RCA : « les Casques bleus restent déterminés » (Minusca)

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) affirme que le moral des contingents est au beau fixe malgré l’attaque récente de Casques bleus égyptiens.Le 1er novembre dernier, la garde présidentielle a ouvert le feu à Bangui sur « dix Casques bleus égyptiens désarmés et à peine arrivés en République centrafricaine », informe, dans un communiqué reçu jeudi à APA, Vladimir Monteiro, le porte-parole de la Minusca.

Toutefois, le calme est revenu dans les rangs des Casques bleus. « Les blessés sont en train d’être pris en charge. Ils sont prêts à continuer leur mission », renseigne M. Monteiro qui, néanmoins, admet que « c’est difficile » de subir ce type d’incident dès « son premier jour dans une zone de mission ».

Le capitaine Mazalo Agba, porte-parole de la Police de la Minusca, abonde dans le même sens : « Que ce soit à Bangui ou dans l’arrière-pays, nous sommes là pour soutenir les forces de sécurité intérieure pour accomplir la mission de protection des civils pour laquelle nous sommes déployés en RCA et d’appui aux forces de défense et de sécurité ».

Après la survenue de l’incident, la Minusca annonce avoir eu « des contacts normaux » avec le gouvernement centrafricain « à travers les ministres de la Défense et de la Communication ».

Pour tirer cette affaire au clair, la mission onusienne prévoit de mener « ses propres investigations » et demande aux autorités centrafricaines d’en faire de même. Sur ce dossier, il ne peut y avoir « d’enquêtes conjointes », soutient la Minusca.

De l’avis de Vladimir Monteiro, l’attaque du bus qui transportait les Casques bleus égyptiens « venus apporter leur soutien au processus de paix » constitue « un acte inqualifiable » qui a coûté la vie à une personne.

Sur le plan sécuritaire, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, le porte-parole de la Force de la Minusca, affirme que les efforts sont concentrés sur « certaines zones et axes prioritaires » du territoire centrafricain.

Ces actions, poursuit l’officier, ont notamment conduit « un nombre important et croissant de dissidents de groupes armés à déposer ou à montrer leur intention de déposer les armes dans les localités de Bambari, Kongbo, Dimbi et Alindao ».

La Cour des comptes forme des députés et sénateurs à Yamoussoukro

Un séminaire de la Cour des comptes, en collaboration avec le Projet d’appui au renforcement des institutions de contrôle de la Côte d’Ivoire (PACC) s’est ouvert, mercredi à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative ivoirienne.

L’ouverture des travaux de ce séminaire de formation destiné aux membres des Commissions des affaires économiques et financières (CAEF) de l’Assemblée nationale et du Sénat dans le contexte du budget-programmes a été prononcée par le président du Sénat, Jeannot Ahoussou Kouadio,  au nom des deux institutions.

« Ce séminaire s’inscrit dans le cadre de l’assistance que la Cour des comptes doit apporter au parlement », a expliqué dans un discours, le président de la Cours des comptés, Kanvaly Diomandé.

Ce séminaire qui s’achève vendredi devrait permettre aux deux chambres du parlement ivoirien, d’examiner avec une attention accrue le projet de loi portant budget de l’année 2022 que le gouvernement leur soumettra, en attendant que soient transmis au parlement les différents rapports de contrôle de la Cour des Comptes.

Le président du Sénat a salué  « l’initiative conjointe heureuse de ce séminaire de formation », avec Expertise France, qui met en œuvre le Projet d’appui au renforcement des institutions de contrôle de la Côte d’Ivoire (PACC).

Selon lui, cette initiative traduit éloquemment la volonté de la Cours des comptes de se « conformer à la Constitution et aux différents textes qui associent la haute juridiction financière suprême au parlement pour un meilleur contrôle de l’exécution des lois de finances ».

