La politique en taille patron dans la presse sénégalaise

Les journaux sénégalais, reçus mardi à APA, traitent essentiellement de l’ébullition du champ politique à deux mois des élections locales.« C’est la grande rébellion à Benno Bokk Yakaar (Unis par le même espoir, en langue wolof) », constate Les Echos. Ce journal signale que des responsables de la coalition au pouvoir « tiennent tête à Macky Sall » en présentant des listes parallèles.

Tribune estime que « la rébellion encercle Macky Sall » au point que ce quotidien se demande si Benno Bokk Yakaar va « survivre aux contestations nées des investitures » pour les joutes du 23 janvier 2022.

« Et si Macky (Sall) était derrière » ces listes parallèles, s’interroge WalfQuotidien. En tout cas, le Parti Socialiste (PS), membre de la mouvance présidentielle, « a donné carte blanche à ses responsables qui n’ont pas été investis pour constituer leurs propres listes ».

De son côté, Libération liste les politiques qui osent défier l’autorité de Macky Sall. Il s’agit notamment de Mame Boye Diao, Mary Teuw Niane, Mame Mbaye Niang, Diène Farba Sarr, Sory Kaba, Me Aliou Sow et Jean-Pierre Senghor.

Pour l’heure, informe Le Soleil, le dépôt des cautions pour participer à ces élections « se poursuit à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) jusqu’au mercredi 3 novembre ». Le quotidien national remarque néanmoins que « ce n’est pas encore le grand rush ».

D’après Dakar Times, « 66 listes » de partis ou coalitions ont déjà déposé leurs cautions à la CDC. Sud Quotidien indique que ces Locales et les Législatives à venir ont tout d’un « test présidentiel » pour Macky Sall. A en croire ce journal, le président de la République « se prépare à la conservation du pouvoir en 2024 pour lui ou son dauphin qu’il protège intelligemment ».

Dans les rangs de Yewwi Askan Wi (Libérez le peuple, en langue wolof), « Khalifa lave le linge “ Sall ” », note L’Observateur. Selon ce quotidien, le Coordonnateur de la conférence des leaders de cette coalition de l’opposition travaille « à stabiliser les listes » dont celle de Dakar où Barthélémy Dias brigue le fauteuil de Soham Wardini, la maire sortante.

A Ziguinchor (Sud), Ousmane Sonko de la coalition Yewwi Askan Wi a officialisé sa candidature pour devenir « le 6e maire » de la ville, indique Le Quotidien. L’ancien Inspecteur des Impôts et Domaines multiplie les déplacements dans cette partie du pays. Malheureusement, « trois » personnes ont perdu la vie, hier lundi, dans l’accident de son cortège à Nioro (Centre), regrette ce journal.

Divers sujets au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce mardi se focalisent sur nombre de sujets notamment le secteur hospitalier, la nouvelle liaison Casablanca-Dubaï et la situation critique de la culture l’arganier.+Aujourd’hui Le Maroc+ fait savoir que les responsables sont dans une course contre la montre pour préparer le terrain à un véritable big bang concernant le recrutement du personnel hospitalier.

Dans ce sens, Fouzi Lekjaâ, ministre délégué chargé du budget, a souligné devant les députés de la commission chargée des finances et du développement économique, la nécessité de ne plus traiter le médecin comme fonctionnaire ou salarié en particulier en ce qui concerne les indemnités. Il a évoqué à cet égard un projet de loi en préparation.

Concrètement, les réflexions vont dans le sens de l’instauration d’une indemnisation au rendement où le médecin sera payé en fonction des nombres des actes médicaux effectués par mois dans un hôpital avec la fixation d’un plafond ou un seuil minimum, indique le journal.

+Le Matin+ rapporte que la compagnie Royal Air Maroc (RAM) a annoncé, lundi, le lancement, à compter du 19 décembre prochain, d’une nouvelle ligne directe reliant Casablanca à Dubaï, à raison de trois fréquences par semaine. Les vols seront programmés au départ de Casablanca tous les mardis, jeudis et dimanches avec un décollage à 19h50 (heure du Maroc) et une arrivée à Dubaï le lendemain à 06H20 (heure locale), précise RAM dans un communiqué.

Quant aux vols au départ de Dubaï, ils seront programmés tous les lundis, mercredis et vendredis, fait savoir la même source, notant que les vols décolleront à 08h20 (heure locale) pour une arrivée à Casablanca à 13h20.

