Reprise des vols directs reliant le Maroc et le Canada dès le 29 octobre

Ottawa a autorisé la reprise des vols directs reliant le Maroc au Canada et ce après deux mois de suspension.La décision de suspension des vols commerciaux et privés directs de passagers, qui se rendent au Canada en provenance du Maroc, entrée en vigueur depuis le 29 août 2021, a été expliquée par une augmentation du nombre de résultats positifs à des tests de dépistage du Covid-19 chez les voyageurs arrivant du Maroc au Canada. Mais comme la situation épidémiologique s’est améliorée dans le Royaume, Ottawa a décidé de lever cette suspension.

Selon un communiqué de Transports Canada, la décision de reprise des vols a été prise compte tenu de la situation qui s’améliore en ce qui concerne le Covid-19 au Maroc, suivant ainsi l’avis de l’Agence de santé publique du Canada (ASPC).

Des mesures de santé publique supplémentaires seront toutefois mises en place, indique Transports Canada. Ainsi, les voyageurs devront présenter un résultat négatif à un test PCR de dépistage moléculaire reconnu, qui devra être effectué dans les 72 heures précédant le départ.

Les voyageurs pourront aussi présenter la preuve d’un résultat positif à un test de dépistage moléculaire fait dans les 14 à 180 jours avant le départ prévu vers le Canada. Transport Canada ajoute que les voyageurs qui peuvent entrer au Canada et qui arriveront depuis le Maroc par une route indirecte devront toujours présenter un résultat négatif à un test de dépistage moléculaire passé dans les 72 heures avant leur vol d’un pays tiers (autre que le Maroc).

Avant l’embarquement, insiste Transport Canada, “les voyageurs sont tenus de téléverser leurs renseignements sanitaires dans l’application ArriveCAN”, que ce soit au moyen de l’application mobile ou du site web. Ils devront aussi porter un masque pendant tout le voyage.

Les voyageurs qui ne sont pas en mesure de satisfaire à ces exigences se verront refuser l’embarquement, avertit Transports Canada.

Covid au Sénégal : réception de 336.000 doses du vaccin Johnson & Johnson

Ce don est « le plus important » reçu d’un seul coup de la part d’un pays, se félicite l’Ambassade des États-Unis au Sénégal.Depuis le début de sa campagne de vaccination, le Sénégal a administré 1.282.393 doses. Les Etats-Unis, tout comme d’autres pays développés, lui ont offert des lots de vaccins. Le dernier en date, réceptionné hier jeudi grâce au mécanisme Covax, porte à 638.000 le nombre de doses fournies par le pays de l’oncle Sam.

Dans un communiqué, parvenu vendredi à APA, l’Ambassade des USA au Sénégal déclare que les vaccins Johnson & Johnson à injection unique ont pour « seul but de sauver des vies ».

Pour lutter contre le nouveau coronavirus, les États-Unis ont pris l’engagement de fournir 1,1 milliard de doses de vaccin au monde. A ce jour, « plus de 192 millions de doses ont été livrées par Washington à plus de 100 pays », souligne le document.

Au moins 4 décès dans des éboulements de terrain et inondations à Abidjan

Des éboulements de terrain et des inondations, survenus dans la nuit de jeudi à vendredi à Abidjan à la suite de fortes pluies, ont fait au moins quatre décès.

Selon des sources concordantes, ces dégâts ont eu lieu dans la commune de Yopougon, dans l’ouest de la capitale économique ivoirienne où des sapeurs-pompiers militaires sont engagés.  

Dans les quartiers de Mamie Adjoua et Maroc, des inondations sont signalées, quand Mossikro, un quartier précaire dont le relief comporte des talwegs et des flancs de collines, enregistre des éboulements. Ces fortes pluies ont également causé d’importants dégâts matériels. 

Des inondations et des glissements de terrains ont fait en juin 2018 à Abidjan 18 morts, conduisant le gouvernement à engager la destruction des constructions réalisées sur les bassins d’orage de drainage.

