UEMOA: Birahim Diouf nommé DGA du Dépositaire central/Banque de règlement

L’ex-directeur des études, de la stratégie et du développement du marché de la Bourse régionale des valeurs mobilières ( BRVM), Birahim Diouf a été nommé directeur général adjoint du Dépositaire central/ Banque de règlement ( DC/BR) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ( UEMOA) « avec effet immédiat » , a annoncé cette institution dans un communiqué transmis vendredi à APA.

«Le directeur général adjoint assistera le directeur Général dans la gestion opérationnelle, financière et du développement du DC/BR. A cet effet, il aura la charge de coordonner et d’assurer la gestion de l’ensemble des départements ou directions qui lui sont rattachés», explique le communiqué. 

Cette nomination de M. Diouf à ce poste, souligne le DC/BR,  « est en droite ligne avec les nouvelles orientations stratégiques » de cette structure centrale du marché financier régional de l’UEMOA.

 Anciennement directeur du département des études, de la  stratégie et du développement du marché de la BRVM et du DC/BR (2015-2020) et ex-directeur des études, de la stratégie et du développement du marché ( 2012-2015), M. Birahim Diouf a une trentaine d’années d’expérience dans le secteur financier et notamment, les marchés de capitaux et la banque d’affaires. 

M. Diouf est titulaire d’un MBA de la Sorbonne Graduate School of Business, d’un Executive MBA de l’Institut Français de Gestion, d’un Master en Economie de Paris-I Panthéon-Sorbonne, d’un Troisième cycle en finance islamique de l’Institute of Islamic Banking and Insurance (IIBI) de Londres et d’une Maitrise d’Economie Appliquée de Paris IX Dauphine. 

Le Dépositaire Central/Banque de Règlement ( DC/BR) est le dépositaire central des titres de l’UEMOA. Il assure la centralisation de la conservation des valeurs mobilières pour ses adhérents, la bonne fin des opérations de règlement/livraison à la suite des opérations en bourse ainsi que le paiement des événements sur valeur. Il assure également la codification des valeurs mobilières dans l’UEMOA.

Côte d’Ivoire: la TVA sur le lait infantile passe de 18% à 9% (DG Impôts)

La Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), dans l’annexe fiscale ivoirienne de 2021, appliquable aux préparations alimentaires destinées aux nourrissons et au lait infantile, est passeé de 18% à 9%, selon le directeur général des impôts, Sié Abou Ouattara.M. Sié Ouattara, a au cours d’une présentation de l’annexe fiscale 2021, face aux journalistes, jeudi à Abidjan, expliqué que la loi fiscale consacre un taux réduit de 9% aux préparations alimentaires pour nourrissons et au lait infantile. 

L’incompréhension de ce dispositif a suscité des commentaires et « on a voulu montrer qu’on est parti de 0% pour cent de taxation à 9%, mais la vérité (…) on est passé de 18% à 9% », a précisé le directeur général des impôts.  

« C’est faux de dire que la mesure vise à affamer les nourrissons en faisant passer les préparations et le lait infantile du taux de 0% à 9%, alors que la vérité est que ces laits étaient taxables à 18% pour les envoyer à la moitié, à 9% », a-t-il insisté. 

Il a toutefois fait observer que les préparations alimentaires infantiles, en principe, sont assujetties au droit commun de 18% conformément à la directive du 27 mars 2009 de l’Uemoa portant harmonisation des législations des États en matière de TVA.

« Mais, dans le but de ne pas renchérir leurs coûts, l’annexe fiscale 2021 a aligné leur taux d’imposition à la Taxe sur la valeur ajoutée, notamment sur celui du lait infantile, à savoir 9% », a-t-il poursuivi.

A la pratique, les préparations alimentaires destinées aux nourrissons ainsi que le lait infantile étaient importés en Côte d’Ivoire sans encaissement de la TVA au cordon douanier, du fait de certains dysfonctionnements du système informatique de dédouanement.

