Agoa : Washington suspend trois pays africains

Les Etats Unis suspendent les avantages commerciaux accordés à l’Ethiopie, la Guinée et le Mali.La mesure entre en vigueur le 1er janvier 2022. Le président des Etats-Unis Joe Biden a envoyé un courrier au Congrès américain dans lequel il annonce son intention de retirer ces trois pays bénéficiaires de l’Agoa, la loi américaine sur le développement et les opportunités africaines.

Washington accuse Addis-Abeba de « violations brutales des droits de l’homme internationalement » reconnues dans la répression de la rébellion au Tigré.

Pour le Mali et la Guinée qui ont connu deux coups d’Etat militaires en 2020 et 2021, la Maison Blanche reproche aux autorités de Conakry et de Bamako « de ne pas garantir l’Etat de droit et le pluralisme politique ». Pour le cas du Mali, les Etats-Unis ajoutent que les autorités de la transition ne garantissent pas « le respect des droits des travailleurs internationalement reconnus ».

Avec ces sanctions, ces trois pays se voient désormais privés des exonérations de frais de douane sur les exportations sur le territoire américain.

L’Agoa, « African Growth and Opportunity Act », en français « Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique » est votée le 18 mai 2000 par le Congrès américain (Parlement). L’objectif de cette initiative adoptée sous l’administration Bill Clinton est de soutenir l’économie des pays africains en leur facilitant l’accès au marché américain s’ils suivent les principes de l’économie libérale.

Ethiopie: état d’urgence face à l’avancée des rebelles

Le Conseil des ministres éthiopien a déclaré mardi 2 novembre 2021, l’état d’urgence national, après la prise de deux villes stratégiques par les rebelles du Tigré.Cette mesure a été prise après que des dizaines de milliers de partisans du Front populaire de libération du Tigré (TPLF) vivant dans les villes de Dessie et de Kombolcha sont entrés dans les combats aux côtés des forces rebelles.

L’état d’urgence national vise à protéger « les civils des atrocités commises par le groupe terroriste TPLF dans plusieurs régions du pays
». Les législateurs devraient approuver la mesure dans les 24 heures.

Ces derniers jours, le TPLF a revendiqué le contrôle de deux villes stratégiques situées à environ 380 kilomètres au nord d’Addis-Abeba et n’a pas exclu de marcher sur la capitale, où aucun combat n’a encore eu lieu.

Le gouvernement a démenti les revendications de gains territoriaux du TPLF qui, s’ils étaient confirmés, représenteraient une avancée stratégique majeure.

Mardi, les autorités ont ordonné aux habitants d’Addis-Abeba d’enregistrer leurs armes à feu et de se préparer à défendre leurs quartiers.

Une grande partie du nord de l’Ethiopie est sous le coup d’une coupure des communications et l’accès des journalistes est restreint, ce qui rend les affirmations concernant le champ de bataille difficiles à vérifier de manière indépendante.

Le Premier ministre Abiy Ahmed a envoyé des troupes dans le Tigré il y a un an pour arrêter et désarmer le TPLF, en réponse, selon lui, à des attaques contre des camps de l’armée.

Crise en eSwatini : la Sadc tente d’éteindre le feu

La Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc, sigle en anglais) œuvre pour la tenue d’un dialogue politique en eSwatini où de violentes manifestations ébranlent la monarchie absolue.Depuis juin dernier, le roi Mswati III fait face à une révolte pro-démocratie. En eSwatini, anciennement Swaziland, les partis politiques sont actuellement interdits. Avant d’engager le dialogue, les opposants exigent notamment que les discussions se tiennent « sous l’égide d’un acteur extérieur, indépendant, et dans un lieu neutre ».

Hier mardi, le roi Mswati III et le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, se sont entretenus sur les contours d’un forum de dialogue politique. Le Secrétariat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc) sera mis à contribution pour la rédaction des « termes de référence » des futures négociations.

Pour y arriver, des travaux « préparatoires » auront lieu au cours des trois prochains mois, d’après M. Ramaphosa. L’objectif est de contourner les obstacles pour rassembler les différentes parties autour de la même table.

Chargé de la politique, de la défense et de la sécurité au sein de la Sadc, le chef de l’Etat sud-africain n’a pas indiqué de date pour le dialogue proprement dit au cours duquel toutes les pistes seront explorées pour que la crise s’estompe en eSwatini.  