« Je relève, par ailleurs, la mobilisation des membres des Commissions des affaires économiques et financières des deux Chambres du Parlement, qui donnent de constater leur engagement à jouer sans réserve leur rôle, dans le processus budgétaire de notre pays », s’est félicité Jeannot Ahoussou Kouadio en présence du président de l’Assemblée nationale, Amadou Soumahoro.

Poursuivant, il a souligné un rôle crucial que joue le parlement dans deux domaines particulièrement importants des finances publiques.

D’abord, il vote les crédits budgétaires qui permettent à l’Etat de fonctionner. Ensuite, il contrôle l’usage fait par le gouvernement des habilitations budgétaires qui lui ont été accordées.

Ce second domaine, relatif au contrôle, est au cœur de ce séminaire. Ce contrôle vise, en effet, à s’assurer de la bonne utilisation des deniers publics mis à la disposition des services de l’Etat.

En effet, a expliqué le président du Sénat, dans un contexte d’insuffisance de ressources, face aux besoins immenses des populations, la dépense publique doit être efficace. Cette efficacité se prouve par des documents qui établissent que la gestion des moyens atteint les résultats définis au départ.

L’évaluation, que doit faire le Parlement, par un contrôle externe, permet d’assurer la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat dans un environnement où les citoyens deviennent de plus en plus exigeants.

Les responsables des collectivités territoriales vivent mieux ces exigences des citoyens, confrontés dans leur cadre de vie local, à des ressources peu en adéquation avec leurs besoins énormes en infrastructures diverses.

Le Sénat, qui assure leur représentation, a le devoir d’exercer une vigilance accrue sur l’utilisation des moyens de l’Etat et opérer dès lors un contrôle externe pointilleux, selon son président. 

Le contrôle de l’exécution des lois des finances participe, ainsi, des principes de la bonne gouvernance et de la transparence indispensables au développement harmonieux des nations modernes dont la Côte d’Ivoire se réclame.

Cependant, la complexité des documents budgétaires soumis au Parlement, a priori comme a posteriori de l’exécution de la loi de finances, ne permet pas toujours aux parlementaires, en dehors de quelques avertis, d’en faire une lecture fine et précise susceptible d’en faciliter l’exploitation.

Ce séminaire ambitionne de  faire en sorte que les parlementaires connaissent parfaitement le contenu des documents comme les documents de programmation budgétaire pluriannuelle ainsi que sa période minimale ainsi que les documents de programmation pluriannuelle des dépenses qui sont soumis au débat d’orientation budgétaire.

De même, au sortir de ce séminaire, les participants devraient être familiarisés avec les notions comme les rapports annuels de performance, les rapports d’audit de performance afin de maîtriser les rouages du contrôle externe qu’ils doivent opérer sur l’exécution du budget.

« Il est essentiel, pour un développement harmonieux de notre pays, que nous, Parlementaires, ayons une connaissance plus affûtée du processus budgétaire et des documents y afférents », a insisté Jeannot Ahoussou Kouadio.

Auparavant, M. Adrien Maillard, représentant de la délégation de l’Union européenne et M. Stefan Orivel, représentant Expertise France, ont également tour à tour mis en exergue les enjeux de ces 72 heures de formation.

Conflit en Éthiopie : l’UA appelle à la cessation immédiate des hostilités

Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), observe avec « une profonde inquiétude » l’escalade des affrontements entre l’armée éthiopienne et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF, sigle en anglais).Un an après son déclenchement, la guerre au Tigré prend une toute autre tournure. Elle s’étend petit à petit à l’Amhara et l’Afar, deux autres régions de l’Éthiopie. Les rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF, sigle en anglais) gagnent du terrain sur l’armée régulière. Ils seraient à 400 kilomètres d’Addis-Abeba, la capitale du pays.

La menace qui se rapproche de plus en plus a récemment poussé le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, à préparer ses compatriotes au combat en les invitant à s’armer. Ce qui fait craindre une guerre civile.