Selon M. Ouattara, des entreprises qui commercialisaient ces produits avaient « une lecture erronée des textes législatifs ». De ce fait, elles considéraient ces produits comme des médicaments en n’appliquant pas la TVA.

L’annexe fiscale 2021 n’institue pas l’assujettissement du lait infantile à la TVA. Elle ne fait qu’ apporter des précisions prenant appui sur la directive de l’Uemoa dans le but de mettre fin à des interprétations erronées, a soutenu M. Sié Ouattara.

Bintou Keïta nommée cheffe de la Monusco

La Guinéenne Bintou Keïta est nommée à la tête de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco).Mme Keita succède ainsi à l’Algérienne Leila Zerrougui, qui achèvera sa mission à la tête de la Monusco en février 2021, après trois années à la tête de la plus importante opération de paix dans un pays francophone.

Elle devient la première femme originaire d’un pays d’Afrique subsaharienne, à diriger la Monusco depuis sa création en 2010, explique l’Onu dans un communiqué de presse reçu vendredi à APA.

Bintou Keïta totalise plus de 30 années d’expérience aux Nations Unies. Elle a œuvré dans les domaines de la paix, de la sécurité, du développement, de l’humanitaire et des droits de l’homme. Son expérience l’a conduite à travailler dans des environnements de conflit et d’après-conflit.

Ces deux dernières années, explique l’Onu, Mme Keita a occupé les fonctions de Sous-Secrétaire générale de l’Onu pour l’Afrique, un poste commun à deux départements du Secrétariat des Nations Unies : celui des affaires politiques et de consolidation de la paix et celui des opérations de paix.

Auparavant, elle avait occupé les fonctions de Sous-Secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix de novembre 2017 à décembre 2018.

Entre 2015 et 2017, elle a servi en tant que Représentante spéciale conjointe adjointe pour l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour (Minuad) dont le mandat a pris fin le 31 décembre dernier. Entre février et novembre 2015, elle a dirigé les efforts des Nations Unies pour lutter contre le virus Ebola en Sierra Leone.

De 2007 à 2010, elle a également été Représentante exécutive adjointe du Secrétaire général pour le Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB). Mme Keita est entrée à l’ONU en 1989.

Covid-19: de nouveaux variants du virus notés en Afrique

Le continent africain a enregistré de nouveaux variants du coronavirus, informe l’Organisation mondiale de la santé (OMS).L’agence onusienne confirme qu’un nouveau variant du virus appelé « 501Y.V2 » circule largement en Afrique du Sud, ce qui explique la majorité des nouvelles infections au cours de la deuxième vague dans ce pays. Ce variant est présent au Botswana, en Gambie et en Zambie. De son côté, le Nigéria mène également d’autres enquêtes sur un variant identifié dans des échantillons collectés en août et en octobre

« Alors que l’Afrique a dépassé le cap des trois millions d’infections et que le nombre de cas quotidiens surpasse le pic de la première vague, le continent est désormais confronté à de nouveaux variants du virus », écrit l’OMS dans son dernier bulletin.

Elle estime que des mesures de santé publique renforcées sont plus que jamais nécessaires « pour éviter une flambée d’infections qui pourrait conduire les structures de santé jusqu’au point de rupture ».

Selon Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique, en moyenne, plus de 25.000 cas ont été signalés chaque jour entre le 28 décembre 2020 et le 10 janvier 2021. Il s’agit d’une hausse de près de 40% en comparaison au pic des 18.000 cas quotidiens recensés sur deux semaines en juillet 2020. Ces chiffres pourraient encore augmenter dans les jours à venir en raison des voyages, des rassemblements et des festivités qui ont eu lieu pendant les vacances de Noël et du nouvel an.