Dans ce pays enclavé de l’Afrique australe, des émissaires de la Sadc avaient rencontré, en octobre dernier, le roi Mswati III.

La politique, sujet dominant dans la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, parvenus mercredi à APA, traitent largement des investitures pour les élections législatives du 23 janvier 2022.Pour la mairie de Dakar, L’AS annonce que « Barthélémy Dias remporte son duel face à Soham Wardini ». En effet, rapporte ce journal, l’actuel maire de Mermoz-Sacré-Cœur sera le candidat de la coalition Yewwi Askan Wi (Libérer le peuple, en langue wolof).

Dans un communiqué, traité par Le Soleil, la Conférence des leaders de ladite coalition « porte à la connaissance de l’opinion publique, qu’après de larges consultations, Barthélémy Dias a été désigné comme tête de liste de la ville de Dakar ».

« Khalifa (Ababacar Sall) choisit Barthélémy (Dias) et console Soham (Wardini) », relate Le Témoin. Selon ce journal, l’ancien édile de la capitale qui s’est rendu, hier mardi, chez son successeur pour lui annoncer la nouvelle, « a eu toutes les peines du monde pour trouver les mots justes ».

L’Observateur, de son côté, explique que le tête-à-tête « fut un grand moment de gêne de part et d’autre ». Poursuivant, ce quotidien considère la victoire de Barthélémy sur Soham comme « la conséquence heureuse d’un grand festival de Dias…politique ».

Tout compte fait, « Barthélémy (est le) Khalifa de Dakar », note Sud Quotidien. WalfQuotidien souligne que le fils de Jean-Paul Dias « passe au forceps » mais n’écarte pas l’hypothèse d’une candidature parallèle de Soham Wardini.

Furax, Badara Gadiaga, soutien de la maire sortante, déverse sa bile sur Khalifa Ababacar Sall dans Libération : « Vous dîtes avoir subi une pression. Nous vous le concédons même si c’est décevant comme explication de la part de quelqu’un qui aspire à diriger » le Sénégal.

Le socialiste Barthélémy Dias sera opposé à Abdoulaye Diouf Sarr de la coalition au pouvoir Benno Bokk Yakaar (Unis par le même espoir, en langue wolof), Doudou Wade de la coalition d’opposition Wàllu Sénégal (sauver le Sénégal, en langue wolof) et Bougane Guèye Dany du Mouvement Geum Sa Bopp (Croire en soi, en langue wolof).

« Ils se mettent en quatre », conclut Le Quotidien. Pour sa part, Vox Populi note plutôt cinq candidats parce que Mame Mbaye Niang, membre de la mouvance présidentielle, aurait également déposé une liste parallèle. En tout cas, il y aura des « combats et du spectacle pour le quintet de Dakar », dissèque ce journal.

Santé et gestion de l’eau au menu des quotidiens marocains

Les effets secondaires des vaccins contre la Covid-19, le débat sur l’adoption du pass vaccinal et la gestion du secteur de l’eau sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce mercredi.+Aujourd’hui Le Maroc+, qui évoque les effets secondaires des vaccins contre la COVID-19, affirme que ces effets déclarés sur les réseaux sociaux ne reflètent pas la vérité qui a été dévoilée au grand jour par les chiffres scientifiques, dénonçant « la manipulation, dont font les frais des millions de Marocains ».

La publication, qui se réfère aux statistiques révélées par l’autorité officielle marocaine en charge de la pharmacovigilance, explique que sur les presque 26 millions de personnes ayant reçu leurs deux doses de vaccin, seuls 35.000 cas d’effets secondaires ont été déclarés, ce qui représente à peine 0,13% de l’ensemble de la population vaccinée.

De même, sur les cas d’effets secondaires recensés, 99% sont très bénins ne dépassant guère une légère fièvre voire une légère douleur à l’endroit de la piqûre, ajoute-t-il.

+L’Opinion+, qui commente le débat suscité par l’adoption du pass vaccinal, écrit que la « grogne » contre l’imposition du pass vaccinal et de l’obligation de la 3ème dose a évolué lors des derniers jours en « une série de manifestations aux slogans équivoques qui s’éloignent de plus en plus de la question sanitaire ».

