Afrique : le changement climatique menace la reprise économique (rapport)

Les migrations climatiques en Afrique de l’Ouest et dans le bassin du lac Victoria risquent de saper les efforts de développement du continent selon un communiqué parvenu jeudi à APA.D’ici 2050, l’Afrique pourrait devenir la région du monde la plus durement touchée par les dérèglements du climat. A cette date, le continent noir compterait 86 millions selon la nouvelle série de rapports Groundswell Africa, publiée hier par la Banque mondiale. A la veille de la 26e session de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP 26), l’institution financière tire la sonnette d’alarme.

En effet, l’analyse des données des pays d’Afrique de l’Ouest et du bassin du lac Victoria, notent qu’en l’absence de mesures concrètes, des foyers de migration climatique pourraient apparaître dès 2030, avant de s’étendre et de s’intensifier par la suite.

Cette situation forcerait 32 millions de personnes en Afrique de l’Ouest à migrer à l’intérieur de leur pays d’ici 2050. Les estimations sont encore plus élevées pour la région du bassin du lac Victoria qui risque de compter 38,5 millions de migrants internes sur la même période.

« Des éleveurs nomades sillonnant le Sahel aux pêcheurs qui bravent les océans, l’histoire de l’Afrique de l’Ouest est celle d’une région marquée par les migrations climatiques. Au cours des prochaines années, les Africains seront confrontés à des difficultés sans précédent à cause de la hausse des températures, de l’irrégularité des précipitations, des inondations et de l’érosion côtière », souligne le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du centre, Ousmane Diagana, cité par la note.

« Cette série de rapports identifie les stratégies d’actions climatiques prioritaires pour aider les pays à évoluer vers un développement vert, résilient et inclusif et créer des moyens de subsistance durables pour tous les Africains », informe-t-il.

Les effets graduels du changement climatique, comme la pénurie d’eau, la baisse de productivité des cultures et des écosystèmes, l’élévation du niveau de la mer et les ondes de tempête, contraindront de plus en plus les populations à migrer. Certains territoires deviendront moins hospitaliers sous l’effet du stress thermique, des événements météorologiques extrêmes et de la perte de terres.

D’autres, en revanche, pourraient devenir plus attrayants en raison des changements induits par le climat, comme la hausse des précipitations. S’ils ne sont pas maîtrisés, ces bouleversements risquent non seulement d’entraîner des flux migratoires, mais aussi d’accentuer les vulnérabilités existantes et d’aggraver la pauvreté et les situations de fragilité, conflit et violence.

Les auteurs du rapport notent que les mouvements migratoires dépendront de l’interaction entre les effets graduels du changement climatique, la dynamique démographique et le contexte socioéconomique de chaque pays. L’ampleur des migrations climatiques internes pourrait toutefois être réduite de 30 % dans la région du lac Victoria et de 60 % en Afrique de l’Ouest grâce à des mesures immédiates et concertées pour réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre et favoriser un développement vert, inclusif et résilient.

« Les investissements dans la résilience et l’adaptation sont à même de promouvoir les industries vertes, et lorsqu’ils sont associés à des investissements dans la santé, l’éducation, l’économie numérique, l’innovation et les infrastructures durables, ils offrent également un formidable potentiel pour créer des emplois adaptés aux défis climatiques et stimuler la croissance économique », affirme le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Est et australe, Hafez Ghanem.

« Dans le cadre de ces efforts, il est essentiel de mettre l’accent sur l’autonomisation des femmes afin d’améliorer le capital humain et de bénéficier du dividende démographique, car ces aspects seront des composantes importantes du renforcement de la résilience climatique dans les années à venir », ajoute-t-il.

L’ampleur et la trajectoire des migrations causées par les facteurs climatiques obligeront les pays à prendre des mesures vigoureuses et transformatrices axées sur la neutralité carbone ; le contexte local en intégrant la question des migrations climatiques internes dans des plans de développement anticipateurs, écologiques, résilients et inclusifs sur l’ensemble du continent africain.

