Af’Sud/Covid : l’impact des élections sur les contaminations sera évalué

Les Sud-Africains sauront si les élections générales du 1er novembre ont déclenché une nouvelle vague de contaminations à la Covid-19.Le ministre de la Santé, Joe Phaahla, a indiqué ce vendredi 29 octobre qu’il faudra attendre deux semaines pour connaître l’impact des élections sur la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus en Afrique du Sud.

« Les trois jours précédant les élections, c’est-à-dire vendredi, samedi et dimanche, seront très risqués pour la propagation de la pandémie », a déclaré M. Phaahla, appelant les partis politiques à respecter les restrictions sanitaires relatives à la Covid-19.

Il a ajouté que l’on craint que les jours à venir « soient les plus risqués parce que tous les partis politiques vont rallier leurs partisans derrière eux ».

« Nous appelons donc tous les partis politiques à aborder leurs derniers rassemblements avec prudence », a lancé le ministre de la Santé, Joe Phaahla.

Par ailleurs, il espère qu’au moins 40% de tous les adultes seraient complètement ou partiellement vaccinés d’ici la mi-novembre, et 70% d’ici décembre.

Le ministre de la Santé a indiqué que le gouvernement s’est associé à des épiceries pour mettre en place un programme permettant à ces dernières de donner des bons d’achat aux personnes de plus de 60 ans qui se feront vacciner en novembre.

En outre, il a déclaré que son ministère a conclu un accord avec la Commission électorale indépendante pour mettre en place des sites de vaccination dans au moins 1.000 bureaux de vote dans tout le pays, dans le cadre de ses efforts pour atteindre une immunité collective le plus rapidement possible. Les sites de vaccination seront situés à l’intérieur des bureaux de vote.

Mali/Conflit : un plan d’action contre les violences sexuelles

Le nombre alarmant de cas de violences sexuelles commises dans les zones affectées par le conflit au Mali appelle à une réponse urgente.Les Violences sexuelles liées au conflit (VSLC) sont devenues monnaie courante au Mali en proie à des attaques de groupes terroristes. Pour mettre fin à cela, le gouvernement et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) ont validé un plan d’action pour lutter contre les VSLC.

Le document a été validé au cours d’un atelier organisé du 26 au 28 Octobre 2021 par la Minusma à travers le bureau de la Conseillère principale pour la protection des femmes (BCPPF).

Placé sous la présidence du ministre de la Défense, le Colonel Sadio Camara représentant le Premier ministre, l’atelier a réuni le Représentant de la primature, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies (RSSG) de l’ONU au Mali, des représentants des départements ministériels sectoriels, des membres des organisations de la société civile ainsi que des représentants de la Minusma et des agences des Nations Unies.

Le plan d’action 2022-2024 doit apporter une réponse institutionnelle holistique à l’épineuse question des violences sexuelles en période de conflit. Il contient cinq axes stratégiques, à savoir la prévention et la mobilisation communautaire ; la protection ; l’accès aux services multisectoriels ; la lutte contre l’impunité, et le Suivi/évaluation et la coordination, informe la Minusma.

Elle ajoute que depuis janvier 2021, plus de 900 cas ont été signalés par les prestataires de services au Mali, dont près de la moitié concerne des jeunes filles de moins de 18 ans. « Alors que la plupart des cas rapportés ont été commis dans le nord et le centre du pays, la récente dégradation sécuritaire au sud du Mali a été prise en compte dans l’élaboration du plan d’action afin de prévenir la survenance de cas dans ces régions, et le cas échéant d’y répondre efficacement », poursuit notre source.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies (RSSG) de l’ONU au Mali (RSSG), El-Ghassim Wane, a tenu à renouveler l’engagement des Nations Unies aux côtés du Mali pour lutter efficacement contre les Violences sexuelles liées au conflit (VLSC). Il a déclaré que « le plan d’action permettra de contribuer à atteindre l’objectif de zéro cas de VSLC au Mali ».

Nigeria : plusieurs terroristes tués par l’armée

L’armée du Nigéria annonce avoir tué 38 terroristes.Les victimes sont des combattants de Boko Haram /Province des Etats islamiques d’Afrique de l’Ouest (ISWAP). Parmi elles, il y a son chef, Bako, selon le quartier général de la Défense nigériane.