Ces dernières données « sont un rappel brutal que le virus est implacable, qu’il représente toujours une menace manifeste et que notre combat est loin d’être gagné », a déclaré la docteure Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Ghana: L’inflation passe à 10,4%

L’inflation de l’économie ghanéenne est passée à 10,4% en décembre 2020.Le statisticien du gouvernement, le professeur Samuel Kobina Annim, a expliqué que le taux d’inflation du pays pour le dernier mois de 2020 est passé à 10,4%, contre 9,6% enregistré en novembre de la même année.

Le professeur Annim a indiqué, lors d’une conférence de presse à Accra, que la hausse est due à l’augmentation de l’inflation alimentaire, qui est passée de 5,3% en novembre à 59,1% en décembre.

Selon lui, les sous-classes de légumes et de poissons et autres fruits de mer ont conduit à la hausse du taux d’inflation alimentaire avec une augmentation de 24,2 et 22,9% respectivement.

« L’augmentation du taux d’inflation alimentaire est la principale raison de l’augmentation de l’inflation globale, car sans cette augmentation, l’inflation d’une année sur l’autre aurait été inférieure à celle du mois dernier », a déclaré vendredi le statisticien du gouvernement, cité par les médias locaux.

Il a ajouté que la hausse de l’inflation alimentaire est la plus élevée depuis avril 2020, lorsque l’impact du coronavirus (Covid-19) était perceptible dans le pays.

Le professeur Annim a expliqué que l’inflation non alimentaire est passée de 8,3% en novembre à 7,7% en décembre de l’année dernière, avec une augmentation moyenne de 8,5% en 2020.

Un ministre zimbabwéen décède de la Covid-19

La ministre provinciale de la province du Manicaland au Zimbabwe, Ellen Gwaradzimba, est décédée vendredi de la Covid-19.Elle devient ainsi la dernière victime très médiatisée d’une pandémie qui a jusqu’à présent fait plus de 636 morts depuis avril 2020 au Zimbabwe.

La vice-ministre des Sports, Tinoda Machakaire, a confirmé que Gwaradzimba, 60 ans, est décédée de la Covid-19.

« C’est avec un cœur très triste que je vous informe du décès du ministre d’Etat aux Affaires provinciales du Manicaland », a déclaré la vice-ministre des Sports, Tinoda Machakaire, dans un message sur Facebook.

Selon des sources au pouvoir de la ZANU PF, la ministre provinciale est décédée dans un hôpital de Harare, où elle recevait des soins après avoir été transférée de Mutare, la capitale provinciale du Manicaland.

Gwaradzimba, qui était ministre provinciale de Manicaland depuis 2019, devient le deuxième ministre zimbabwéen à succomber à la Covid-19 après le décès de l’ancien ministre de l’Agriculture, Perrance Shiri, l’année dernière.

Sa mort survient dans un contexte d’augmentation du nombre d’infections à la Covid-19, le ministère de la Santé annonçant vendredi que le Zimbabwe a enregistré un record de 1112 cas dont 47 décès au cours des dernières 24 heures.

Le nombre cumulé de cas s’élève à 25.368 et 636 décès à la date de ce vendredi 15 janvier 2021.

La Côte d’Ivoire élue à la tête du comité de validation des membres affiliés de l’OMT

La Côte d’Ivoire a été élue à la tête du comité de validation des candidatures des membres affiliés de l’Organisation mondiale du tourisme ( OMT) au terme de la seconde réunion statutaire de cet organe à Madrid en Espagne.Selon une note d’information transmise vendredi à APA, la Côte d’Ivoire a été choisie pour présider cet organe au détriment de l’Iran qui en est devenu le vice-président.

« Siandou Fofana, le ministre ivoirien du Tourisme et des loisirs présidera donc cette instance qui étudiera les dossiers des organisations professionnelles, entreprises, offices administratifs et Groupements d’intérêts  qui désireront s’affilier à l’agence spécialisée des Nations-Unies, aux côtés de ses pairs de Chine, de l’Arabie Saoudite, de l’Azerbaïdjan, du Honduras et de l’Iran »,  souligne la note.

