Tchad : mise au point de l’AILC sur la polémique liée aux kits alimentaires dans le 5e arrondissement

L’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) tient à apporter des précisions afin d’éclairer l’opinion publique à la suite des commentaires suscités par les constats provisoires de la mission de vérification menée auprès de la commune du 5ᵉ arrondissement.

 

En effet, l’AILC a diligenté des missions d’audit, de contrôle et de vérification auprès des communes des 5ᵉ et 8ᵉ arrondissements ainsi qu’à la mairie centrale. Ces missions étant toujours en cours, l’institution se réserve le droit de communiquer ultérieurement les détails et les conclusions y afférents.

Toutefois, elle fait savoir que, dans le cadre d’une opération d’assistance sociale, le ministère de la Solidarité a mis à la disposition de la commune du 5ᵉ arrondissement 600 kits destinés aux personnes vulnérables. Les vérifications effectuées ont permis de constater que 300 kits ont été distribués conformément aux termes de référence. En revanche, les 300 kits restants auraient été distribués à des membres du personnel de la commune, en dehors des bénéficiaires prévus.

Ainsi, soucieuse de garantir la bonne gestion des ressources publiques, la mission de l’AILC a formulé des injonctions à l’endroit de l’ordonnateur concerné, notamment en lui demandant de procéder au remboursement des ressources correspondant aux irrégularités constatées. « Les injonctions formulées par la mission de l’AILC sont exclusivement adressées aux responsables de la gestion des ressources publiques », conformément aux dispositions légales en vigueur. L’AILC précise qu’elle n’a jamais demandé aux personnes ayant reçu les kits alimentaires de procéder à leur remboursement. Aussi, que cet élément ne constitue qu’une partie limitée des constatations effectuées dans le cadre de la mission, bien qu’il ait suscité des commentaires et des polémiques.

 

Tchad : l’AILC rappelle à l’ordre les administrations et entreprises publiques sur la lutte contre la corruption

L’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (L’AILC) invite les institutions étatiques au respect des directives liées au respect des procédures de passation et d’exécution de la commande publique.

 

Dans sa circulaire du 6 janvier 2026, le contrôleur général de l’AILC, Ousmane Abderamane Djolgoro insiste sur le ferme respect des dispositions du Code des marchés publics et les textes subséquents. Il révèle que les missions de contrôle menées par son institution ont mis en évidence des manquements graves et récurrents dans la gestion de la commande publique au sein des départements ministériels, des établissements publics et des collectivités autonomes.

L’organe de lutte contre la corruption, relève entre autres, l’inexistence de plans annuels de passation de marchés publics, l’absence d’appel d’offres malgré l’atteinte des seuils réglementaires, ainsi que le non-respect des seuils de passation et d’approbation prévus par les textes en vigueur. À cela s’ajoute : « des pratiques de surfacturation, des paiements effectués sans service fait, la multiplication d’avenants sans justification ou au-delà des seuils », souligne le contrôleur général.

L’AILC déplore également, des cas de fractionnement artificiel de marchés destinés à éluder les procédures légales, le recours injustifié à l’entente directe ou à la consultation restreinte, l’existence de conflits d’intérêts et de pratiques de favoritisme, l’utilisation abusive de procédures dérogatoires, ainsi que le non-enregistrement des marchés auprès des structures compétentes.

Le contrôleur général rappelle fermement que l’ensemble de ces pratiques constitue : « une violation caractérisée du cadre juridique de la commande publique et expose les finances publiques à des risques élevés de gaspillage et de détournement. » Elles portent atteinte aux principes fondamentaux de légalité, de transparence, de concurrence et de bonne gouvernance qui régissent les marchés publics, précise-t-il.

L’AILC prévient que toute violation des dispositions des textes relatifs au Code des marchés publics fera l’objet de sanctions prévues par la réglementation en vigueur, sans préjudice des poursuites administratives, disciplinaires, civiles ou pénales qui pourraient être engagées en fonction de la gravité des faits constatés.

Tchad : rencontre de travail entre l’organe de lutte contre la corruption et l’église catholique

Les agents de l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) se sont déplacés pour une séance de travail avec les autorités religieuses de l’Archidiocèse de N’Djaména.

Conscient du rôle que peuvent jouer les autorités religieuses dans la lutte contre la corruption, l’AILC a effectué le déplacement pour rencontre l’archevêque métropolitain de la ville de N’Djaména. Les deux parties ont eu une séance de travail, orienté dans le cadre de, Dans la lutte commune pour la transparence et la bonne gouvernance.  L’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) estime que : « l’implication de tous les acteurs est essentielle, et les leaders religieux jouent un rôle décisif ».

Lors de cette rencontre, le Contrôleur général Ousmane Abderamane Djougourou a partagé les missions de l’institution, soulignant les avantages économiques d’un pays libre de corruption et l’impact dévastateur de cette dernière sur notre développement.

Il a appelé à un partenariat fort avec les hommes et femmes de foi, afin de mobiliser des actions concrètes contre la corruption.

En réponse, l’Archevêque de N’Djamena a exprimé son soutien indéfectible à cette initiative, promettant un accompagnement spirituel à travers la prière et une sensibilisation des consciences par des paroles sacrées.