Face à cette situation qui ne présage rien de bon, Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), plaide, dans un communiqué reçu jeudi à APA, pour le respect de « la vie et les biens des civils ainsi que des infrastructures de l’État ».

Dans le document, le diplomate tchadien « exhorte une fois de plus toutes les parties à sauvegarder l’intégrité territoriale, l’unité et la souveraineté nationale de l’Éthiopie ». Pour l’organisation panafricaine, le dialogue doit être privilégié « pour rechercher une solution pacifique dans l’intérêt du pays ».

Prête à « soutenir un processus politique consensuel » en Éthiopie, la Commission de l’UA conseille aux forces opposées de « ne pas commettre d’actes de représailles contre quelque communauté que ce soit, et de s’abstenir de tout discours de haine et d’incitation à la violence et à la division ».

Moult rapports ont pointé du doigt les violations des droits de l’Homme commises par l’armée éthiopienne et les rebelles du TPLF. C’est la raison pour laquelle, Moussa Faki Mahamat rappelle aux parties « leurs obligations internationales » en la matière.

Reprise timide des taxis compteurs à Abidjan après 2 jours de grève

Les taxis compteurs ont repris jeudi à Abidjan le service, timidement, après deux jours de grève pour dénoncer une concurrence déloyale opérée par les promoteurs des applications Yango et Uber.

Sur des lignes  notamment d’Angré, Abobo, Koumassi, dans le District d’Abidjan, les taxis en circulation sont menacés par des syndicats qui empêchent les véhicules personnels Yango et Uber de rouler.

Pour statuer sur la question, le ministère des Transports a mis en place un « cadre de concertation » et de travail pour échanger avec les différents acteurs du secteur routier.

Selon M. Sana Sayouba, secrétaire général de l’Association des conducteurs de taxis compteurs (ACTC), une rencontre avec le ministre des Transports a eu lieu, mercredi, mais il n’y a pas eu de compromis sur les propositions de la tutelle. 

L’association, dira-t-il, a rejeté un texte sorti par le ministère de tutelle qui aborde le « covoiturage ». L’ACTC veut que les véhicules personnels opérant via Yango et Uber paient les mêmes taxes que les taxis intercommunaux appelés taxis compteurs. 

Elle a demandé en outre que les « véhicules Yango et Uber » fassent la reconversion et exercent sur l’application de ces deux structures. Pour l’organisation, le ministère veut créer un autre type de transport intercommunal qui peut leur être préjudiciable. 

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a indiqué mercredi,  à l’issue d’un Conseil des ministres, qu’un « compromis est en train d’être trouvé pour un meilleur fonctionnement » du secteur. 

M. Sana a rapporté que ce jeudi, les pourparlers pourraient effectivement commencer via le cadre de concertation présidé par le ministre des Transports, Amadou Koné. Cette plateforme permettra aux parties d’apprécier les propositions. 

L’ACTC a décidé le 25 octobre 2021, d’observer un arrêt de travail allant du 2 au 6 novembre 2021, renouvelable, pour dénoncer « la pratique illégale des véhicules personnels » sur l’application Yango et Uber.  

Les taxis intercommunaux se plaignent notamment de ce qu’ils sont soumis au paiement de charges fiscales et d’assurances auxquelles les véhicules personnels opérant via l’application de Yango et Uber parviennent à se soustraire. 

L’association trouve « inacceptable que des personnes exerçant la même activité ne soient pas assujetties aux mêmes obligations ». Elle invite Yango et Uber à « respecter » les conditions requises pour faire le transport de taxis compteurs ou cesser de faire la concurrence déloyale. 

Suite à des discussions avec le ministère des Transports et au regard des « avancées » de la réglementation des textes législatifs, l’ACTC avait suspendu lundi soir son mot d’ordre de grève. 

