Pretoria préside le Conseil de sécurité de l’ONU en décembre

L’Afrique du Sud va assurer la présidence mensuelle tournante du Conseil de sécurité des Nations unies pendant ce mois de décembre.Pretoria compte utiliser son mandat pour contribuer à l’objectif de l’Union africaine de mettre fin aux conflits et de faire taire les armes sur le continent d’ici la fin de 2020, a déclaré mardi la ministre des Relations internationales et de la Coopération, Naledi Pandor.

« Ce sera la deuxième présidence de l’Afrique du Sud au cours de son mandat de deux ans (2019-2020) au sein du Conseil », a dit Mme Pandor, ajoutant que « décembre sera également le dernier mois où l’Afrique du Sud sera membre du Conseil au cours de son mandat actuel ».

Selon la diplomate, la présidence sud-africaine se concentrera sur le renforcement de la coopération entre l’Union africaine et les Nations unies « afin de souligner l’importance d’une approche proactive du maintien de la paix et de la sécurité internationales ».

Cela permettrait d’attirer une attention particulière sur les mécanismes de diplomatie préventive, y compris « la reconstruction et le développement post-conflit », a ajouté la ministre, affirmant que « l’héritage du président Nelson Mandela et son élan vers une solution pacifique et inclusive pour l’Afrique du Sud reste une pierre angulaire de cet objectif de politique étrangère ».

Au cours de son mandat de deux ans au sein du Conseil, l’Afrique du Sud s’est concentrée sur la prévention et la résolution des conflits sur le continent africain, la promotion de l’agenda des femmes pour la paix et la sécurité ainsi que la promotion du règlement des différends et de la consolidation de la paix.

« Servir au Conseil de sécurité des Nations unies a donné à l’Afrique du Sud l’occasion de contribuer de manière significative à l’objectif de l’Union africaine de mettre fin aux conflits et de faire taire les armes sur le continent d’ici 2020, en particulier au cours de cette année où nous présidons simultanément l’Union africaine », a conclu la ministre.

Humanitaire : l’Onu lance un appel record de 35 milliards de dollars

Pour faire face aux « ravages » causés par la pandémie de la Covid-19, l’Organisation des Nations unies (Onu) et ses partenaires ont lancé, mardi, un appel humanitaire record de près de 35 milliards de dollars américain pour 2021, a appris APA.Jamais, dans l’histoire récente de l’humanité, les besoins humanitaires n’avaient atteint un tel niveau. Les nécessiteux aussi. En effet, selon le rapport « Global Humanitarian Overview » de l’Onu 235 millions de personnes dans le monde auront besoin d’une assistance humanitaire en 2021.

Pour la plupart, souligne le document, ce sont des millions de personnes, parmi les plus vulnérables, qui sont confrontées à la faim, aux conflits, aux déplacements et aux conséquences du changement climatique et de la pandémie de Covid-19.

« Les budgets de l’aide humanitaire font face à des coupes terribles alors que l’impact de la pandémie mondiale continue de s’aggraver », a constaté, pour s’en émouvoir, le Secrétaire général de l’Onu, António Guterres. Il appelle donc le monde à « se tenir aux côtés des populations dans les moments les plus sombres de leur vie ». Il s’agit ainsi, d’après lui, de se mobiliser pour éviter la famine, lutter contre la pauvreté et maintenir les enfants vaccinés et scolarisés.

En 2020, fait remarquer le document onusien, la pandémie de la Covid-19 a modifié le paysage de la réponse humanitaire en rendant 235 millions de personnes tributaire de l’aide internationale. Il s’agit d’une augmentation de 40 % par rapport à la même période l’année dernière (160 millions), renseigne le document.

Côte d’Ivoire: les prix de l’essence et du gasoil maintenus à 600 Fcfa/litre

Les prix à la pompe de l’essence super sans plomb et du gasoil, en Côte d’Ivoire, ont été respectivement maintenus à 600 FCFA le litre sur la période du 1er au 31 décembre 2020.Le prix maxima de détail des produits pétroliers pour la période du 1er au 31 décembre 2020 affiche des coûts stables. Le prix du super sans plomb à l’ambiant reste à 600 Fcfa/litre, de même que le prix du gasoil, fixé à 600 Fcfa/litre. 