Ces mesures porteront aussi sur les données à travers l’investissement dans la recherche et les outils de diagnostic pour mieux comprendre les facteurs des migrations climatiques internes et, partant, de mettre en place des politiques ciblées ; et les populations en investissant dans le capital humain pour permettre aux citoyens d’occuper des emplois productifs et durables adaptés aux défis climatiques.

Inauguration à Abidjan d’un centre sportif ivoiro-coréen d’un coût de 6,5 milliards Fcfa

Le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara, a procédé jeudi à l’inauguration d’un Centre sportif, culturel et des TIC ivoiro-coréen éponyme, situé à Adjamé, dans le Nord d’Abidjan.

« Cet édifice représente un symbole fort de l’amitié entre nos deux pays », a déclaré M. Alassane Ouattara qui a traduit toute la reconnaissance de la République de Côte d’Ivoire à l’Etat de la Corée pour « le don de ce bel ouvrage ».

Le centre devrait permettre l’éducation et l’encadrement de la jeunesse. Il comprend 1200 sièges, une salle d’exposition culturelle et se veut un espace qui accueille les rendez-vous sportifs, culturels et des TIC. 

Selon le ministre ivoirien des Sports et du développement de l’économie sportive, Claude Paulin Danho, l’ouvrage a coûté 6,5 milliards Fcfa d’investissement, soit 5,2 milliards Fcfa financés par la République de Corée et 1,3 milliard Fcfa de l’Etat ivoirien.

 Cet espace, dédié à la promotion du taekwondo, a été inauguré en présence de l’ambassadeur de Corée en Côte d’Ivoire, Lee Sang Ryul. Il s’est réjoui de ce que le centre sportif, culturel et des TIC renforce les liens de coopération entre les deux pays. 

 »Nous pouvons dire désormais que le taekwondo est devenu autonome », a affirmé Me Jean-Luc Adjémel, ceinture noire 4e dan dans cette discipline, rapportant que par le passé, ils louaient des salles pour organiser des compétitions de passage de grade. 

En 1961, la Côte d’Ivoire a noué des relations avec la Corée. L’Etat ivoirien est le premier pays africain à établir avec la Corée des relations diplomatiques et cette coopération entre les deux pays dure aujourd’hui 60 ans. 

Affi appelle à un dialogue politique pour un « consensus » à la présidentielle de 2025

Le président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Affi N’Guessan a plaidé jeudi pour la reprise du dialogue politique en vue d’un « consensus » autour de la présidentielle de 2025, lors d’une rencontre avec Alassane Ouattara au palais présidentiel d’Abidjan.

« Il ne faut pas attendre au dernier moment pour engager des discussions. Je crois que le Premier ministre va être instruit de manière à ce que le dialogue politique reprenne avec les partis politiques », a dit M. Affi qui conduisait une délégation de son parti.

Cette démarche, notera-t-il, a lieu afin que « ce qui a été à l’origine des problèmes de 2020 puissent être discuté et que nous puissions trouver un consensus largement et longtemps avant l’échéance de 2025 ».

Le président du FPI a émis le vœu que 2025, une année électorale, puisse permettre à la Côte d’Ivoire de tourner la mage des élections contestées et des crises à l’instar du scrutin présidentiel qui s’est soldé par une crise ayant fait plus de 3 000 morts.   

Il a fait savoir que c’est une audience que le FPI a sollicitée il y a plusieurs mois, mais les conditions sanitaires liées à la Covid-19 n’ont pas permis de la rencontre. A cette occasion, il a  évoqué des sujets d’Intérêt national.

Avec le chef de l’Etat, il a déclaré avoir abordé la question de la réconciliation nationale, la paix et la stabilité, politique et sociale de la Côte d’Ivoire. A cet effet, il a plaidé pour la réintégration de camarades radiés de la fonction publique suites aux crises électorales de 2010 et 2020. 

« Des proches ont fait l’objet d’arrestation, beaucoup d’entre eux ont été libérés dont moi-même (après la présidentielle de 2020), mais quelques uns sont encore en prison », a ajouté le chef du FPI, parti fondé par Laurent Gbagbo, aujourd’hui président du PPA-CI.