Mohamed Mbougar Sarr à l’honneur dans la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, reçus jeudi à APA, ne tarissent pas d’éloges à l’égard de l’auteur sénégalais, lauréat du Prix Goncourt 2021 avec son roman « La plus secrète mémoire des hommes ».Mohamed Mbougar Sarr est tout simplement « la sensation littéraire de l’année », s’exclame Le Soleil. Le quotidien national souligne qu’il est devenu « le premier écrivain d’Afrique subsaharienne» à remporter le Goncourt, « cent ans après le Martiniquais René Maran avec “Batouala ” ».

C’est « le sacre d’un crack », indique EnQuête. En effet, explique ce journal, Mohamed Mbougar Sarr, passé par le Prytanée militaire Charles N’Tchoréré de Saint-Louis, au Nord du Sénégal, confirme le crédo de son ancienne école : l’excellence.

Mohamed Mbougar Sarr, meilleur élève des classes de Terminale au Concours général du Sénégal en 2009, est « au firmament » à seulement 31 ans, se réjouit L’AS. Il fait ainsi tomber le record de précocité du vainqueur du plus célèbre prix littéraire en France depuis 1976.

Une prouesse qui place le natif de Dakar en haut de l’affiche de la rentrée littéraire. Pour sa part, Libération rappelle qu’avant de séduire le jury du Goncourt, l’ouvrage primé est arrivé « en finale du Grand Prix de l’Académie et du Prix Renaudot ».

Sud Quotidien en conclut que Mohamed Mbougar Sarr « poursuit son ascension ». Dans les colonnes de ce journal, Amadou Lamine Sall, poète et lauréat des Grands Prix de l’Académie française, affirme que l’auteur de « Terre ceinte » a gagné « non pour tous, mais pour les meilleurs, ceux qui travaillent et se respectent en prenant le temps de bien travailler ».

Poursuivant dans Le Quotidien, M. Sall, critique littéraire, renseigne qu’ « il y a déjà eu quatre ruptures de stock pour ce livre. Cela veut dire que les gens l’achètent ». A en croire WalfQuotidien, c’est « “ la plus secrète ” victoire du Sénégal » grâce à Mohamed Mbougar Sarr, « prophète des lettres au pays de Marianne ». Cité dans ce journal, Alioune Badara Bèye, le président des écrivains du Sénégal, soutient que « c’est un honneur » pour les auteurs africains.

De son côté, L’Observateur retrace « le fabuleux destin de Mohamed Mbougar Sarr ». Son entrée en littérature, rapporte ce journal, s’est faite officiellement en 2014. Depuis, l’écrivain sénégalais collectionne les titres avec « le Prix Stéphane Hessel pour « La cale », le Grand Prix du roman métis, le Prix Amadou Kourouma pour « Terre ceinte », et le Prix de la Porte dorée pour « Silence du chœur ».

Dans Vox Populi, Mohamed Mbougar Sarr justifie son penchant pour les lettres : « Ce sont mes grand-mères, ma mère, mes tantes, mes cousines qui m’ont initié aux récits, aux histoires, aux légendes, aux contes, aux jeux de mémoire ».

Economie, social et sécurité au menu des quotidiens marocains

Les enjeux de l’investissement privé, la problématique de l’emploi, la situation du secteur du tourisme et le bilan du ministère de l’Intérieur durant cette année, sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce jeudi.+Aujourd’hui Le Maroc+, qui aborde les enjeux de l’investissement privé, écrit que grâce aux choix irréversibles faits par le Maroc et des politiques publiques volontaristes qui s’ensuivent, les entreprises marocaines, en plus des acteurs étrangers, devraient conquérir des secteurs considérés comme l’avenir de l’économie mondiale, notamment les nouvelles techniques et technologies de gestion des ressources, les industries responsables, les filières de recyclage et la transition énergétique

Se référant aux analyses les plus récentes d’organisations spécialisées, la publication prévoit, dans les années à venir, une « abondance » de financements étrangers, institutionnels, publics et même privés, pour les projets tournés vers le développement durable et l’économie verte, soulignant la nécessité pour le Maroc, figurant parmi les pays en avance sur la question, du moins à l’échelle continentale, de tirer profit de cette manne.