Le pétrole lampant, lui, reste inchangé à 555 Fcfa le litre à l’ambiant. Et ce, depuis quelques années. Ce produit pétrolier est beaucoup utilisé dans des campagnes et des villages, où les populations n’ont pas accès à l’électricité.

Le prix de la bouteille de gaz butane de 6 Kg (B 6) reste à 2.000 Fcfa/litre. De même le coût de la bouteille de 12,5 Kg, une bonbonne très utilisée dans les ménages, qui demeure inchangé à 5.200 Fcfa.

L’ajustement des prix des produits pétroliers en Côte d’Ivoire se fait chaque mois conformément aux dispositions du mécanisme automatique des prix des hydrocarbures sur le marché international.   

Justice, Politique et santé au menu des quotidiens sénégalais

Les quotidiens sénégalais, parvenus à APA ce mardi sont revenus largement sur le procès de Souleymane Teliko et d’autres sujets liés à la politique et la santé.Sur l’audition de Souleymane Teliko, Walf Quotidien retrace « les minutes d’un procès houleux » et informe que le président de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) « écope d’un blâme ». Le journal note que c’est « le deuxième degré de sanction administrative après l’avertissement ».

EnQuête révèle « qu’il a fallu douze heures de débats acharnés pour arriver à la sanction du président de l’Ums ». Le journal indique que Teliko s’en sort avec « un blâme pour violation du droit de réserve ». Le président de l’Ums a été défendu selon le journal par « onze magistrats et dix avocats lors de son audition ».

L’affaire des Centres de redressement de Serigne Modou Kara Mbacke revient dans Vox Populi qui s’est penché sur ce dossier. Le journal informe que le marabout « bride ses disciples » avant d’ajouter que le leader du Parti de la vérité et du développement (PVD) a ordonné le « silence total » à ses hommes. « Chaque chose à son temps, j’ai voulu aller en prison, mais Serigne Touba n’a jamais accepté. Tous ceux qui sont en prison, y sont pour moi » confié-t-il à son entourage dans des propos rapportés par le journal.

Sud Quotidien dans le sillage de l’affaire Kara, consacre un dossier sur « l’organisation de milices privés » au Sénégal et indique que « l’Etat (est) pris en défaut ». Dans les colonnes du journal, Me Assane Dioma Ndiaye, de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) soutient qu’il appartient à « l’Etat de veiller à ce que tout comportement social soit conforme aux exigences de État de droit ». Le journal estime que face « aux développements de l’affaire des centres d’éducation de Serigne Modou Kara (…), la nécessite d’une dissolution ou d’encadrement de ces groupes «armés s’impose »

L’AS consacre sa Une sur le « calvaire sans fin des sidéens » partagés entre la rupture des antirétroviraux, les impacts de la Covid-19 et la stigmatisation. Le journal souligne même un fait inquiétant avec le décès des malades sous traitement légèrement à la hausse, informant qu’entre « 2008 et 2018, 38,9% des malades ont disparus».

Toujours au chapitre santé, Le Soleil lance un cri d’alerte sur la montée en flèche des cas de Covid-19 au Sénégal ces derniers jours. Le journal donne les « raisons d’un rebond des contaminations » qui peuvent s’expliquer par le relâchement, les conditions climatiques et la familiarité avec le nouveau coronavirus.