« Nous avons évoqué le sujet de ces quelques camarades fonctionnaires qui ont été radiés et comme il y a une juriste prudence qui vient d’être éditée à travers l’intégration de certains hauts cadres qui étaient en exil au Ghana, nous avons souhaité que le président examine avec l’administration le cas de tous ces camarades qui ont été radiés dans le cadre de la crise de 2010 », a-t-il poursuivi. 

« S’ils ne peuvent pas être réintégrés, que des mesures de compensation leur permettent de se prendre en charge pour se réinsérer dans la vie économique et sociale », a ajouté M. Affi.  

Il a par ailleurs fait état de la situation de quelques planteurs d’hévéa, notamment le cas de la SAFIC de Grand-Lahou (Sud), où près de 400 planteurs sont en contentieux avec une entreprise de la place sur un montant de près de 5 milliards Fcfa, un dossier qui traîne sur plusieurs années.

« Les planteurs m’ont demandé expressément d’évoquer le sujet avec le chef de l’Etat, ce qui a été fait et je pense que dans les jours et semaines à venir, le Premier ministre va se pencher sur ce dossier », a-t-il rassuré.

Côte d’Ivoire: le Trésor dénonce un emprunt obligataire lancé « sans autorisation »

Le Trésor ivoirien dénonce l’emprunt obligataire de l’entreprise « Patrimoine Africa » lancé avec un taux d’intérêt de 50% par an « sans autorisation » et en « violation » des règles en la matière, dans un communiqué.

Patrimoine Africa a lancé à travers les réseaux sociaux un emprunt obligataire afin de constituer un fonds interne pour la production avicole dénommé « FIPRA-PA 2021 » aux conditions de souscription ne respectant pas les normes. 

Le montant total à mobiliser pour cet emprunt obligataire est de 100 millions Fcfa avec une valeur nominale de 10.000 Fcfa et un taux d’intérêt annuel de 50% pour une durée de quatre ans. La restitution du capital souscrit est prévue à la fin du contrat.

Selon le Trésor, « cet emprunt a été lancé sans autorisation, en violation de l’instruction relative à l’appel public à l’épargne au sein de l’Union monétaire ouest-africaine  (Uemoa) et de la mesure gouvernementale d’interdiction des placements financiers illégaux ».

L’Etat de Côte d’Ivoire a adopté en juillet 2020 un texte interdisant les placements financiers illégaux. Ce texte qui renforce le dispositif sur les placements financiers, a été pris à la suite de placements ayant fait plusieurs victimes. 

Prévenant les populations, le Trésor rappelle qu’elles doivent « garder à l’esprit que le taux d’intérêt de 50% qui est proposé, doublé de la restitution du capital souscrit à la fin du contrat, constituent des éléments d’alerte qui invitent à se détourner de ce type de placement ». 

Mali : la Cédéao regrette l’expulsion de son Représentant

La Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) fustige une « décision extrême » de Bamako alors que la procédure de remplacement d’Hamidou Boly avait déjà été enclenchée.C’est un sérieux coup de vent sur les relations entre le Mali et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Le 25 octobre dernier, les autorités de la transition ont déclaré « persona non grata » le Représentant de la Cédéao avant de lui accorder un délai de 72 heures pour quitter le territoire malien.

Selon communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, « plusieurs mises en garde » ont été adressées à Hamidou Boly « à travers sa hiérarchie ». Bamako a reproché au diplomate des « agissements incompatibles avec son statut ».

Deux jours après la signature de l’acte d’expulsion, la Commission de la Cédéao se désole qu’une telle décision soit prise dans « une période délicate ». Toutefois, l’organisation régionale promet de continuer « à déployer ses efforts pour appuyer une transition réussie et apaisée au Mali ».

« Dette cachée » : Filipe Nyusi éclaboussé par le scandale

Le président du Mozambique a été mouillé dans le scandale des pots-de-vin et des prêts illégaux qui secoue le Mozambique depuis plusieurs années.Filipe Nyusi est cité comme un des bénéficiaires des transactions illicites dans l’affaire dite de la « dette cachée ». La firme Privinvest, groupe international de construction navale, a annoncé jeudi qu’elle avait assigné Nyusi le 19 octobre à comparaître devant la Haute Cour britannique de Londres pour avoir reçu plusieurs versements qui correspondent à des investissements dans des projets portés par les partenaires locaux de Privinvest. Une partie de ces versements aurait servi à financer la campagne électorale de l’actuel président.

