Post-Covid-19 : vers un nouveau partenariat UA-UE

Les dirigeants africains et européens ont appelé à des efforts communs pour faire face aux défis liés à la Covid-19.L’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) veulent renforcer et approfondir leur coopération dans la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus et de ses conséquences. La vice-présidente de la Commission de l’UA, Monique Nsanzabaganwa, a déclaré, ce lundi 25 octobre à Kigali, que « depuis l’apparition de la Covid-19, le monde tel que nous le connaissons a rapidement changé, avec des conséquences considérables que nous essayons encore de déterminer ».

« Je tiens à souligner l’importance de notre partenariat avec l’Union européenne pour la trajectoire de développement de notre continent, en particulier dans le contexte de la pandémie de Covid-19 », a-t-elle dit, au cours d’un sommet UA-UE.

« En effet, a ajouté Mme Nsanzabaganwa, l’Afrique aura besoin de tout le soutien nécessaire de la part de ses partenaires et alliés les plus proches pour rebondir et mieux avancer après les conséquences néfastes causées par la pandémie de Covid-19 ».

Ainsi, le partenariat UA-UE devrait principalement promouvoir les investissements dans les infrastructures, l’industrie manufacturière et la diversification des exportations, et il devrait soutenir l’Afrique dans la quatrième révolution industrielle.

Au plan politique, la partie africaine demande des solutions structurelles à la question de la migration et de la mobilité, qui est un sujet de discorde dans le partenariat depuis plusieurs années.

L’UA demande l’expansion des voies légales pour la mobilité et la migration de la main-d’œuvre africaine, en particulier dans les secteurs des affaires et de l’éducation. La question des transferts de fonds et des investissements de la diaspora, impactés par la pandémie, reste également une préoccupation majeure.

Can féminine de foot : le Ghana sorti des éliminatoires

Malgré leur victoire sur le score d’un à zéro, dimanche à Accra, les Black Queens ont été éliminées par les Super Falcons du Nigeria.Battu 2-0 mercredi dernier à Lagos, lors de la manche aller, le Ghana n’a pas réussi à renverser le Nigeria. Les Black Queens l’ont emporté à domicile grâce à une réalisation de Priscilla Adubea à la 47e minute. Par la suite, les Super Falcons ont résisté aux assauts adverses pour conserver leur but d’avance.

Dans cette rencontre heurtée, la capitaine du Ghana, Portia Boakye et la défenseure nigériane Glory Ogbonna ont été exclues. Le Ghana, neuf fois champion d’Afrique de football féminin, ne sera donc pas au Maroc qui accueille la Coupe d’Afrique des Nations du 2 au 23 juillet 2022. 

Au prochain tour des qualifications, le Nigeria va affronter la Côte d’Ivoire ayant facilement pris le dessus sur le Niger.

John Mokom prend les commandes de Standard Chartered Bank Côte d’Ivoire

Le Camerounais John Mokom a pris les commandes de la Standard Chartered Bank Côte d’Ivoire, la première banque 100% digitale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a appris APA, lundi, auprès de cette banque.

Expert-comptable agréé auprès de l’Etat de Michigan, aux Etats-Unis, John Mokom accède à la direction générale de Standard Chartered Bank Côte d’Ivoire, une banque qu’il connait bien pour l’avoir rejoint en 2018 en qualité de directeur financier, après avoir longtemps servi au sein de la filiale sœur camerounaise en tant que membre du conseil d’administration (2008), secrétaire général et directeur financier (2012-2015).

Sa nomination intervient dans un contexte local de plus en plus concurrentiel où la banque se doit avant tout de consolider non seulement son leadership en matière de banque digitale mais aussi promouvoir sa dimension de banque innovante exclusivement tournée vers la satisfaction client.

 Des défis que le nouveau dirigeant entend pleinement relever en continuant à impulser de grandes innovations à l’instar de ses prédécesseurs.

