Rabat: Signature cinq Mémorandums d’entente tripartites sur le Gazoduc Nigeria-Maroc

Cinq Mémorandums d’entente (MoUs) tripartites ont été signés, lundi à Rabat, dans le cadre du projet de Gazoduc Nigeria-Maroc.Ces MoUs ont été signés respectivement et successivement entre le Maroc et le Nigeria, d’une part, et par la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée, la Sierra Leone et le Ghana, d’autre part.

Le premier mémorandum a été signé par l’Office National Marocain des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) et la National Nigerian Petroleum Company Limited (NNPC) avec Gambia National Petroleum Corporation (GNPC-Gambie).

Le deuxième mémorandum a été signé par l’ONHYM et la National Nigerian Petroleum Company Limited « NNPC » avec PETROGUIN-Guinée Bissau, alors que le troisième mémorandum a été signé par l’ONHYM et la National Nigerian Petroleum Company Limited « NNPC » avec la Société Nationale des Pétroles « SONAP » de la République de Guinée.

Le quatrième mémorandum a été signé par l’ONHYM et la National Nigerian Petroleum Company Limited « NNPC » avec Petroleum Directorate of Sierra Leone « PDSL », tandis que le cinquième mémorandum a été signé par l’ONHYM et la National Nigerian Petroleum Company Limited « NNPC » avec Ghana National Gas Company « GNGC ».

Ces Mémorandums d’entente, à l’instar des MoUs signés avec la CEDEAO le 15 septembre 2022 et ceux signés avec la Mauritanie et le Sénégal le 15 octobre 2022, confirment l’engagement des Parties dans le cadre de ce projet stratégique qui, une fois achevé, fournira du gaz à l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest et permettra également une nouvelle voie d’exportation vers l’Europe, selon un communiqué conjoint des parties signataires.

Cette infrastructure participera à l’amélioration des conditions de vie des populations, l’intégration des économies de la sous-région et l’atténuation de la désertification grâce à un approvisionnement en gaz durable et fiable respectant les engagements du continent en matière de protection de l’environnement, ajoute-t-on de même source, notant que le projet permettra également de donner à l’Afrique une nouvelle dimension économique, politique et stratégique.

Ce gazoduc longera la côte ouest-africaine depuis le Nigeria, en passant par le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée Bissau, la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie jusqu’au Maroc. Il sera connecté au Gazoduc Maghreb-Europe et au réseau gazier européen. Cette infrastructure permettra aussi d’alimenter les États enclavés du Niger, du Burkina Faso et du Mali.

Tchad : la justice sévit contre les manifestants du 20 octobre

Les personnes arrêtées lors d’une manifestation interdite contre la junte tchadienne ont écopé de deux et trois ans de prison.La sentence est lourde. Quatre jours après la fin du procès à huis clos des manifestants arrêtés lors de la manifestation du 20 octobre dernier et les jours qui ont suivi, le procureur de la République, Moussa Wade Djibrine, a livré à la presse les peines retenues contre les accusés. « Le tribunal, dans sa souveraineté et sa plénitude, a rendu les décisions ci-après : 262 personnes condamnées à des peines d’emprisonnement ferme allant de 2 à 3 ans ; 80 personnes condamnées à des peines d’emprisonnement avec sursis allant de 12 à 24 mois ; 59 prévenus déclarés non coupables et relaxés au bénéfice du doute », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, 80 mineurs poursuivis par le tribunal pour enfant ont été ramenés de la maison d’arrêt de Koro Koro à celle deKlessoum à N’djamena pour la suite de la procédure, a-t-il ajouté.

Ce procès, ouvert mardi dernier, a duré quatre jours pour s’achever vendredi 2 décembre. Seule la télévision d’Etat était autorisée à couvrir les audiences.

Le 20 octobre 2022, les forces de sécurité tchadiennes ont tiré sur des manifestants dans plusieurs villes du pays, y compris à N’Djamena, la capitale, tuant au moins 50 personnes et en blessant des dizaines d’autres.

Plusieurs voix s’étaient élevées pour demander des enquêtes impartiales sur le comportement des forces de sécurité.

« Les autorités tchadiennes devraient immédiatement faire en sorte qu’une enquête indépendante et effective détermine si le recours à la force létale par les services de sécurité était une réponse justifiée et proportionnelle à toute prétendue violence », avait déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à l’ONG Human Rights Watch.

« Les gens devraient pouvoir manifester pacifiquement contre la politique du gouvernement sans se faire tirer dessus ou se faire tuer », avait-il poursuivi.

