Tchad : le maire adjoint du 10ᵉ arrondissement sensibilise à l’hygiène et à l’assainissement

En visite dans les quartiers Tamon Kessa et Harangadji, le 20 octobre 2026, Mahamat Ali Youssouf Haggar a appelé les habitants à adopter des comportements responsables en matière de gestion des déchets et de préservation du cadre de vie.

 

À N’Djamena, la lutte contre l’insalubrité passe aussi par la sensibilisation des populations. Le maire adjoint de la commune du 10ᵉ arrondissement, Mahamat Ali Youssouf Haggar, s’est rendu, le 20 octobre 2026, dans les quartiers Tamon Kessa et Harangadji pour rappeler aux habitants l’importance de l’hygiène et de l’assainissement.

Au cours de cette descente sur le terrain, l’autorité municipale a attiré l’attention des riverains sur les conséquences des comportements qui contribuent à la dégradation de leur environnement. Il a notamment insisté sur les dépôts anarchiques d’ordures dans les rues et sur l’utilisation des voies publiques comme lieux d’installation de toilettes.

Face aux habitants, Mahamat Ali Youssouf Haggar a rappelé que les rues ne doivent pas se transformer en dépotoirs et que les espaces publics doivent être préservés pour garantir un cadre de vie sain et agréable.

Le maire adjoint a également exhorté les populations à déposer leurs déchets dans les bacs à ordures prévus à cet effet. Cette pratique doit permettre de faciliter le travail des agents municipaux chargés de la collecte des déchets et de limiter l’accumulation des immondices dans les quartiers.

La municipalité veut faire des quartiers des espaces propre et sains, grâce à une meilleure gestion des déchets et au respect des règles d’hygiène collective.

Tchad : N’Djamena ville sale ?

Plusieurs jours après l’ultimatum lancé par le Chef de l’Etat Idriss la situation en terme d’insalubrité ne semble pas améliorer.

 

N’Djamena, capitale tchadienne, est sale en cette saison des pluies. Dans les dix communes d’arrondissements et la mairie centrale, le constat est le même. Une situation déplorée par le président Déby au cours d’une rencontre qu’il a eu avec ces autorités communales. Il leur a donné 72 heures d’assainir la ville.

« La situation dans les communes des 10 arrondissements est en tout identique, sinon pire. Je ne comprendre pas pour quoi ? Je vous donne 72 heures pour réparer le mal. Pas d’ordures dans les caniveaux et pas d’ordures qui bouchent les rues bitumées », a déclaré le président tchadien.

Trois semaines après cette sévère mise en garde d’Idriss Déby Itno aux chefs des communes d’arrondissements de la ville de N’Djamena, rien n’est fait sur le terrain. Des ordures curées des caniveaux et des tas d’immondices ne sont pas dégagés et les rues ne sont pas aménagées. La situation rend la ville désagréable alors que les hautes autorités rêvent de faire de la capitale tchadienne, la vitrine de l’Afrique centrale.

Ironie du sort, ces élus locaux jouent la prolongation comme les députés de l’Assemblée nationale puisque leur mandat a pris fin depuis avril 2016. Ces élus locaux ne se rendent pas compte que la ville est sale. Il a fallu cette interpellation pour qu’ils organisent une tournée afin de s’enquérir des réalités du terrain.

« Ensemble avec les dix maires d’arrondissements et la mairie centrale, nous sommes tous aujourd’hui sur le terrain pour constater et donner des instructions fermes », explique Djimet Ibet, maire de la ville de N’Djamena.

« Nous allons continuer à fermer les dalles, enlever les terres curées parce que la ville est sale ».

Après la mise en scène de Mme le maire de la ville de N’Djamena et les 10 chefs des communes d’arrondissements, le constat est toujours le même.

Quelques citoyens interrogés par VOA Afrique, affirment que ces élus locaux sont défaillants.

« Je pense que l’ordre donné par le président n’a pas du tout été respecté. Le bassin de rétention dans le 7e arrondissement a débordé », témoigne un Tchadien.

« Quand il pleut, mon oncle n’arrive pas à sortir sa voiture. Il va au travail à pied », affirme cet autre citoyen.

Pour le maire de la commune du 7e arrondissement, l’un des plus vastes de la capitale, le travail est en train d’être fait sur le terrain avec les moyens de bord.

Allaïssem Siadmadji demande aux citoyens d’aider les autorités municipales dans l’assainissement de la ville, expliquant que « nous avons curé les caniveaux, nous avons également cassé l’embouchure entre les grands canaux et les bassins de rétention » et affirme que « parce qu’il y a des gens qui jettent les ordures dans les caniveaux, ils créent des problèmes ».

Selon la loi du 15 juillet 2005, portant statut particulier de la ville N’Djamena, toutes les communes d’arrondissements y compris la mairie centrale ont bénéficié chacune d’une autonomie de gestion.

Cette même loi définit les compétences entre les communes d’arrondissements et la mairie centrale.

Malheureusement, chaque période d’hivernage est considérée comme un cauchemar pour les habitants des quartiers périphériques de N’Djamena.