Maroc: Création d’une commission pour le suivi du projet de généralisation de la protection sociale

Le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a annoncé, mercredi, la création d’une commission interministérielle qui veillera à accompagner le chantier de mise en oeuvre du projet de généralisation de la protection sociale.Une commission technique veillera au suivi de tous les points relatifs à la mise en oeuvre de ce projet, a précisé M. Akhannouch, selon un communiqué lu par le ministre délégué chargé des Relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas à l’issue de la réunion du Conseil de gouvernement.

Parallèlement, les départements ministériels concernés se pencheront sur l’insertion des autres catégories professionnelles dans la perspective de la généralisation en 2022, a-t-il ajouté.

Dans son mot, M. Akhannouch a mis l’accent sur l’importance de cette réunion du Conseil de gouvernement qui constitue le point de départ pour l’opérationnalisation de ce chantier royal social sans précédent, relevant que les décrets adoptés permettront à 3 millions de citoyennes et citoyens parmi les non-salariés et leurs ayant-droit de bénéficier du régime de l’Assurance maladie obligatoire.

Il s’agit, dans un premier temps, des personnes assujetties au régime de la contribution professionnelle unique (CPU), des commerçants et artisans qui tiennent une comptabilité et des auto-entrepreneurs qui pourront être inscrits dès le mois de décembre prochain.

Pour ce qui est des personnes assujetties au régime de la CPU, elles pourront verser leurs cotisations à partir du 1er décembre et bénéficier du remboursement à compter du 1er janvier, alors que les commerçants et artisans qui tiennent une comptabilité peuvent contribuer à compter du 1er janvier pour bénéficier des remboursements à partir du 1er février.

Pour leur part, les auto-entrepreneurs pourront contribuer à partir du 1er février et bénéficier de la couverture médicale à partir du mois de mars.

Tanzanie : les infrastructures parmi les priorités d’investissement

La Banque africaine de développement (Bad) a défini l’amélioration des infrastructures et le climat des affaires comme ses axes d’intervention prioritaires dans le cadre du Document de stratégie-pays 2021-2025 (DSP 2021-2025) publié le 8 novembre par l’institution.L’institution financière panafricaine soutiendra l’aménagement d’infrastructures de transport multimodal de qualité, notamment des routes, voies navigables, chemins de fer et aéroports. Ceux-ci doivent permettre à ce pays d’Afrique de l’Est de rendre son économie plus compétitive et de valoriser son capital humain.

La banque investira également dans l’amélioration des réseaux de production, de transport et de distribution d’énergie propre et dans l’aménagement d’infrastructures d’alimentation en eau et d’assainissement.

Dans le domaine des transports en particulier, l’accent sera mis sur l’amélioration de la connectivité régionale, interurbaine, urbaine et rurale par route, air et mer afin d’augmenter l’accès aux marchés régionaux et mondiaux. La Banque jouera ainsi un rôle crucial en dynamisant l’activité du secteur privé et en renforçant la résilience à long terme par l’inclusion sociale et économique, notamment par la réduction de la pauvreté et du chômage des jeunes

Le plan vise à réduire le temps de trajet de 2 à 6 heures en 2020 à 1 à 3 heures en 2025 dans les zones du projet, après l’achèvement des routes régionales, des autoroutes interurbaines et des lignes ferroviaires.

La baisse du coût mensuel moyen d’exploitation des véhicules de 20 à 15 dollars américains par kilomètre à la suite de l’amélioration des infrastructures de transport routier et l’accroissement des revenus du commerce par l’intensification du commerce transfrontalier et de l’intégration régionale est l’autre résultat attendu sur la période.

Dans le domaine énergétique, l’efficacité du transport doit être renforcée, passant de 5,5% à 4% de réduction de pertes techniques d’ici à 2025, grâce à la remise en état des anciennes lignes de transport d’électricité.

La part des énergies renouvelables doit également progresser dans le bouquet énergétique du réseau national, de 2615 gigawattheures, en 2020 à 3 495 gigawattheures en 2025, avec la construction de systèmes de production d’électricité à partir de sources d’énergies renouvelables, notamment l’hydroélectricité, la géothermie, le solaire et l’éolien.

Par ailleurs, un accès accru à l’eau potable et à un système d’assainissement amélioré sera assuré par la mise en œuvre du DSP. L’accès à l’eau potable devrait progresser de 60 % à 75% de la population entre 2020 et 2025 grâce à la construction de systèmes d’approvisionnement en eau potable. L’accès à un assainissement de base devrait passer de 17% à 30% après la réhabilitation et la construction d’installations d’assainissement.