Ces manifestations, qui se sont déroulées dans tout le pays et ont mobilisé des milliers de participants, marquaient la date à laquelle l’administration militaire, au pouvoir depuis la mort du président Idriss Déby le 20 avril 2021, avait promis de restituer le pouvoir à un gouvernement civil. Le Conseil militaire de transition, présidé par le fils de Déby, Mahamat Idriss Déby, a pris le pouvoir après qu’Idriss Déby a été tué. Ce conseil a récemment repoussé la date des prochaines élections à octobre 2024.

51e anniversaire des relations EAU-Afrique : les EEAU offrent 51 arbres prosopis à leurs partenaires sur le continent

Dans le cadre de la célébration du 51ème anniversaire de l’établissement des relations émirato-africaines, l’Etat des Émirats arabes unis ont offert 51 arbres prosopis à leurs partenaires sur le continent africain.Cette initiative vise à renforcer les relations solides et prospères qui unissent les Émirats arabes unis aux pays du continent africain, lesquelles relations sont basées sur les principes de fraternité, d’amitié et de respect mutuel, rapporte l’agence émiratie WAM.

 Elle s’inscrit également dans le cadre des efforts conjoints visant à protéger les actifs naturels et à assurer leur utilisation dans les années à venir. La plantation et la préservation de l’arbre prosopis dans toutes les régions d’Afrique est un pas important vers la durabilité et la responsabilité environnementales.

Les Émirats arabes unis travaillent aux côtés d’autres pays pour faire face au changement climatique et au défi mondial, et ils continuent de consentir des efforts visant à protéger les actifs naturels et à garantir leur utilisation dans les années à venir.

A cette occasion, le ministre d’Etat Cheikh Shakhbout bin Nahyan Al Nahyan, a déclaré qu’« à la lumière de la vision de feu Cheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan, qui croyait que l’arbre prosopis (Ghaf en arabe) représentait une importante source de vie, d’unité et de fraternité, sous laquelle toutes les composantes de la société se sont réunis. Pour lui donner une importance et une renommée en tant que symbole de fermeté, de prospérité et de développement, les Émirats arabes unis ont lancé une initiative avec des pays africains amis, pour célébrer 51 ans de relations distinguées entre l’EEAU et les pays africains, des relations solides et prospères basées sur la coopération, l’amitié, le respect mutuel et le bénéfice commun ».

Et d’ajouter que « depuis leur création il y a 51 ans, les Émirats arabes unis ont cherché à construire des ponts de communication et de coopération avec leurs partenaires du monde entier afin d’unifier les efforts pour parvenir à la paix, à la stabilité et à la sécurité ».

« Au cours des 50 années de partenariat fructueux avec l’Afrique, les Émirats arabes unis sont déterminés à soutenir la prospérité et à contribuer aux efforts conjoints pour promouvoir la durabilité et la responsabilité environnementales. Le pays travaille côte à côte avec d’autres pays pour faire face au changement climatique et continue de diriger les efforts visant à protéger les actifs naturels et à assurer leur utilisation future ».

La plantation de ces arbres représente un investissement pour les EAU et ses partenaires dans les générations futures qui grandiront et prospéreront, ce qui reflète l’engagement du pays envers le continent africain.

A cet égard, la mission des Emirats Arabes Unis en Côte d’Ivoire a tenu une cérémonie à cette occasion, en présence de la ministre ivoirienne des Affaires étrangères et de l’Intégration Africaine, Mme Candia Camara, qui a salué cette importante initiative, soulignant le souci de son pays de renforcer les relations qui lient les deux pays à un horizon plus large.

D’autre part, la mission des Émirats arabes unis au Royaume d’Eswatini a célébré cette occasion en présence du ministre de l’Agriculutre d’Eswatini, Jabulani Clement Mabuza, qui a souligné que son pays et les Émirats arabes unis entretiennent des relations de coopération fructueuse dans tous les domaines.

« Je voudrais me joindre aux Émirats arabes unis pour célébrer le cinquante et unième anniversaire des relations entre les Émirats arabes unis et l’Afrique », a-t-il dit, ajoutant que cette initiative est un investissement et un soutien pour l’avenir et le bien-être du Royaume de Swatini.

La plantation de ces arbres symbolise un investissement pour les EAU et ses partenaires dans les pays africains pour les générations futures qui grandiront et prospéreront au fil du temps.

