Politique, économie et culture au menu des quotidiens marocains

Les défis du nouveau gouvernement, la scène artistique et culturelle et la production oléicole sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce vendredi.+L’Opinion+ écrit qu’après l’élection de leurs représentants au Parlement, les Marocains connaissent désormais la composition de leur gouvernement qui reflète fidèlement la configuration partisane à l’issue des élections historiques, générales et unifiées du 8 septembre.

Fruit d’une sélection rigoureuse et sans concession, basée principalement sur le critère du mérite et de la compétence, les membres du nouvel Exécutif proviennent notamment des trois formations qui ont dominé les derniers scrutins : Le RNI, le PAM et l’Istiqlal, relève la publication.

Afin de relever le pays du choc pandémique et des retards accumulés dans divers chantiers fondamentaux, « le nouvel Exécutif dispose des compétences et de la volonté nécessaires », estime-t-il, notant qu’il dispose aussi de cette véritable feuille de route qu’est le Nouveau Modèle de Développement.

+L’Economiste+ indique que « la configuration, ramassée et a priori homogène du nouveau gouvernement est un puissant levier pour le retour de la confiance », ajoutant qu’une bonne partie des attentes convergent vers l’économique.

Si l’investissement public constitue la principale locomotive de la croissance, les choses iront beaucoup plus vite si l’environnement des affaires était expurgé des goulets d’étranglement qui continuent de pourrir la vie à l’entrepreneuriat, estime le journal, appelant à commencer par le sempiternel sujet de l’accès au financement ou encore le foncier.

Sur un autre registre, +Bayane Al Yaoum+ estime impératif d’adopter une vision stratégique nationale intégrée pour la promotion du champ culturel et artistique, et un écosystème de gestion basé sur la concertation, le partenariat entre les différentes parties concernées, notant que les artistes devraient être placés au centre de cette planification, outre la mise en œuvre d’une politique publique qui répond aux exigences culturelles et artistiques des citoyens.

Le nouveau gouvernement est également appelé à interagir positivement avec les demandes des associations artistiques et culturelles, accompagner les développements de la scène culturelle et artistique nationale et réunir les conditions nécessaires à la reprise de ces activités dans les différentes régions du Royaume, fait-il savoir.

+Al Bayane+ fait savoir que le Maroc occupera, selon les prévisions pour la campagne 2020-2021, le cinquième rang du classement des pays producteurs d’huile d’olive à l’échelle internationale avec une production de 140.000 tonnes, ce qui représentera 5% de la production mondiale.

Cette production est le résultat d’une augmentation de la production moyenne ces dernières années grâce aux efforts de la stratégie Plan Maroc Vert, avec l’intensification des exploitations. La production mondiale d’huile d’olive atteindra, selon les prévisions, 3.086.500 tonnes au cours de la saison 2020-2021, soit 5% de moins que la saison précédente.

Désigné « candidat » URD Côte d’Ivoire, l’ex-PM malien Boubou Cissé, contesté

Désigné « candidat » de la Section Côte d’Ivoire de l’Union pour la République et la démocratie (URD), pour les primaires en vue de l’élection d’un nouveau président du parti de feu Soumaila Cissé, l’ex-Premier ministre malien Boubou Cissé, est contesté.

Cette protestation, émane du fait que le secrétaire général de la Section Côte d’Ivoire, M. Traoré Aboubakrim, a fait un « courrier sans consulter son bureau », désignant « en catimini » M. Boubou Cissé comme le choix de la Côte d’Ivoire, a expliqué à la presse Mme Diaharatou Diabagaté.

Membre du Bureau national de l’URD, au Mali, en qualité d’adjointe chargée des Maliens de la diaspora, Mme Diaharatou Maiga épouse Diabagaté est également membre de la Section Côte d’Ivoire.

« La section Côte d’Ivoire devrait organiser une réunion, informer tout le monde qu’il y a Bamako (siège URD) qui demande si vous avez un candidat pour les primaires » en vue de désigner le candidat de la Section du pays et le président du parti, a-t-elle fait observer. 

Malheureusement, déplorera-t-elle, « l’annonce n’a pas été faite (pour informer les militants) et à notre grande surprise, on voit sur les réseaux sociaux un courrier au nom de la section Côte d’Ivoire » soutenant M. Boubou Cissé.