Le second domaine prioritaire du Document de stratégie-pays de la Banque africaine de développement prévoit un appui à la valorisation du capital humain et au développement des compétences.

La Bad œuvrera ainsi avec les autorités du pays et d’autres partenaires du développement afin d’accroître les compétences et la productivité des travailleurs, en particulier des jeunes. A travers un plan de formation technique et professionnelle (TVET), il sera question de former les diplômés à devenir des entrepreneurs, et ainsi créer et développer des entreprises par l’auto-emploi.

Le soutien au TVET permettra d’améliorer l’adéquation entre les compétences requises par le secteur privé et le marché du travail et, par conséquent, de faire passer le nombre de salariés de 14,5 % à 15,5 % de la main-d’œuvre totale.

Maroc : Dakhla abrite son 10ème Festival International du Film

La 10ème édition du Festival International du Film de Dakhla aura lieu du 8 au 12 décembre prochain avec la participation de 16 pays africains, ont annoncé les organisateurs. Au menu de ce Festival, une compétition officielle du long-métrage qui verra la participation de 7 films Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Ghana, d’Egypte, du Cameroun, du Burkina Faso et du Maroc qui concourront pour remporter le Grand Prix Dakhla. Il s’agit des films « La nuit des Rois » de Philippe Lacôte (Côte d’Ivoire), « Histoires de Juju » de Abba T Makama, C J ‘Fiery’ Obasi et Michael Omonua (Nigeria), « Amansa Tiafi » de Kofi Ofosu-Yeboah (Ghana)

« Breakable » de Ahmed Rashwan (Egypte), Bendskins de Narcisse Wandji (Cameroun), « Annato » de Fatima Ali Boubakdi (Maroc) et La traversée de rène Tassimbedo (Burkina Faso), selon un communiqué de l’Association de l’animation culturelle et artictique, qui organise ce Festival.

Le jury officiel de la compétition est présidé par le réalisateur et producteur sénégalais Moussa Touré. Il comprend également les actrices Tela Kpomahou (Bénin), Mai Omar (Egypte), et les réalisateurs Fila David Pierre (Congo) et Mohamed Ahed Bensouda (Maroc).

La cérémonie d’ouverture du Festival international du film de Dakhla mettra à l’honneur un certain nombre de stars du septième art du Maroc et d’autres pays.

Au programme de cette messe cinématographique figurent la projection de court-métrages et des documentaires ainsi que l’organisation d’ateliers de formation dans de nombreuses disciplines cinématographiques et ala tenue d’un symposium sur le cinéma et la littérature.

Une fondation philanthropique finance près de 5.000 PME africaines

Pour son programme d’entrepreneuriat 2021, la Fondation Tony Elumelu (TEF, sigle anglais) a reçu 400.000 candidatures.Les bénéficiaires de 2021 ont été sélectionnés en fonction de leur innovation, leurs performances et leur potentiel de croissance pour créer des emplois et éradiquer la pauvreté sur le continent, renseigne le communiqué parvenu mercredi à APA. Chaque entrepreneur reçoit 5.000 dollars non remboursables. Parmi les 4.949 entreprises retenues, 68 % sont dirigées par des femmes.

Composés à la fois de nouvelles start-ups et de petites entreprises existantes, les entrepreneurs Tony Elumelu 2021 ont suivi une formation, un mentorat et un coaching de classe mondiale et auront un accès à vie au réseau des anciens de la Fondation Tony Elumelu, informe la note.

« À vous les jeunes entrepreneurs africains – travaillez dur, rêvez grand et soyez très disciplinés. Vous devez continuer à penser à l’impact. Le parcours de l’entrepreneuriat n’est pas linéaire – il y a des hauts et des bas, mais en restant concentré et résilient, le succès viendra finalement à vous. L’avenir de notre continent est entre vos mains. Ce que vous faites en tant qu’entrepreneurs contribuera grandement à sortir l’Afrique de la pauvreté. Je suis heureuse que nos femmes entrepreneures se portent très bien, avec une représentation de 68 % cette année », a déclaré le Fondateur de la TEF, Tony O. Elumelu, cité par le document.

Il a par ailleurs invité les dirigeants africains à continuer à créer le bon environnement propice pour permettre aux jeunes de réussir. Car « leur succès est le succès de nous tous sur le continent ». « Nous devons leur donner la priorité parce que les nations et les continents qui donnent la priorité à leurs peuples réussissent », a-t-il martelé.