Ce don ne constitue pas uniquement un engagement à soutenir le bien-être des pays bénéficiaires, mais il s’agit aussi d’un engagement envers l’ensemble des pays du continent africain.

Désigné comme l’arbre national des Emirats Arabes Unis depuis 2008, le Ghaf  est une espèce indigène de la péninsule arabique. Il possède un joli feuillage ajouré qui peut servir de fourrage aux chameaux qui, en guise de remerciement, lui taillent une jolie coupe au bol à hauteur de tête de camélidés, très caractéristique de cet arbre dans les zones d’élevage.

De plus, ses fruits, de longues gousses, fournissent aux animaux sauvages comme d’élevage une source alimentaire importante. Avec sa taille pouvant atteindre plus de 10 de haut, il est une rare opportunité, en plein désert de sable. Il offre le gîte ou le couvert à de nombreux insectes, lézards ou oiseaux. Par le passé, son bois était utilisé pour la construction, pour fabriquer des outils agricoles, comme bois de chauffage ou afin de fabriquer du charbon ce qui lui a d’ailleurs donné son nom (cineraria).

Sa résistance à la sécheresse s’explique notamment par sa capacité à plonger ses racines jusqu’à 30 m de profondeur. Le grand développement de son système racinaire permet de fixer et maintenir le sol et les dunes.

Patrimoine historique, combattant anti-désertification, auxiliaire écologique et biologique, le ghaf mérite son titre de National Tree.

Réflexion à Abidjan sur un outil régional de gouvernance fiscale

Un atelier régional sur les bonnes pratiques de management et de gouvernance des administrations fiscales s’est ouvert ce 5 décembre 2022 sur les bords de la lagune Ebrié.Ces assises qui ont lieu du 5 au 9 décembre 2022 sont organisées par le Département des finances publiques du FMI et l’AFRITAC de l’Ouest, en collaboration avec les services en charge des questions fiscales de l’Uemoa et de la Cedeao.

Les travaux de cet atelier de haut niveau sur les bonnes pratiques de management et de gouvernance des administrations fiscales ont été ouverts par le directeur de Cabinet du ministre ivoirien du Budget et du portefeuille de l’Etat, Adama Sall, lors d’une cérémonie.

M. Adama Sall s’est félicité de ce que Abidjan accueille cet atelier destiné à aider les administrations fiscales des pays membres de l’Uemoa et de la Cedeao à « se doter d’un guide de bonnes pratiques qui permettra de moderniser leur management ».

Malgré les efforts consentis et les réformes engagées par les administrations fiscales de ces pays, « rares sont ceux qui ont permis d’améliorer durablement les performances de ces administrations » en raison de certaines faiblesses, a-t-il fait observer.

« L’objectif en matière de mobilisation des recettes est de 20% du PIB et on en est encore assez loin », a déclaré l’économiste principal de la Division administration des recettes du FMI, Antony Ramarozatovo, expliquant ainsi l’intérêt de cet atelier.

« Les recettes mobilisées par nos pays membres ne sont pas encore suffisantes pour financer les actions de développement et les objectifs d’émergence ; et surtout les objectifs de développement durables tels que fixés par les Nations Unies », a dit M. Ramarozatovo.

« On va discuter avec les services de la Commission de l’Uemoa pour tendre vers un outil régional qui fera l’unanimité et qui devrait servir comme un Code de transparence au niveau de l’Uemoa » et un outil de performance en Afrique de l’Ouest, a-t-il poursuivi.

Cet atelier vise à mutualiser les expériences en matière de management en vue de la performance des administrations fiscales de ces Etats. Selon le directeur général des impôts de Côte d’Ivoire, Abou Sié Ouattara, les échanges porteront aussi sur la digitalisation et les risques institutionnels encourus.

« Nous allons également évoquer la question du civisme fiscal dans nos Etats, (un sujet) qui constitue l’un des maillons faibles de nos administrations dans la mesure où nos populations ne sont pas encore suffisamment instruites sur la question fiscale », a-t-il souligné.

M. Abou Sié Ouattara a mentionné que « tous les pays de la Cedeao sont dans une période de transition fiscale ». Celle-ci, insinuera-t-il, consiste à « reporter sur la fiscalité intérieure la fiscalité de porte, c’est-à-dire les droits de douanes vont diminuer et en contrepartie la fiscalité intérieure va prendre le relais ».

