ayibe (savoirnews.net, Togo), Guéhi Christian Hervé (revelationN1.com, Côte d’Ivoire), Deh Ange Sossie (lereveil.net, Côte d’Ivoire), Narcisse Agan (Alwihdainfo.com, Côte d’Ivoire), Ouattara Aly (aBamako.com, Mali), Assagba Charle (nordsud.info, Côte d’Ivoire), Fofana Zoumanan (woroba-ci.net, Côte d’Ivoire), Madjessou Magloire (creodchristi.com, Côte d’Ivoire), Fréderic Goré Bi (rti.info, Côte d’Ivoire), Ambroise Memede (savoirnews.net, Togo), Koné Inza (aip.ci, Côte d’Ivoire), Koko Kouadio (Tv Toumodi, Côte d’Ivoire) et David Gbedia (Opéra News, Côte d’Ivoire).

Ils seront jugés par un jury présidé par la journaliste ivoirienne Marcelline Gnéproust, cheffe de service au quotidien d’Etat Fraternité Matin et Prix Ebony 2012 (meilleur journaliste de Côte d’Ivoire. Elle est assistée de Dr Karim Wally, journaliste et enseignant chercheur au  département de la communication de l’Université Félix-Houphouët-Boigny de Cocody, et de Théodore Kouadio, Secrétaire général de la rédaction web de Fraternité Matin. 

Pour la troisième édition du Prix national Samba Koné de la meilleure entreprise de presse numérique, onze entreprises sont nominées. Ce sont: Ovation /www.7culture.ci,      Credochristi.com SARLU/www.credochristi.com, Innov Impact Group/www.voiedefemme.net,  ivoirehandicap.net /www.ivoirehandicaptv.net, Alerte infos SARL/ www.alerte-info.net, Eclosion Communication Consulting /www.ladiplomatique.com, Build Groupe Sarl/ www.afriquesur7.com, Sika Times Sarl /www.sikafinance.com, Weblogy offshore/www.abidjan.net, Emergence Edition/ www.destinationci.net et Chanodi/ www.mehielinfo.net. 

Ces entreprises en compétition seront départagées par un jury présidé par le journaliste-consultant Lucien Houédanou, par ailleurs président du Cénacle des Journalistes séniors de Côte d’Ivoire. Mme Evelyne Déba, journaliste à la Nouvelle Chaîne ivoirienne (NCI) et M. Parfait Kouassi, Chef de Service communication et documentation du Fonds de soutien et de développement de la presse (FSDP) sont également membres de ce jury.

Le Prix national Samba Koné est un concours ouvert à toute entreprise de presse en ligne installée en Côte d’Ivoire, de droit ivoirien et ayant pour contenu principal l’actualité ivoirienne.

« Le Prix de la meilleure entreprise de presse numérique vise à encourager les promoteurs des organes de presse numérique à se structurer et à s’organiser conformément à la réglementation ivoirienne en vigueur, mais également à se réinventer avec des modèles économiques viables pour assurer leur pérennité », explique le président du REPPRELCI.

« Pour le Prix national Samba Koné, ce sont les entreprises qui sont évaluées », conclut Lassina Sermé.

Cette édition aura lieu le vendredi 26 novembre 2021 à Abidjan, au cours d’un dîner gala à l’Espace Latrille Events d’Abidjan-Cocody. Les prix et les lots seront remis le même jour aux lauréats, juste après le dévoilement de leurs noms par le Jury.

Créé en 2006, le REPPRELCI regroupe les acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, de structurer et de promouvoir une presse numérique professionnelle en Côte d’Ivoire et dans la sous-région.

La Côte d’Ivoire veut lever les « résistances » dans la digitalisation des services publics

La Côte d’Ivoire, qui s’attelle à accélérer la digitalisation de son administration publique, veut lever les « résistances multiformes » dans le processus de digitalisation des services publics.

« Grâce à une meilleure digitalisation de ses processus, l’administration publique pourra fournir à ses usagers un service réellement efficace », a dit mercredi Mme Kaba Nasséré, directeur de Cabinet, représentant Mme Anne Désirée Ouloto, le ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, lors d’un panel sur la transformation digitale du service public.   