Coton: le Groupe Aigle s’installe au Bénin avec un investissement de 11 milliards Fcfa

Le Groupe tunisien Aigle, spécialisé dans la transformation du coton, s’installe au sein de Glo-Djigbé industrial zone (GDIZ), au Bénin, avec un investissement de 11 milliards Fcfa.

Ce Groupe tunisien, spécialisé dans la transformation du coton et de l’industrie textile, évalue son investissement total à 20 millions USD, soit 11 milliards de FCFA et devrait permettre de créer environ 2 000 emplois directs au profit des Béninois.

Créé en 1997 à Sfax, le Groupe Aigle mène des activités qui s’étendent sur toute la chaîne de valeur : la filature, le tricotage et la confection de vêtements. L’entreprise a une capacité de production de 30 000 pièces finies par mois et exporte 97% de sa production en France, en Italie et en Turquie.

Au sein de GDIZ, le Groupe Aigle a mis en place une unité de textile industrielle sur une superficie de 40 000 m², pour transformer le coton béninois en produits tricotés et tissés qui seront exportés vers l’Europe, le Moyen-Orient et la Turquie.

Le Groupe qui est la 7e entreprise à s’installer au sein de la GDIZ  démarrera sa production d’ici fin 2022. L’unité textile générera 60 000 emplois directs et indirects à l’horizon 2027.

La construction a débuté en février 2021 et s’achève d’ici 2022. Les équipes de GDIZ, soucieuses de travailler sur la construction d’une infrastructure de classe mondiale, déploient depuis des mois des efforts considérables afin d’attirer des investisseurs et générer des emplois locaux.

L’installation du Groupe Aigle à Glo-Djigbé s’inscrit dans la stratégie de GDIZ de participer activement à la promotion du “Made in Benin” à travers la production de vêtements confectionnés pour des grandes marques internationales et régionales.

L’installation du Groupe au Bénin est un succès pour le pays. Cet accord génèrera 2000 emplois, ce qui représente une opportunité pour la jeunesse béninoise en termes de formation, de qualification et d’expertise.

Le coton, qui sera la matière première utilisée par le Groupe partira du port de Cotonou en produit fini. « Pour le gouvernement béninois, c’est une satisfaction et également la concrétisation de la vision du chef de l’Etat de faire rayonner notre pays, le Bénin sur les marchés internationaux dans le domaine de l’industrie textile. », a déclaré M. Laurent Gangbès, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (APIEx) du Bénin.

« Le Groupe est très heureux de s’implanter sur la GDIZ. Nous allons transformer le coton, l’une des nombreuses richesses du Bénin, en produit moyen et haut de gamme destiné à l’exportation sur le marché européen spécialement », a-t-il ajouté. 

« Dans ce cadre, 2 000 béninois seront recrutés et formés dans le domaine du textile en général et plus spécifiquement dans la transformation du coton », a renchéri  M. Wissem Gam, le président directeur général du Groupe Aigle.

Glo-Djibé Industrial Zone (GDIZ), développée par la Société d’investissement et de promotion de l’Industrie (SIPI) du Bénin, est une joint-venture entre Arise Integrated Industrial Platforms (IIP), Africa Finance Corporation (AFC), et la République du Bénin.

La zone industrielle de GDIZ comprend 1 400 hectares (phase 1 : 692 ha) développée par la Arise Integrated Industrial Platforms (IIP) qui compte parmi ses infrastructures plusieurs zones industrielles en Afrique, notamment au Gabon, au Togo et dans d’autres pays du continent.

Elle deviendra sans conteste l’une des plateformes industrielles les plus performantes de la sous-région avec la création de plus de 300 000 emplois, y compris des emplois industriels pour les femmes.