Au-delà de sa vision stratégique d’offrir à ses clients une expérience bancaire optimale sur ses différentes plateformes SC Mobile et Straight2Bank, John Mokom ambitionne de faire de Standard Chartered Bank Côte d’Ivoire, la banque la plus durable et la plus responsable avec des objectifs à long terme et des prises de position tranchées sur le changement climatique, l’inclusion financière et la mondialisation.

John Mokom est marié et père de quatre enfants. Il est passionné de football, aime la lecture et la musique.

Putsch au Soudan : le Premier ministre arrêté

L’armée soudanaise a arrêté tôt lundi 25 octobre plusieurs dirigeants de la transition dont le Premier ministre Abdalla Hamdok gardé dans un lieu secret.Le général Abdel Fattah al-Burhan, président du Conseil souverain de transition, annonce à la télévision d’Etat « la dissolution des autorités de transition et décrète l’état d’urgence ».

Ce coup de force des militaires, qui exercent une mainmise sur le pouvoir, a mobilisé des manifestants et des syndicats qui ont appelé à la désobéissance civile.

Le bureau du Premier ministre parle d’un « coup d’Etat » et appelle la population soudanaise à « protester par tous les moyens pacifiques possibles », d’après un communiqué du ministre de l’Information. A en croire des témoignages, les forces de défense ont tiré « à balles réelles » sur des manifestants devant les quartiers généraux de l’armée.

Le Premier ministre Hamdok, nommé en août 2019, a réitéré son ambition de « conduire la transition vers la démocratie » pour respecter la promesse faite aux « forces de la liberté et du changement ».

Ce coup de force de l’armée est la résultante d’une grave crise au sommet de l’État. En août 2021, une transition politique menée par une administration civilo-militaire, a été mise en place, après la signature d’un accord de partage du pouvoir.

Les militaires, qui doivent passer le témoin aux civils le 17 novembre, tentent de repousser l’échéance jusqu’à l’été prochain. Leur chef, le général Abdel Fattah al-Burhan, avait demandé officiellement la dissolution du gouvernement d’Abdallah Hamdok. Mais dans une déclaration faite le 15 octobre dernier, le Premier ministre avait refusé, justifiant sa décision par sa volonté de parachever le processus de transition.

Le Soudan est confronté à une grave crise socio-économique depuis l’indépendance du Soudan du Sud en 2011. Le pays est amputé des trois quarts de ses réserves pétrolières tombées dans l’escarcelle de son voisin.

Une situation sociale difficile qui avait provoqué la chute de l’ex-dictateur Omar el-Béchir, évincé du pouvoir le 11 avril 2019 par l’armée après 30 ans de règne.

Cette nouvelle crise au sommet de l’Etat entre les militaires et les civils risque de plonger le pays dans une nouvelle période d’instabilité au moment où la communauté internationale se dit « préoccupée » par la situation politique soudanaise.

Zimbabwe : la légitimité de Mnangagwa remise en cause

Un membre de la ligue des jeunes de l’Union nationale africaine du Zimbabwe – Front patriotique (ZANU PF), le parti au pouvoir au Zimbabwe, a lancé une action en justice pour invalider la constitutionnalité de l’arrivée au pouvoir du président Emmerson Mnangagwa en 2017.Ce recours de Sybeth Musengezi devant la Haute Cour de Harare a pour but de déclarer inconstitutionnelle la réunion du Comité central de la ZANU PF du 19 novembre 2017, qui a écarté l’ancien président Robert Mugabe de la tête du parti au profit de Mnangagwa, écarté à l’époque.

Selon Musengezi, plusieurs dispositions de la constitution de la ZANU PF ont été violées lors de la session spéciale du comité central convoquée à la hâte, dans le but de renverser Mugabe de son poste de président du parti et de président de la République

« Tout cela a été fait en dehors des dispositions de la constitution de la ZANU PF, qui stipule clairement que le secrétaire d’administration de la ZANU PF est le seul à pouvoir convoquer une session du comité central dans l’exercice de ses pouvoirs », a déclaré Musengezi lors d’une interview avec la South African Broadcasting Corporation (SABC).

