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Tchad : le ministère de la justice durcit le ton contre la traite des personnes

En raison de certaines légèretés constatées, le ministre la Justice Youssouf Tom tape le poing sur la table contre la…

En raison de certaines légèretés constatées, le ministre la Justice Youssouf Tom tape le poing sur la table contre la traite des êtres humains au Tchad. Il a prescrit de nouvelles directives et exige des comptes aux magistrats.

 

Dans une circulaire datée du 23 janvier 2026, le ministre de la Justice, ordonne aux magistrats et chefs de juridictions à transmettre, au plus tard le 15 Février 2026 à la Commission nationale et à la chancellerie le rapport des dossiers de traite poursuivis et jugés ou encore en instance pour l’année 2025. Le garde des Sceaux précise que, l’étude des dossiers relatifs à la traite des personnes devant lesdites juridictions respectives doit tenir compte des éléments constitutifs de l’infraction de traite des personnes tels que définis à l’article 3 du Protocole repris par la loi 12 notamment : les actes, les moyens et le but.

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Pour illustrer, la circulaire évoque entre autres, L’acte de la traite comprend qui implique, le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement et l’accueil. Ces actes n’impliquent pas le déplacement de la victime.

Les moyens qui démontrent comment le trafiquant a l’autorité sur la victime, elle fait recours à la menace ou recours à la force, contrainte, enlèvement, fraude ou tromperie, abus d’autorité ou situation de vulnérabilité, offre ou acceptation de paiement ou d’avantages.

Le but de l’exploitation, dans ce cas de figure, le trafiquant utilise la victime à des fins suivantes : l’exploitation sexuelle, le travail forcé, l’esclavage, les pratiques analogues à l’esclavage, les prélèvements des organes et autres formes d’exploitation.

« A la lumière des dispositions légales ci-dessus, il vous est demandé de juger les cas de traite dont vous êtes saisis avec célérité et rigueur », instruit le ministre de la justice aux magistrats et chefs de juridictions.

Les informations relatives au traitement de ces dossiers doivent être transmises avant et après jugement à la Commission Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes ainsi qu’à la chancellerie afin de permettre de suivre l’évolution de cette « criminalité » à travers le territoire et disposer d’une base de données nationale en vue de l’élaboration d’une politique nationale de lutte contre la traite des personnes au Tchad.

Il est précisé que, la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants que l’on force à travailler, exploite, y compris sexuellement, est l’une des « pires violations des droits de l’homme ». Cette pratique courante est dénoncée par certains individus souvent réduits au silence.

Dans un rapport effectué dans le cadre du projet : « Renforcer les capacités du Tchad à prévenir et combattre la traite des personnes« , l’Organisation internationale des migrations (OIM) ; cite la pauvreté, le manque d’information, l’inégalité de sexe et la forte demande du travail à bon marché comme étant les causes qui exposent les femmes et les enfants au gros risque.

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