La société Aigle est spécialisée dans la production de fil à coudre en Tunisie où elle est située à 35 km du port de Sousse. Son emplacement stratégique lui permet une accessibilité rapide et flexible aux réseaux logistiques. Depuis 2016, l’entreprise produit une large gamme de produits.

La Côte d’Ivoire veut promouvoir les « champions » dans la protection de l’environnement

Le gouvernement veut promouvoir les « champions » nationaux en matière de protection de l’environnement, a indiqué jeudi à Abidjan le ministre ivoirien de l’Environnement et du développement durable, Jean-Luc Assis.M. Assis s’exprimait à l’ouverture de la 3e édition des Journées africaines de l’écologie et des changements climatiques, prévues du 21 au 23 octobre 2021, autour du thème « Comment produire et développer nos territoires sans détruire ». 

« Le gouvernement, dans sa quête de détecter des talents, a l’intention d’instituer les champions nationaux, c’est pourquoi nous avons commencé à identifier tous les champions nationaux qui se sont illustrés par leurs talents et qui œuvrent pour la protection de l’environnement », a-t-il dit. 

Il s’est félicité de ce que les activités qui se feront au cours de ces journées permettront de faire « avancer une prise de conscience générale à la sauvegarde de notre environnement commun », menacé par des actions néfastes.  

C’est aussi, ajoutera-t-il, « une opportunité pour les acteurs et porteurs de projets locaux qui bénéficieront durant ces trois jours de rudiments nécessaires susceptibles de leur permettre de mieux orienter leurs différentes actions en matière de protection de la biodiversité ».

Il a rappelé que les journées ont été instituées comme un cadre d’échanges et une plateforme, où les acteurs partagent leurs expériences de lutte contre les changements climatiques dans les collectivités.

M. Jean-Luc Assis a souligné le rôle des collectivités territoriales, en tant qu’acteurs essentiels dans la transition écologique et la lutte contre les effets des changements climatiques pour l’atteinte du développement durable aux côtés des États africains.  

Les collectivités territoriales, soutiendra-t-il, devraient offrir des solutions par « la prise en compte des problématiques de développement de nos territoires pour mieux amorcer la transition écologique » qui s’avère nécessaire à travers les bonnes pratiques, respectueuses de l’environnement et des technologies vertes.

Ces Journées africaines de l’écologie et du climat ont enregistré la participation de structures qui ont présenté des solutions sur la préservation de l’environnement à travers des standards dressés pour la circonstance.

M. Alain Constant N’Guessan, responsable des activités et services industriels chez Nestlé Côte d’Ivoire, a exposé des technologies utilisées par la firme agroalimentaire qui ambitionne d’atteindre zéro net carbone à l’orée de 2050.

Déjà, à l’horizon 2025, la frime s’engage à faire un rabattement de 25% de ses gaz à effet de serre et faire 100% d’électricité renouvelable sur ses sites industriels, et 8% de réduction sur ses consommations d’énergie entrant dans la transformation des matières premières en produits finis.

A l’orée  2030, le groupe veut atteindre 50% de rabattement d’émission de gaz à effet de serre, avant l’atteinte en 2050 du zéro net carbone. Sur le site de production de Nescafé à Marcory, dans le Sud d’Abidjan, il utilise des technologies qui réduisent sa consommation d’énergie. 

Avec ses technologies développées en interne, la filiale réalise sur ce site une consommation réduite de gaz. Selon M. Nguessan, elle utilise la biomasse pour la production de vapeur et réalise 70% de l’énergie issue de marc de café contre 30% de gaz naturel.

M. Roger Ménard, directeur du Bureau du Québec à Abidjan, a fait savoir que le Québec, engagé dans les actions de lutte contre le changement climatique, va remplacer les ressources en hydrocarbures importées, par de l’énergie renouvelable et propre via l’hydroélectricité.

Le Québec est le premier pays au monde à avoir mis sur le marché, il y a quelques jours, une ambulance électrique. Il compte réduire fortement les énergies fossiles et ce dans l’optique de promouvoir l’énergie verte.

