Tchad : « nous ne pouvons pas dépasser le cap de cette semaine avec la grève », Kalzeube Pahimi Deubet

Le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la république, Kalzeubé Payimi Deubet a discuté de la levée de grève ce jeudi 4 février 2021 avec la plateforme syndicale revendicative

Il demande de suspendre la grève en cours cette semaine et insiste sur la nécessité de signature d’un pacte social. « Je suis convaincu qu’il n’yaura jamais rupture du dialogue entre les syndicats et le gouvernement. Nous avançons toujours, je demeure personnellement convaincu que c’est pour nous, une année décisive qui scellera le pacte social durable que nous appelons de tous nos », déclare le SGG de la présidence.

« Le gouvernement et ses partenaires sociaux sont sur le point de conclure un pacte social durable avec objectif principal maintenir le dialogue et poursuivre les discussions », fait-il savoir.

Kalzeube Pahimi Deubet a également souligné que l’année 2020 a bien démarré et s’est bien déroulé avec l’accord de janvier entre le gouvernement et les syndicats. Il explique que le gouvernement a rempli son engagement en honorant tous les points des accords Jusqu’en octobre, il n’en restait que deux points. Notamment : « les reliquats des frais des transports en 2016 et le dégel des effets financiers d’un peu plus de 5 milliards».

Dans la quête de solution, le SGG fait avoir que le ministère de la Fonction publique et celui des finances, ont été instruit chacun en ce qui le concerne de trouver une solution à ces revendications. Malheureusement, une grève est intervenue depuis un mois et continue jusqu’à présent.

Pour trouver une solution définitive, l’homme d’Etat appelle à la signature d’un pacte social et en appelle à la bonne volonté et la bonne compréhension du gouvernement et des partenaires syndicaux et faire en sorte que : « cette grève s’arrête aujourd’hui ». Cette décision sera à l’actif de tout le monde, conclut-il.

Prestation de serment : des ministres n’ont pas encore satisfaits à l’exigence

La nouvelle loi fondamentale de la 4ème République stipule dans son article 105 qu’avant leur entrée en fonction les membres du gouvernement prêtent serment devant le Président de la République.

 

Il s’agit de trois ministres. A savoir le ministre d’État, ministre secrétaire général à la présidence Kalzeubé Pahimi Debeut, le ministre secrétaire général adjoint à la présidence, Dr Annadif Youssouf et le secrétaire d’État aux finances et du budget Allali Mahamat Abakar. Ceux-ci avaient été nommés après la prestation des autres membres d gouvernement (Les ministres d’État et ministre secrétaire général à la présidence) ou ne se trouvaient pas sur le territoire tchadien au moment de la cérémonie de prestation de serment des autres membres du gouvernement.

Selon le site internet tchadinfos.com tous les trois remplissent pourtant les fonctions pour lesquelles ils ont été nommés et se trouve bien sur le territoire tchadien. Une situation qui étonne tout de même les habitants de la capitale qui ne comprennent pas pourquoi une autre cérémonie de prestation de serment n’a pas encore été organisée pour eux. Certains se demandent si ces trois ministres n’ont pas déjà satisfait à l’exigence sans toutefois que la population le sache.

Les membres du gouvernement de la quatrième république tchadienne avaient prêtés serment le 10 mai dernier. La Cour suprême avait pour cette occasion délocalisée son audience dans le hall de la présidence.