Le directeur par intérim des opérations médiatiques de la défense, le général de brigade Bernard Onyeuko, a déclaré aux journalistes, hier jeudi à Abuja, que 11 éléments criminels, dont des terroristes, leurs informateurs et des fournisseurs de logistique, ont été arrêtés, tandis que cinq civils kidnappés ont été sauvés au cours des opérations.

Selon lui, les troupes ont récupéré 29 armes diverses, 166 cartouches de munitions diverses ainsi que deux camions-citernes et 622 sacs d’engrais utilisés pour la production d’engins explosifs improvisés.

Onyeuko a ajouté que 1.199 terroristes et leurs familles, dont 114 hommes, 312 femmes et 773 enfants, s’étaient rendus aux troupes dans différents endroits du nord-est du pays entre le 15 et le 28 octobre.

Nigeria : la Chine livre 60 véhicules blindés à l’armée

Avec la réception de ces chars de troupes de type VP-1, l’armée nigériane renforce sa capacité de riposte contre les insurgés de Boko Haram et le banditisme dans le Nord-Est et le Nord-Ouest du pays.Lors de la mise en service des nouveaux chars blindés à l’école d’infanterie de l’armée nigériane, à Jaji, dans l’Etat de Kaduna, jeudi, le chef d’état-major de l’armée nigériane, le lieutenant-général Faruk Yahaya, a déclaré que le déploiement de nouvelles plateformes sur le champ de bataille souligne l’engagement du gouvernement à garantir un état de normalité sur l’ensemble du territoire national.

Il a assuré que l’armée prendrait des mesures convaincantes pour s’assurer que les bandits et les terroristes soient neutralisés et annihilés dans tout le pays.

Le chef d’état-major des armées, qui était représenté par le commandant du corps d’infanterie, le général de division Victor Ezugwu, a déclaré : « C’est un effort qui s’inscrit dans les objectifs cardinaux du gouvernement fédéral de s’attaquer à la totalité des défis de sécurité auxquels notre cher pays le Nigeria est confronté ».

« Ces plates-formes que nous mettons en service aujourd’hui viennent s’ajouter à d’autres équipements apportés à cet effet, ce qui souligne la volonté stratégique de faire en sorte qu’un état de normalité soit instauré sur toute l’étendue du territoire nigérian ».

Les médias locaux ont rapporté vendredi que le chef de l’armée a averti les bandits et autres acteurs non étatiques de se rendre avec leurs armes ou d’être envoyés en enfer.

Il a également réaffirmé l’engagement de l’armée nigériane à protéger l’intégrité territoriale du pays, et que cet objectif serait atteint en collaboration avec les parties prenantes, les partenaires et les autres organismes concernés.

Mali : Ilze Brands Kehris en visite du 1er au 6 novembre

La situation des droits humains sera au cœur du séjour de la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux droits de l’Homme.Au Mali, la fréquence des violations des droits de l’Homme interpelle souvent la communauté internationale. L’armée et les mouvements jihadistes sont notamment au banc des accusés.

Ilze Brands Kehris discutera, au cours de sa visite au Mali, avec de « hauts représentants du gouvernement, le chef de la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MiSahel), de hauts représentants du G5 Sahel, des membres du corps diplomatique et l’institution nationale des droits de l’Homme », selon un communiqué reçu vendredi à APA.

La Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux droits humains, poursuit la source, s’entretiendra aussi avec « l’équipe dirigeante de la Minusma et d’autres responsables des Nations Unies » basés au Mali.

Lors de cette mission, des discussions sont également prévues avec « diverses organisations de défense des droits de l’Homme et de la société civile, des dirigeants communautaires et des associations de jeunes, ainsi que des autorités religieuses et traditionnelles ».

La visite de six jours d’Ilze Brands Kehris sera sanctionnée par « une déclaration abordant certaines des questions clés » soulevées dans les échanges.

Covid-19 : Seuls cinq pays africains atteindront l’objectif de 40% de vaccination (Oms)

Moins d’un cinquième des 54 nations du continent devraient atteindre l’objectif de vaccination de 40% de leur population contre le Covid-19 d’ici la fin de l’année, a déclaré jeudi l’Organisation mondiale de la santé (Oms).Cette dernière projection intervient alors que la Région s’efforce de répondre à la demande croissante de produits de vaccination essentiels, tels que les seringues.

Trois pays africains, les Seychelles, Maurice et le Maroc, ont déjà atteint l’objectif fixé en mai, selon l’Assemblée mondiale de la santé, la plus haute instance mondiale chargée de définir les politiques de santé.