Côte d’Ivoire : 1,5 million de personnes bénéficient de la mutualité sociale

En Côte d’Ivoire, plus de 1,5 million de personnes bénéficient de la mutualité sociale, a annoncé jeudi à Abidjan, le ministre ivoirien de l’Emploi et de la protection sociale, Adama Kamara.

La mutualité sociale est un mécanisme de solidarité et d’entraide grâce auquel les bénéficiaires ont un accès facile aux soins de santé et à la prévoyance sociale, a rappelé le ministre Adama Kamara qui s’exprimait lors des Journées de présentation de la Plateforme de Lomé.

 « Aujourd’hui, la mutualité sociale en Côte d’Ivoire concerne plus d’un million cinq cent mille bénéficiaires qui, par le mécanisme de la solidarité et de l’entraide, ont un accès facile aux soins de santé et à la prévoyance sociale », a indiqué Adama Kamara.

La Plateforme de Lomé, est un document politique, fruit des travaux de la conférence de Lomé tenue en janvier 2019 sur le pari de la mutualité pour le 21è siècle, à l’initiative de l’Association internationale de la mutualité (AIM).

Cette conférence de Lomé a su démontrer la nécessité qu’il y’a, pour tous les acteurs de la protection sociale, de conjuguer leurs efforts à l’effet de garantir l’accès à la couverture santé universelle aux populations, en vue d’assurer le bien-être commun, gage du progrès économique et social de toute nation.

Elle a particulièrement mis l’emphase sur le rôle déterminant des mutuelles dans les efforts d’extension de la protection sociale et plus spécifiquement de la couverture santé universelle en Afrique de l’Ouest.

Ainsi, contrairement aux appréhensions selon lesquelles les mécanismes de couverture santé universelle s’opposent aux mutuelles sociales, ces dispositifs de sécurité sociale sont plutôt appelés à cohabiter de façon complémentaire de sorte à garantir une protection sociale plus renforcée, plus efficace et plus efficiente aux populations en générale et aux adhérents des mutuelles en particulier.

« La Plateforme de Lomé est donc un creuset de recommandations fortes, qui interpellent à la fois les pouvoirs publics et les mutuelles sociales », a expliqué le ministre ivoirien de l’Emploi et de la protection sociale.

Les premiers devront s’approprier ce document dans la définition des politiques publiques de santé à l’effet de favoriser une extension de la couverture sanitaire aux populations.

Les seconds, à savoir les mutuelles, devront adhérer à cet outil et promouvoir la santé solidaire comme véritable catalyseur pour le développement humain sur la base des principes de solidarité, d’entraide et de prévoyance.

Auparavant, le directeur général de l’Agence ivoirienne de régulation de la mutualité sociale (AIRMS), Mme Collette Koné, a rappelé les défis de la mutualité.

Selon elle, ces défis portent « essentiellement sur la délégation de gestion aux mutuelles sociales, l’association des mutuelles à la définition des politiques publiques de santé, la formation des mutuelles dans la gestion du bien commun, l’offre de soins de qualité à des coûts accessibles à tous, la continuité des prestations en cas de crise sanitaire telle que celle de la covid-19 qui a impacté négativement le fonctionnement des mutuelles sociales, etc ».

Organisées, mercredi et jeudi par l’Agence ivoirienne de régulation de la mutualité sociale (AIRMS) et le Programme d’appui aux stratégies sociales (PASS), ces journées ont permis de présenter officiellement la Plateforme de Lomé aux pouvoirs publics et partenaires techniques.

Ces journées se sont déroulées sous le thème, «la Plateforme de Lomé : quelle contribution des mutuelles sociales dans la mise en œuvre de la couverture santé universelle?».

Elles ont enregistré la participation des mutuelles sociales, du ministère de l’emploi et de la protection sociale ainsi que de celui en charge de la santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle.