En politique, Walf Quotidien informe qu’après sa destitution au poste de numéro deux de Rewmi (Le Pays, parti de la mouvance présidentielle), « Dethié Fall risque d’être à l’étroit » dans le parti. Selon l’analyste politique Mamadou Seck, le désormais ex-numéro de Idrissa Seck « ne sera plus à l’aise s’il continue d’avoir cette posture. Mamadou Seck d’ajouter que : « la destitution de Dethié Fall doit pousser à réfléchir sur le fonctionnement des partis politiques où les chefs font la pluie et le beau temps »

L’Observateur reste sur le deuil qui frappe le football sénégalais avec le décès de Pape Bouba Diop dimanche à Paris. Le journal donne la parole à son ami et confident Henri Camara. L’ancien attaquant des Lions ouvre l’album souvenir et révèle « qu’entre lui et moi (Pape Bouba) il y avait un truc divin ». L’ancien numéro 7 des Lions explique « qu’il est tombé sous le charme de Bouba Diop dès le premier jour de leur rencontre au Jaaraf»

Stades revient sur le parcours d’un Lion qui a marqué son époque. « La discrétion, l’autre terrain de Bouba Diop » relate le journal qui évoque « sa dernière apparition en public en 2016 et le début de la maladie en 2017 ». Son frère qui s’est exprimé dans le journal révèle que « tout dépend du gouvernement pour le rapatriement de son corps ».

Record se veut plus précis et informe que « la dépouille de Pape Bouba Diop arrive à Dakar au plus tard vendredi ». La levée du corps aura lieu à Lens et la prière mortuaire aux Hlm de Rufisque.

En sport, Stades et Record sont revenus sur la cinquième journée de la Ligue des champions qui débute ce mardi. Record barre à sa Une que « Sadio Mane et les Reds (sont) à une victoire des 8emes ». Stades de son côté, évoque un double défi pour Liverpool et le Real Madrid : « gagner pour se qualifier les 8emes de finale ».

Economie, agriculture et santé au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce mardi traitent de nombreux sujets avec un accent particulier sur les opportunités offertes par la crise sanitaire, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca), la digitalisation de l’agriculture et le vaccin anti-Covid-19.+L’Economiste+ écrit que la crise sanitaire a exacerbé l’urgence de s’emparer des vulnérabilités économiques, de l’informel, de la faiblesse du tissu productif, de la redéfinition des chaînes de valeur, du savoir et de l’éducation.

Les fenêtres historiques sont en train de s’ouvrir et il s’agit de ne pas les rater, insiste le journal, rappelant que plusieurs projets ont émergé, notamment le très attendu Fonds Mohammed VI pour l’investissement ou encore le colossal chantier de la généralisation de la protection sociale.

« Cette crise doit ouvrir la voie à quelque chose de fondamentalement différent. Qui sera non seulement une nécessité politique mais aussi un instrument de transformation radicale de notre société », fait-il observer.

+Aujourd’hui Maroc+ souligne que dans six mois, en juin 2021, la ZLECAF va entrer en vigueur, notant que le secteur privé marocain pourrait s’appuyer sur la connaissance qu’ont déjà certains opérateurs (Banques, BTP, médicament, chimie …) du terrain en Afrique.

L’expertise de ces pionniers et éclaireurs sera d’une précieuse aide pour baliser le terrain sans oublier qu’ils ont déjà habitué les marchés dans lesquels ils opèrent au label “Maroc”, explique le quotidien, relevant que les entreprises marocaines, en particulier, pourraient disposer là d’un formidable marché, à condition de savoir d’abord bien s’y préparer pour ensuite bien l’approcher.

Cela dit, une bonne exploitation des opportunités de la Zleca dépendra aussi du niveau de préparation de l’administration marocaine, prévient-il, soulignant que son rôle d’accompagnement et de soutien sera central dans la réussite de la percée du secteur privé sur le continent.

+Le Matin+ rapporte que le département de l’Agriculture prépare sa révolution digitale. Il planche sur un projet de système d’information intégré de gestion des aides et incitations agricoles et la dématérialisation des services de ses guichets uniques mis à la disposition des agriculteurs et des investisseurs. Ce vaste chantier, à enclencher l’année prochaine, devra être confié à un prestataire externe, le 12 janvier prochain, pour 16 millions de DH (1 euro = 10,8 DH), fait savoir la publication.