+L’Opinion+, qui revient sur la problématique de l’emploi, constate que sous le triple coup de la sécheresse, du Covid et des politiques gouvernementales lacunaires mises en place depuis une décennie, le marché marocain du travail a connu un coup de massue, provoquant une « crise relativement insurmontable », du moins à court terme.

S’appuyant sur les données du HCP, qui montrent la fragilité du tissu économique, le quotidien note que les développements positifs de certains secteurs « ne sont pas suffisamment denses pour redresser la barre de la structure économique ».

Face à l’émergence de plus en plus d’opportunités pour les non diplômés, les jeunes diplômés du supérieur « restent, toujours et encore, les plus grandes victimes de la conjoncture », avec un taux de chômage en hausse tendancielle atteignant les 25,7%, déplore-t-il.

Mais quoique le nouveau gouvernement ait mis en place une feuille de route optimiste pour résorber le chômage, « ce n’est pas d’un coup de baguette magique que les défaillances d’une économie, qui a vu sa capacité à créer des richesses et des emplois s’essouffler progressivement depuis les années 2000, vont disparaître », relève-t-il.

+L’Economiste+, qui revient sur la situation du secteur du tourisme, souligne qu’ « alors que tout un écosystème est à l’agonie, que des milliers d’emplois sont en jeu, que l’une des principales mannes à devises est menacée de tarissement », l’industrie du tourisme peine à faire entendre sa voix, dénonçant un déficit de réactivité stratégique.

Le gouvernement sortant a « tergiversé », donnant l’impression d’être « déconnecté » de la gravité de la situation et considérant sans doute que le contexte sanitaire justifiait tous les sacrifices, estime le quotidien.

Il souligne la nécessité d’inscrire la mobilisation pour le secteur du tourisme ans le même état d’esprit et de cohérence ayant prévalu pour le plan de soutien à l’économie et d’aides aux entreprises fragilisées.

+Le Matin+ rapporte que le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a passé en revue les réalisations des différentes entités relevant de sa tutelle au cours des 8 premiers mois de 2021.

Trois cellules terroristes ont été démantelées et 15 éléments liés à «Daech» ont été arrêtés, près de 385 tonnes de résine de cannabis et plus de 119 tonnes de kif saisies et pas moins de 931.481 crimes et infractions commis, dont la quasi-totalité a été résolue.

Les chiffres exposés en disent long sur les efforts déployés par les différents services du ministère de l’Intérieur, se félicite la publication.

Les diplomates invités à sensibiliser leurs communautés sur le RGPH en Côte d’Ivoire

Les membres du corps diplomatique, accrédités en Côte d’Ivoire, ont été invités mercredi à Abidjan à sensibiliser et mobiliser leurs communautés pour le 5e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), prévu du 8 au 28 novembre 2021.

Cette rencontre, initiée par le ministère du Plan et du développement, en charge de l’opération de Recensement général de la population et de l’habitat, a eu lieu à la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères. 

Mme Kandia Camara, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de l’intégration africaine, des Ivoiriens de l’extérieur et de la diaspora, s’est félicitée de ce que son département a été associé à cette opération.

Elle a invité les ambassadeurs accrédités par l’Etat ivoirien à s’investir dans la « sensibilisation et la mobilisation de leurs communautés respectives », car le RGPH concerne les Ivoiriens et les non Ivoiriens résident en Côte d’Ivoire.

Le ministre du Plan et du développement, Kaba Nialé, a dit que ce 5e RGPH, qui intervient après ceux de 1975, 1988, 1998 et 2014, vise à collecter les informations afin de les mettre à la disposition du gouvernement dans le cadre de la planification. 

Son département, soutenu par l’Institut national de la statistique (INS), mènent une offensive dans le sens de la communication en vue d’une implication des autorités coutumières, des collectivités et des populations.