L’Institut de prévoyance sociale-Caisse nationale d’assurance maladie (IPS-CNAM), la primature, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Bureau international du travail (BIT), la primature, l’Association internationale de la mutualité (AIM), l’Union africaine de la mutualité (UAM) et les partenaires techniques et financiers ont également pris part aux travaux.

L’ONU Femmes pour une représentativité accrue des femmes aux élections ivoiriennes

ONU Femmes qui veut une représentativité accrue des femmes dans le processus électoral en Côte d’Ivoire, renforce la participation politique des femmes afin de mieux prendre part au développement du pays.

Dans ce contexte, un atelier bilan de l’appui de ONU Femmes à l’inclusion du genre et la participation des femmes aux processus électoraux en Côte d’Ivoire, a été organisé mercredi à Grand-Bassam, à 40 Km au Sud-est d’Abidjan.

Cet atelier vise à « capitaliser les actions que nous avons eues à mener avec l’ensemble de tous les partenaires nationaux aussi bien l’Etat, la société civile que les institutions nationales », a indiqué M. Yacouba Doumbia, responsable des programmes à ONU Femmes.

Cela, dira-t-il, devrait permettre aux femmes d’aborder les joutes électorales à venir, surtout en 2023. De ce fait, cet atelier bilan se veut « l’anti-chambre pour les prochaines élections locales » en Côte d’Ivoire.  

Mme Awa Sylla, conseiller technique, représentant la ministre de la Femme, a fait savoir que l’inclusion de la femme au processus politique fait partie de la vision du chef de l’Etat. En outre,  cela est inscrit dans la Constitution ivoirienne de novembre 2016.

L’Etat de Côte d’Ivoire a édicté en octobre 2019 une loi, accompagnée d’un décret d’application qui favorise la représentation des femmes dans les Assemblées élues. Elle invite les partis et groupements politiques à leur consacrer un taux de 30%.   

Partout dans le monde, la participation des femmes aux processus démocratique et de paix constitue des enjeux et des priorités de développement. ONU Femmes veille à ce que les femmes et les jeunes filles puissent participer sans obstacles à la vie politique et publique.

Pour l’organisation onusienne, c’est une composante essentielle d’une démocratie renforcée. A l’instar de nombreux pays dans le monde, la Côte d’Ivoire s’est engagée au niveau international, régional et national à œuvrer à l’élimination de toutes formes de discriminations.

ONU Femmes ambitionne de contribuer à l’horizon 2025 à l’avènement de systèmes de gouvernance plus inclusifs, responsables et efficaces et disposant de données de qualité. A cet effet, elle entend accompagner les institutions nationales et communautaires à disposer de capacités susceptibles de leur permettre de renforcer la démocratie, la sécurité et la cohésion sociale.

L’ONU Femmes Côte d’Ivoire accompagne un ensemble d’initiatives visant l’engagement politique de haut niveau en faveur de la participation politique des femmes, la disponibilité de cadre légal et la valorisation du leadership féminin dans la gestion des conflits sociaux liés aux élections.

A la suite des élections présidentielles d’octobre 2020 et législatives de mars 2021, l’ONU Femmes Côte d’Ivoire organise cet atelier bilan en vue de la prise en compte du genre dans les processus électoraux liés aux dites élections au regard des différentes initiatives mises en œuvre.  

L’atelier devrait permettre de réaliser le bilan des initiatives accompagnées par ONU Femmes Côte d’Ivoire dans le cadre des processus électoraux de 2020 et 2021, ainsi que les acquis et les leçons apprises, les défis à  court, moyen et long terme à adresser dans la dynamique d’accroissement de la participation politique des femmes au processus électoral . 