Sa mission consistera à concevoir, développer et mettre en œuvre ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole «Generation Green». « Dans la perspective de la transformation digitale et dans le cadre de la nouvelle feuille de route de développement du secteur, le ministère entend encourager les opérateurs et les intervenants à l’utilisation des outils technologiques et digitaux », souligne le département de l’Agriculture

+Libération+ indique que le coup d’envoi de la campagne de vaccination tant attendu est prévu pour les jours à venir. En attendant, tant de questions restent à poser. Et pour cause, la campagne de vaccination devrait débuter avant la deuxième semaine de ce mois-ci. Or, l’entreprise d’État CNBG Sinopharm, principal fournisseur du vaccin antiCovid-19 dans le Royaume, vient à peine de déposer une demande de commercialisation de ses vaccins auprès de la Food and Drug Administration chinoise.

Et cela, avant même d’avoir conclu les essais cliniques. Un empressement somme tout compréhensible d’un point de vue économique à défaut de l’être éthiquement et sanitairement. Certes, les représentants de Sinopharm rassurent, relève le journal.

Mais du coup, à quoi servent les essais cliniques s’ils suffisaient de quelques déclarations pour garantir l’efficacité d’un vaccin et surtout la bonne santé des citoyennes et citoyens marocains ? Pis, même les résultats préliminaires de ces essais cliniques, sur lesquels se basent les chercheurs, ne seront publiés que fin décembre 2020. Bref, il y a un hic. Espérons que le prix à payer pour cette précipitation ne sera pas trop élevé. Pour l’heure donc, nous sommes à l’orée de la campagne de vaccination, commente-t-il.

Des étudiants ouest-africains formés à Abidjan pour faciliter leur insertion professionnelle

Des étudiants et travailleurs ouest-africains, tous lauréats du programme de bourse PDWA de la Fondation allemande Konrad Adenauer, ont été formés à Abidjan, par Jely Group et la Fondation expérience pour tous ( EPT) sur les outils pratiques de rédaction de CV et de valorisation de leurs compétences.Selon une note d’information transmise lundi à APA, ces sessions de formation tenues par visioconference avaient pour principal objectif de fournir aux participants des outils pratiques en vue de faciliter leur insertion professionnelle, et de favoriser l’évolution de leurs carrières respectives.

Ces deux formations qui ont été animées par Mamadou  Kouyaté, managing partners de Jely Group, ont porté sur les thèmes  « Comment rédiger un bon CV, une lettre de motivation et réussir son entretien d’embauche ? » et « Comment valoriser ses compétences et donner une image positive de soi ? ».

 « Il est important de savoir que ce n’est pas la quantité des candidatures envoyées, mais leur qualité qui fera la différence », a soutenu M. Kouyaté dans sa communication sur le premier thème relatif à la recherche d’emploi. 

« A la fin de la journée, ce qui intéresse le recruteur, ce n’est pas forcément votre diplôme, mais ce que vous avez comme compétence. Pour valoriser sa compétence, il faudrait au préalable en développer une ou plusieurs », a ajouté M. Kouyaté parlant du second thème concernant la valorisation des compétences.

L’auditoire était principalement composé de jeunes étudiants et de professionnels africains exerçant pour la plupart au sein de programmes internationaux, d’organismes d’Etats ou d’Organisations non Gouvernementales. Tous ces auditeurs sont originaires de plusieurs pays ouest africains (Bénin, Côte d’Ivoire, Togo, Guinée, Niger, etc.). Ils sont tous bénéficiaires de bourses offertes par la fondation Konrad Adenauer.

La Fondation Expérience pour tous (EPT) est une initiative citoyenne qui œuvre gratuitement pour l’insertion professionnelle des jeunes ivoiriens à travers des formations et des programmes de mentoring.

Depuis sa création, plus de 10 000 jeunes ivoiriens ont bénéficié gracieusement de programmes de ladite Fondation. Jely Group est le premier cabinet de conseil dédié aux PME, et propose à ses clients une approche globale allant de la restructuration au financement en passant par le recrutement.