« L’objectif de la candidature, c’est de savoir si nous-mêmes, en Côte d’Ivoire, on a un candidat, et si la Section Côte d’Ivoire n’a pas de candidat, on devait faire un retour qu’on n’a pas de candidat pour les primaires », a-t-elle poursuivi.

« Ce n’était pas à nous de soutenir un candidat, au fait », a déclaré Mme Diaharatou Diabagaté, avant d’ajouter que « logiquement, ce courrier devait porter le nom d’un membre de la Section Côte d’Ivoire ». 

La section Côte d’Ivoire, à en croire Mme Diaharatou Diabagaté, n’endosse pas cette candidature de l’ex-Premier ministre de IBK. Le 23 octobre 2022, le parti tient une conférence nationale à l’effet de désigner le candidat du parti et le président du parti de feu Soumaïla Cissé.  

« Nous, on rejette ce courrier, dans notre position, on est neutre, on ne soutient aucun candidat, pour le moment » au niveau de la Section Côte d’Ivoire de l’URD, a dit Mme Diaharatou Diabagaté, qui portait la parole de certains militants. 

Actuellement, soulignera-t-elle, il se tient des primaires dans le parti URD. De ce fait, le parti a demandé aux sections de l’extérieur et de l’intérieur du Mali de faire parvenir un courrier avec le nom de leur candidat.

Depuis le décès de l’opposant malien Soumaïla Cissé, c’est son premier vice-président Salikou Sanogo qui assure l’intérim de la formation politique. La famille de M. Boubou Cissé était à la création du parti et est un bras financier fort.

L’ex-Premier ministre Boubou Cissé, lui, devra renforcer son contact avec les militants afin d’imposer son charisme au sein de l’URD. Cette réaction de la Section Côte d’Ivoire montre une démarche qui n’a pas été inclusive.

Impôts ivoiriens: 743,6 milliards Fcfa collectés au 3e trimestre 2021

Les services des impôts de Côte d’Ivoire ont collecté 743,6 milliards Fcfa au 3e trimestre 2021 pour un objectif de recettes fixées à 660,2 milliards de Fcfa, soit un écart positif de 83,4 milliards Fcfa.

« Au cours du 3e trimestre de l’année 2021, les recouvrements effectués s’élèvent à 743,6 milliards Fcfa pour un objectif de recettes fixées à 660,2 milliards Fcfa », a indiqué jeudi le directeur général des impôts, Abou Sié Ouattara, lors d’un séminaire bilan.

Les services des impôts dégagent ainsi, pour la période du troisième trimestre 2021, un écart positif de 83,4 milliards Fcfa, soit un écart positif de 83,4 milliards Fcfa, soit un taux de recouvrement de 112,6%, a souligné M. Abou Sié Ouattara.

Il a félicité l’ensemble du personnel pour le travail accompli, invitant les agents à poursuivre dans cette dynamique afin de consolider ces performances au soir du 31 décembre 2021. Pour le 4e trimestre, il est fixé un objectif de 606,6 milliards Fcfa,  en baisse de 32,1 milliards Fcfa par rapport à 2020. 

Le directeur de Cabinet du ministère du Budget et du portefeuille de l’Etat, Adama Sall, qui représentait le ministre, a ouvert les travaux du séminaire bilan. Il a adressé des encouragements aux agents des impôts pour la mobilisation de ces recettes.

Toutefois, dira-t-il, de nombreux défis sont encore à relever afin de permettre au gouvernement de mener à bien son ambitieux programme de développement et de faire face à ses engagements vis-à-vis des partenaires. 

M. Sall a fait observer que le taux de pression fiscale de la Côte d’Ivoire s’établit en 2020 à 12,3%, en deçà de la norme de l’UEMOA fixée à 20%. Elle était précédemment de 16% et à chuté consécutivement au rebasage du PIB, qui a conduit à une augmentation de 38,2% de cet agrégat.

Concernant l’élargissement de la population fiscale, les statistiques font ressortir que la population oscille autour de 130.000 contribuables assujettis aux impôts divers hors impôts fonciers, soit un ratio de 1 contribuable pour environ 125 personnes.

Ce ratio, montionnera-t-il, est « encore faible comparé aux ratios de pays avancés du continent qui sont autour de 1 pour 8, voire 6 ». Par conséquent, des mesures vigoureuses doivent être prises dans ce sens. 