+Al Ahdath Al Maghribia+ relève que moins d’un an après la proclamation par les Nations Unies du 10 mai comme Journée internationale de l’arganier, son arboriculture n’est pas en bonne santé. En effet, une année blanche attend cette culture présente dans toute la région Sous-Massa, la région Marrakech-Safi représentée par la ville d’Essaouira ainsi que toutes les provinces de la région Guelmim-Oued Noun.

Le journal explique que, dès décembre, les femmes travaillant dans le secteur ne pourront pas collecter les fruits de l’arganier.

La crise a commencé avec l’envolée des prix de l’huile d’argan sur les marchés, atteignant les 300 dirhams pour un seul litre, soit une augmentation allant de 75 jusqu’à 100 dirhams. Alors qu’elle circulait dans un premier temps entre les différentes coopératives spécialisées dans le secteur de l’arganier, l’information a été rendue publique depuis le jeudi dernier, précise le quotidien.

Membre de la Chambre agricole de la région Souss-Massa et secrétaire générale de la Fédération interprofessionnelle dédiée au secteur, Nadia Fatmi a exhorté le président de la Chambre agricole de la région, Youssef Jabha, à remonter la situation critique de la culture l’arganier aux responsables de tutelle, notamment le ministère de l’Agriculture. Parmi les revendications, l’envoi d’une équipe d’experts dans les régions de l’arganier pour comprendre l’absence des fruits.

COP26: le Roi Mohammed VI insiste sur l’urgence d’une « volonté politique réelle » face à la menace climatique

Le Roi Mohammed VI a souligné, dans un discours adressé la 26ème Conférence des parties à la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques (COP26) à Glasgow (Ecosse), l’urgence d’une « volonté politique réelle », en s’engageant plus équitablement en faveur de pans entiers de l’humanité, contraints de subir les effets d’un ordre économique mondial, qui ne leur profite pas dans de justes proportions.« Dans la suite logique des rapports successifs sur le climat, une évidence s’impose désormais à tous : les scénarios les plus sombres brossent la réalité amère d’une humanité appelée à choisir entre la tentation périlleuse de s’abandonner à un laisser-aller autodestructeur et la volonté sincère et déterminée d’engager sans délai des dispositions pratiques et propres à induire un véritable changement du paradigme actuel qui s’est révélé inefficace », a dit le Souverain marocain dans son discours, dont lecture a été donnée par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

L’organisation de la réponse à la menace de la pandémie de Covid19, a relevé le Souverain, a montré que la communauté mondiale disposait d’atouts réels, ceux-là mêmes qui, paradoxalement, étaient dépeints comme faisant défaut dans le cas de la lutte contre le changement climatique.

Plusieurs pays à qui incombe la responsabilité historique et morale de l’état actuel de dégradation de l’environnement ont réussi, à l’occasion de la crise sanitaire, à mobiliser des ressources financières considérables, a fait observer le Souverain, notant que, par leur action, ces pays ont également montré que la réduction des activités nuisibles au climat et à l’environnement était tout à fait possible, sans conséquences insoutenables.

Évoquant les dommages climatiques infligés au continent africain, le Roi du Maroc a précisé que les faibles financements et l’appui technologique insuffisant qui sont dévolus à l’Afrique, illustrent, de la manière la plus flagrante, la défaillance du système international en place.

Par ailleurs, il a formé le vœu de voir cette session de la COP26 promouvoir, au niveau mondial, « une intelligence collective qui ouvre la voie à l’avènement d’une société humaine pérenne, solidaire et propice aux principes de justice et d’équité, aux valeurs du vivre-ensemble ».

Fort de cette conviction, le Maroc appuie son engagement multidimensionnel en faveur des questions du climat, en rehaussant ambitieusement le seuil de sa contribution déterminée au niveau national, soit l’équivalent d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 45,5% d’ici 2030, a-t-il dit.

Le Souverain a indiqué, à cet égard, que ce dessein s’inscrit dans le cadre d’une stratégie intégrée de développement bas carbone à l’horizon 2050, visant le passage à une économie verte qui soit en accord avec les objectifs de durabilité, de renforcement de la résilience, d’adaptation et de protection de l’environnement, sur lesquels repose le nouveau Modèle de développement du pays.