Lors de sa première séance de travail après cette élection de la  Côte d’Ivoire à la tête de cet organe, précise également le texte, sept candidatures de membres affiliés ont été validées. La 24ème Assemblée générale de l’OMT est prévue en octobre prochain au Maroc.

Mais avant cette assemblé générale, a conclu la note, le ministre ivoirien du Tourisme Siandou Fofana portera la voix de la Côte d’Ivoire les 18 et 19 janvier prochains  en Espagne lors de la Réunion d’avant Assemblée générale au cours de laquelle seront abordées les questions de renouvellement d’une partie des membres du Conseil exécutif de l’OMT.

Covid-19: la Gambie confirme deux cas du variant britannique

Deux cas du variant britannique du coronavirus ont été détectés en Gambie selon le ministre de la Santé du pays, rapporte APA vendredi.S’adressant aux membres de l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé, Ahmadou Samateh a déclaré que cette variante du coronavirus avait été découverte chez deux personnes rentrées récemment dans le pays.

Un homme est rentré au pays en provenance du Royaume-Uni, avec le variant de la Covid-19. L’autre cas concerne une femme.

3.983 cas de Covid-19 ont été confirmés depuis que le premier cas de virus a été signalé dans le pays en mars 2020. 126 personnes sont mortes de la maladie tandis que 3.689 autres s’en sont remises à ce jour.

Le ministère de la Santé a déclaré qu’il enquêtait sur la manière dont les deux personnes ont contracté la dernière souche du virus.  Aucun pays africain ne figure sur la liste mise à jour par l’OMS des pays où la nouvelle variante a été trouvée.

Ouganda : des soldats encerclent la maison de Bobi Wine

Le domicile à Kampala du principal candidat de l’opposition à l’élection présidentielle ougandaise a été encerclé par les forces de sécurité, au lendemain des élections cruciales.Des soldats ont été repérés autour du domicile de Bobi Wine dans une banlieue de Kampala, après que le musicien devenu politicien a rejeté les résultats provisoires des élections de jeudi qui annonçaient le président Yoweri Museveni en tête dans le décompte des voix.

Wine, dont le nom d’origine est Robert Kyagulanyi, s’est déclaré président élu et a dénoncé qu’il y avait une fraude électorale généralisée. Une allégation, qui, selon les responsables de la Commission électorale, devrait être étayée par des preuves.

Cette Commission a publié les résultats provisoires de 8.310 bureaux de vote qui donnent à M. Museveni 1.536.205 voix, représentant 65,02% des votes, contre 647.146 voix, soit 27,39% des voix pour Bobi Wine.

L’Ouganda compte un total de 34.684 bureaux de vote pour les élections générales de 2021.

Dans l’ensemble, les élections se sont déroulées pacifiquement, malgré les violences qui ont précédé le scrutin, au cours duquel une cinquantaine de personnes ont été tuées dans des affrontements avec les forces de sécurité.

Elections ougandaises : Museveni provisoirement en tête

La Commission électorale ougandaise, place le président sortant Yoweri Museveni en tête du scrutin selon des résultats provisoires devant son principal challenger Bobi Wine dans la course à la présidence.La commission a publié les chiffres de 8.310 bureaux de vote qui donnent à M. Museveni 1.536.205 voix, soit  65,02%.

Wine, également connu sous le nom de Robert Kyagulanyi, a recueilli 647.146 voix, soit 27,39% des suffrages.

L’Ouganda compte un total de 34.684 bureaux de vote pour les élections générales de 2021.

Les élections se sont généralement déroulées dans le calme, malgré les violences qui ont précédé le vote et au cours duquel, une cinquantaine de personnes ont été tuées dans des affrontements avec les forces de sécurité.

Bobi Wine a signalé une fraude électorale généralisée le jour du scrutin.