Il a ajouté : « Mais malheureusement, pour des raisons connues des personnes qui ont convoqué la réunion, le Secrétaire à l’administration n’a pas convoqué la session du comité central ».

La réunion aurait été convoquée par Patrick Chinamasa, qui était le Secrétaire aux affaires juridiques du parti. Il a cité une autre anomalie concernant la façon dont la réunion a été gérée, arguant que la constitution de la ZANU PF stipule que seul le président du parti peut présider les réunions du comité central et, en son absence, le vice-président ou le président peut présider les débats. Aucun des trois n’a présidé la réunion et n’a été invité à y assister, ce qui fait de la session spéciale un rassemblement illégal, selon Musengezi.

Mnangagwa est arrivé au pouvoir dans des circonstances controversées, à la suite d’une transition menée par l’armée qui a renversé Mugabe, qui avait dirigé le Zimbabwe pendant plus de 37 ans. Son ascension au pouvoir est intervenue après son départ du pouvoir de Mugabe qui l’avait renvoyé pour « déloyauté et conduite incompatible avec ses fonctions officielles ».

En septembre 2018, dans une vidéo mise en ligne par les quotidiens NewsDay et The Herald, Robert Mugagbé décédé le 6 septembre 2019, avait reconnu le pouvoir de son successeur après sa victoire à la présidentielle du 30 juillet de la même année.

Athlétisme : Letesenbet Gidey, reine du semi-marathon

La coureuse éthiopienne a pulvérisé le record du monde en bouclant dimanche le semi-marathon de Valence (Espagne) en 1 heure, 2 minutes et 52 secondes.Letesenbet Gidey efface des tablettes sa compatriote Ababel Yeshaneh. En février 2020, elle avait signé un chrono d’1 heure, 4 minutes et 31 secondes. En août dernier, Yalemzerf Yehualaw a franchi la ligne d’arrivée du semi-marathon d’Antrim Coast (Irlande du Nord) en 1 heure, 3 minutes et 44 secondes.

Mais sa performance n’a pas été homologuée par World Athletics qui, il y a deux jours, a invoqué « une erreur de mesure » sur le parcours parce qu’il manquait réellement 54 mètres. Cette fois-ci, Yalemzerf Yehualaw a été impuissante face à Letesenbet Gidey.

Pour son premier semi-marathon, elle a fait forte impression à Valence. L’athlète de 23 ans a ses habitudes dans cette ville espagnole où elle a établi l’année dernière le record du monde du 5000 mètres.

Dans son palmarès, Letesenbet Gidey compte aussi un record du monde sur 10.000 mètres et la meilleure performance mondiale de tous les temps sur 15 kilomètres. Chez les hommes, le podium du semi-marathon de Valence est 100 % kenyan. Abel Kipchumba s’est imposé devant Rhonex Kipruto et Daniel Mateiko.

Sénégal: la bataille de Dakar aux Locales 2022 en vedette dans la presse

Les quotidiens sénégalais parvenus lundi à APA titrent principalement sur les investitures des candidats dans la coalition Yewwi Askan Wi (libérer le peuple en wolof) pour diriger la mairie de Dakar.Vox Populi indique que « Khalifa et Soham sèment un profond malaise à Yewwi Askan Wi », une des deux coalitions de l’opposition pour les élections locales 2022. Le journal souligne que l’ex-maire de Dakar fait du forcing pour ressusciter la candidature forclose de l’actuel maire de la capitale.

L’Observateur fait le « récit d’une tentative de mise à mort politique » de Soham El Wardini, la femme élue à la tête de la mairie de Dakar après la révocation de Khalifa Sall en 2018 alors qu’il était emprisonné pour malversations.