Côte d’Ivoire: le secteur privé invité investir au village technologique du Vitib

Le ministre ivoirien de l’Economie numérique, des télécommunications et de l’innovation, Roger Adom, a invité jeudi le secteur privé à investir au Village de l’innovation technologique du Vitib, sis à Grand-Bassam, à 40 Km au Sud-est d’Abidjan

M. Roger Adom a lancé les Journées investir au Vitib, qui se déroulent sur deux jours. La première journée a eu lieu à la Maison de l’entreprise au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan, mais la seconde, elle est prévue sur le site et se tiendra sous forme de visite. 

Le village de l’innovation technologique, étalé sur 624 hectares de terrains, présente un ambitieux plan de masse. M. Roger Adom a invité les entreprises à « saisir les opportunités d’investissement » au sein de cette smart city. 

 La Côte d’Ivoire, un pays essentiellement agricole, a décidé de se doter d’un parc technologique avec un statut de zone franche, l’ambition étant de bâtir le premier hub technologique de l’Afrique de l’Ouest.

Pour ce faire, l’Etat ivoirien a engagé 35 milliards Fcfa avec le soutien de partenaires dont la Banque ouest-africaine de développement (Boad) pour un montant de 13 milliards de Fcfa, a indiqué le ministre de l’Économie numérique. 

Il a relevé que cela a permis, entre autres, de viabiliser 180 hectares de terrains, d’installer un réseau d’eau et d’électricité. Et, aujourd’hui 70 entreprises y opèrent dont des studios de production télé pour plus de 1.000 emplois créés.  

Le directeur général du Vitib, Philippe Pango, a noté que le parc technologique, développé depuis 2006, comprend à ce jour quatre data center, un cinquième s’installe bientôt, notamment le Groupe Raxio basé à Dubaï. 

Le village technologique enregistre aussi des câbles sous-marins et des réseaux de fibre optique. L’Etat de Côte d’Ivoire envisage de construire une smart city, une sorte de ville intelligente. 

Durant ces Journées investir au Vitib, la structure promet exclusivement accorder des « tarifications avantageuses » pour ceux qui prennent un engagement ferme sur un projet, a déclaré M. Philippe Pango.

Le Vitib accorde notamment la gratuité du loyer de la terre au cours de la première année, pas de caution collectée à la signature, une redevance sur le chiffre d’affaires réduit à 0,25% pour les trois premières années. 

Les investisseurs bénéficient des exonérations fiscales et douanières pour tout investissement dans les infrastructures prévues. Des espaces sont prévus pour plus de 10 projets d’infrastructures sur le site.

Ces projets sont: hôtel d’affaires,  centre des congrès, centre commercial,  clinique internationale, hôtel de villégiature,  centre culturel, entrepôts à louer, immeubles à bureaux,  tours jumelles, immeubles à bureaux TIC, université, promotion immobilière. 

Côte d’Ivoire: plaidoyer pour l’intégration de modules sur le VIH dans les UFR de droit

L’ONG ENDA Santé Côte d’Ivoire plaide pour l’intégration de modules sur « les droits humains et VIH » et « les droits des populations vulnérables au VIH » dans les Unités de formation et de recherche (UFR) de droit des universités publiques ivoiriennes.

« Pour les facultés publiques, on s’arrête encore sur les généralités sur les droits humains (…) mais les droits qui fâchent, on en parle pas encore », tels les droits des personnes en situation de handicap, a dit mercredi à Abidjan M. Alain Kra, un responsable de l’ONG, en marge d’une présentation du projet. 

M. Kra, chef de Département droits humains de l’ONG ENDA Santé Côte d’Ivoire, s’exprimait à l’occasion de la présentation du projet Auxilium Legalis au Groupe technique de travail sur les droits humains et la mise en place d’un Comité de pilotage du projet.   

Le projet Auxilium Legalis vise le renforcent de l’offre des assistances juridiques aux populations hautement vulnérables au VIH et à la tuberculose en Côte d’Ivoire, a expliqué M. Alain Kra. 

