Sénégal : le PIC bénéficie de ressources additionnelles

Le Luxembourg a décaissé, ce mardi, la contribution en don de 2 millions d’euros, soit plus d’un milliard de FCFA, destiné au Programme Indicatif de Coopération (PIC) 2018-2022, a appris APA.Cet appui financier sera alloué au SAMU, au centre hospitalier Abass Ndao et au Lycée Technique de Thiès (ouest). La première structure bénéficiera d’un million d’euros tandis que les autres recevront chacune 500 mille euros.

Les secteurs couverts par le PIC 2018-2022 sont regroupés autour de deux axes majeurs que sont : la formation professionnelle et l’insertion socio-professionnelle ; et la santé et la protection sociale.

Le PIC bénéficie d’un budget indicatif d’environ 50 milliards de Francs CFA pour la période 2018-2022. Il entre en droite ligne des appuis prioritaires du Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A) du Plan Sénégal Émergent (PSE).

Gambie : l’agriculture pour booster le développement

La Banque africaine de développement (Bad) mise sur les chaînes de valeur agricoles pour favoriser une croissance inclusive en Gambie.La Bad veut faire de l’agriculture le moteur du développement de la Gambie. Dans le cadre du Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP, acronyme anglais), des investissements sont prévus pour un montant de 17,31 millions de dollars américains tandis que 21,45 millions de dollars doivent être investis dans la zone de transformation des cultures de base.

Ces financements, qui bénéficient du concours du secteur privé, contribueront à transformer l’agriculture de subsistance en activité à vocation commerciale. Cela permettra au pays de réduire progressivement la dépendance aux importations alimentaires qui consomment les rares réserves de change du pays.

Entre 2021 et 2025, les interventions agricoles doivent porter, de 212 à 287 hectares, les périmètres d’irrigation aménagés et réhabilités, et stimuler les investissements dans les usines de transformation alimentaire. L’objectif est d’accroître la production locale et l’offre de produits tels que le riz, l’arachide, les haricots, la volaille ou l’aquaculture.

En outre, les investissements dans le stockage des aliments et la normalisation des produits permettront de réduire les pertes après récolte de 10% à 7% pour le riz et les céréales sèches, et de 50% à 30% pour les fruits et légumes.

Selon le Document de stratégie-pays de la Banque pour la Gambie, rendu public ce mardi, « les interventions soutiendront la recherche sur le développement de semences résistantes à la sécheresse dans le cadre du Programme de technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique. »

Par ailleurs, l’institution financière régionale soutiendra la mise en place d’une plateforme électronique innovante pour la fourniture d’intrants agricoles et d’engrais aux agriculteurs (par exemple pour le riz et l’arachide) et la généralisation de technologies agricoles ciblant 443 petits agriculteurs, dont la moitié de femmes.

Cette opération devrait accroître la productivité agricole pour le riz (de 2,2 à 5 tonnes par ha), le manioc (de 6 à 10 tonnes par ha), le maïs (de 2 à 4 tonnes par ha), le soja (de 1,5 à 2,5 tonnes par ha) et le sorgho (de 1,5 à 3 tonnes par ha) sur la période 2021-2025.

La Banque entend également financer la phase I du projet de Partenariat Public-Privé pour la modernisation du port de Banjul. L’objectif principal est de développer le multimodal systèmes de transport pour interconnecter La Gambie avec les marchés régionaux et mondiaux, réduire le trafic congestion au port de Banjul. Cela facilitera l’expédition des importations de biens essentiels et d’intrants agricoles ainsi que les exportations de produits agricoles frais.

Une assistance technique du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (Sustainable Energy fund for Africa, SEFA) est en cours sur les mini-réseaux verts pour créer un environnement favorable aux futurs investissements privés dans les zones rurales et fournir de l’électricité aux producteurs agricoles. La construction de 144 installations d’eau alimentées à l’énergie solaire renforcera le programme de croissance verte en fournissant des systèmes d’énergie propre dans les zones rurales et périurbaines.

