Des femmes sensibilisées à Abidjan sur le leadership féminin

L’association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI) de concert avec l’ONG internationale Action contre la faim (ACF) ont sensibilisé lundi des femmes d’Anono dans l’Est d’Abidjan sur leurs droits et le leadership féminin, à constaté APA sur place.

Cette activité qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de l’édition 2021 de la journée internationale des droits de la femme, avait pour thème «Leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19  ».  

« C’est une journée très importante qui parle des droits de la femme. Cette journée  met aussi l’accent sur le leadership de la femme parce que le leadership de la femme lui permet aussi d’être autonome. Une femme leader, c’est une femme qui est appelée à être autonome financièrement», a expliqué à APA, Adou Honorine, la représentante de l’AFJCI en marge d’une table ronde. 

Selon elle, les femmes sont nées avec des droits au même titre que les hommes.  «  Mais nos coutumes, nos traditions ont fait que ces droits de la femme ont été piétinés de sorte qu’on avait l’impression qu’elles n’avaient pas de droits», a-t-elle déploré.  

«  C’est important de venir vers elles pour leur faire savoir qu’elles ont des droits et ces droits là ne viennent pas de naître. Elles sont nées avec cela depuis que le monde existe. et aujourd’hui il y a eu une évolution au niveau de ces droits qu’il faut leur expliquer », a ajouté Mme Adou. 

Avant elle, Ange Koblan, qui s’est exprimé dans un discours au nom de ACF, a réaffirmé  l’engagement de cette organisation à œuvrer pour la promotion des droits des femmes. 

La Journée internationale des droits des femmes est célébrée le 08 mars de chaque année. Elle vise à faire la promotion des droits de la femme et à œuvrer pour la réduction des inégalités Homme-Femme.

Législatives ivoiriennes: les incidents « n’ont pas eu d’impacts sur le scrutin » (UA)

Le chef de la mission d’observation électorale de l’Union africaine (UA) pour les législatives ivoiriennes du 6 mars 2021, Julien Nkoghe Bekale, a déclaré lundi que les incidents survenus lors du vote « n’ont pas eu d’impacts sur l’intégrité du scrutin ».

« Il y a eu quelques incidents qui n’ont pas eu d’impacts ni sur l’intégrité du scrutin, ni sur sa transparence, ni sur sa régularité », a dit M. Julien Nkoghe Bekale, lors d’une conférence de presse dans un hôtel de la capitale économique ivoirienne. 

Pour l’Union africaine, « les élections du 6 mars 2021 se sont déroulées de manière globalement satisfaisante », néanmoins l’organisation formule quelques recommandations, entre autres, l’implication des citoyens au vote et une amplification de la formation des agents électoraux. 

M. Bekale a exprimé le souhait de l’Union de voir la Côte d’Ivoire « consolider cette volonté de pacification, de démocratie et d’inclusion », se félicitant de ce que ce scrutin ait enregistré la participation de tous les partis politiques, et ce depuis plus de deux décennies.

La mission d’observation électorale de l’UA a déployé six équipes d’observation réparties dans les zones d’Abidjan, Bongouanou, Dimbokro, Gagnoa et Yamoussoukro. Les équipes ont observé 98 bureaux de vote dans ces localités.

Selon le rapport des observateurs, les bureaux visités ont ouvert à l’heure réglementaire, cependant certains bureaux de vote ont ouvert avec un retard de plus 20 minutes dû à un aménagement tardif et un léger retard dans la distribution du matériel électoral. 

La mission déplore qu’à l’ouverture des bureaux de vote, dans la majorité des cas, les membres des bureaux de vote n’étaient pas au complet. Toutefois, le scrutin s’est déroulé avec « satisfaction » et dans une « atmosphère pacifique ».

Dans le District d’Abidjan, la mission d’observation électorale de l’UA a été notamment à Cocody, au Plateau, le centre des Affaires de la capitale économique du pays, à Abobo, mais « n’a pas eu le temps d’arriver à Yopougon » et d’autres communes, selon le chef de la mission. 