Le Directeur Général de la coopération internationale et du développement de la Commission européenne, M. Koen Doens s’est quant à lui dit « très heureux que plus de 2400 femmes bénéficieront du programme de formation de la Fondation Tony Elumelu et obtiendront un capital d’amorçage pour soutenir leurs idées. »

« Notre ambition commune est de responsabiliser 100.000 jeunes entrepreneurs africains au cours des dix prochaines années à travers l’Afrique, en reconnaissant que l’entrepreneuriat est le seul moyen de réaliser les rêves », a fait savoir Mme Ahunna Eziakonwa, représentant le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à cette rencontre.

Selon le directeur général de la TEF, Ifeyinwa Ugochukwu, l’entité qu’il dirige a formé dix fois plus de jeunes entrepreneurs africains qu’il n’en a formés de 2015 à 2019 combinés.

« Aujourd’hui, en 2021, nous verserons un montant record de 24.750.000 USD directement aux entrepreneurs africains des 54 pays africains. C’est l’impact », s’est-il félicité.

Covid: 30 millions d’Africains dans l’extrême pauvreté

La pandémie du nouveau coronavirus a anéanti cinq ans de croissance en Afrique, indique un nouveau rapport.La Covid-19 a plongé environ 30 millions de personnes en Afrique subsaharienne dans l’extrême pauvreté, révèle un rapport publié ce mercredi à l’occasion du Forum Bloomberg sur la nouvelle économie qui se tient actuellement à Singapour.

Intitulé « Long Covid : Jobs, Prices and Growth in the Enduring Pandemic », le document souligne que la pandémie a anéanti plus de cinq ans de progrès dans la région.

Il prévient que, même si les économies africaines gagnent du terrain à mesure qu’elles se redressent, cela ne leur permettra pas d’atteindre l’Objectif de développement durable (ODD) des Nations Unies relatif à l’éradication de la pauvreté d’ici à 2030, un objectif qui était déjà loin d’être atteint avant la pandémie.

Les économies africaines ont connu des périodes prometteuses au début du siècle, avec une trajectoire ascendante due à la réduction des conflits, ce qui a permis d’améliorer les politiques économiques et de renforcer la stabilité macroéconomique, indique le rapport.

« L’initiative en faveur des pays pauvres très endettés lancée par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale au début des années 2000 a permis de réduire considérablement les niveaux d’endettement, libérant ainsi des ressources nationales et améliorant les relations avec les donateurs. L’augmentation des échanges et le dynamisme des prix des produits de base ont également joué un rôle, le PIB par habitant des pays riches en ressources naturelles ayant augmenté deux fois plus vite », ajoute le rapport.

Selon le même document, la croissance a commencé à s’essouffler en 2016, soit un an après l’adoption des Objectifs de développement durable visant à éradiquer la pauvreté d’ici 2030.

« L’Afrique subsaharienne reste à la traîne pour la plupart des objectifs. Le retard le plus notable concerne la réduction de la pauvreté ; avant la pandémie de 2019, l’Afrique comptait plus de 60% des 700 millions de pauvres dans le monde », explique le rapport.

En 2020, l’Afrique subsaharienne a plongé dans sa première récession depuis plus de 25 ans, effaçant au moins cinq ans de progrès dans la lutte contre la pauvreté.

Le Forum Bloomberg sur la nouvelle économie, qui a débuté hier mardi à Singapour, rassemble plus de 495 participants, dont des dirigeants des secteurs public et privé du monde entier, y compris des 50 représentants de l’Afrique. La rencontre a pour objectif de contribuer à une nouvelle réflexion sur les voies de la reprise mondiale, alors que le monde subit les effets de la pandémie de Covid-19.

South African Airways reprend ses vols vers Lagos

Le Nigeria permet de desservir une plus grande partie du continent africain, selon Thomas Kgokolo, Directeur général par intérim de SAA.Deux des plus grandes économies africaines, le Nigeria et l’Afrique du Sud, seront à nouveau reliées avec l’extension du réseau de lignes de la compagnie South African Airways (SAA) pour inclure Lagos à partir de décembre prochain.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie de croissance progressive de la compagnie aérienne, qui a été clouée au sol pendant plus d’un an, a déclaré Thomas Kgokolo, Directeur général par intérim de SAA.

« Notre intention est de continuer à développer notre réseau de lignes en fonction de la demande des passagers et du potentiel de revenus. Nous évaluons constamment les opportunités, tant au niveau local qu’aux niveaux régional et international », a poursuivi M. Kgokolo.

Selon lui, Lagos est une route particulièrement importante sur le continent qui dessert la plus grande économie d’Afrique.