L’objectif final de la Banque est d’accompagner les efforts du gouvernement gambien pour faire reculer l’insécurité alimentaire de 37,2% en 2020 à 30% en 2025, réduire l’incidence de la pauvreté en zone rurale de 69,5% à 63%, sur la même période, et aider à mieux reconstruire dans l’après-covid-19.

Sénégal : vers la baisse de la production des meuniers

L’Association des meuniers et industriels du Sénégal (A.M.I.S) réclame la hausse du prix du sac de 50 kg de farine de blé.Les meuniers sénégalais disent ne plus pouvoir continuer de vendre à perte et déclarent officiellement leur situation de faillite programmée. A défaut d’augmenter le prix du sac de 50 kg de farine qui est vendu à 16.600 f cfa, l’Association des meuniers et industriels du Sénégal (A.M.I.S) a pris la décision de baisser sa production quotidienne qui est de 1.450 tonnes de farine de blé pour plus 8.000.000 baguettes de pain par jour.

« Il est décidé, à compter de ce jour une réduction périodique et collective de production permettant de freiner le niveau des pertes enregistrées quotidiennement, ce jusqu’à ce qu’une réponse assurant la survie des meuniers soit clairement apportée. Pour la semaine en cours la production nationale est arrêtée du mardi 2 au jeudi 4 novembre 2021 », a annoncé, ce mardi à Dakar, Claude Demba Diop, président de l’A.M.I.S au cours d’une rencontre avec la presse.

Dans son discours dont APA a obtenu une copie, il a expliqué que par ce procédé les meuniers veulent assurer à leurs concitoyens et partenaires un accès raisonnable à la farine qui reste un produit de première nécessité et une production vitale pour tous.

« Par ce procédé, nous ralentissons le chômage technique, inéluctable dans les prochaines semaines au regard des enjeux de sauvegarde de l’emploi préalable aux options de licenciement économique. Par ce procédé, nos partenaires boulangers sont invités à s’approvisionner auprès de leurs distributeurs habituels dans la limite des stocks disponibles », a indiqué M. Diop.

Il a ajouté : « Par cette démarche responsable et citoyenne nous exhortons les autorités gouvernementales à veiller à la stabilité du marché dans l’intérêt de la filière et à apporter une réponse à la hauteur des enjeux. Ne pas agir, ou perdre du temps, c’est aggraver la crise de la filière qui est à présent amorcée ».

Claude Demba Diop a rappelé que l’article 30 de la loi N°94-63 du 22 août 1994 (sur les prix, la concurrence et le contentieux économique) interdit formellement de vendre à perte et que le décret du 14 janvier 2021 impose un prix de vente à 16.600 F par sac sachant que le prix du blé était de 270 euros par tonne.

L’Association des meuniers et industriels du Sénégal (A.M.I.S) est composée de sept industries meunières, avec 1350 emplois directs et près de 15 000 emplois dérivés. Elle a 1.500 clients boulangers et 200 distributeurs.

Côte d’Ivoire: renforcement des capacités de 50 journalistes et animateurs sur le genre

Cinquante journalistes et animateurs ont été formés sur le genre du 26 au 30 octobre 2021, à Yamoussoukro, dans le cadre d’une session de renforcement de capacités organisée par le Fonds de soutien et de développement de la Presse (FSDP, public).

Cette session qui a eu lieu à l’hôtel des Parlementaires de Yamoussoukro, et financée par le Fonds de soutien et de développement de la Presse (FSDP), a pour objectif d’amener ces acteurs des médias à « produire des contenus sensibles au genre ».

« Je me réjouis qu’au terme de cette formation, vous ayez une connaissance sur la notion du genre ; la notion de journalisme sensible au genre ; vous pouvez produire des contenus sensibles au genre », a déclaré M. Camara Bangali, sous-directeur du suivi, de l’évaluation et du contrôle au FSDP.  

M. Camara s’exprimait au nom de Mme Bernise N’Guessan, directeur exécutif du le Fonds de soutien et de développement de la Presse (FSDP) au cours de cette formation qui a bénéficié à 50 auditeurs.   

Il a exprimé, en outre, sa satisfaction de savoir que tous les auditeurs, aient honoré de façon assidue cette session de formation, organisée en collaboration avec l’Union des radios de proximité de Côte d’Ivoire (URPCI).  