Côte d’Ivoire: Patrick Achi nommé Premier ministre par intérim

Le président ivoirien Alassane Ouattara a procédé lundi à la signature de deux décrets portant intérim d’Hamed Bakayoko, premier ministre, chef du gouvernement, ministre de la défense, absent pour des raisons médicales, a appris APA de source officielle.

Selon un communiqué de la présidence ivoirienne, M. Patrick Achi, ministre d’Etat exerce à titre intérimaire, les fonctions de premier ministre, chef du gouvernement et M. Téné Birahima Ouattara exerce à titre intérimaire, les fonctions de ministre de la défense.

 Le premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko a été évacué en France depuis le 18 février dernier pour des raisons médicales. Selon l’hebdomadaire panafricain  « Jeune Afrique », en raison de la  « détérioration de son état de santé ces derniers jours  », M. Bakayoko a été transféré en Allemagne pour poursuivre ses soins. 

Sénégal : suspension des enseignements

Les cours vaqueront, du 8 au 13 mars, sur toute l’étendue du territoire national pour des raisons sécuritaires.Depuis quelques jours, le Sénégal est secoué par des violences déclenchées par l’arrestation, mercredi dernier, d’Ousmane Sonko pour « trouble à l’ordre public et participation à une marche non autorisée ».

Le ministère de l’Education nationale ainsi que celui de l’Emploi, de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Insertion, « dans le but d’assurer la protection de l’ensemble des élèves, enseignants et personnels administratifs et de service », ont décidé de fermer toutes les écoles et universités.

Différend avec le Kenya : une équipe somalienne à la Haye

Une délégation gouvernementale somalienne de haut niveau a quitté, lundi Mogadiscio, pour La Haye, à la veille de l’audience cruciale à la Cour internationale de justice du 15 mars sur le différend avec le Kenya voisin.La délégation à la CIJ est dirigée par le Premier ministre somalien, Mahdi Guled, accompagné du Procureur général, Suleiman Mohamud. L’équipe comprend également le prédécesseur de Mohamud, Ahmed Dahir.

La Somalie a traîné le Kenya devant la CIJ en raison de revendications rivales sur une partie riche en pétrole sur leur côte commune de l’océan Indien, suite à l’échec de Mogadiscio en 2014 de trouver une solution à ses disputes avec Nairobi sur la question.

En février dernier, le gouvernement kenyan a fait appel au tribunal de La Haye pour avoir plus de temps pour préparer sa défense dans le différend maritime.

Cette demande de Nairobi à la CIJ pour le report de la prochaine audience était le troisième appel du genre par le pays, à cause de certains défis pouvant saper ses préparatifs pour le dossier en question.

Il s’agit notamment de la pandémie actuelle de coronavirus et de la prétendue disparition mystérieuse d’une carte considérée comme essentielle pour déterminer la crédibilité de sa défense.

Entre septembre 2019 et juin 2020, le Kenya avait fait appel à deux reprises pour obtenir plus de temps pour constituer correctement son équipe de défense avant l’audience.

Après que ces demandes ont été favorablement acceptées par la CIJ, au grand dam des responsables de Mogadiscio, il a été annoncé que les prochaines audiences auraient lieu le 15 mars 2021.

La CIJ a clairement indiqué qu’elle n’accepterait pas de nouvelles demandes de report de ce dossier.

Les relations entre la Somalie et le Kenya ont été tendues ces dernières années, aboutissant à la décision de Mogadiscio de rappeler ses diplomates de Nairobi, invoquant une ingérence dans ses affaires intérieures.

Mogadiscio a accusé Nairobi d’ingérence dans sa région de Gedo, une allégation démentie par le Kenya.

Un rapport publié récemment par l’Autorité intergouvernementale régionale pour le développement (IGAD) semble absoudre Nairobi de tout acte répréhensible.