« Cette destination spécifique, a soutenu Thomas Kgokolo, permet à SAA d’accéder à l’un des plus grands marchés du voyage en Afrique et nous sommes ravis de pouvoir reprendre les opérations, en assurant une liaison entre les deux plus grandes économies d’Afrique à partir du 12 décembre ».

La SAA s’attendait à ce que la révision continue des restrictions sur les voyages internationaux par les pays conduise à un plus grand nombre de visiteurs en Afrique du Sud et à une activité accrue sur les marchés touristiques avec le Nigeria.

« Non seulement la nouvelle liaison Johannesburg/Lagos constitue un lien économique essentiel entre les deux pays, mais elle desservira également le marché touristique en plein essor des deux pays », a ajouté le Directeur général par intérim de SAA.

Thomas Kgokolo a promis que la SAA continuera, en partenariat avec South Africa Tourism, à promouvoir la destination sud-africaine au Nigeria « dans l’espoir que cela conduise à davantage de visiteurs maintenant que les restrictions internationales sur les voyages en cas de pandémie sont en cours de révision ».

Les vols locaux de SAA ont repris en septembre dernier entre Johannesburg et Le Cap, et des liaisons régionales ont également été ouvertes vers plusieurs autres pays africains.

Trois pays africains co-organisent le Mondial de cricket 2027

L’Afrique australe sera l’hôte de la coupe du monde masculine de cricket 2027.La Namibie a été choisie comme co-organisatrice de la Coupe du monde de cricket masculin 2027 avec ses voisins l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, a annoncé ce mercredi le Conseil international du cricket (ICC, sigle anglais).

La structure souligne que ces trois voisins d’Afrique australe sont prêts à accueillir conjointement les meilleures nations de cricket du monde entre octobre et novembre 2027.

« La Namibie accueillera pour la première fois la Coupe du monde de cricket masculin aux côtés du Zimbabwe et de l’Afrique du Sud », a indiqué le Conseil dans un communiqué.

L’Afrique du Sud et le Zimbabwe ont co-organisé l’événement pour la dernière fois en 2003.

La Coupe du monde de cricket masculin de l’ICC a lieu tous les quatre ans. L’édition 2023 est prévue en Inde, tandis que celle de 2031 sera organisée conjointement par l’Inde et le Bangladesh.

Zimbabwe : le Fmi prévoit une croissance de 6% en 2021

Malgré des perspectives incertaines, l’économie zimbabwéenne devrait connaître une croissance de 6% en 2021, a déclaré mercredi le Fonds monétaire international (Fmi).Le chef de mission du Fmi au Zimbabwe s’exprimait à l’issue des consultations virtuelles au titre de l’article IV avec les responsables zimbabwéens, qui se sont déroulées du 25 octobre au 16 novembre.

Dhaneshwar Ghura a déclaré que la « réponse rapide des autorités de Harare à la pandémie de Covid-19, notamment par des mesures d’endiguement et un soutien aux ménages et aux entreprises vulnérables, a contribué à atténuer son impact négatif ».

« L’activité économique reprend en 2021, avec une croissance du PIB réel d’environ 6%, reflétant une production agricole exceptionnelle, une augmentation de la production minière et énergétique, une activité soutenue dans le secteur de la construction et de la fabrication, et une augmentation des investissements dans les infrastructures », a déclaré Ghura.

Il a toutefois fait remarquer que la pandémie de Covid-19 et d’autres facteurs ont fait payer un lourd tribut à la situation économique et humanitaire du Zimbabwe au cours des deux dernières années.

« L’économie du Zimbabwe s’est contractée cumulativement d’environ 11% au cours de 2019-20 en raison des effets combinés de la pandémie, du cyclone Idai, d’une sécheresse prolongée et de l’affaiblissement des amortisseurs politiques », a déclaré le responsable du Fmi.

Il a prévenu que l’incertitude restait élevée et que les perspectives économiques du Zimbabwe « dépendent de l’évolution de la pandémie – aggravée par les vulnérabilités de l’économie aux chocs climatiques – et de la mise en œuvre de politiques durables ». « Des actions décisives sont nécessaires pour verrouiller les gains de stabilisation économique et accélérer les réformes » avertit-t-il.

Les principales priorités devraient consister à autoriser une plus grande flexibilité du taux de change officiel et à s’attaquer aux distorsions du marché des changes, ainsi qu’à mettre en œuvre des réformes structurelles et de gouvernance propice à la croissance.

Le pays d’Afrique australe a dû faire face à de graves distorsions sur le marché des changes, qui a vu se développer un marché parallèle où les devises fortes sont échangées avec une prime pouvant atteindre 100%.