 « Ce séminaire est le premier de notre mandature organisé avec le FSDP et est d’une importance capitale tant au plan de la thématique que de son organisation », a dit le président du Conseil exécutif de l’URPCI, M. Éric Gohou.  

Il a salué le FSDP « pour sa présence constante et son soutien permanent à l’URPCI », avant de déclarer que « le FSDP reste et demeure un partenaire de choix pour l’Union mais bien plus, pour l’ensemble des radios de proximité de Côte d’Ivoire » et leur « rayonnement ».

M. Camara Bangali, n’a pas manqué de féliciter les formateurs, le Cabinet  La Maison des Chefs d’Entreprise (MCE) , représenté par Mme Aude Adangba et M. Kacou Christian, et l’URPCI et son président, Gohou Éric et les agents du FSDP.

Il a souligné que le séminaire s’inscrit dans la vision du ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, M. Amadou Coulibaly, et est conforme à l’une des missions du FSDP, à savoir le financement de la formation.

Les auditeurs se sont dits satisfaits de la qualité de la formation reçue. La MCE, selon Mme Aude Adangba, est un Cabinet d’intermédiation en matière de Ressources Humaines, Conseil, Accompagnement et Formation professionnelle.

Créée en 2002 par Mme Yolande Canon, la MCE est née d’une volonté d’être plus proche des entreprises et de mieux comprendre leurs besoins tout en restant en adéquation avec l’économie du marché.

Le FSDP a pour mission de financer la formation ; les études et le conseil ; la diffusion ; le développement de la presse et du multimédia ; les projets d’intérêt collectif. Il garantit les emprunts contractés par les entreprises et organisations professionnelles des médias privés auprès des banques et établissements bancaires.

Ouverture à Abidjan de la finale de Huawei ICT Competition 2021-2022

Le ministre ivoirien de l’Économie numérique, des télécommunications et de l’innovation, Roger Adom, a procédé mardi à Abidjan, à l’ouverture de la finale de Huawei ICT Competition 2021-2022, mettant aux prises 90 étudiants.

L’ouverture du concours a été faite à l’Ecole supérieure africaine des technologies de l’information et de la communication (ESATIC), à Abidjan. Une autre cohorte compose à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INPHB) de Yamoussoukro.

« Je suis venu encourager Huawei et les étudiants de l’ESATIC, de l’INPHB et de toutes les écoles supérieures de la Côte d’Ivoire qui ont participé à ce concours », a indiqué à la presse M. Roger Adom, en marge de l’ouverture de la compétition 

Pour le ministre ivoirien de l’Économie numérique, des télécommunications et de l’innovation, « il est nécessaire que nous ayons de nombreux jeunes formés dans les technologies de l’information,  de la télécommunication qui sont les technologies de l’avenir ». 

La Côte d’Ivoire, dira-t-il, « forme aujourd’hui environ 400 jeunes par an (et) ce n’est pas suffisant, il faut former encore plus et il faut encourager les jeunes à se lancer dans ce domaine là ». Le pays ambitionne d’être le hub digital de l’Afrique de l’Ouest.

De ce fait, dans les domaines tels « la cybersécurité, la data analyse (….) l’internet des objets et dans l’innovation, nous devons avoir des jeunes formés, des jeunes compétents afin que la Côte d’Ivoire devienne un pays où il y a des champions » dans ces domaines, a-t-il soutenu.

Pour sa part, le directeur général de Huawei technologies Côte d’Ivoire, Lionel Liu, s’est dit convaincu que « le développement des talents des TIC, constitue l’avenir de l’Etat et on partage la même vision du gouvernement ivoirien ».

« Le gouvernement veut transformer la Côte d’Ivoire comme un hub digital de l’Afrique de l’Ouest, on partage la même vision, et c’est dans ce sens qu’on a initié ce Huawei ICT Competition », a ajouté M. Lionel Liu.

Il a assuré que l’entreprise va poursuivre ses efforts dans le développement des talents des TIC, relevant que la compétition couvre beaucoup de domaines, comme l’intelligence artificielle, le networking ou le cloud computing.  