Début à Tanger d’un nouveau round de dialogue inter-libyen

Un nouveau round du dialogue inter-libyen a démarré, lundi à Tanger, entre les délégations représentant le Haut Conseil d’État libyen et la chambre des représentants libyenne.Ce round du dialogue, qui s’inscrit dans le sillage des séances (13+13), vise à se concerter sur le dialogue en cours en Tunisie, et à unifier les visions quant aux processus politique et institutionnel en Libye.

Il intervient après la tenue de deux rounds du dialogue inter-libyen à Bouznika (6-10 septembre et 2-6 octobre), couronnés par la conclusion d’accords globaux sur les critères et les mécanismes pour occuper les postes de souveraineté, prévus par l’article 15 de l’accord politique libyen conclu en décembre 2015 à Skhirat.

Dans la déclaration finale du second round du dialogue inter-libyen, tenu à Bouznika, les deux parties avaient affirmé que « les aboutissements du dialogue entre les deux délégations constituent un apport sur lequel il est possible de capitaliser, pour instaurer la stabilité dans le pays et mettre fin à la division institutionnelle ».

Par ailleurs, la ville de Tanger a abrité, du 23 au 28 novembre, la réunion consultative de la Chambre des représentants libyenne, qui a été sanctionnée par un accord sur la tenue d’une réunion de la Chambre dans la ville de Ghadamès, juste après le retour de ses membres en Libye et ce, pour mettre fin à la situation de division au niveau de la Chambre des représentants et des autres institutions.

Les participants à la réunion consultative avaient également fait part de leur engagement à tenir des élections présidentielles et parlementaires selon un cadre constitutionnel et à mettre fin à la période de transition, dans un délai ne dépassant pas une année, à compter de la date de la tenue de la réunion de la Chambre des représentants.

La Suisse alloue plus de 5 milliards f cfa aux petits agriculteurs de l’Afrique de l’Ouest

L’accord de partenariat, paraphé ce lundi entre le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) et la coopération suisse, vise à aider les petits agriculteurs du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest à accéder aux innovations et aux technologies agricoles améliorées.Les innovations technologiques sont de plus en plus utilisées pour une meilleure résilience face aux effets du changement climatique. Et le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) ne compte pas rester en marge de ce mouvement. En effet, le centre de recherche vient d’obtenir de ses partenaires suisses un nouveau financement pour doter les producteurs de technologies agricoles améliorées.

« Nous voulons faire de la technologie un levier du développement au niveau communautaire. Il ne s’agit plus d’échanger les technologies entre pays mais, de faire en sorte qu’une technologie disponible dans un pays puisse aller immédiatement au niveau des communautés », a expliqué le directeur exécutif du Coraf, Abdou Tenkouano.

Ce premier appui de la coopération suisse permettra de financer principalement le Plan Stratégique 2018-2027 du Coraf. Il couvre la période 2020-2024 et constitue la première phase d’un engagement de 12 ans entre la représentation diplomatique helvétique et le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles. L’enveloppe globale de ce partenariat s’élève à 18 milliards FCFA.

« Concrètement, cette contribution vise la sécurité alimentaire, nutritionnelle et économique de plus de 10 millions de personnes (bénéficiaires directs et indirects) dont 50% de femmes et 60% de jeunes en Afrique de l’Ouest », a fait savoir l’Ambassadrice de la Suisse au Sénégal, Madame Weichelt Krupski Marion.

A en croire cette dernière, cette contribution permettra à environ 2 millions de producteurs dont 50% de femmes et 60% de jeunes d’utiliser plus d’innovations et technologies pour augmenter les rendements dans leurs champs de maïs, mil, riz, manioc, tomates et dans leurs entreprises agricoles.

Poursuivant, elle a indiqué que les innovations seront développées de manière participative afin qu’elles soient adaptées aux besoins des populations. Ces dernières seront aussi informées et formées pour une bonne connaissance et une bonne utilisation de ces innovations.