Mme Kaba Nasséré a déclaré « que le défi de la digitalisation des activités des services reste grande, en raison des résistances multiformes et se heurte à notre volonté », lors de ce panel organisé par MTN Côte d’Ivoire, à travers sa direction MTN Business.

Elle a souligné « l’immaturité numérique des services et le dépaysement de la grande majorité des usagers face aux interfaces digitaux », tout en relevant que la révolution numérique impose d’actionner les leviers pour une digitalisation des offres des services publics. 

Le directeur général de MTN Côte d’Ivoire, M. Djibril Ouattara, a fait remarquer que pour numériser les process dans un écosystème, « il faut bien réfléchir à sa stratégie de transformation digitale », donc concevoir une stratégie.  

Selon lui, « la transformation digitale constitue inévitablement une opportunité pour moderniser nos administrations locales et l’occasion de repenser leur fonctionnement et relation avec les populations ». 

De son côté, M. Marc Wabi, directeur de Deloitte, a estimé que la digitalisation doit permettre d’accélérer la démarche administrative, simplifier les procédures et favoriser un « coût acceptable » pour les usagers du service public.   

Avec l’utilisation de l’outil informatique, pour les concours administratifs 2021, tous les candidats ont eu un accès au test, à en croire Mme Kaba, insinuant que cela a permis la proclamation des résultats de la première session en 23 jours contre trois à cinq mois auparavant.   

« L’administration publique se doit sans délai de se réformer et elle ne peut raisonnablement éviter la nécessité de sa digitalisation », a-t-elle soutenu, ajoutant qu' »il faut un engagement volontariste, une démarche cohérente pour construire l’offre de service et anticiper les besoins des usagers ».  

Elle a insisté sur la formation des agents et des managers pour traduire cette transformation digitale de manière fonctionnelle, ainsi que la garantie de la transparence et la sécurité dans le traitement des données pour assurer la confiance numérique. 

Les panélistes ont tous admis qu’il est important d’avoir une stratégie bien définie avant de se lancer dans un processus de la transformation digitale des services publics, ensuite placer le citoyen au coeur de toute cette démarche, car cela permet de lui faciliter la vie. 

La transformation digitale est vertueuse, car profitable aux citoyens et aux agents des services publics. La transformation digitale dans le service public permet par ailleurs d’accroître l’efficacité des process, mais aussi de réduire la pénibilité du travail. 

Toutefois, il faut s’assurer des compétences au niveau du service public et instaurer cette culture du changement, ont relevé les panélistes, pour qui cela peut se faire au travers de la mobilisation des acteurs du secteur privé, une synergie essentielle pour impulser un nouveau paradigme.  

L’événement a été organisé en  collaboration avec le ministère de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, et le ministère de l’Économie numérique, des télécommunications et de l’innovation. 

École ivoirienne: 12 filles lauréates des Awards de l’excellence Nelson Mandela

Les douze meilleures jeunes filles reçues aux examens scolaires du BAC, BEPC et du CEPE de l’enseignement général et technique d’Abidjan, d’Adiaké, de Divo et de Bouaké, ont été récompensées mercredi à Abidjan, à l’occasion de la 1ere édition des Awards de l’excellence Nelson Mandela.

Cette distinction intitulée « Nelson Mandela Awards for girls » et instituée par la Fondation MTN Côte d’Ivoire  a pour but de célébrer et récompenser les meilleures filles reçues aux différents examens scolaires nationaux, notamment des examens du BAC, du BEPC, du CEPE de l’enseignement général et technique.

M. Djibril Ouattara, directeur général de MTN, a déclaré que dans le cadre du projet STEM Girlz, porté par son entreprise, la Fondation investit dans la formation et la sensibilisation des jeunes filles, particulièrement en sciences, en technologie, en ingénierie et en mathématiques. 

Cela, dira-t-il, vise à faire de ces jeunes filles, des leaders de demain et des leviers du développement économique de la Côte d’Ivoire. A ce jour, plus de 250 filles des classes de 6e aux classes de 1ere, ont été initiées au coding, à l’informatique et à la robotique. 