« Dans l’ensemble, on a 22 domaines à offrir mais on a commencé avec 5 domaines », a-t-il fait savoir, ajoutant que « dans les phases à venir, on va commencer les autres domaines pour que les étudiants de la Côte d’Ivoire puissent bénéficier de beaucoup de contenus ».

A l’issue de cette phase finale, dix lauréats seront retenus. Evoquant la suite, M. Lionnel Liu a souligné qu’ avant la Covid-19, il était prévue une visite de deux semaines en Chine, mais compte tenu de la pandémie ils sont contraints de les faire voyager, peut-être, dans un autre pays développé dans le numérique et où il y a des laboratoires de technologies. 

Cela devrait leur permettre de « voyager et de regarder le monde extérieur et expérimenter les nouvelles technologies et à leur retour, on va les aider à trouver des entreprises comme la nôtre ou des entreprises partenaires pour les aider à faire de l’implémentation », a-t-il poursuivi.

Avant cette évaluation qui se déroule en ligne, sous forme de QCM (Questions à choix multiples), le géant Télécom chinois a assuré une formation au profit des 90 étudiants sélectionnés sur 500 postulants issus de différents instituts et grandes écoles à travers la Côte d’Ivoire.

La formation a eu lieu sur deux sites, en présentiel, notamment à l’ISTC Polytechnique, un institut des Télécoms et technologies de l’audiovisuel sis à Abidjan, et l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, du 19 au 23 octobre 2021. 

Parmi ces 10 étudiants lauréats, trois seront retenus pour participer mi-novembre à la compétition régionale Afrique de l’Ouest, un concours impliquant quatre pays de la sous-région ouest-africaine: la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Burkina Faso et le Bénin. 

Ensuite, ils prendront part en février 2022 à la compétition régionale Afrique du Nord. Si l’équipe représentant la Côte d’Ivoire se hisse en tête du peloton, elle affrontera lors d’une finale internationale d’autres pays du monde, en Chine.  

La compétition est adressée aux étudiants en cours de formation des écoles et universités de Côte d’Ivoire. Les lauréats au concours régional obtiendront une certification de Huawei  (HCIA, HCIP ou HCIE).

Huawei ICT Competition est une compétition initiée par le groupe Huawei dans le but de développer les talents de l’industrie des TIC, de contribuer à l’éclosion d’un écosystème solide et durable, et de soutenir l’intégration de l’industrie et de l’éducation.

Des taxis en arrêt de travail à Abidjan pour dénoncer une « pratique illégale »

Le transport interurbain était perturbé mardi dans certains quartiers d’Abidjan, à la suite d’un arrêt de travail de plusieurs taxis pour dénoncer une « pratique illégale » de véhicules personnels sur l’application de Yango et Uber.

Dans des communes populaires telles que de Yopougon, Treichville et Adjamé, plusieurs taxis ont stationné pour éviter que certains syndicalistes endommagent leurs véhicules. Cependant, au Plateau ou encore à Cocody, la circulation était fluide.

L’Association des conducteurs de taxis compteurs (ACTC), a décidé le 25 octobre 2021, d’observer un arrêt de travail allant du 2 au 6 novembre 2021, renouvelable, pour dénoncer « la pratique illégale des véhicules personnels » sur l’application Yango et Uber. 

Ce mot d’ordre d’arrêt de travail a été initié par l’organisation au regard de ses différentes réclamations qui du reste n’ont pas connu de suite favorables, indique une note consultée par APA. 

Les taxis intercommunaux se plaignent notamment de ce qu’ ils sont soumis au paiement de charges fiscales et d’assurances auxquelles les véhicules personnels opérant via l’application de Yango et Uber parviennent à se soustraire. 

L’association trouve « inacceptable que des personnes exerçant la même activité ne soient pas assujetties aux mêmes obligations ». Elle invite Yango et Uber à « respecter » les conditions requises pour faire le transport de taxis compteurs ou cesser de faire la concurrence déloyale. 

Suite à des discussions avec le ministère des Transports et au regard des « avancées » de la réglementation des textes législatifs, l’ACTC a suspendu lundi soir son mot d’ordre de grève. Mais, des agressions visant les « véhicules Yango » ont empêché mardi des taxis de rouler par endroits. 