Guinée équatoriale: le bilan des explosions passe à 20 morts

Le bilan des explosions à Bata, la plus grande ville de Guinée équatoriale, est passé de 17 à 20 morts, a appris APA lundi.Quelque 600 personnes auraient été blessées dans les explosions qui ont ravagé une caserne militaire dans le quartier de Mondong Nkuantoma à Bata, dimanche à 16 heures, heure locale, apparemment causées par des charges de dynamites.

S’exprimant à la télévision nationale, le président Teodoro Obiang Nguema a imputé cet accident à la négligence.

Des quartiers entiers ont été complètement rasés par les explosions, forçant des survivants terrifiés à s’enfuir pour sauver leur vie.

Le ministre des Affaires étrangères du pays, Simen Oyono Esono Angue, a tenu une réunion avec des diplomates pour demander une aide humanitaire aux victimes.

Le ministère de la Santé a également publié une déclaration demandant aux donneurs de sang d’aider à soigner les blessés.

D’énormes colonnes de fumée s’échappaient du site depuis l’incident, les pompiers s’efforçant d’étouffer les énormes flammes résultant des explosions.

La Guinée équatoriale, petit pays riche en pétrole, compte 1,3 million d’habitants.

Côte d’Ivoire: Bictogo déclaré vainqueur aux législatives à Agboville

Le directeur exécutif du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, pouvoir) Adama Bictogo, arrive en tête des candidats à l’élection des députés à Agboville, dans le Sud du pays, selon les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI) publiés dimanche.

Sur 13.998 suffrages exprimés, M. Bictogo a été crédité de 7.513 voix, soit 53,67% devant son challenger Esther Fleur Aké Ngbo, candidate de Pdci/EDS qui a obtenu 5.510 voix soit 39,36%.

Candidats dans cette circonscription, Claude Bernard Assamoi a obtenu 131 voix soit 0,94% et Nicaise Ntapké 442 voix (3,16%), tandis que Eddie Salomon Koudou a 32 voix (0,23%).

Quant aux candidats Apollinaire Nguessan Brou et Joël Anicet Ntamon, ils ont obtenu respectivement 39 voix  (0,28%) et 265 voix (1,89%), selon les résultats de la CEI.

Dans la circonscription de Dahiri-Fresco-Gbagbam, dans le Sud-ouest du pays, le député sortant Alain Lobognon, en détention pour soupçon de complot contre l’autorité de l’Etat, a été défait par son principal rival Philippe Legré, candidat du Rhdp.

M. Philippe Legré a été déclaré élu avec 3.143 des voix soit 40,37% des suffrages exprimés. Dans une note circulant sur les réseaux sociaux, Amira, l’épouse de Alain Lobognon a témoigné sa reconnaissance à ses partisans pour avoir travaillé avec eux.

« Nous avons perdu une élection, nous continuons de mener la bataille pour les libertés et les droits de l’homme en Côte d’Ivoire. C’est à ce prix que Alain et ses amis injustement détenus seront libres », a clamé Amira Lobognon. 

La journée internationale de la femme fait les choux gras de la presse marocaine

La célébration de la Journée internationale de la femme est le sujet principal traité par les quotidiens marocains parus ce lundi.+Aujourd’hui le Maroc+ écrit qu’après l’indépendance, la femme a été de toutes les luttes et a pris part très tôt et de manière active à la vie politique, économique, sociale et culturelle du Maroc, notant que les figures féminines marocaines célèbres pour leur engagement pour diverses causes de différentes natures sont nombreuses.

Elles ont été actives dans les institutions, les partis politiques, dans les associations et la société civile, ainsi que dans les domaines de l’entreprise, de l’industrie, de l’ingénierie et de l’art, entre autres, poursuit le journal, faisant savoir que la cause féminine au Maroc a réalisé à ce jour une trajectoire des plus honorables qui traduit parfaitement l’état d’esprit sociétal.

La grande avancée de 2004, avec la réforme de la « Moudawana » (statut personnel), était tombée à point nommé, rappelle-t-il, ajoutant que le Maroc entamait un nouveau millénaire et abordait une nouvelle étape faite de grands défis.