Cela devrait permettre aux Etats en Afrique de l’Ouest d’avoir les ressources nécessaires pour assurer le développement, a laissé entendre le directeur général des impôts de Côte d’Ivoire, Abou Sié Ouattara. Cet atelier vise par ailleurs une meilleure intégration régionale face à la mondialisation.

Guinée: «souffrant», Dadis Camara obtient la suspension de son procès

L’ex-chef de la junte militaire guinéenne a évoqué lundi 5 décembre ses soucis de santé pour obtenir le renvoi du procès du massacre du 28 septembre 2009.Le procès du massacre du 28 septembre 2009 se poursuit au tribunal spécial de Conakry. Après les auditions d’Aboubacar Sidiki Diakité, surnommé « Toumba », de Moussa Thiégboro Camara et de Claude Pivi,parmi les onze anciens officiels militaires et gouvernementaux accusés, c’était le tour du capitaine Moussa Dadis Camara ce lundi 5 décembre. Mais l’ancien chef de la junte militaire en Guinée (2008 – 2009) n’a pas duré à la barre, ayant réussi à convaincre le président du tribunal, Ibrahima Sory Tounkara, de renvoyer l’audience jusqu’à lundi prochain.

« Je veux vous dire, monsieur le président, avec tout le respect que j’ai pour votre auguste tribunal, j’en ai déjà informé le directeur de la garde pénitentiaire, le médecin chef de la garde pénitentiaire, depuis un très bon moment, je souffre. J’en ai déjà informé les avocats. Sauf pour votre respect, si effectivement vous m’obligez, monsieur le président, je ne suis pas au-dessus de la loi. (…) Mais en toute sincérité, je ne me sens pour le moment absolument (bien) », a-t-il affirmé à la barre sans préciser la nature de sa souffrance ni le délai pour son rétablissement.

« Si depuis plus de treize ans je me suis battu corps et âme, jusqu’à ce que je sois devant votre auguste tribunal, quels que soient les jours à venir, par la grâce de Dieu, je serai là devant votre tribunal, devant les éminents magistrats pour vous livrer ma part de vérité. Mais vous dire un, deux ou trois jours, je ne suis pas un homme qui aime mentir, je veux vous dire tout simplement monsieur le président, dès lors que je vais me rétablir, je serai même plus pressé, en toute sincérité » de venir répondre aux questions du tribunal, a ajouté Moussa Dadis Camara.

Après ce plaidoyer, le juge Ibrahima Sory Tounkara lui a fait savoir que le tribunal était « obligé » de suspendre les débats si son état de santé ne lui permettait pas d’y assister. Le président du tribunal a donc décidé de renvoyer l’audience jusqu’au 12 décembre 2022, soit d’ici une semaine.

Chef de la junte guinéenne du 23 décembre 2008 au 3 décembre 2009, le capitaine Moussa Dadis Camara est placé en détention depuis son retour en Guinée, il y a un peu plus de deux mois, à la veille de l’ouverture du procès du 28-Septembre, à la maison centrale de Coronthie, dans la capitale Conakry.

Il est poursuivi avec ses dix coaccusés de « meurtres, assassinat, viols, pillages, incendies volontaires, vol à main armée, coups et blessures volontaires, outrage à agents de la force publique, torture, enlèvement et séquestration, non-assistance à personne en danger, violence sexuelle, attentat à la pudeur, détention illégale de matériel de guerre de première catégorie et complicité de ces infractions » dans le cadre du massacre qui s’est déroulé le 28 septembre 2009 au stade de Conakry, à la suite d’un rassemblement de l’opposition interdit par les autorités militaires d’alors.

En effet, l’opposition guinéenne voulait dissuader le capitaine Camara, devenu chef de la junte militaire après la mort du général Lansana Conté, resté 24 ans au pouvoir, de se présenter à l’élection présidentielle de janvier 2010. Mais pas moins de 157 personnes ont été tuées, des centaines blessées et près de 109 femmes violées après la manifestation, selon le rapport d’une commission d’enquête internationale mandatée par les Nations unies.

Plusieurs victimes ou proches de victimes continuaient de réclamer depuis treize ans un procès alors que l’instruction des magistrats guinéens était close depuis fin 2017. Il manquait cependant une volonté politique du régime d’Alpha Condé pour vider ce lourd dossier judiciaire. Selon certains observateurs, l’ex-chef de l’Etat, renversé en 2021 après onze ans au pouvoir par un groupe de militaires dirigé par le colonel Mamadi Doumbouya, ne voulait pas se mettre à dos un certain nombre d’officiers qui s’étaient mis à son service après son élection.