Le Maroc, avec la même détermination, se joint aux pays africains dans une adhésion plus affirmée aux efforts de lutte contre les effets dévastateurs du changement climatique, tant par les initiatives qu’il a lancées en matière d’adaptation de l’agriculture, de sécurité, de stabilité et d’accès à l’énergie durable, que par le truchement des trois Commissions africaines du climat, issues du « Sommet africain de l’Action », tenu en novembre 2016, à Marrakech, a précisé le Roi.

Pour le Souverain, les changements qui doivent être opérés pour enrayer l’aggravation de la crise climatique sont désormais clairement identifiés. La communauté internationale, a ajouté le Roi, doit cesser de tergiverser et s’attacher plutôt à progresser vers la mise en œuvre de solutions concrètes selon un calendrier bien défini.

« Cette action doit prendre appui sur une volonté politique forte afin d’inverser le cours inquiétant que prend la situation climatique dans le monde », a dit le Roi, qui a appelé à « un éveil de la conscience mondiale et à un engagement collectif responsable permettant de faire face aux changements climatiques », pour assurer un avenir meilleur à toute l’humanité.

Les prix des carburants restent inchangés en novembre 2021 en Côte d’Ivoire

Les prix de l’essence super sans plomb et du gasoil, restent inchangés à 615 Fcfa le litre, pour la période du 1er au 30 novembre 2021 en Côte d’Ivoire, selon une note du ministère ivoirien des Mines, du pétrole et de l’énergie, parvenue lundi à APA.

Le prix maxima au détail indique 615 Fcfa le litre à l’ambiant pour le super sans plomb et le gasoil. Quant au pétrole lampant, utilisé en zone rurale, le prix du litre demeure à 555 Fcfa et ce depuis plusieurs années.

Le prix de la bouteille de gaz butane de 6 Kg (B6) a été maintenu à 2 000 Fcfa, ainsi que celui de la bouteille de 12,5 Kg, fixé à 5 200 Fcfa. Ces deux catégories de bouteille sont beaucoup utilisées dans les ménages en Côte d’Ivoire.

L’ajustement des prix à la pompe du carburant en Côte d’Ivoire et du gaz butane, se fait chaque mois conformément aux dispositions du mécanisme automatique des prix des hydrocarbures sur le marché international.

Politique, environnement et santé au menu des quotidiens marocains

Les quotidiens marocains parus ce lundi se focalisent sur nombre de sujets notamment la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara, la participation du Maroc à la COP26 à Glasgow, la politique du Maroc en matière d’énergies renouvelables et la production des vaccins anti-covid made in Morocco.+L’opinion+ écrit que la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara apporte cinq « importantes » réponses aux manœuvres et agitations des adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume.

Ainsi, la première réponse a trait au format du processus. Quant à la deuxième, elle se rapporte à la finalité du processus qui doit déboucher sur une solution réaliste, pratique et basée sur le compromis. Pour ce qui est de la 3ème réponse, l’Algérie, citée 5 fois dans la résolution, au même titre que le Maroc, a une responsabilité à assumer dans ce dossier.

Partant de cela, la résolution du Conseil affirme que l’Algérie est appelée à s’impliquer tout au long du processus politique en vue de son aboutissement. Concernant la quatrième, elle est en lien avec la rupture du cessez-le-feu, dans ce sens, l’organe exécutif de l’ONU a exprimé sa « profonde inquiétude. En ce qui concerne la 5ème réponse, elle est relative aux acquis engrangés par le Maroc au fil des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité ces dernières années, souligne le journal.

+Le Matin+ rapporte que le chef du gouvernement Aziz Akhannouch présidera la délégation marocaine devant participer, en ce début de semaine, aux travaux de la 26e Conférence des Parties des Nations Unies sur le changement climatique (COP26), qu’abritera Glasgow, en Écosse, du 1er au 12 novembre.

La délégation marocaine comprend Mohamed Sadiki, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, et Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, indique un communiqué du département du Chef du gouvernement, cité par le quotidien.

Cette conférence constituera une occasion pour présenter les politiques et stratégies ambitieuses que le Maroc a engagées avec succès afin de consolider les bases du développement durable, encourager la transition énergétique et soutenir les technologies propres, et ce dans le cadre du renforcement de la contribution effective du Royaume aux efforts internationaux dans ce domaine, conformément à ses obligations internationales, souligne le communiqué.