Parallèlement à cette tendance, la campagne de vaccination « continue de plus belle avec 77% d’adhésion », ce qui renseigne sur la tendance de la « majorité silencieuse », soucieuse avant tout de reprendre un train de vie normal et d’éviter une nouvelle détérioration de la situation sanitaire, constate l’auteur de l’article, appelant le gouvernement à privilégier plutôt la pédagogie et la communication pour “désamorcer une situation dont les risques de récupération ne peuvent qu’augmenter en cas de pourrissement”.

+L’Economiste+, qui aborde la gestion de l’eau, note que le niveau de remplissage en eau des barrages à vocation agricole est jugé très bas au point de ne pas permettre la programmation de l’irrigation, dénonçant une « mauvaise gestion » du secteur au cours de cette dernière décennie, qui a « fortement impacté tout l’écosystème ».

De ce fait, le quotidien souligne l’impératif de revenir à la planification d’autant que les phénomènes des changements climatiques comme les sécheresses et les inondations sont devenus structurels.

Il insiste également sur la nécessité de la sensibilisation ainsi que de la réactivation des organes de contrôle afin de garantir une meilleure gestion de cette ressource.

+Al Yaoum Al Maghribi+ rapporte que le ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a indiqué que le Maroc dispose d’importantes infrastructures hydrauliques, dont 149 barrages d’une capacité globale dépassant les 19 milliards mètres cubes (m3). Ces infrastructures comportent également neuf stations de dessalement d’eau de mer produisant annuellement 147 millions m3, ainsi que des milliers de puits d’extraction des eaux souterraines, ce qui permet aux citoyens de bénéficier en continuité de l’eau potable et de répondre aux besoins hydriques primordiaux relatifs à l’agriculture, l’irrigation, l’industrie et les énergies renouvelables, a-t-il expliqué.

Maroc : Moins de 5 millions de vaccinés pour atteindre l’immunité collectivce (ministre)

Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Khalid Aït Taleb, a affirmé, mardi à Rabat, que le Maroc est à moins de cinq millions de vaccinés pour atteindre l’immunité collective escomptée à savoir 80% de la population.Intervenant au parlement, le ministre a appelé à consentir davantage d’efforts en vue de renforcer la confiance des citoyens en l’efficacité et la sécurité de l’opération de vaccination, et de les pousser à prendre les doses nécessaires pour se prémunir contre les risques des décès et des contaminations au virus.

Pour consolider cette évolution positive, a-t-il dit, les autorités publiques ont opté pour le « pass vaccinal » à compter du 21 octobre, en tant que document officiel et exclusif permettant à son détenteur de se déplacer entre les différentes régions et provinces du Royaume, par ses propres moyens ou en transport public, de se rendre à l’étranger, d’accéder aux lieux et espaces publics, et d’abroger toutes les autorisations de déplacement antérieures délivrées par les autorités locales.

Sur les considérations ayant présidé à l’adoption de cette démarche par le gouvernement, il a indiqué que le Maroc n’est pas à l’abri d’une éventuelle rechute épidémiologique, particulièrement dans le sillage de la récente évolution notable et dangereuse de cette pandémie dans de nombreux pays, avec lesquels le Maroc a été contraint de suspendre les vols aériens.

Il a aussi relevé que le recours au « pass vaccinal » au cours de cette période de l’année vise à inciter les récalcitrants à se faire vacciner, suite au retard enregistré récemment dans l’affluence vers les vaccinodromes, à se prémunir contre les foyers épidémiologiques qui pourraient surgir subitement, et à mieux se préparer à la saison hivernale qui connaît naturellement une propagation accrue des nouveaux virus.

Aït Taleb a fait état d’une nouvelle stratégie visant à élargir la campagne de vaccination à d’autres catégories, dont les migrants irréguliers, les enfants délaissés âgés de plus de 12 ans, les non-scolarisés, et les personnes à besoins spécifiques non-vaccinées pour des raisons médicales.