Peu avant cette rencontre, le directeur général de l’INS, M. Doffou N’Guessan, a instruit M. Albert Flindé, le ministre-gouverneur du District des Montagne, venu s’enquérir de l’opérationnalisation du RGPH 2021.

Au cours d’une séance d’échanges, à Abidjan, M. Aka Doré, coordonnateur national technique du recensement a fait savoir que pour l’opération, il n’est exigé aucune pièce administrative aux populations.

En cas d’absence des chefs du ménage, il est recommandé de charger un membre de la famille qui renseignera les agents recenseurs sur les données concernant chaque habitant du logis, a ajouté M. Aka. 

Le District des Montagne, le deuxième en importance démographique avec plus de 2,3 millions d’habitants, M. Albert Flindé a jugé utile de s’enquérir de l’opération pour une sensibilisation accrue des populations. 

« Nous sommes prêts sur le plan technique, nous sommes aussi prêts sur le plan financier pour conduire ce recensement à partir du 8 novembre jusqu’au 28 novembre 2021″, a assuré M. Doffou, affirmant qu' »il n’y pas d’inquiétude » et les techniciens y travaillent.

Le ministre du Plan et du développement, en compagnie de ses collaborateurs, a rencontré, il y a quelques jours le président de la Chambre des rois et chefs traditionnels en vue d’une mobilisation de leurs sujets, pour le succès du RGPH 2021. 

A’Salfo promet un show « inoubliable » à 2 concerts de Magic System à Abidjan

A’Salfo, lead vocal du Groupe Magic System, a promis mercredi soir à Abidjan, « des moments inoubliables » à deux concerts à Abidjan mi-novembre 2021, après la pandémie de Covid-19, lors d’une conférence de presse.

Le premier concert, visant une cible VIP, a lieu le 12 novembre 2021 à 21h dans un hôtel de renom de la place,  tandis que le second concert, lui, se tient sur l’esplanade du Palais de la culture de Treichville, dans le Sud d’Abidjan, à 16h. 

Ces deux concerts sont précédés d’une série d’activités socio-culturelles et éducatives. Le 11 novembre, à la veille de la première représentation, le groupe Magic System aura des échanges avec les acteurs culturels.

Le 13 novembre, il est prévue une opération de don de sang à Anoumabo, le village d’où sont partis les quatre magiciens du Groupe Magic System. Ensuite, aura lieu un match de gala entre les artistes Zouglou et ceux du Coupé décalé.

Le lendemain, 14 novembre, le groupe Magic System assistera à une projection de film abordant les problèmes de l’éducation, l’un de ses chevaux de bataille. Le 15 novembre 2021, il donne à l’occasion de la Journée nationale de la paix, son second concert. 

Durant deux heures de concert, le groupe revisitera son répertoire avec des chants allant de son premier album « Premier Gaou » au dernier né « Envolée Zougloutique ». Il espère renouer avec la chaleur du public ivoirien.

« On ne joue pas beaucoup en Côte d’Ivoire et chaque fois que l’occasion nous est donnée de nous exprimer devant les Ivoiriens, nous le faisons avec amour et avec sérieux », a déclaré A’Salfo à la presse.

« Nous sortons de la pandémie de Covid-19, on s’est dit qu’il fallait se retrouver, le fait que nous puissions être ensemble à nouveau pour savourer la vie », a-t-il ajouté. Pour sa part, Goudé a exprimé sa « joie » de retrouver le public ivoirien et promet le show.

Quant à Tino, il annonce qu’il sera ce jour « habillé en Zaouli », un masque du terroir ivoirien. Il a laissé entendre que ça fait plaisir de renouer avec la scène et de retrouver les fans après la pandémie de la Covid-19. Manadja, lui, assure que le groupe se prépare bien. 

Ce concert a lieu six mois après la sortie du dernier album du Groupe Magic System dénommé Envolée Zougloutique. Le groupe est le promoteur du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA).