Af’Sud: l’opposition demande la destitution de Ramaphosa

Les principaux partis d’opposition sud-africains ont décidé d’unir leurs forces au Parlement sud-africain pour demander la destitution du Président Cyril RamaphosaLe président sud-africain est accusé d’avoir dissimulé le vol d’un demi-million de dollars peut-être plus qui était caché au fond d’un canapé dans sa ferme. Selon le vice-président des Economic Freedom Fighters (EFF), Floyd Shivambu, les partis d’opposition, à l’exception de deux d’entre eux, Good et Al Jama-Ah, se sont réunis le week-end dernier pour adopter une marche à suivre.

Il a déclaré M. Ramaphosa doit être mis à l’examen du Parlement au sujet de ce qu’il qualifie de « scandale », à la suite du rapport d’un groupe d’experts indépendants qui accuse le président sud-africain d’avoir violé la constitution.

« Nous allons publier une déclaration concernant certaines des activités que nous allons entreprendre en vue de la séance de l’Assemblée nationale de mardi – et ce qui se passera ensuite », a déclaré Shivambu. La Chambre se réunit mardi pour discuter du contenu du rapport qui a conclu que Ramaphosa devait répondre de la violation de son serment dans sa conduite après le vol.

Le fonctionnaire a déclaré que les partis d’opposition s’attendaient à être rejoints par des parlementaires du Congrès national africain (ANC) majoritaire au parlement, pour demander la mise en accusation de Ramaphosa. « Un nombre important de parlementaires de l’ANC, même lors d’un vote ouvert, vont voter pour que le processus de destitution se poursuive », a-t-il indiqué.

Le comité exécutif national de l’ANC se réunit lundi à Johannesburg pour décider du sort de Ramaphosa avant la réunion de l’Assemblée nationale mardi au Cap.

Une « grande équipe anglaise » élimine le Sénégal du Mondial

Les quotidiens sénégalais parvenus lundi à APA titrent principalement sur l’élimination du Sénégal en huitième de finale de la Coupe du monde 2022, une défaite (0-3) qui témoigne de la différence de niveau technique entre le bourreau anglais.Après la défaite (0-3) du Sénégal dimanche soir en huitième de finale de la Coupe du monde de football face à l’Angleterre, Bés Bi indique que « le rêve file à l’anglaise » là où L’AS souligne que « les Lions sont braqués à l’anglaise », faisant que « la génération 2022 ne va pas égaler celle de 2002 ». Selon le sélectionneur sénégalais, Aliou Cissé, la différence de niveau était flagrante : « Les Anglais étaient supérieurs ».

C’est une « claque de fin » pour l’équipe nationale du Sénégal dont le capitaine, Kalidou Koulibaly, soutient dans Walf Quotidien qu’ils sont « tombés sur une grande équipe » anglaise qui a exploité « deux pertes de balle fatales » des Lions.

Mais « la marche était trop haute » pour les Lions du Sénégal, se résignent à dire Stades et Le Soleil. Pour battre l’équipe sénégalaise, « perdue en seconde période », « les milieux anglais ont aspiré nos latéraux », analyse un technicien pour le quotidien sportif. Le Soleil a vu pour sa part jouer « une sénégalaise fébrile, un milieu de terrain aspiré par l’adversaire ».

Cependant, « il faut avouer la suprématie de l’Angleterre », estime Aliou Cissé qui reçoit au passage avec son équipe « les encouragements des supporters, du président Macky Sall et de Sadio Mané », le leader technique des Lions forfait pour la Coupe du monde en cours au Qatar.

L’Observateur qualifie cette déroute de l’équipe nationale de « Qatarclysme » vu que l’objectif du Sénégal était de se qualifier en quart de finale du Mondial comme en 2002. Mais « les Anglais ramènent les Lions sur terre », note Vox Populi alors que Le Quotidien dit avoir assisté à « la promenade des Anglais » qui ont laminé les Lions par trois buts à zéro. « C’était un membre du Big 5 mondial et la différence s’est nettement sentie », reconnait le sélectionneur sénégalais.

Soldats ivoiriens détenus: vers de nouvelles sanctions contre Bamako

Depuis juillet dernier, des militaires ivoiriens sont détenus par Bamako pour « tentative de déstabilisation » de la transition.Les autorités maliennes disposent de moins d’un mois pour libérer les 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako depuis juillet dernier pour « mercenariat ». Sans quoi, elles exposent le Mali à de nouvelles sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Réunis dimanche 4 décembre en session ordinaire à Abuja, au Nigeria, les chefs d’État ouest-africains en sont arrivés à cette éventualité comme l’a déclaré le président de la Commission de la Cédéao, à la fin de la rencontre. Le président togolais, Faure Gnassingbé sera chargé de porter le message au colonel Assimi Goïta dans les prochains jours.