Privinvest a indiqué dans un communiqué que les réclamations contre Nyusi « concernent les paiements effectués à son profit, notamment pour financer sa campagne électorale présidentielle de 2014, et étant donné qu’il était au cœur de la création et du sabotage ultérieur des projets au Mozambique ».

Ce nouveau rebondissement fait suite à une ordonnance du 20 mai 2021 dans laquelle la Haute Cour de Grande-Bretagne a accordé à Privinvest l’autorisation de poursuivre Nyusi. Ministre de la Défense au moment des faits, Nyusi, pas inquiété par la justice de son pays qui juge l’affaire, à 23 jours pour reconnaître les faits qui lui sont reprochés où préparer sa défense devant la justice internationale.

Le Mozambique, un des pays les plus pauvres au monde, est plongé dans une grave crise financière à cause de l’affaire dite de la « dette cachée ». Entre 2013 et 2014, trois entreprises publiques mozambicaines – ProIndicus, Ematum et Mam – contractent pour plus de deux milliards de dollars (1,8 milliards d’euros) des prêts secrets auprès du Crédit suisse et de la banque russe VTB garantis par le gouvernement, pour financer des projets de surveillance maritime, de pêche et de chantiers navals.

Seulement, ces opérations étaient couvertes dans une vaste entreprise de corruption pour enrichir des entreprises et des dignitaires du régime de l’ancien président d’Armando Guebuza (2005-2015). Elles portaient l’empreinte de Ndambi Guebuza, fils de l’ancien président, en prison depuis deux ans et Manuel Chang, ministre des Finances en fuite en Afrique du Sud.

Le Parlement mozambicain, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont été contournés. En 2016, quand le gouvernement de Nyusi annonce l’existence de la fameuse dette, les institutions de Bretton Woods dans une colère noire gèlent automatiquement leur aide. En proie à la montée du Jihadisme dans la province du Cabo Delgado, le Mozambique est asphyxié et ne peut plus faire face à ses engagements vis-à-vis de ses bailleurs. La devise locale s’effondre, plongeant le jeune Etat indépendant depuis 1975 dans une grave crise financière.

Zimbabwe : appel à la levée des sanctions

Le Rapporteur spécial des Nations unies sur les mesures coercitives unilatérales, Alena Douhan, a appelé les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux à lever les sanctions unilatérales imposées au Zimbabwe.Dans une déclaration publiée à l’issue de sa mission d’enquête de dix jours au Zimbabwe, Mme Douhan a déclaré que les « sanctions unilatérales à l’encontre de personnes et d’entités ciblées » ont eu des conséquences inattendues et ont exacerbé les problèmes sociaux et économiques préexistants pour les Zimbabwéens ordinaires.

« Les Etats-Unis et d’autres Etats devraient lever leurs sanctions à l’encontre des individus et entités ciblés et mettre fin à l’excès de conformité », a déclaré Mme Douhan.

Elle a indiqué que les sanctions et les diverses formes de non-respect des sanctions ont eu un effet d’entraînement sur l’économie du Zimbabwe et sur la jouissance des droits humains fondamentaux, notamment l’accès à la santé, à l’alimentation, à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi qu’à l’éducation et à l’emploi.

Faisant apparemment référence au bruit que font actuellement le gouvernement zimbabwéen et ses partenaires régionaux au sujet des sanctions, le fonctionnaire de l’Onu a déclaré que les autorités de Harare devraient dépasser la « rhétorique sur les sanctions » et œuvrer en faveur d’un dialogue significatif visant à remédier à la situation dans le pays ».

« Le moment est venu pour les Etats qui appliquent les sanctions et les principales parties prenantes nationales de s’engager dans un véritable dialogue structuré sur la réforme politique, les droits de l’homme et l’Etat de droit, et d’abandonner la rhétorique sur les sanctions comme outil de plaidoyer », a-t-elle ajouté.

Depuis 2002, le Zimbabwe fait l’objet de mesures financières et de voyage ciblées de la part de l’Occident à l’encontre de certains officiels et de certaines entreprises accusées d’être impliqués dans des violations des droits de l’homme.