Cedeao : un sommet extraordinaire sur le Mali et la Guinée

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) va se réunir en sommet extraordinaire le 7 novembre prochain pour statuer sur l’évolution de la transition au Mali et en Guinée.Le chef de l’Etat ghanéen Nana Akufo-Addo qui assure la présidence de l’Organisation régionale a eu l’onction de ses pairs chefs d’Etat pour organiser ce sommet dimanche prochain, renseigne Radio France internationale (Rfi). Après la visite du président ghanéen à Bamako le 17 octobre dernier, une délégation de la Cedeao s’est rendue pour la troisième fois en Guinée la semaine dernière depuis le putsch contre le président Alpha Condé le 5 septembre 2021, pour s’entretenir avec les nouvelles autorités de transition.

Ce sommet des chefs d’Etat, sera donc l’occasion pour le président ghanéen de faire le point sur ces missions et surtout d’avoir l’avis de ses autres collègues sur la conduite à tenir dans le processus de transition en Guinée et surtout au Mali

Le dossier malien sera au cœur des débats à un peu plus de trois mois de la Présidentielle et des Législatives qui doit en principe se tenir le 27 février 2022. Un scrutin couplé fortement compromis après les récentes sorties des autorités de la transition malienne.

Lors de sa dernière visite à Bamako, Nana Akufo-Addo avait délivré « un message de fermeté » aux autorités de la transition malienne. Il avait rappelé au chef d’Etat Assimi Goïta l’engagement de son pays à publier un chronogramme de la transition avant la fin du mois d’octobre.

En un mot, la Cedeao voulait y voir clair sur la fin du processus de transition. Chose qu’il n’a pas obtenue des autorités maliennes qui posent l’argument sécuritaire sur la table. « L’insécurité et le terrorisme ont occupé de 60 à 80% de notre territoire » a soutenu le Premier ministre Choguel Maïga devant une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies en visite à Bamako le 23 et 24 octobre dernier.

« Les élections ne sont pas une fin en soi, aucun acteur majeur ne peut aller battre campagne en dehors des capitales régionales. Nous travaillons donc à créer le minimum de condition de sécurité pour avoir une large frange de la population, y compris les réfugiés qui doivent revenir au pays pour aller aux élections », a-t-il expliqué. Le Premier ministre du Mali d’informer la communauté internationale d’un « nouvel agenda précis, argumenté, documenté » en cours d’élaboration « sur la durée de la transition après la date du 18 février 2022 ».

Une sortie qui devrait avoir une certaine résonance au sein de la Cedeao qui avait suspendu le Mali de ses instances le 30 mai 2021 après le double putsch des militaires. L’organisation intergouvernementale ouest-africaine fait face à plusieurs options parmi lesquelles, accepter une prorogation de la transition pour mieux étudier le futur agenda électoral proposé par la junte au Mali ou envisager de corser les sanctions.

Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon : les lauréats de la 8e édition connus

Rolf Steve Domia Leu Bohoula, journaliste centrafricain et Mahamat Hassane Zara, technicienne tchadienne sont les vainqueurs de ce prix créé en 2014 par France Médias Monde.On connaît l’identité des lauréats 2021 de la Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Durant une émission spéciale de « 7 Milliards de Voisins », diffusée ce mardi, Rolf Steve Domia Leu Bohoula et Mahamat Hassane Zara ont appris en direct la bonne nouvelle.

« Ils remportent une formation de quatre semaines à Paris (France), entièrement prise en charge, au cours du premier trimestre 2021, sous réserve de conditions sanitaires le permettant », informe un communiqué de Radio France Internationale (RFI).

Titulaire d’une licence professionnelle en journalisme, Rolf Steve Domia Leu Bohoula, 25 ans, a réalisé « un reportage sur le règlement des conflits par la justice coutumière » dans son pays, la République centrafricaine.

De son côté, Mahamat Hassane Zara, technicienne à la Radio Ndarason Internationale, a plongé le jury dans l’univers des couturiers ambulants « à travers les bruits de la grande ville ».