La Côte d’Ivoire veut « clarifier » des dispositions de son Code des investissements

Le Centre de promotion des investissements de Côte d’Ivoire (Cepici) a entamé mercredi à Grand-Bassam un séminaire afin de « clarifier » certaines dispositions du Code des investissements de 2018, et lever tout équivoque d’interprétation.

M. Albert Agbré, conseiller technique, représentant le ministre de la Promotion de l’investissement et du secteur privé, a procédé à l’ouverture de la session qui vise « l »interprétation de certaines dispositions du Code des investissements de 2018 qui posent quelques petits problèmes ».

Le séminaire qui se déroule du 3 au 5 novembre 2021, devrait permettre d’analyser les insuffisances du Code des investissements de 2018, actuellement en vigueur, et de proposer des voies d’amélioration pour leur mise en application ainsi que l’impact des réformes sur la fiscalité des PME, a-t-il ajouté.

La directrice générale du Cepici, Solange Amichia, a fait savoir que le Comité d’agrément, dans l’application du dispositif du Code des investissements, s’est heurté à des divergences d’interprétations. 

Il s’agit, à travers ce séminaire, de « clarifier » des textes du Code des investissements suite aux divergences rencontrées, liées aux problèmes d’interprétation ou de vide constatés dans le dispositif réglementaire.

Cela devrait permettre de donner des armes nécessaires au Comité d’agrément afin de statuer dans la transparence et l’équité sur les demandes d’agrément, a-t-elle souligné, mentionnant que ce séminaire a pour objectif d’améliorer le dispositif existant.

Le thème retenu pour cette session est « Interprétation et mise en application du Code des investissements ». Une cinquantaine d’experts représentant tous les ministères techniques et le secteur privé prennent part aux réflexions.

Selon Mme Solange Amichia, « après près de trois années consécutives de mise en oeuvre, certaines difficultés d’interprétation ou de clarification sont apparues » et il fallait approfondir les échanges afin d’avoir une « vision commune ».

L’Etat de Côte d’Ivoire a adopté en août 2018 un nouveau Code des investissements après une étude menée par le Cabinet McKinsey, au regard des bonnes pratiques de promotion des investissements dans le monde. Ce dispositif remplace celui de 2012.

Ce nouveau Code des investissements offre un dispositif d’incitation plus attractif prévoyant la combinaison d’un système d’exonération et d’un mécanisme de crédits d’impôts, et une attention particulière sur des secteurs jugés prioritaires. 

Sur la période du 1er janvier 2019 au 30 septembre 2021, le Cepici, le Guichet unique de l’investissement, a enregistré « la création prévisionnelle de 21468 emplois; l’agrément de 635 entreprises » avec l’attraction de 1938 milliards Fcfa d’investissements. 

Les investissements devraient soutenir la mise en oeuvre du Plan national de développement (PND, 2021-2025) et le Cepici a pour objectif de réaliser plus de 6.000 milliards Fcfa sur les cinq prochaines années. 

Côte d’Ivoire: 2000 jeunes outillés à l’entrepreneuriat, une alternative d’emploi

Plus de 2000 jeunes ont été outillés, mercredi, à l’entrepreneuriat, une alternative pour l’emploi, à l’occasion de l’édition 2021 de « Campus jeunes Nestlé », un forum qui a réuni des jeunes au Palais de la culture de Treichville, dans le Sud d’Abidjan.

« Notre principale action consiste à accompagner et outiller les jeunes à trouver du travail pour plus d’autonomie et d’indépendance économique », a indiqué le directeur général de Nestlé Côte d’Ivoire, dans un discours.  

Le groupe agroalimentaire, a dans cette même optique lancé il y a deux ans, une alliance pour les jeunes, en partenariat avec d’autres entreprises qui ont décidé d’agir ensemble pour l’employabilité des jeunes. 

Cette plateforme a permis d’échanger sur la problématique de l’employabilité des jeunes, qui ont profité de conseils de professionnels aguerris, notamment des salariés d’entreprises et des entrepreneurs. 