Cette première phase de partenariat qui s’inscrit dans le cadre du Plan Stratégique du Coraf vise les agriculteurs de cinq pays que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Tchad, le Mali et le Niger.

Côte d’Ivoire: le Rhdp engage les préparatifs pour les législatives après la présidentielle

Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, a engagé lundi les préparatifs pour les législatives, un mois après l’élection présidentielle ayant consacré la réélection de Alassane Ouattara.Ces « élections doivent permettre au président Alassane Ouattara de reposer sur un socle institutionnel fort qui devra lui permettre de mettre en oeuvre son projet de société », a déclaré Adama Bictogo, directeur exécutif du Rhdp, face à la presse.

M. Bictogo s’exprimait à l’issue d’une réunion de la direction exécutive du Rhdp, élargie aux ministres et aux coordonnateurs régionaux. Une réunion qui intervient un mois après l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, boycottée par l’opposition.  

 

Il a annoncé des missions de ces cadres du parti qui permettront d’exprimer la gratitude de la formation politique à l’endroit des différentes populations, d’apporter leur compassion à l’ensemble des Ivoiriens qui ont été victimes du boycott actif de l’opposition. 

En outre, dira-t-il, cette rencontre avec la base permettra d’apporter le soutien aux familles qui ont perdu des membres lors des violences électorales, situation survenue « du fait du boycott actif de l’opposition ».  

Le Rhdp, après ces différentes missions, qui auront deux volets, un volet de compassion puis un autre qui permettra aux différentes sections et comités de base de se mobiliser et de commencer à préparer les législatives, occupera le terrain pour ces législatives, a-t-il assuré.  

« Les mois à venir, seront pour nous des mois pendant lesquels le Rhdp devra occuper l’ensemble du territoire pour traduire la majorité telle que nous l’avons exprimé lors des présidentielles du 31 octobre 2020 », a renchéri M. Bictogo. 

Il a annoncé qu’à cette réunion, « le Rhdp a décidé la date du 17 au 19 décembre 2020 pour se rendre à Korhogo (nord) pour rendre hommage à la mémoire de feu Gon Coulibaly, ex-Premier ministre, le candidat du Rhdp désigné, décédé des suites d’une crise cardiaque le 8 juillet 2020.

Le Rhdp se veut « le moteur de la réalisation du projet de société de Alassane Ouattara, mais surtout gagner les élections législatives à venir avec une majorité très très confortable pour le bonheur des Ivoiriens » et le « succès de son projet de société », a-t-il poursuivi.  

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara, après sa réélection pour son premier mandat de la IIIe République, a dédié sa victoire à feu Gon Coulibaly. Il a été élu avec 94,27% des suffrages exprimés et un taux de participation de 53,90%.

Le Maroc élu au Comité des Droits des personnes handicapées

Le Maroc a été élu, ce lundi à New York, en la personne de Mme Soumia Amrani, membre du Comité des Droits des personnes handicapées (CDPH/CRPD), indique un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.L’élection a eu lieu à l’occasion de la 13ème réunion des Etats parties à la Convention sur les Droits des personnes en situation de handicap.

Mme Soumia Amrani est une figure connue et reconnue par son travail et son engagement au sein de plusieurs associations et institutions nationales et internationales de défense des droits des personnes en situation de handicap.

Présidente-fondatrice du Collectif Autisme Maroc, Mme Amrani a également occupé le poste de membre du Conseil National des Droits de l’Homme et de vice-présidente du Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap.

27 autres candidats étaient en lice pour les 9 postes vacants au sein du CDPH, qui est un organe composé d’experts indépendants qui veillent à la bonne application par les Etats Parties de la Convention, adoptée le 13 décembre 2006, dans le but de « promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées et de promouvoir le respect de leur dignité intrinsèque ».

Le succès de la candidature marocaine est une reconnaissance des efforts soutenus et des avancées indéniables du Royaume dans le domaine de la promotion des droits de l’Homme. Cette élection vient également refléter la crédibilité du Maroc dans sa promotion, sa protection et son respect des droits des personnes handicapées.