Après soixante-douze heures d’enlèvement dans les massifs de Tourkou, les quatorze otages ont été libérés le 8 octobre suite une opération menée par les force de sécurité.
Ces jeunes sont tous en bonne santé, apprend-on. Ils ont été libérés et présentés aux autorités administratives, traditionnelles et militaires venues pour la circonstance. Dans sa déclaration à la suite de cette libération, le vice-premier ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement, à préserver la paix, la cohabitation pacifique et l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Il s’est félicité de l’issue heureuse des laborieuses négociations, en « dépit des spéculations qui laissaient croire à une issue tragique. »
C’est un pas important que nous venons de franchir. C’était l’une des conditions que nous avions posées : <<la libération sans condition de ces compatriotes pris en otage. Nous condamnons fermement cet acte répréhensible commis de part et d’autre et nous nous réjouissons de pouvoir présenter aujourd’hui à l’opinion ces compatriotes libérés.>> Les quatorze otages annoncés comme enlevés par les deux parties ont été libérés, avec la conviction que les démarches entreprises par le Gouvernement aboutiront à la résolution judiciaire de ce drame qui a engendré cet acte irréfléchi.
Le ministre a par ailleurs annoncé la poursuite des opérations pour appréhender le meurtrier de Tahir Souleymane Arim
toujours en cavale, ainsi que ses complices, précisant que les services de l’État et toutes les bonnes volontés sont mis à contribution.
Il a indiqué que les pourparlers se poursuivront avec les chefs des deux communautés pour le règlement du volet civil de l’affaire, avec l’espoir de clôturer définitivement ce dossier, en collaboration avec les autorités traditionnelles.