+Al Ittihad Al Ichtiraki+ relève que le Maroc a misé, depuis des décennies, sur les énergies renouvelables, notamment l’énergie éolienne, comme alternative aux énergies fossiles, pour un avenir sans carbone, assurant la pérennité des ressources naturelles pour les générations futures et l’approvisionnement en une énergie qui protège la planète des dangers de la pollution.

Depuis 2009, le Royaume a adopté une stratégie énergétique qui a fixé pour objectifs la montée en puissance des énergies renouvelables, le renforcement de l’efficacité énergétique et l’intégration régionale. Cette stratégie a été déclinée en feuilles de route avec des objectifs à court, moyen et long termes, dont l’accélération de la transition énergétique en portant la part des énergies renouvelables à 52% à l’horizon 2030.

En effet, les chiffres de 2018 publiés sur le site web du ministère de la Transition énergétique et du développement durable, révèlent que les efforts du Royaume ont permis d’atteindre une puissance installée de 1.220 mégawatts (MW) d’énergie éolienne, soit 11% de la capacité électrique, tandis que l’ensemble des énergies renouvelables (éolienne, hydroélectrique et solaire) constituent 34% de la capacité électrique totale (3.700 MW).

+Aujourd’hui le Maroc+ indique que les premiers vaccins «made in Morocco», attendus pour décembre prochain, devraient concerner le laboratoire chinois Sinopharm.

Selon Dr Said Afif, membre du Comité technique et scientifique de la vaccination, cité par la publication, le Maroc pourra dès décembre prochain produire 5 millions de doses du vaccin chinois mensuellement.

Pour rappel, un contrat avait été signé pour la mise à la disposition de l’État marocain des installations de remplissage aseptiques de la Société de thérapeutique marocaine (Sothema) pour la fabrication du vaccin anti-Covid-19, propriété de la société Sinopharm.

Vagondo Diomandé prône la cohésion sociale dans l’ouest ivoirien

Le ministre ivoirien de l’Intérieur et de la sécurité, le Général de corps d’armée, Vagondo Diomandé a prôné, vendredi, la cohésion sociale dans l’ouest ivoirien dont il est originaire.

Le ministre Vagondo Diomandé a effectué une visite familiale à Kabakouma, son village maternel, dans l’extrême ouest du pays. Au cours de cette visite, il s’est entretenu avec la grande chefferie régionale conduite par Gloudeu Dan et Pascal Gué sur les questions de développement de leur localité, rapporte une note d’information transmise à APA, dimanche.

Il a également saisi cette occasion pour parler des liens qui l’unissent à Kabakouma. «Diomandé Vagondo vient aussi de Kabakouma, parce que ma mère est originaire de ce village (…) Je viens donc chercher auprès de vous la bénédiction de mes parents pour réussir la mission qui m’a été confiée par le président de la République», a expliqué le ministre.

Abordant les sujets liés au développement et à la cohésion sociale, le Général de corps d’armée a exhorté ses parents à l’union et surtout à cultiver et à entretenir l’esprit de solidarité.

A ce propos, il a rappelé qu’« un seul doigt de la main ne peut soulever un poids, c’est ensemble que nous soulèverons des montagnes». Pour lui, cette solidarité doit s’imposer à tous les fils et filles afin que Kabakouma s’inscrive résolument sur le chemin d’un développement durable.

Cette rencontre, a été une opportunité pour les populations de faire des doléances et de célébrer leur fils qui pour eux   « se tient prêt à les accompagner pour le développement de la région ».

Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité a débuté sa visite par un acte symbolique en allant  s’incliner sur la tombe de l’ex-Chef d’Etat, le Général Robert Guéï.  Il  avait à ses côtés, l’honorable Mireille Guéï, la fille de feu Robert Guéï.

 « Je viens saluer mes parents, je viens saluer ma famille. Je viens m’incliner sur la tombe de mon oncle, qui a été pour moi, ce que peut-être un modèle pour chacun de nous », a-t-il déclaré le Général Vagondo Diomandé.

Jean-Marc Yacé élu à la tête de la fédération ivoirienne de taekwondo

Jean-Marc Yacé a été élu, samedi, président de la Fédération ivoirienne de taekwondo (FITKD) avec 68,85% des voix pour un mandat de quatre ans, à l’issue d’une Assemblée générale élective qui s’est déroulée à Abidjan.