Selon l’Oms, si les efforts pour accélérer le rythme ne décollent pas, seuls cinq pays atteindront l’objectif de l’Oms à la fin de 2021.

Au rythme actuel, seuls deux autres pays, la Tunisie et le Cap Vert, atteindront également l’objectif, a déclaré le Bureau Afrique de l’agence sanitaire des Nations unies.

En outre, l’accès limité à des produits essentiels tels que les seringues pourraient ralentir le déploiement des vaccins Covid-19 en Afrique.

L’Organisation des Nations unies pour l’Enfance (Unicef) a signalé une pénurie imminente de 2,2 milliards de seringues autobloquantes pour la vaccination Covid-19 et la vaccination de routine en 2022. Cela inclut les seringues autobloquantes de 0,3 ml pour la vaccination Covid-19 de Pfizer-BioNTech.

Selon l’Oms, il n’existe pas de stock mondial de seringues spécialisées de 0,3 ml, qui diffèrent des seringues de 0,5 ml utilisées pour les autres types de vaccins Covid-19 et la vaccination de routine.

Le marché des seringues autobloquantes de 0,3 ml est serré et extrêmement compétitif, indique l’Oms, ce qui entraîne une pénurie d’approvisionnement qui durera au moins jusqu’au premier trimestre de l’année prochaine.

Certains pays africains, comme le Kenya, le Rwanda et l’Afrique du Sud, ont déjà connu des retards dans la réception des seringues.

Le Rwanda et la Tanzanie signent un accord de défense

Kigali et Dodoma joignent leurs forces pour sécuriser notamment une frontière commune longue de près de 800 kilomètres.Dans le cadre de la réunion de la Commission permanente mixte (CPM), Liberata Mulamula et Vincent Biruta, ministres tanzanien et rwandais des Affaires étrangères ont signé, hier jeudi, l’accord de coopération en matière de défense.

Au préalable, a souligné l’émissaire du Rwanda en Tanzanie, le Général de division Charles Karamba, « le rapport des Secrétaires permanents a été approuvé ». La 15e Session de la Commission permanente mixte a débuté lundi à Dar es Salam, ancienne capitale de la Tanzanie.

Cette rencontre bilatérale fait écho à la volonté des présidents Paul Kagamé et Samia Suluhu Hassan d’œuvrer pour le renforcement de la coopération entre le Rwanda et la Tanzanie. En août, à Kigali, les deux chefs de l’Etat ont paraphé quatre accords dans les domaines des TIC, de l’immigration, de l’éducation et de la réglementation des médicaments.

Sénégal: Locales 2022, société et fait divers au menu de la presse

Le choix d’Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale, comme tête de liste à Dakar de la coalition présidentielle aux élections locales du 23 janvier 2022 retient l’attention de l’essentiel des quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA.Candidat de la coalition présidentielle à la ville de Dakar, « Diouf Sarr Ba Amadou », barre à sa Une Le Quotidien. Sud Quotidien précise de son côté que « Macky vote Diouf Sarr » pour diriger la liste de Benno Bokk Yakaar (unis pour un même espoir) dans la capitale.

Vox Populi se fait l’écho de la première déclaration du « capitaine » qui appelle « l’équipe » de BBY à se souder autour de lui pour se battre pour « la même cause », à savoir la victoire de la coalition aux Locales 2022.

EnQuête s’intéresse également aux « chantiers du président », soulignant que le duo Amadou Ba-Diouf Sarr « se dégage comme devant mener la bataille de Dakar ». Le journaliste et analyste politique Ibrahima Bakhoum explique au journal que celui « qui remporte Dakar se présentera de facto comme un potentiel successeur de Macky Sall en 2024 ».

Mais les choix de ce dernier dans les investitures à Benno pour les Locales 2022 créent une « implosion » qui se manifeste par des « dépôts de caution tous azimuts au sein de la majorité », indique L’AS qui souligne que les alliés se révoltent contre le « diktat Apériste ». Selon Walf Quotidien, ces derniers sont « réduits à leur +plus simple expression+ », reprenant ainsi une vieille pique de Macky Sall contre l’opposition.

En revanche, ce dernier déclare dans L’Observateur que ce sont « des choix qui peuvent éviter la fragilisation de la coalition ». Titrant sur « Macky Sall, la liste de Benno et les 166 sondages », le journal indique que le président interdit formellement « de créer des listes parallèles à Thiès et Keur Madiabel », le fief du président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse, « ou de rejoindre la liste de +Sénégal 2035+ », lancé par son directeur de cabinet Mame Mbaye Niang.