« Je voudrais faire observer que le coût des exonérations est estimé à environ 400 milliards Fcfa par an. Il en résulte une réduction manifeste de l’assiette fiscale », a-t-il ajouté, appelant les services des impôts à réfléchir sur un élargissement de l’assiette. 

Côte d’Ivoire: l’IPS-CGRAE maintient son certificat ISO 9001 version 2015

L’Institution de prévoyance sociale caisse générale de retraite des agents de l’Etat (IPS-CGRAE) de Côte d’Ivoire décroche le renouvellement de son certificat ISO 9001 version 2015, ce qui témoigne de l’efficacité de son Système de management de la qualité (SMQ).

L’audit de renouvellement du certificat ISO 9001 Version 2015 de l’IPS-CGRAE a été réalisé du 13 au 16 septembre 2021 par l’organisme certificateur de renom AFAQ/AFNOR, à travers une équipe dirigée par M. Jean Lacheze, responsable d’audit et Mme Aida Gargouri, seconde auditrice.

Durant cette période d’intenses activités, les salariés de l’IPS-CGRAE ont apporté des réponses précises aux questions de l’équipe d’audit et démontré que le SMQ de l’IPS-CGRAE répond efficacement aux exigences de la norme internationale ISO 9001 version 2015.

Cette norme vise à garantir en permanence la qualité des services offerts aux assurés sociaux.

Au terme du programme d’audit, les différents résultats ont été présentés, le 16 septembre 2021, à une réunion de clôture présidée par M. Abdrahamane Berté, le directeur général de l’IPS-CGRAE. 

A l’entame de la réunion, M. Berté a traduit sa gratitude aux auditeurs qui ont conduit cette mission en dépit du contexte lié à la crise sanitaire de Covid-19 en déployant des efforts pour la réalisation de cet audit de renouvellement avec les pilotes de processus.

Le directeur général de l’IPS-CGRAE a réitéré l’engagement de l’Institution à maintenir une démarche qualité optimale afin de garantir, en permanence, un niveau élevé de satisfaction des assurés sociaux.

Cela, ajoutera-t-il, vise à renforcer la politique de gestion de la relation client et de la responsabilité sociétale d’entreprise envers ses assurés et partenaires sociaux.  Il a ensuite au nom de l’institution, salué le professionnalisme de l’organisme AFAQ/AFNOR.

Les conclusions de l’audit confirment que le Système de management de qualité de l’IPS CGRAE répond aux exigences de la norme ISO 9001 version 2015, avec zéro non-conformité constatée et zéro point sensible.

Par conséquent, l’équipe d’audit a vivement recommandé le renouvellement du certificat ISO 9001 version 2015 de l’IPS CGRAE auprès du Comité d’expert de l’organisme certificateur AFAQ/AFNOR.

L’organisme certificateur AFAQ/AFNOR a effectivement notifié, en date du 4 octobre 2021, le renouvellement du Certificat ISO 9001 version 2015 de l’IPS-CGRAE sur l’ensemble de ses activités.

Le succès de cette étape importante du Système de management de la qualité constitue un gage de satisfaction permanente des assurés et de leur positionnement au cœur de toutes les activités de l’Institution.

Satisfait des résultats obtenus par l’institution, M. Abdrahamane Berté a félicité tout le personnel pour les efforts consentis qui ont permis d’atteindre ce résultat « exceptionnel », les encourageant à garder ce dynamisme afin de toujours mériter la confiance des clients. 

Avec cette performance, qui contribue à une meilleure justice sociale au plan national et pour le rayonnement de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale, l’IPS-CGRAE honore sa première place d’Institution de prévoyance sociale, en Afrique de l’Ouest, à avoir obtenu, dès 2016, la certification ISO 9001 version 2015 sur l’ensemble de ses activités.

Placée sous la tutelle technique et administrative du ministère de l’Emploi et de la protection sociale et sous la tutelle financière du ministère en charge du Budget, cette institution certifiée ISO 9001 version 2015, est chargée de gérer le recouvrement des cotisations sociales.

Dans sa mission, elle procède au paiement des prestations sociales relatives aux régimes obligatoires des pensions civiles et militaires ainsi qu’aux régimes complémentaires ou spéciaux, obligatoires ou volontaires de pensions.