Ces modules, dira-t-il, visent à renforcer les aptitudes des étudiants en Master 1 & 2 pour qu’ils soient instruits sur la situation du droit de la santé de manière générale, qui fait appel à la gestion des minorités et des populations stigmatisées.

Dans un premier temps, le projet se focalisera sur les universités publiques, qui constituent la porte d’entrée de la démarche, a-t-il relevé. L’ONG envisage d’impliquer le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour sa réalisation effective.    

Le projet qui va s’étendre sur trois ans, selon M. Alain Kra, a démarré depuis juillet avec une phase préparatoire et conceptuelle. Il est en pleine vitesse de croisière et devrait permettre d’associer les enseignants à sa mise en pratique.    

Il vient en complément de la réponse des services juridiques au VIH Sida qui existaient en Côte d’Ivoire jusque-là, a fait savoir M. Kra, qui a rappelé qu’une évaluation faite en 2018 a montré qu’il y avait deux services juridiques qui n’existaient pas encore dans l’offre des services VIH.

Ceux-ci concernent essentiellement les services juridiques VIH intégrés aux UFR de droit et les services juridiques liés au VIH au sein des services d’aide juridictionnels du ministère de la Justice, a-t-il poursuivi.

« Au constat de ces deux manquements, le projet vient combler ce vide pour étendre et diversifier l’offre des services juridiques au VIH en Côte d’Ivoire (et) de façon pratique, nous allons travailler avec les universités, notamment les facultés de droit de Bouaké et d’Abidjan », a-t-il ajouté.

Pour lui, la question du VIH peut-être intégrée dans la conception de la réflexion au niveau de ces unités de formation et de recherche universitaire que si les UFR de droit s’intéressent à la recherche sur le VIH en Côte d’Ivoire.

Le projet prévoit également des centres d’incubation où il devrait avoir de l’écoute et du Conseil juridique pour les étudiants qui ont besoin d’assistance juridiques et judiciaires. Ce centre se veut aussi un espace pédagogique. 

Le projet est mis en œuvre en collaboration avec la direction de protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse. A terme, il devrait permettre aux personnes vulnérables d’avoir accès aux services juridiques et de santé sans être stigmatisés afin de casser la chaîne de contamination du VIH. 

Congo : Bolloré participe au forum sur l’orientation scolaire

Les filiales Bolloré Transport & Logistics Congo et Congo Terminal ont participé à la 6e édition du forum de l’orientation et des études en France et au Congo organisé par Campus France du 28 septembre au 2 octobre 2021.Cet événement qui a rassemblé plus 115.000 étudiants s’est tenu en présentiel à Brazzaville et à Pointe-Noire et a été également retransmis en direct sur la page Facebook de Campus France au Congo et sur les radios locales.

Le Forum de l’orientation et des études a pour but d’aider les étudiants dans leur choix d’orientation post-baccalauréat en leur faisant découvrir les métiers de demain et les débouchés professionnels au Congo. Des conférences animées par des intervenants extérieurs issus de divers secteurs d’activité ont ainsi été organisés tout le long de l’événement pour mieux les accompagner dans cette démarche.

À cette occasion, rapporte un communiqué de presse, les équipes de Bolloré Transport & Logistics Congo ont présenté leurs métiers au cours d’un atelier axé sur la logistique industrielle et portuaire et ont échangé avec les étudiants présents pour répondre à leurs questions sur les filières et les débouchés possibles dans ce secteur d’activités.

« Aujourd’hui de plus en plus d’établissements d’enseignements supérieurs incluent les métiers du transport et de la logistique dans leurs programmes pour former une main d’œuvre qualifiée à même de répondre aux problématiques que rencontre le secteur. C’est pourquoi nous devons d’accompagner ces étudiants en leur facilitant l’accès à l’emploi et contribuer à favoriser leur autonomie. » a déclaré Christophe Pujalte, Directeur Régional Bolloré Transport & Logistics Congo & RD Congo.