Ces mesures comprennent le gel des comptes bancaires et d’autres actifs appartenant à ces personnes et entités, ainsi que des interdictions de voyager.

Les autorités de Harare ont obtenu le soutien des autres membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ainsi que de l’Union africaine pour exiger la suppression de ces mesures, ce qui a conduit la SADC à déclarer le 25 octobre Journée anti-sanctions.

Genre : une étude pour briser le plafond de verre au Sénégal et au Ghana

Le Centre africain pour la transformation économique (Acet, sigle en anglais) a réalisé une enquête dans ces deux pays pour énoncer des pistes de solutions aux obstacles qui se dressent sur le chemin des femmes en quête d’emploi.Avec 60 % d’individus âgés de 25 ans au plus, l’Afrique subsaharienne a la population la plus jeune au monde. Mais cette frange ne participe pas suffisamment au dividende démographique.

Pour inverser la tendance, le Centre africain pour la transformation économique (Acet, sigle en anglais) a plongé à la recherche de réponses au désœuvrement des femmes. Au Sénégal et au Ghana, un échantillon de 90 femmes a été sélectionné avec comme critères : âge compris entre 15 et 35 ans, différences de milieux (urbain et rural) et de niveaux d’études.

L’enquête, ayant porté sur trois secteurs, le business, l’agriculture et l’hôtellerie, a visé trois objectifs majeurs. Il s’agit de l’identification des « facteurs qui ralentissent l’éducation des jeunes femmes », de la connaissance des « barrières de genre » dans les entreprises et de la proposition de « mesures » pertinentes qui pourraient aider les gouvernants à mieux prendre en charge les besoins spécifiques des filles en termes d’éducation. Celle-ci étant la clef de voûte de l’insertion professionnelle.

Les résultats de l’étude, financée par l’Initiative de société ouverte pour Afrique de l’Ouest (Osiwa, sigle en anglais), ont récemment été partagés lors d’un webinaire. A l’entame de sa communication, George Boateng, chercheur à l’Acet, a souligné qu’en Afrique « de nombreuses initiatives œuvrant pour l’égalité des genres existent mais les inégalités basées sur le genre subsistent dans l’éducation et l’emploi ».

A en croire M. Boateng, « 40 % des personnes interviewées pour l’enquête ont dû quitter, à un moment ou à un autre, l’école en raison de difficultés financières » et « certaines femmes n’ont pu concilier les études et les tâches ménagères » qui les éloignent très tôt des circuits scolaires.

Dans le but d’éviter l’abandon scolaire pour ces raisons, George Boateng a notamment plaidé en faveur de « la création d’écoles spécialisées pour les filles en difficulté ». Le Centre africain pour la transformation économique (Acet) a estimé que, dans la plupart des pays subsahariens, des actions adéquates n’ont pas été prises pour garantir aux jeunes, surtout les filles, des formations adaptées au marché de l’emploi.

L’Acet travaille à « influencer de bonnes pratiques régionales » en amenant les décideurs à mettre en place des politiques d’amélioration de « la situation des jeunes, particulièrement les filles » victimes souvent des pesanteurs sociales.

Politique, santé et économie au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce jeudi traitent de nombreux sujets notamment la nomination de secrétaires d’Etat, la campagne de vaccination et l’industrie touristique.+ Al Ahdath Al Maghribia+ écrit que plusieurs ministères se retrouvent pour ainsi dire gelés en attendant que le gouvernement soit au complet.

Citant certaines sources gouvernementales, le quotidien affirme que plusieurs ministres ont déjà tenu des réunions avec certains directeurs centraux qui relèvent de leur département, mais pas avec d’autres qui relèvent pourtant, eux aussi, du même ministère. Un cafouillage total, écrit le quotidien en citant comme exemple le département chargé des Marocains Résidant à l’Etranger, qui relève des Affaires étrangères, et dont au moins cinq directeurs centraux auraient été exclus de ce genre de réunions.