Soucieuse de l’amélioration continue de la qualité des prestations fournies pour une satisfaction sans cesse accrue de ses assurés sociaux, l’IPS-CGRAE s’est engagée dans la démarche qualité depuis 2014.

L’Institution a obtenu la Certification ISO 9001 version 2008 en décembre 2016, puis la version 2015 en octobre 2018, faisant d’elle la première Institution de Prévoyance Sociale en Côte d’Ivoire et en Afrique de l’Ouest à être certifiée ISO 9001 version 2015 sur l’ensemble de ses activités, dans son secteur.

Le Certificat a une durée de vie de trois ans. Au cours des deux premières années, l’organisme certificateur AFAQ / AFNOR est dans l’obligation d’évaluer annuellement la conformité et l’efficacité du Système de Management de la Qualité par rapport au référentiel ISO 9001 version 2015 et de décider de son maintien ou non.

A l’issue de l’évaluation de la troisième année, l’organisme certificateur procède ou non au renouvellement dudit certificat. C’est dans ce contexte que AFAQ/AFNOR a réalisé l’audit de renouvellement sur l’ensemble des activités de l’IPS-CGRAE du 13 au 16 septembre 2021.

Hommage à l’ex-PM défunt Charles Konan Banny en présence de Ouattara

Un hommage national a eu lieu jeudi à la Primature, en mémoire de l’ex-Premier ministre ivoirien Charles Konan Banny, décédé le 10 septembre 2021 à Paris, en présence de Alassane Ouattara.

La cérémonie d’hommage, tenue sur l’esplanade de la Primature, a réuni plusieurs personnalités issues d’institutions ainsi que des membres du gouvernement et des chefs traditionnels.

Une haie d’honneur des militaires étaient visibles, de part et d’autre de l’exposition funèbre. Sa famille et ses proches étaient aussi présents à cet instant d’adieu de la Nation. 

Théophile Ahoua N’Doli, Inspecteur général d’Etat, a dans un discours rendu un hommage à l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny, rappelé à Dieu le 10 septembre 2021 à Paris, des suites de la Covid-19. 

« Nous pleurons le Premier ministre Charles Konan Banny, nous pleurons l’ex-gouverneur de la Bceao, nous pleurons le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation  (créée en 2011) », a déclaré M. Ahoua N’Doli.

L’inspecteur général d’Etat, Ahoua N’Doli, a salué « un homme d’Etat, un économiste chevronné, un homme politique » qui s’en va, laissant derrière lui une famille dévastée et un pays en émoi. 

 Le président de la Cour d’appel du commerce, François Komoin, un proche de l’ancien Premier ministre défunt, a témoigné qu’ « il a été un homme de courage, un homme de principe, un homme de devoir et de rassemblement ». 

L’ancien Premier ministre ivoirien, Charles Konan Banny, évacué pour des soins à Paris, a tiré sa révérence dans la capitale française des suites de la Covid-19. Sa dépouille mortelle est arrivée le 23 septembre 2021 à Abidjan. 

Suite à son décès, M. Ouattara a adressé ses condoléances à la suite de son décès, exprimant avoir perdu un « ami et frère ». De son côté, l’ex-président Laurent Gbagbo, a également traduit à la famille ses émotions en cette « terrible circonstance ».  

Maroc : nomination d’un nouveau gouvernement

Le Roi Mohammed VI a présidé, ce jeudi à Fès, la cérémonie de nomination des membres du nouveau gouvernement. Composé de 20 ministres et 5 ministres délégués, ce nouvel exécutif est dominé par les trois formations politiques (RNI, PAM et PI) arrivées en tête des élections tripartites, législatives, régionales et communales, tenues le 8 septembre dernier.Ce gouvernement, dirigé par Aziz Akhennouch, président du parti du Rassemblement National des Indépendants (RNI), comprend 7 femmes qui occupent des portefeuilles stratégiques tels que la Santé, la Transition énergétique ou encore l’Economie et les Finances.

Nombreux sont les défis et enjeux qui attendent la nouvelle équipe gouvernementale. Il s’agit entre autres de la sortie de la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19, de la relance de l’économie, de la lutte contre les inégalités actuelles causées par la pandémie. Outre la mise en œuvre du Nouveau modèle de développement, dont la rapport a été publié récemment.