Les travaux de cette Assemblée générale élective se sont déroulés au centre sportif, culturel et des TIC ivoiro-coréen Alassane Ouattara d’Abidjan  avec un quorum affiché  à 93%.

Me Jean-Marc Yacé, ceinture noire 5e Dan remplace Me Bamba Cheick Daniel qui a accédé à la tête de Fédération ivoirienne de Taekwondo, en 2008. Le nouveau président de la fédération, également maire de la commune de Coocody (Est)  a obtenu 157 voix sur les 229 exprimées, soit 68,85%.

Il a appelé au rassemblement pour le rayonnement de ce sport. « J’invite tous les acteurs à se mettre ensemble pour œuvrer pour le rayonnement du taekwondo », a lancé Me Yacé, remerciant dans la foulée le président sortant, toutes les ligues et les acteurs venus de l’extérieur pour cette élection.

Sept candidats étaient annoncés à cette élection, mais seulement  trois y ont finalement pris part. Il s’agit de Jean-marc Yacé, Appolos Johnson Lelou et Tahirou Bathily. Les quatre autres que sont Ibrahima Soumahoro, Alain Stanislas Zunon, Amadou Keïta et Patrick Remarck ont boycotté le scrutin.

Au niveau du Commissariat aux comptes, sur 231 délégués présents, 227 suffrages ont été effectivement exprimés. La liste unique conduite par Boti Bi Cham l’a emporté avec 201 voix contre 26 bulletins nuls.

La vision 2030 de la Côte d’Ivoire au menu de la 5e Journée nationale du partenariat

La 5e édition de la Journée nationale du partenariat (JNP) est prévue pour les 08 et 09 novembre prochains à Abidjan autour du thème, « partenariat Etat/secteur privé pour la réalisation de la vision 2030 de développement de la Côte d’Ivoire ».

Le président du Comité scientifique de cette édition, Charles Zoko Sébé, par ailleurs inspecteur général de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle et consultant en dialogue public privé,  parle de cette édition dans cet entretien.

Qu’est-ce qui a présidé au choix de ce thème pour cette 5e édition de la JNP ?

La période 2011 à 2019 a été marquée par une performance économique vigoureuse de notre pays, le hissant dans le groupe de tête des pays à forte croissance dans le monde.

 Cette performance résultait de la mise en œuvre de réformes structurelles et sectorielles d’envergure, à travers la réalisation des plans nationaux de développement 2012-2015 et 2016-2020, qui ont donné à notre économie des fondements solides.

La dynamique a cependant été considérablement ralentie avec la survenue de la crise sanitaire de la Covid-19. Dans un contexte économique sensiblement plus favorable à celui de l’année dernière, les principaux enjeux résident à présent dans la relance économique pour permettre à notre pays de reprendre la trajectoire de croissance accélérée tout en capitalisant les leçons tirées de cette situation de crise.

Ces enjeux sont en cohérence avec la vision prospective Côte d’Ivoire 2030 du gouvernement qui devrait consacrer le doublement des performances socio-économiques de notre pays comparativement à la précédente décennie.

Pour la réalisation de cette vision, le Gouvernement entend s’appuyer sur un lien étroit entre l’Etat et le secteur privé. Il était donc nécessaire de s’interroger et d’apporter des réponses sur la démarche conjointe à suivre par les deux parties à partir de la situation actuelle de relance post-covid jusqu’à l’échéance 2030, d’où le choix de ce thème.

En prélude à cette 5e édition, les travaux préparatoires du comité scientifique ont été lancés, le 06 octobre dernier. Comment est constitué ce comité et en quoi consistent ces travaux préparatoires ?

La JNP est un challenge qui ne peut se réaliser sans la conjugaison des intelligences issues des parties prenantes provenant à la fois du secteur public, du privé ainsi que des partenaires techniques et financiers. C’est cet ensemble qui constitue l’ossature du comité scientifique.

Les acteurs du dialogue public privé ont donc été sollicités, depuis les démembrements de l’Etat, par les ministères techniques et les institutions, jusqu’au secteur privé, le patronat (la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire, la Fédération ivoirienne des petites et moyennes entreprises, l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire) et les chambres consulaires (la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, la Chambre nationale de métiers de Côte d’Ivoire, et la Chambre nationale d’agriculture de Côte d’Ivoire ).