Maroc : 102 projets d’investissement prévus dans le textile pour un montant total de plus de 285 millions d’euros

Le ministre marocain de l’Industrie et du commerce, Ryad Mezzour, a indiqué, lundi à Casablanca, que 102 projets d’investissement dans le secteur textile ont été accompagnés dans le cadre du Plan de relance industrielle (PRI), avec un montant d’investissement prévisionnel de 286 millions d’euros (3,07 milliards de dirhams).Ces projets, qui portent sur l’ensemble de la chaîne de valeur textile, devraient permettre la création de plus de 15.555 emplois stables et générer, au titre de la 3ème année, un chiffre d’affaires prévisionnel de plus de 6,96 milliards de dirhams (1 euro = 10,5 DH), dont 44% destinés au marché local, a précisé Ryad Mezzour lors d’une réunion de travail avec l’Association Marocaine des Industries du Textile et de l’Habillement (AMITH) sur l’état des lieux et les enjeux du secteur.

L’investissement dans l’amont du secteur textile, a-t-il poursuivi, est stratégique pour sa pérennisation autant que la mutation vers des business modèles orientés produits finis.

Les discussions avec les opérateurs du textile/habillement ont débouché sur l’identification des trois principaux objectifs principaux. Il s’agit du renforcement de la présence des marques marocaines sur le marché national et international, de la facilitation de l’accès du produit national sur certains marchés et du renforcement de la compétitivité et de l’intégration locale, a fait savoir le ministre.

« Le secteur doit capitaliser sur ses nombreux acquis et saisir les opportunités qu’offre ce contexte économique mondial de relocalisation des sites industriels, pour attirer plus d’investisseurs et monter en gamme », a-t-il soutenu, ajoutant que l’un des enjeux majeurs du secteur consiste à « se doter d’un amont fort pour une meilleure intégration et une plus grande compétitivité lui permettant de conquérir de nouveaux marchés à l’export ».

Évoquant les différents enjeux du secteur, M. Mezzour a souligné la nécessité, pour les opérateurs, de diversifier leurs donneurs d’ordre et de se mettre au diapason des normes environnementales et du développement durable pour un textile éco-responsable, précisant que la longévité du produit textile marocain en dépend.

« Le label marocain doit avoir une place de choix dans le marché local et international et nous ne ménagerons aucun effort pour y arriver. C’est une priorité inscrite au programme du gouvernement », a-t-il fait valoir.

« Le développement de la fabrication locale, c’est aussi le développement de marques purement marocaines de qualité et à des prix abordables pour le consommateur national », a expliqué Mezzour, appelant les opérateurs à capter la commande privée (grandes et moyennes surfaces, centrales d’achat…) et la commande publique pour le développement du Made in Morocco.

Les opérateurs de textile marocains ambitionnent de récupérer 40% de part de marché au niveau national et réaliser un chiffre d’affaires de 60 milliards DH à l’export et atteindre 60% de production en co-traitance et produit fini, a précisé la patronne de l’AMITH. 

Décès du grand chanteur Sabah Fakhri

L’un des plus célèbres chanteurs arabes s’est éteint ce mardi. Sabah Fakhri, artiste syrien parmi les plus connus du monde arabe, a tiré sa révérence à l’âge de 88 ans, a annoncé mardi le ministère de l’Information et le Syndicat des artistes syriens.Natif d’Alep (Syrie) en 1933, Sabah Fakhri est l’une des célébrités de la chanson en Syrie et dans le monde arabe et une figure proue de la musique orientale.

Maîtrisant un répertoire très vaste incluant les grands poètes arabes classiques ou contemporains, Fakhri était considéré comme le maître incontesté de la musique orientale. En 1978, il a reçu la Médaille d’or de la Musique arabe de Damas.

 

Le cacao contribue pour 20% au PIB de la Côte d’Ivoire (PM)

Le cacao, en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, contribue à 20% du Produit intérieur brut (PIB) du pays, a dit mardi le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, lors de l’inauguration de l’extension de l’unité de transformation de cacao de la société Cargill.

« Le cacao constitue la première culture de rente de la Côte d’Ivoire et représente 40% des recettes d’exportations nationales. En outre, il contribue à hauteur de 20% du PIB, et mobilise près de 2 millions de producteurs », a déclaré M. Patrick Achi dans un discours.  

Selon le Premier ministre ivoirien, « la transformation locale demeure insuffisante tout comme la captation des valeurs ajoutées ». La Côte d’Ivoire vise la transformation de toute sa production à l’horizon 2030.  