Par ailleurs, « le vent de révolte souffle » à Thiès où les choix d’Idrissa Seck sont également « contestés », d’après Vox Populi. Le maire de la ville sortant Talla Sylla, qui a été zappé, crache ses vérités aux Rewmistes et se met en course avec la liste « Wa Thiès ».

Sur un autre sujet, Le Soleil titre sur le VIH/SIDA au Sénégal et indique que « le taux de prévalence poursuit sa baisse ». Il est passé de 0,5 % à 0,3 % selon une enquête de l’Onusida. En termes plus clairs, selon le quotidien national, le pays ne compte plus que 39.400 malades.

En fait divers, L’Observateur revient « au centre où un volontaire français a violé 8 enfants ». Cela s’est passé à Keur Mbaye Fall, dans la banlieue dakaroise. Libération livre « les horribles révélations de l’enquête » portant sur des accusations d’abus sexuels et de pédopornographie contre Brice Theret. Déjà, « dans un mail collectif, cinq volontaires français ont révélé au Service civique les agissements » de leur compatriote.

En football, Stades fait focus sur Lamine Gassama, Salif Sané, Moussa Wagué, Henri Saivet, Mbaye Niang et Youssouf Sabaly. Ces titulaires en 2019 lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en Egypte connaissent aujourd’hui des fortunes diverses (blessures, sans club…). Ainsi, ils « pourraient rater 2022 », à savoir la CAN prévue en janvier au Cameroun.

Ethiopie : hausse des exportations trimestrielles du café

L’Ethiopie a obtenu 327,87 millions de dollars grâce à l’exportation de 86.288 tonnes de café au cours du premier trimestre de l’année fiscale éthiopienne qui s’est terminée le 10 octobre 2021.L’Autorité éthiopienne du café et du thé a déclaré jeudi que les recettes ont augmenté de 143,08 millions de dollars, le volume ayant augmenté de 32.845 tonnes par rapport à la même période de l’année fiscale précédente.

L’Autorité a désigné l’Allemagne, l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis comme les trois principales destinations du café éthiopien au cours de la période de trois mois qui a débuté le 8 juillet 2021.

Ainsi, l’Allemagne a importé un total de 21.336 tonnes (25% du total) de café éthiopien, ce qui a généré des recettes de 66,78 millions de dollars (20%).

Plus de 12.380 tonnes (14%) de café ont également été exportées vers l’Arabie saoudite au cours de la même période, pour un montant de 40,83 millions de dollars (12%).

La Belgique, le Japon, la Corée du Sud, l’Italie, la Chine, la France et l’Australie se classent de la 4ème à la 10ème place parmi les dix premières destinations du café éthiopien en termes de recettes générées.

Dans l’ensemble, l’Autorité rapporte que l’Ethiopie a exporté un total de 88.920 tonnes de café, thé et épices au cours du premier trimestre de l’année budgétaire en cours et a obtenu 333,5 millions de dollars.

La performance a montré des records impressionnants, le volume et la valeur des exportations dépassant l’objectif fixé pour le trimestre de 14.220 tonnes et 88 millions de dollars US, respectivement.

Le pays d’Afrique de la Corne de l »Afrique s’apprête à collecter 245,7 millions de dollars pour l’exportation de 74.700 tonnes de produits de base au cours de la période.

« Ces revenus soutiendront de manière significative les recettes en devises des exportations du pays », indique l’Autorité. « C’est également une indication de l’avenir prometteur du secteur des exportations », a-t-elle conclu.

Gabon : Brice Laccruche Alihanga condamné à cinq ans de prison ferme

Le Tribunal correctionnel de Libreville a établi, ce vendredi, la culpabilité de l’ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo jugé pour « délivrance indue de documents administratifs ».Disgrâce. Brice Laccruche Alihanga, tombé de son piédestal en 2019, poursuit sa descente aux enfers. Homme de confiance d’Ali Bongo, le Franco-Gabonais de 41 ans avait réussi à prendre les rênes du pouvoir suite à l’accident vasculaire cérébral du chef de l’Etat en octobre 2018.

Mais fin 2019, soupçonné notamment de « détournements de fonds publics et de blanchiment d’argent », M. Laccruche Alihanga est arrêté puis incarcéré. En prison, l’ex-homme fort de Libreville a même voulu se suicider le 21 mai 2020 en s’ouvrant les veines.