Le nouveau gouvernement mettra à profit la feuille de route royale et les bases des grandes réformes annoncées par le Roi, pour atteindre ses objectifs. Ce nouveau gouvernement, procédera également à l’amendement de la loi de finances 2022 et devra faire face aux problèmes liés à la santé, l’éducation, l’emploi, l’économie informelle, le soutien à l’investissement, la révision du système fiscal et l’accompagnement des grands projets déjà lancés.

Voici par ailleurs la composition du nouveau gouvernement :

• Aziz Akhannouch : chef du gouvernement.

• Abdelouafi Laftit : ministre de l’Intérieur.

•  Nasser Bourita : ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

•  Abdellatif Ouahbi : ministre de la Justice.

•  Ahmed Toufiq : ministre des Habous et des Affaires islamiques.

•  Mohamed Hajoui : secrétaire général de gouvernement.

• Nadia Fettah Alaoui : ministre de l’Économie et des Finances.

• Nizar Baraka : ministre de l’Équipement et de l’Eau.

• Chakib Benmoussa : ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports.

• Nabila Rmili : ministre de la Santé et de la Protection sociale.

• Fatima Ezzahra El Mansouri : ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville.

• Mohamed Sadiki : ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts.

• Younes Sekkouri : ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences.

• Ryad Mezzour : ministre de l’Industrie et du Commerce.

• Fatim-Zahra Ammor : ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire.

• Abdellatif Miraoui : ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

• Leila Benali : ministre de la Transition énergétique et du Développement durable.

• Mohamed Abdeljalil : ministre du Transport et de la Logistique.

• Mohamed Mehdi Bensaid : ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication.

• Aouatif Hayar : ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille.

• Abdellatif Loudiyi : ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de l’administration de la Défense nationale.

• Mohcine Jazouli : ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’évaluation des Politiques publiques.

• Faouzi Lekjaa : ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget.

• Mustapha Baitas : ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement.

• Ghita Mezzour : ministre déléguée auprès du chef de gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme administrative.

Rwanda : un autre génocidaire rapatrié des Etats-Unis

Oswald Rurangwa est attendu au Rwanda dans la soirée de ce jeudi, a confirmé à APA une source judiciaire.Le suspect, un ancien directeur d’une école primaire à Gisozi, une colline surplombant la capitale Kigali, est accompagné par des agents fédéraux américains.

M. Rurangwa a été condamné par contumace à 30 ans de prison pour son rôle dans le génocide contre les Tutsis en 1994.

L’Autorité nationale des poursuites publiques (NPPA) a salué la décision des autorités américaines.

« La NPPA félicite les autorités judiciaires américaines pour l’arrestation des fugitifs du génocide, la coopération continue en matière d’assistance juridique mutuelle et la contribution à l’effort mondial de lutte contre l’impunité », lit-on dans un communiqué.

Oswald Rurangwa a également dirigé le parti politique Mouvement révolutionnaire national pour le développement (MRND).

Selon la NPPA, lors du génocide, il était chargé de recruter et de mobiliser la milice Interahamwe responsable du massacre de la majorité des plus de 250.000 personnes dont les dépouilles sont enterrées au Mémorial du génocide à Kigali.

Rurangwa a été arrêté après avoir perdu une longue bataille juridique pour obtenir l’asile aux Etats-Unis.

Côte d’Ivoire : Express Automation Limited épinglée pour fraudes

L’entreprise ivoirienne et ses filiales sont exclues des marchés de la Banque africaine de développement (Bad) pour une période de trois ans.La Banque africaine de développement continue sa croisade contre les sociétés fraudeuses. Après celles du Kenya et du Nigéria, c’est au tour d’Express Automation Limited de la Côte d’Ivoire d’être épinglée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption (PIAC) de l’institution financière régionale.

Une enquête menée par ledit bureau a établi qu’Express Automation Limited « s’était livrée à des pratiques frauduleuses lors d’un appel d’offres pour la mise à niveau de la sécurité technique du Centre régional de la Banque pour l’Afrique de l’Est à Nairobi, la capitale du Kenya ».

L’entité ivoirienne et ses filiales sont inéligibles, pour 36 mois, à participer à des projets financés par le Groupe de la Bad. La mesure d’exclusion a pris effet depuis le 18 août dernier, rapporte le communiqué parvenu ce jeudi à APA.