Le secteur doit « toujours se rappeler que les 5 à 6% des 105 milliards de dollars américains crées annuellement dans le monde par cette filière sont captés par nos entreprises et nos paysans, c’est évidemment insuffisant », a-t-il souligné.  

Après avoir investi 100 millions de dollars, Cargill achève l’expansion de son usine de transformation de cacao en Côte d’Ivoire et en fait la plus grande usine de broyage de cacao sur le continent africain. 

La société engage, pour cette campagne cacaoyère, 13 millions de dollars supplémentaires pour étendre ses programmes de durabilité et améliorer la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement.  

Le secteur privé contribue pour 80% des recettes de la Côte d’Ivoire. L’Etat s’est doté d’un Programme national de développement  (PND, 2021-2025) de 59 000 milliards Fcfa d’investissements dont 75% de part du secteur privé. 

La Côte d’Ivoire vise avec ces investissements d’un taux de croissance annuel moyen de plus de 7,5%. Le pays a affiché un taux de croissance de 2% en 2020 suite à la pandémie de la Covid-19 contre 7,2% l’année précédente. Un rebond de 6,5% de croissance visé en 2021.

Le secteur industriel a connu une croissance annuelle moyenne de 11% sur la période 2012-2015 et de 8% sur la période 2015-2019 pour une part dans le Produit intérieur brut, s’établissant à 26% en 2019.

L’expansion de l’usine, située en zone industrielle de Yopougon, dans l’Ouest d’Abidjan, a été motivée par un accord signé en avril 2017 avec le gouvernement de Côte d’Ivoire et s’inscrit dans l’objectif du pays d’accroître l’industrialisation du secteur du cacao. 

L’usine de transformation a créé près de 100 emplois à temps plein et des centaines d’emplois indirects. Elle emploiera désormais plus de 700 travailleurs, permettant à l’unité de produire de la poudre de cacao. 

Cancer du sein: Écho Médias-Mssc fait dépister près de 1000 femmes à Abidjan

Près de 1 000 femmes ont été dépistées du cancer du sein, du 22 au 23 octobre 2021 à Abidjan, lors d’une campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit organisée par l’ONG Echo Médias-Mssc.

Engagée dans la lutte contre le cancer du sein, Écho Médias- Mssc (Mes Seins Sans Cancer) a initié une campagne de sensibilisation et de dépistage gratuit du cancer dans les communes de Koumassi, Cocody et de Yopougon.

Cette campagne intervient dans le cadre des Journées de mobilisation des médias contre le cancer du sein (JMMC), qui se sont déroulées en deux temps majeurs: la cérémonie officielle et les séances de sensibilisation et de dépistage.  

L’ouverture de ces journées a eu pour thème « Le cancer du sein se guérit » à l’Université Félix Houphouët-Boigny, en présence de personnalités, suivie des séances de sensibilisation et de dépistage gratuits à travers des communes du District d’Abidjan. 

Ces femmes ont été dépistées notamment à l’Hôpital général de Koumassi, au Centre de santé communautaire de Wassakara de Yopougon et au Centre de santé communautaire d’Anono (dépistage du col de l’utérus) à Cocody. 

La présidente de l’ONG Écho Médias-Mssc, Léah Guigui qui s’est rendue sur les différents sites de dépistage pour s’assurer de l’effectivité de la campagne et de la disponibilité des agents, a apporté un soutien moral aux femmes rencontrées. 

« Après les discours officiels, il était important de descendre sur le terrain pour rencontrer ces femmes qui n’ont pas toujours l’opportunité de bénéficier de soin », a déclaré Mme Léah Guigui. 

Selon la présidente de l’ONG, il s’agit de rassurer ces femmes qui ne sont pas informées et sensibilisées au dépistage du cancer du sein, à travers cette campagne. 

La campagne a connu un succès à travers la mobilisation des femmes, se félicite Écho Médias-Mssc qui s’engage à participer à la prise en charge médicale de certaines femmes qui seront diagnostiquées.

Le cancer du sein est un véritable problème de santé publique. En effet, avec un taux de mortalité estimé à près de 75%, cette maladie touche actuellement 12 000 personnes en Côte d’Ivoire et 2500 nouveaux cas sont enregistrés chaque année.