« MTN Côte d’Ivoire souhaite désormais faire de cette initiative un rendez-vous incontournable » afin de relever le défi d’une éducation de qualité, a fait savoir M. Djibril Ouattara, rappelant que Mandela s’est consacré la fin de sa carrière politique à l’éducation.  

Présent à cette célébration des lauréates de la 1ere édition de « Nelson Mandela Awards for girls », l’ambassadeur de l’Afrique du Sud en Côte d’Ivoire, Zolani Mtshotshisa, a félicité les lauréates, mises ce jour sur les rampes de l’excellence. 

M. Bema Traoré, le représentant du ministre de la Formation professionnelle et de l’apprentissage, a prodigué des conseils à ces jeunes filles, leur disant qu’elles sont considérées comme des modèles et devraient de ce fait garder ce cap. 

Il a ensuite appelé la Fondation à initier un prix pour les jeunes filles issues de l’enseignement professionnelle afin de les encourager. Pour lui, cette reconnaissance permettrait de mettre en lumière les jeunes filles formées aux métiers. 

Ce sont 14 millions de Fcfa octroyés par la Fondation MTN Côte d’Ivoire pour honorer ces jeunes filles. Chaque lauréate a bénéficié d’un bon d’achat d’une valeur de 300.000 Fcfa à 900.000 Fcfa ainsi qu’une Wifi et d’une connexion internet gratuite de 12 mois. 

Maroc: une stratégie nationale de santé en milieu carcéral dans le pipeline

Le délégué général à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion, Mohamed Salah Tamek, a révélé, mercredi à Rabat, l’élaboration d’une stratégie nationale de santé en milieu carcéral pour la période 2022/2026, visant le renforcement de la protection sanitaire des détenus.Élaborée en collaboration avec le ministère de la Santé et de la protection sociale, avec le soutien du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, cette stratégie vise à renforcer la protection sanitaire des détenus et à assurer leur accès aux services de soins, a expliqué Tamek lors de la présentation du projet de budget de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) au titre de l’année 2022, devant la Commission de la justice, de la législation et des droits de l’Homme de la Chambre des représentants.

Il a poursuivi que cette stratégie, qui vient consolider les acquis des stratégies antérieures, définit le cadre d’action commune de la Délégation et de l’ensemble des intervenants dans le domaine de la protection sanitaire des détenus (ministère de la Santé et de la protection sociale, ministère de la Justice, Conseil national des droits de l’Homme, ONGs et secteur privé), l’objectif étant de fournir une protection sanitaire appropriée aux détenus durant toute la période de leur incarcération et après leur libération, pour les détenus malades.

Tamek a indiqué que cette stratégie a été conçue conformément aux recommandations internationales relatives à la santé en milieu carcéral et aux stratégies de santé nationale, notamment le Plan santé 2025, en tenant compte des conventions internationales des droits de l’Homme et du concept de la santé publique.

Mohamed Aujjar reconduit à la tête de la mission d’établissement des faits sur la Libye

La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet a renouvelé, mercredi, la nomination du Marocain Mohamed Aujjar en tant que président de la mission indépendante d’établissement des faits sur la Libye.Cette décision intervient à la suite de l’adoption, en octobre dernier par le Conseil des droits de l’homme, de la résolution prorogeant de neuf mois le mandat de ladite mission sur la Libye afin de lui permettre de s’acquitter de son mandat.

Lors de la 48ème session du CDH, tenue le mois dernier, M. Aujjar avait présenté le premier rapport de la mission indépendante d’établissement des faits sur la Libye devant le Conseil des droits de l’homme dont les membres avaient unanimement apporté leur appui au travail accompli par cette mission.

Le Conseil a demandé dans ce sens à la mission d’enquête « de lui présenter à sa 49ème session (mars 2022) un rapport de suivi sur ses conclusions, avec la participation du Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, et de lui soumettre à sa cinquantième session (juin 2022) un rapport complet sur la situation des droits de l’homme en Libye, notamment sur ce qui est fait pour prévenir les violations des droits de l’homme et les atteintes à ces droits et pour que les responsables répondent de leurs actes ».