Au total, précise le document, plusieurs centaines de candidatures ont été déposées cette année. Dix techniciens et autant de journalistes ont été sélectionnés pour subir, pendant trois semaines, une formation à distance.

Pour départager ces professionnels, venant de dix pays d’Afrique, il a été demandé aux journalistes de rendre un reportage sur le thème « Dialogue et tolérance » et aux techniciens sur le thème « Les petits métiers de la rue ».

La Bourse Ghislaine Dupont et Claude Verlon est ouverte à 25 pays d’Afrique francophone : Algérie, Bénin, Burkina, Burundi, Cameroun, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Niger, Centrafrique, République démocratique du Congo, Sénégal, Seychelles, Tchad, Togo, Tunisie et Rwanda.

Cette distinction porte les noms d’une journaliste et d’un technicien de RFI assassinés il y a huit ans jour pour jour à Kidal, au Nord du Mali.

Af’Sud : l’ANC en tête des premiers résultats des Locales

Le Congrès national africain (ANC, au pouvoir) est arrivé en tête des premiers résultats des élections locales en Afrique du Sud, qui commencent à tomber ce mardi.Les Sud-Africains se sont rendus aux urnes lundi pour élire les conseillers et les maires de 257 municipalités.

Selon les résultats publiés par la Commission électorale indépendante, l’ANC était en tête mardi, avec 256 sièges à 8h15 (0615 GMT), après dépouillement de 25% des suffrages au niveau national. Au total, 10.478 sièges sont à pourvoir.

Le principal parti de l’opposition, l’Alliance démocratique (DA), a obtenu jusqu’à présent 103 sièges, tandis que les Combattants pour la liberté économique (EFF) compte onze.

Les résultats montrent également que l’ANC est en difficulté dans les bastions de la DA, tels que le Cap, et que la domination du parti au pouvoir dans d’autres régions est mise à mal par la récente formation d’ActionSA, dirigée par l’ancien maire de Johannesburg, Herman Mashaba.

ActionSA a rogné sur les voix de l’ANC dans certains districts électoraux de Johannesburg. Les premières indications suggèrent que le scrutin pourrait connaître un taux de participation record.

Mali : « les civils de Ségou en danger » (ONG)

Selon Human Right Watch, dans cette région, située à 240 kilomètres de la capitale Bamako, « l’impunité persiste » pour des meurtres présumés commis par des militaires et des islamistes.C’est un signal d’alerte. Il y a juste une semaine, « huit personnes, dont un jeune garçon et un octogénaire, ont été retrouvées mortes » à N’Dola, un village de Ségou, au Centre du Mali. Un villageois a fait savoir à Human Rights Watch que les victimes « avaient été exécutées lors d’une opération antiterroriste du gouvernement ».

L’exécutif a reconnu que « les Forces armées maliennes (Fama) ont bien mené une opération » ce jour-là près de N’Dola mais nie « toute implication dans des exécutions extrajudiciaires ». Dans cette partie du pays, des affrontements opposent depuis fin 2020 le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim) et l’armée parfois soutenue par des groupes d’autodéfense.

À Ségou, Human Rights Watch a reçu « des informations d’allégations distinctes concernant d’autres abus plus récents notamment le meurtre d’un sage dans un village par les forces de défense locales et la décapitation d’un membre des forces de défense civile capturé par un groupe armé islamiste ».

Sur les sept « cercles » (zones administratives) de cette région, cinq étaient « occupés » par le Gsim, d’après un responsable de Ségou contacté par l’Organisation Non Gouvernementale. Les jihadistes y chassent les enseignants, les professionnels de la santé, attaquent les agriculteurs et organisent le blocus de villages.

Toutes choses qui font que « des dizaines de milliers de villageois ont fui leurs foyers » ces derniers mois, à en croire un sage de Ségou. Pour Human Rights Watch, « le gouvernement malien devrait faire davantage pour exercer sa responsabilité de protéger les civils », non sans lui demander d’ « enquêter sur les allégations d’abus commis par l’armée ainsi que par les groupes armés d’opposition, et traduire les responsables en justice ».