Cette mesure est éligible à une exclusion croisée de la part d’autres banques multilatérales de développement en vertu de l’Accord pour l’exécution mutuelle des décisions d’exclusion, notamment la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, la Banque interaméricaine de développement et le Groupe de la Banque mondiale.

À l’expiration de la période d’exclusion, Express Automation Limited ne pourra reprendre sa participation aux projets financés par le Groupe de la Banque africaine de développement qu’après avoir mis en œuvre un programme de conformité à l’intégrité conforme aux directives de la banque.

Agence africaine d’assurance du commerce: le Cameroun devient actionnaire

Le Cameroun se réjouit d’entrer officiellement dans le capital de l’ACA.Ce pays d’Afrique centrale devient ainsi le 19e État membre de l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA) avec une contribution au capital souscrit de 11,37 millions d’euros, grâce au soutien financier de la Banque européenne d’investissement (BEI).

L’adhésion du Cameroun lui permettra de bénéficier des garanties de l’ACA pour soutenir le développement des exportations, d’attirer davantage d’investissements étrangers et d’améliorer le commerce régional et international, explique l’ACA dans une note parvenue ce jeudi à APA.

Le texte souligne que l’adhésion des Etats membres à l’ACA est soutenue par la Banque européenne d’investissement qui, à ce jour, a accordé un total de 94,11millions d’euros (environ 110 millions d’USD) de prêts concessionnels pour accélérer l’adhésion des pays de l’Afrique centrale et de l’Ouest à la structure.

« L’adhésion à l’ACA arrive à point nommé puisqu’elle est inscrite dans la stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) du Cameroun, qui vise notamment à faire du Cameroun un pays émergent par le développement de ses exportations et à l’ouverture de ses marchés locaux aux investissements étrangers. Le nombre des projets prioritaires du gouvernement soumis à l’examen de l’ACA constituerait une bonne base pour la mise en œuvre de son plan de stratégie nationale SND30 », poursuit le communiqué.

« C’est un évènement important pour notre pays, qui est résolument tourné vers l’appel et l’accompagnement des investisseurs nationaux et étrangers. L’ACA nous offre des garanties supplémentaires à ce sujet. Ceci étant, nous comptons sur l’ACA, par la vulgarisation de ses prestations, pour intéresser à la fois notre Gouvernement, tout le réseau des assureurs basés au Cameroun, ainsi que les investisseurs, à la plus-value réelle que leur offre cette adhésion », a dit Sylvester Moh Tangongho, Directeur général du Trésor, de la Coopération financière et monétaire du ministère des Finances.

De son côté, Manuel Moses, Directeur général de l’ACA a promis de « travailler en étroite collaboration avec le gouvernement et le secteur privé pour identifier les projets prioritaires et offrir nos solutions d’atténuation des risques pour la reprise économique post-pandémique et les initiatives de financement du développement du Cameroun. »

Sénégal : le budget s’élève à plus de 5000 milliards f cfa

Le budget du Sénégal a doublé en dix ans.Le Conseil des ministres a adopté, hier mercredi, le projet de loi de finances pour l’année 2022 arrêté à plus de 5.150 milliards f cfa, soit plus du double entre 2012 et 2022.

« Le Chef de l’Etat (…) s’est ainsi félicité du dépassement de la barre des 5000 milliards f cfa, traduisant, d’une part, les performances dans la mobilisation des recettes avec les perspectives favorables de la mise en œuvre de la Stratégie de Recettes à Moyen Terme (SRMT) et, d’autre part, l’orientation prioritaire des dépenses vers l’investissement public et la consolidation de l’inclusion sociale », rapporte le communiqué de la réunion gouvernementale.

Il ajoute que Macky Sall a adressé ses félicitions au ministre des Finances et du Budget et à ses services compétents, pour les résultats notables réalisés par le Sénégal, afin d’asseoir une gouvernance budgétaire et financière de qualité, conforme aux priorités nationales et aux engagements du pays à l’échelle communautaire et au niveau international.

Sur la question liée à la résilience de l’économie nationale et de l’exemplarité de la gestion budgétaire et financière, le président de la République s’est réjoui de la première notation financière en monnaie locale de l’Etat du Sénégal, effectuée par le Cabinet Bloomfield Investissement.

Le projet de loi de finances 2021 a été arrêté 4589,15 milliards f cfa contre 4215,2 milliards f cfa en 2020, soit une hausse de 373,95 milliards f cfa.