Afrique : les éliminatoires du Mondial 2022 en chiffres

La deuxième étape de la route menant au Qatar a été bouclée hier mardi avec des matchs haletants.Entamé début septembre, le 2e tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2022 a livré son verdict. Au final, le Sénégal, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Nigeria, l’Egypte, la République démocratique du Congo, le Mali, le Cameroun et le Ghana accèdent aux barrages prévus en mars 2022.

En attendant, voici le bilan chiffré de cette avant-dernière phase des qualifications.

0 : le Mali n’a pas encaissé le moindre but en six rencontres. Les Aigles ont dressé une muraille infranchissable devant leur cage.

0 : zéro pointé ! Logé dans le groupe A, Djibouti s’est incliné six fois en autant de matchs.

1 : parmi les pays admis aux barrages, le Mali est le seul à n’avoir jamais participé à une Coupe du monde.

2 : les dix aspirants aux cinq tickets qualificatifs pour Qatar 2022 sont répartis en deux pots selon le classement de la Fifa. Pour les barrages, les cinq premiers de ce ranking se déplacent à l’aller et reçoivent au retour.

6 : le Maroc a fait un sans-faute. Six succès en six journées. Les Lions de l’Atlas ont lacéré les Djurtus de la Guinée-Bissau, le Syli de la Guinée et les Crocodiles du Soudan.

7 : c’est le nombre de réalisations d’Islam Slimani. L’avant-centre algérien termine ainsi à la tête du classement des meilleurs artificiers.

11 : la République démocratique du Congo a réussi à se hisser au tour suivant avec ce total de points. C’est le plus faible rendement de tous les qualifiés.

25 : comme le nombre de buts inscrits par l’Algérie. Le ratio de la meilleure attaque est de 4,16 buts par match.

36 : cela correspond au cumul des qualifications au Mondial des dix barragistes. Avec sept phases finales de Coupe du monde disputées, le Cameroun est le plus expérimenté.

288 : c’est le nombre de buts marqués en 240 matchs pour le 2e tour des éliminatoires, soit une moyenne de 1,2 but par match.

Zimbabwe : le gouvernement suspend la fédération de foot

Alors que le Zimbabwe est qualifié à la prochaine Coupe d’Afrique des nations, le gouvernement a pris la décision de suspendre la fédération de football pour « fraude et harcèlement sexuel sur des femmes arbitres ».Le ministre des Sports et des loisirs a annoncé la suspension du conseil d’administration de la Zimbabwe Football Association (ZIFA), dirigé par le président Felton Kamambo.

A côté des nombreux échecs sportifs, le gouvernement évoque des allégations de « fraude et de harcèlement sexuel » d’« arbitres femmes » par le personnel technique de la ZIFA.

« Cette décision a été prise à la suite de plusieurs échecs flagrants de la part de la ZIFA, contraires à l’intérêt national », a confié aux journalistes, le président de la SRC, Gerald Mlotshwa, à Harare.

La suspension de la fédération de football intervient quelques jours après la fin de la campagne de qualification pour le Mondial 2022 qui a vu les Warriors finir à la dernière place du groupe G, après un match nul à domicile dimanche (1-1) face à l’Ethiopie dimanche.

Cette sentence tombe à deux mois du coup d’envoi de la Can 2022 au Cameroun. Elle risque de mettre le gouvernement de Harare en conflit avec la Fédération international de football association (Fifa). La réglementation de la Fifa stipule que les fédérations gèrent leurs affaires de manière indépendante, sous peine de se voir bannies de la scène internationale. La Fifa prône la séparation du football et de l’État et interdit toute ingérence des autorités étatiques dans la gestion des associations sportives.

Une éventuelle suspension du Zimbabwe par la Fifa, entraînerait l’exclusion de la bande à Katsande de la prochaine coupe d’Afrique, si le gouvernement ne revient pas sur sa décision. Le Zimbabwe est logé dans le groupe B avec le Sénégal, la Guinée et le Malawi.

Toutefois, l’Etat zimbabwéen n’est nullement ébranlé par cette hypothèse. « Si cela se produit, nous considérerons toujours qu’il s’agit d’une mesure à court terme en ce qui concerne la Fifa et nous en avons besoin » indique le ministre des Sports.

Selon lui, le football zimbabwéen a besoin de « cette opportunité pour se réparer ». « Si cela nous prend un an, deux ans et que nous sommes exclus du football international, je pense que c’est très bien et que tout le monde l’accepte », a déclaré Mlotshwa.

Le Zimbabwe n’a remporté qu’une seule victoire sur les 14 matches joués cette année.