En conséquence, poursuit le quotidien, au moins 170 fonctionnaires de ce département sont aujourd’hui au « chômage technique », en attendant la nomination d’un secrétaire d’Etat qui devrait se charger des affaires de plusieurs millions de Marocains du monde. Ce n’est le seul département ministériel concerné qui se trouve dans cette situation, poursuit le journal. Celui des Sports, rattaché dans l’actuelle configuration gouvernementale au ministère de l’Education nationale, se trouve également dans une situation similaire. Il est dans le flou, en attendant la désignation d’un secrétaire d’Etat.

Le quotidien rappelle que, pour que le gouvernement soit au complet, il est attendu qu’au moins cinq secrétaires d’Etat le rejoignent dans les jours à venir. Les ministères concernés par ces nouvelles nominations sont, en plus des Affaires étrangères et de l’Education nationale, l’Intérieur, la Justice et l’Agriculture. Ces nouvelles nominations devraient répondre aux seuls critères de la compétence et du renouvellement des élites. Il ne sera donc pas question d’un quelconque quota à remplir pour satisfaire les attentes des partis membres de la coalition gouvernementale.

+Le Matin+ fait savoir que le Comité scientifique et technique de la vaccination anti-Covid, réuni mardi, renforce la veille internationale relative au développement du variant Delta+ et se félicite de l’augmentation du nombre de primo-vaccinés au Maroc depuis l’annonce de l’obligation du pass vaccinal.

Dans une réunion tenue, mardi 26 octobre, le Comité scientifique et technique de la vaccination anti-Covid a souligné avec beaucoup de satisfaction l’augmentation du nombre des vaccinés au Maroc, que ce soit pour la première, la deuxième ou la troisième dose. Joint par la publication, le professeur Saïd Afif, membre de ce comité note que cette augmentation a été observée à compter du jeudi 21 octobre 2021, date à laquelle la décision de rendre obligatoire le pass vaccinal est entrée en vigueur. « C’est un constat tout à fait logique qui a été observé dans d’autres pays dès l’adoption de l’obligation du pass vaccinal », explique Dr. Afif.

Chiffres à l’appui : l’expert indique que 630.000 personnes ont reçu la première dose, et ce du jeudi 21 octobre au lundi 25 octobre. Un record a été également enregistré, selon l’expert, pour la deuxième dose avec 602.000 personnes vaccinées durant la même période et aussi pour troisième dose avec 387.000 vaccinées.

Sur un autre registre, Dr Afif indique que le Comité suit de très près le développement du nouveau variant Delta+ qui se propage dans le monde avec pour objectif, d’une part la définition du degré de sa contagiosité, et d’autre part la vérification de l’efficacité et la capacité des différents vaccins dont dispose le Maroc actuellement pour y faire face.

+L’Economiste+ rapporte que le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a reçu, mercredi à Rabat, une délégation de l’American Jewish Committee (AJC).

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette entrevue, le responsable des affaires politiques au sein de l’AJC, M. Jason Isaacson, a indiqué que les entretiens avec M. Bourita ont porté notamment sur la stabilité régionale, la paix et l’importance des relations entre les États-Unis et le Maroc, « un Etat ayant la plus longue relation diplomatique avec notre pays » et qui « partage les mêmes valeurs » avec les États-Unis d’Amérique. Et d’ajouter que les membres de la délégation ont discuté avec M. Bourita « des intérêts communs entre notre communauté et le peuple marocain ainsi que de la souveraineté du Royaume sur le Sahara marocain ».

M. Isaacson a, en outre, affirmé, que le Maroc « a marqué l’histoire » sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, par la signature des Accords d’Abraham et la normalisation des relations avec Israël.

+Les Inspirations Eco+ relate le mal-être des opérateurs de l’industrie touristique qui ont été déboussolés par la dernière décision de suspension de tous les vols en provenance et à destination de quatre marchés majeurs de la destination Maroc (Allemagne, Royaume-Uni et Hollande, en plus de la Russie, fermée depuis plusieurs semaines) représentants des bassins émetteurs, pour la saison d’hiver.