C’est le lieu de les remercier et de leur rendre hommage pour la quantité et la qualité du travail abattu, et pour leur attachement à la qualité et à la durabilité du dialogue public privé.

Il s’est agi d’éplucher les termes de référence (TDR) de la version 2021 de la JNP et de proposer des documents livrables qui seront soumis aux autorités pour permettre à notre pays de continuer sa marche vers le développement.

Le représentant du ministre de l’Economie et des finances, a affirmé lors de cette cérémonie de lancement tout l’intérêt du gouvernement pour les travaux ouverts au sein du comité scientifique. Quel commentaire cela vous inspire ?

C’est tout l’essence de la JNP qui se présente comme un grand moment de réflexion des parties prenantes du Dialogue public privé au sein du comité scientifique en vue de formuler de façon concrète des orientations au gouvernement sur les différentes thématiques. Nous nous réjouissons donc de cet intérêt de notre tutelle et du gouvernement de façon plus large.

Quelles sont les grandes articulations de cette JNP 2021 ?

La JNP 2021 sera articulée autour des activités qui ont contribué au succès des précédentes éditions : la conférence inaugurale animée par le Premier ministre, les panels de haut niveau, les rencontres Business to Government, les ateliers thématiques et l’atelier sous-régional qui réunira les points focaux en charge du dialogue public privé dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

L’innovation de cette édition est l’étalement sur deux journées de l’événement en vue de renforcer les échanges sur les programmes majeures de la politique de développement du secteur privé.

Guinée: lancement d’un projet de 28,3 millions dollars pour réduire les importations de riz

Un programme visant à réduire la dépendance aux importations de riz en Guinée a été officiellement lancé avec l’appui du Fonds «Lives and Livelihoods», une initiative multilatérale de développement créée par la Banque islamique de développement (BID) et les partenaires à la coopération au développement.

La Banque et le ministère de l’Agriculture et de l’élevage de la Guinée ont marqué cette occasion le 18 octobre dernier, faisant de la nation encore un autre pays membre de la Banque islamique de développement en Afrique de l’Ouest à donner le coup d’envoi du Projet régional de la chaîne de valeur du riz (PRCVR), par une réunion de travail regroupant les parties principales prenantes pour établir une feuille de route pour le projet en Guinée.

La Guinée est parmi le premier groupe de pays d’Afrique de l’ouest accompagnés par le Fonds LLF dans le cadre du Programme régional de développement de la chaîne de valeur du riz. Les autres pays sont la Gambie, le Niger, le Sénégal et la Sierra Leone.

Le projet de chaîne de valeur du riz en Guinée a été lancé grâce à un financement concessionnel de 28,3 millions de dollars des États-Unis du Fonds « Lives and Livelihoods » (LLF), des ressources du Fonds de solidarité islamique pour le développement et de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).

Ce projet vise à réduire de 10 % le niveau élevé des importations de riz en Guinée et à renforcer la croissance économique non seulement par l’amélioration de la production et de la productivité, la transformation et la commercialisation, mais aussi le renforcement de la participation du secteur privé.

 « Nous sommes reconnaissants au Fonds Lives and Livelihoods  et à ses donateurs pour leur appui dans le cadre du Programme régional de la chaîne de valeur du riz. L’amélioration de la production nationale de riz est une priorité pour la Guinée », a déclaré Dr Samoii Béavogui, Secrétaire général du ministère de l’Agriculture et de l’élevage de Guinée.

« Grâce à des initiatives telles que le Projet de chaîne de valeur du riz, nous assistons à une augmentation des investissements dans ce domaine, qui permet d’améliorer la productivité et de multiplier les possibilités d’emploi, en particulier chez les jeunes », a-t-il poursuivi.

Le Fonds Lives and Livelihoods  s’appuie sur un modèle de financement innovant qui associe le capital de prêt de la BID et les subventions des donateurs régionaux et internationaux pour offrir des prêts concessionnels.

Le Programme régional de la chaîne de valeur du riz (RRVCP) vise les pays membres de la BID situés en Afrique de l’ouest qui ont une autosuffisance en riz faible à intermédiaire, allant de 12% au Niger à 69% en Guinée. Le déficit est comblé par des importations qui, dans leur ensemble, leur coûtent plus de 1,2 milliard de dollars des États-Unis par an.