La qualification de base est nécessaire pour préparer les jeunes à la vie professionnelle. Dans cet élan, la firme estime que par l’acquisition des compétences smart, on peut avoir une main d’œuvre compétitive répondant aux besoins du secteur économique.  

Des débats francs ont eu lieu avec ces personnalités avisées. Ces modèles inspirant ont transmis des outils aux jeunes pour que les jeunes se vendent mieux sur le marché de l’emploi, mais aussi créent de l’emploi.  

Le ministre ivoirien de la Promotion de la jeunesse, de l’insertion professionnelle et du service civique, Mamadou Touré, a félicité M. Thomas Caso et l’ensemble de ses collaborateurs pour avoir lancé cette initiative en Côte d’Ivoire.  

Plus de 2.000 jeunes étaient présents dans la salle et plusieurs autres milliers en ligne. Selon M. Mamadou Touré, ce forum rentre dans la dynamique de l’action du gouvernement qui a décidé de faire de la problématique de l’insertion des jeunes une priorité.  

En Côte d’Ivoire, plus de 77% de la population a moins de 35 ans. Le pays a eu une décennie de 2000-2010 qui a été fortement perturbée, avec « près de 400.000 jeunes qui sont sortis du système scolaire sans qualification », un stock important de jeunes à traiter. 

« A ce stock de près de 4 millions de jeunes à qui il fallait offrir des perspectives d’insertion sociale, nous avons encore chaque année, près de 300 à 400.000 jeunes qui continuent de sortir de notre système scolaire avec seulement 100.000 emplois formels créés chaque année », a fait savoir M. Touré.  

La fonction publique, elle, recrute 30.000 fonctionnaires chaque année pour plusieurs millions de jeunes. Elle compte selon le ministre de la Promotion de la jeunesse 250.000 fonctionnaires aujourd’hui et ne peut absorber tous les jeunes diplômes. 

« Le secteur privé n’est pas encore suffisamment dynamique pour absorber toute la main d’œuvre qui arrive sur le marché du travail. Donc, entrepreneuriat apparaît comme une solution, l’une des solutions alternatives pour certains jeunes », a-t-il insinué. 

Son département, assurera-t-il, est disposés à accompagner les jeunes via l’Agence emploi jeunes qui a tout un dispositif de financement pour les jeunes qui veulent entreprendre en Côte d’Ivoire.  

Il a en outre tenu un langage de vérité, faisant observer que les jeunes doivent chercher à acquérir des compétences en adéquation avec le marché de l’emploi, en changeant de paradigme de qualification pour saisir les opportunités d’emplois. 

En outre, a-t-il conseillé les jeunes à se forger, à s’adapter, car on peut avoir une formation de base, un rêve de vie, et on peut être dans un environnement qui nous impose  certaines réalités.  Et ce, en faisant une formation complémentaire. 

« On a besoin d’une génération flexible et qui sait s’adapter parce que le monde évolue vite », a -t -il poursuivi, mentionnant que « plus de la moitié des emplois qu’ on a aujourd’hui, n’existera pas dans quelques années compte tenu de l’évolution » des choses et ils devront anticiper sur les changements à venir. 

 Campus jeunes Nestlé se tient à l’occasion de la Journée africaine de la jeunesse. La rencontre a enregistré la présence du représentant de l’Union africaine. L’Afrique a d’ailleurs la population la plus jeune au monde avec plus de 400 millions de jeunes âgés de 15 à 35 ans.  

Depuis 2013, le géant agroalimentaire a mis en oeuvre l’Initiative mondiale pour les jeunes destinée à accompagner les jeunes à travers le monde et particulièrement en Afrique Subsaharienne.

Ce programme ambitionne d’aider 10 millions de jeunes à travers le monde afin d’accéder à des opportunités économiques d’ici 2030, avec une concentration essentiellement sur l’emploi, l’employabilité et l’entrepreneuriat.