Le quotidien rappelle que quelques mois avant l’avènement de la pandémie, « le nombre de nuitées cumulées des touristes, en provenance d’Allemagne, s’élevait à 1.745.560, soit 10% de part du marché (PDM) national. Ceux venant du Royaume-Uni totalisaient 2.223.512 nuitées, (13% de PDM) alors que les Hollandais ont enregistré 436.033 nuitées (2.5% de PDM) ». Il ajoute que « ces trois pays représentent 25,5% du marché national, soit plus d’un quart de l’activité touristique et plus de 30% des recettes, pour une manne de 2,22 milliards d’euros de devises ».

 

Le journal rapporte des annulations en cascade, suite à ces annonces, non seulement des marchés précités, mais aussi des marchés traditionnels du Maroc

Pire, cela touche, également, les intentions de départ des autres marchés. Des marchés qui justement s’éloignent davantage, d’après le quotidien. A l’image de l’organisation de l’assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme prévue à Marrakech du 30 novembre au 3 décembre 2021 qui a été annulée.

La publication pense qu’en l’absence de mesures d’accompagnement concrètes et immédiates, à la hauteur de l’aggravation de la situation du secteur, les acteurs du secteur touristique disent éprouver une difficulté grandissante à envisager l’avenir de leur industrie, et in fine, craindre une implosion de son tissu économique.

Sénégal: l’enjeu Dakar aux Locales 2022 au menu de la presse

Les quotidiens sénégalais parvenus mercredi à APA traitent des investitures sur les élections locales de janvier 2022, avec un accent particulier sur les appétits déjà aiguisés autour de la mairie de la capitale.Le Témoin se fait l’écho du « jeu +clair-obscur+ de Khalifa » Sall dans le duel Soham Wardini / Barthélemy Dias pour la conquête de la mairie de Dakar. En ayant maintenu « deux fers au feu dans la course », l’ex-maire de Dakar et patron de Taxawu Dakar « a bien malgré lui encouragé une guerre de dauphins » entre ses deux protégés dans cette coalition.

Walf Quotidien décrit une « Soham, sans fard ». Dans L’AS, où elle « défie » la coalition Yewwi Askan Wi (libérer le peuple en wolof), la mairesse de Dakar sortante déclare : « Quand on me parle de forclusion, je ne me retrouve pas ». Ainsi « soutenue par une partie de Taxawu Dakar », elle « maintient sa candidature », selon Le Quotidien.

Le journal s’intéresse également aux remous dans la coalition présidentielle avec la « rébellion dans le camp de Doudou Ka » à Ziguinchor (sud). Les choix de Macky Sall dans cette région « révoltent » en effet les partisans du directeur général de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass.

En revanche, « Macky abat ses cartes », selon Sud Quotidien qui rapporte que Abdoulaye Diouf Sarr est nommé « +boss+ de Dakar » là où Amadou Ba devient coordonateur général de la coalition Benno Bokk Yakaar (unis pour un même espoir en wolof).

Toutefois, Le Quotidien qualifie la désignation du candidat de BBY à la ville de Dakar de « fumée noire », notant par ailleurs que le « suspense » subsiste toujours entre Diouf Sarr et Amadou Ba. Pendant ce temps, le Parti socialiste (PS), bien que membre de cette coalition, « a déposé sa caution », d’après L’Observateur.

S’agissant de l’autre grande coalition de l’opposition, Vox Populi indique que l’ex-président Abdoulaye Wade est « la botte secrète de Wallu Dakar ». La confirmation de cette candidature pour la conquête de la mairie de la capitale « va créer un tsunami dans le landerneau politique », prévient le journal qui note que le pape du Sopi devrait rentrer bientôt à Dakar pour mener la campagne de Wallu Senegaal (secourir le Sénégal en wolof).

Sur un autre sujet, le quotidien national Le Soleil annonce qu’un Centre national de cinématographie sera « bientôt » construit. Dans la même logique, le chef de l’Etat a demandé hier en Conseil des ministres « une évaluation prospective de la politique du cinéma dans l’ensemble de ses volets ».

En football, L’Observateur livre « les confidences de Cheikh Ndoye sur la méthode Habib Bèye et les Sénégalais de Red Star ». Au même moment, Stades évoque la « bonne nouvelle pour (Aliou) Cissé et certains Lions ». En effet pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN), les sélections ont la possibilité de présenter 28 joueurs au lieu de 23.