Cet ultimatum fait suite à l’échec de la médiation de la Cédéao dans ce contentieux. Saisie par Abidjan après que le colonel Goïta a exigé l’extradition de personnalités maliennes faisant l’objet de poursuites judiciaires chez elles, l’institution régionale avait envoyé une « mission de haut niveau » à Bamako pour obtenir la libération des des militaires ivoiriens, en vain. Le maintien en détention de 46 d’entre-eux après la médiation de Lomé ayant abouti à la libération des trois femmes du groupe, préoccupe toujours la Cédéao.

La menace de nouvelles sanctions contre le Mali risque cependant de ne pas « résoudre le problème ». « Quoique l’on pense du dossier, elle est en instance devant les juridictions du Mali », rappelle, sous le sceau de l’anonymat, un chercheur ouest-africain en sciences politiques. Ce dernier doute de l’efficacité d’un nouvel embargo après celui infligé au Mali de janvier à juillet 2022 pour son refus de remettre le pouvoir aux civils dans des délais raisonnables.

Pour le même chercheur, un pays comme « le Sénégal ne peut pas se permettre de refermer ses frontières pour un contentieux bilatéral de cette nature et dans un contexte économique propre ». La Cédéao n’a pas précisé la nature des sanctions qui seront infligées à Bamako, souligne notre interlocuteur qui déconseille d’ores et déjà une « intervention militaire ». « Le Mali n’est pas la Gambie ou la Guinée Bissau », prévient le chercheur.

Marathon Valence : victoire et record pour Amane Beriso

L’athlète éthiopienne Amane Beriso, 31 ans, a remporté dimanche à la surprise générale le marathon de Valence, établissant un nouveau record.L’athlète éthiopienne a pulvérisé son record de presque six minutes (2h14’58) par rapport au chrono (2h20’48 ») établi en 2016. Elle devient la troisième performeuse mondiale de l’histoire.

La championne du monde du 10 000 m, Letesenbet Gidey, qui faisait ses débuts sur marathon, a terminé deuxième en 2:16:49. Comme Kiptum, elle établit un record pour les débuts les plus rapides de l’histoire du marathon.

Amane, qui a remporté le marathon de Mexico en août de cette année, n’a pas été en mesure de battre le record du monde, mais elle a fait plus que ce qu’il fallait dans les dernières étapes pour repousser le défi de Letesenbet,

Elle s’est imposée avec un record du parcours et un record éthiopien de 2:14:58. « Je n’arrive pas à croire ce que j’ai réalisé aujourd’hui », a déclaré Amane. « Tout était fantastique – le circuit, le temps, la foule. Je suis vraiment ravie. »

Letesenbet a réalisé un temps de 2:16:49 pour terminer deuxième, tandis que la débutante kényane Sheila Chepkirui a complété le podium en 2:17:29, sept secondes devant l’Éthiopienne Tadu Teshome, 21 ans.

Pour la première fois dans l’histoire, quatre femmes ont terminé en 2 heures 18 minutes et sept femmes en 2 heures 19 minutes.

Mali : Choguel Maïga reprend du service

Après plus de 3 mois d’absence pour des raisons sanitaires, Choguel Kokalla Maïga a été réhabilité dans ses fonctions de Premier ministre. Dimanche 4 décembre, le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goita a abrogé le décret portant nomination du colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim. 

Cette décision intervient quelques jours après l’audience accordée par le chef de l’Etat malien à Choguel Kokalla Maïga, titulaire du poste depuis le coup d’Etat de mai 2021, au palais de Koulouba, à Bamako. A l’occasion de cette rencontre, le Premier ministre a assuré au colonel Assimi Goita être en mesure de reprendre le travail après avoir été contraint au « repos forcé » par un Accident vasculaire cérébral (AVC) pendant trois mois. Par cet acte, le président de la transition semble officialiser le retour de Choguel Maïga.

Quant à lui, le colonel Abdoulaye Maïga prend du galon. Il a été nommé Ministre d’État, ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Selon le décret lu à la télévision nationale, il assure à ce titre l’intérim du Premier ministre en cas d’absence, d’empêchement ou de vacance.