Musa Sillah, directeur du bureau régional de la Banque islamique de développement à Dakar, Sénégal, a déclaré  qu’«en dotant les pays d’Afrique des moyens d’investir dans leur propre secteur rizicole, le Fonds  Lives and Livelihoods  veut les aider à améliorer leur productivité et leur compétitivité et à moins dépendre des importations ».

«Les petits producteurs pourront augmenter leurs revenus, améliorant ainsi les conditions de vie de centaines de milliers de personnes, surtout dans les zones rurales. Au Fonds Lives and Livelihoods, nous estimons que c’est le moyen le plus efficace de sortir les gens de la pauvreté, puisque cela permet de sauver des vies aujourd’hui et de garantir des moyens de subsistance durables pour l’avenir », a-t-il conclu.

Denrée de base en Guinée, le riz, est principalement produit par des petits exploitants dans les zones rurales où vivent près de 80 % de la population. Pourtant, cela ne suffit pas, notamment du fait de la faible productivité, les rendements des petites exploitations étant généralement inférieurs à 2 tonnes à l’hectare.

Par conséquent, le pays importe environ 600 000 tonnes de riz par an. Cette situation peut être rapidement inversée, étant donné l’énorme potentiel dont dispose le pays. Il s’agit par exemple, du potentiel d’irrigation de la Guinée qui est estimé à 364 000 hectares, dont 30 200 seulement sont actuellement aménagés.

Abidjan accueille Africa open innovation summit 2021 en novembre

La première édition de l’Africa Open Innovation Summit (AOIS), un évènement professionnel, pour l’Afrique, dédié à l’innovation bâtie sur les standards ouverts et sur le cloud se tiendra les 25 et 26 novembre 2021 à Abidjan.

Ce rendez-vous de la capitale économique ivoirienne se déroulera autour du thème «cloud et open source, opportunités pour la souveraineté numérique en Afrique» avec comme objectif général, «développer l’industrie numérique locale par l’appropriation et la vulgarisation des systèmes ouverts ».

Africa open innovation summit se donne pour mission de mettre en lumière toute la valeur d’innovation africaine, et d’apporter une contribution au développement des économies et industries numériques africaines.

Selon Christelle Assirou, CEO de ICTINA, la structure organisatrice de AIOS, « l’open source a redistribué les cartes tant pour les Etats que pour les entreprises en redistribuant les cartes tant au niveau infrastructure, logiciel que juridique ».

« Un enjeu de souveraineté à la croisée de la donnée, des infrastructures, de la sécurité se profile avec l’accélération de la transformation numérique », a-t-elle ajouté dans une note d’information transmise à APA, samedi.

L’Afrique attire aujourd’hui à la fois les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et les NATU (Netflix, AirBnb, Tesla, Uber), mais aussi de nombreux autres acteurs importants du secteur numérique.

Avec l’open innovation, un ensemble de concepts tels que l’open source, l’open hardware, l’open data, l’open content, l’open access, l’interopérabilité, etc… sont embarqués dans le projet et représentent les sources de toute la dynamique d’innovation technologique dans le monde et aussi en Afrique.

Promouvoir et rendre accessible aux décideurs, aux entreprises, et aux usagers les innovations technologiques à forte valeur ajoutée ainsi que développer des synergies d’affaires et des collaborations de travail entre les parties prenantes du développement de l’économie numérique sont des objectifs spécifiques poursuivis par ces assises d’Abidjan.  

Elles visent également à accélérer l’éclosion de la production de contenus locaux en s’appuyant sur les systèmes ouverts et à construire une industrie numérique et des services cloud adaptés aux réalités locales.

Près de 3000 visiteurs, 15 organisations et entreprises exposantes sont attendus à cette  première édition qui sera meublée par  50 rendez-vous B2B, un évènement thématique inclus, un hackathon de 24 h portant sur les solutions open source et sur l’innovation.

Les gouvernements, les institutions de la République, les administrations publiques, les sociétés et agences d’Etat, les institutions financières, les autorités de régulations, les grandes entreprises, les PMI/PME, les opérateurs et sociétés de télécommunication, les Fintechs, les éditeurs de logiciels propriétaires et open source, les sociétés d’assurance, associations, les équipementiers, et hébergeurs web et cloud constituent les premières cibles de cet événement.