Abordant le même sujet, +Al Bayane+ souligne que le Maroc accorde une importance particulière à la célébration du 8 mars, conformément aux dispositions de la Constitution adoptée, il y a une décennie et au diapason des lois universelles.

La mise en place du code de la famille, la reconnaissance de la nationalité, la mise en œuvre des principes du genre et de l’équité sont autant de prouesses qui font désormais briller l’étoile féminine dans le firmament du développement multiforme, assure la publication, relevant que le bilan positif du pays ne souffre d’aucune contestation. Toutefois, la femme marocaine n’est pas assez représentée dans l’Exécutif, pas assez représentée dans le législatif et souffre le martyr dans la vie quotidienne (violences, viol, harcèlement…), fait-il remarquer, notant que beaucoup de chemin reste à parcourir dans le champ féminin, aux plans institutionnel, social, économique et culturel.

Dans le même sillage, +Assabah+ indique que ce lundi 8 mars et comme chaque année, la femme marocaine, comme toutes les femmes du monde, célèbre la Journée internationale des droits des femmes. Et, comme chaque année, elle devrait clamer, ce lundi, des slogans prônant l’égalité des droits et des chances. Elle devrait également se voir offrir des roses et du chocolat, et se voir dédier des posts sur les réseaux sociaux. Cependant, dès le lendemain, les choses reprendront leur cours normal et les slogans scandés le 8 mars seront vite oubliés.

 

C’est le triste constat que fait le quotidien arabophone, rappelant que des années se sont écoulées, plusieurs Journées internationales des droits des femmes aussi, sans que la situation de la femme marocaine ne change. Des voix se sont bien élevées pour réclamer haut et fort plus de droits mais, qu’elle soit femme au foyer, ouvrière ou femme d’affaires, la femme marocaine souffre encore des mêmes maux et ne reste malheureusement, aux yeux de beaucoup, « qu’une femme ».

La publication en veut pour preuve la situation qui n’évolue pas vraiment. En effet, ce 8 mars 2021, on se posera encore, comme les années précédentes, la question de savoir ce qu’a obtenu la femme marocaine comme acquis. Pour avoir une idée de la réponse, il suffit de noter que, chaque année, ce sont les mêmes femmes qui sont interpellées dans les journaux télévisés, les magazines et les différentes publications.

Preuve que la femme peine encore à percer, quelles que soient ses compétences, ses réalisations ou les ambitions qu’elle nourrit. Pourtant, rappelle le journal, le Maroc avait fait un grand pas en faveur des droits de la femme avec les dispositions intégrées au Code de la famille. Sauf qu’à ce jour, plusieurs d’entre elles ne sont toujours pas appliquées.

Covid-19 : le Maroc reçoit 500.000 doses supplémentaires du vaccin Sinopharm

Le Maroc a reçu, dimanche, un lot de 500.000 doses supplémentaires du vaccin du laboratoire chinois Sinopharm.Il s’agit du troisième arrivage du vaccin anti-Covid-19 en provenance de Pékin qui vient s’ajouter à ceux du 16 février et du 27 janvier dernier derniers, portant ainsi le nombre de doses de Sinopharm reçues à 1,5 million.

A cela s’ajoutent trois livraisons effectuées par AstraZeneca, en plusieurs lots, totalisant 7 millions de doses.

Cette quantité de vaccin permettra de poursuivre la campagne de vaccination à la même cadence sans interruption. Le Maroc a pu administrer les premières injections à plus de 3,9 millions de personnes, et les deuxièmes doses à 578.942 personnes, jusqu’au 7 mars courant.

La campagne de vaccination, lancée le 28 janvier dernier, est une opération gratuite pour l’ensemble des citoyens avec comme objectif d’immuniser 80% de la population, de réduire puis éliminer les cas de contamination et de décès dus à l’épidémie et de contenir la propagation du virus.

La priorité est accordée aux personnels de première ligne, en l’occurrence, les autorités publiques, les forces armées, les professionnels de la santé, les enseignants et les personnes âgées, vulnérables au virus, et ce, avant de l’élargir au reste de la population.