« Ils m’ont appelée samedi à 17h pour un nouvel acte de candidature. A 19h, ils m’ont annoncée ma forclusion », a confié Mme Wardini, indiquant toutefois avoir pris les devants « pour ne pas avoir de mauvaise surprise ». Ainsi, elle note que « Khalifa Sall doit nous entendre Barthélémy Dias et moi ». L’un des bras droits de Khalifa Sall et maire de la commune de Mermoz Sacré-Cœur, M. Dias vise loin en briguant cette fois la mairie de Dakar.

Mais quoi qu’il en soit, Soham El Wardini est « remise en selle », d’après Sud Quotidien, qui précise que Yewwi Askan Wi demande l’annulation du procès verbal pour vice de forme. En plus de cela, « le Caucus des femmes leaders parraine Mme El Wardini », qui craint en revanche dans Walf Quotidien un « complot raté ».

En outre, ce journal observe « la guerre des nerfs » entre Sonko et Khalifa au sein de cette coalition. Le sociologue Abdou Khadre Sanogo n’en démord pas : « Les égos prennent le dessus ». Pour la conquête de la capitale en effet, « Yewwi Askan Wi enregistre six candidatures », selon L’AS.

Ainsi, Le Quotidien voit que ces investitures pour les Locales ne sont rien d’autres que des « jeux de chefs ». A Ziguinchor (sud), le duel Sonko-Baldé « exile Doudou Ka au département ». A Thiès, le deal Macky-Idy « frustre l’APR » alors qu’à Dakar, c’est « une équation à sept inconnues pour YAW ».

Sous le titre « les ficelles de la corruption », EnQuête se fait l’écho du nouvel ouvrage de Ngouda Fall Kane, ancien chef de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (Centif), sur la « criminalité financière en Afrique ».

Sur un autre sujet, le journal s’intéresse au « sacre du Somalien Khadar Ahmad » comme Etalon de Yennenga au Fespaco 2021. Le Soleil précise que Khadar Ahmad a été sacré pour son film « La femme du fossoyeur ». Au même moment, le quotidien national rapporte que le Sénégal a remporté huit prix dans ce festival panafricain du cinéma organisé à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso.

Ethiopie : nouveaux bombardements au Tigré

L’armée de l’air éthiopienne a notamment pilonné une base utilisée comme centre d’entraînement et poste de commandement par le Front de libération du peuple de Tigré (TPLF, sigle en anglais).C’est la huitième frappe aérienne au Tigré en une semaine. Les dernières en date ont ciblé, hier dimanche, l’Ouest et le Nord de cette région. A Mai Tsebri, une base de l’armée régulière avant le déclenchement du conflit il y a un an, passée sous le contrôle des rebelles, a été détruite.

Idem pour une installation à Adwa où sont fabriqués des « équipements militaires et des uniformes » pour les combattants du TPLF, précise Selamawit Kassa, porte-parole du gouvernement éthiopien.

Selon le Front de libération du peuple de Tigré (TPLF, sigle en anglais), des civils étaient visés dans ces raids aériens. Ce que dément formellement Addis-Abeba.

Mais la semaine précédente, il y a eu des blessées dans un bombardement à Mekele. Face au risque, deux avions humanitaires n’ont pu y atterrir. Dans la foulée, les Nations Unies ont suspendu leurs deux vols hebdomadaires vers le Tigré.

S’exprimant sur cette affaire, Stéphanie Dujarric, le porte-parole de l’Organisation des Nations Unies (Onu), a affirmé que les vols du vendredi 15 octobre ont été autorisés par Addis-Abeba. Cependant, la tour de contrôle de l’aéroport de Mekele a demandé aux équipages de rebrousser chemin. Des médias ainsi que des organisations ont donc fait un lien entre cette décision et les frappes aériennes de l’armée régulière.

Economie et santé au menu des quotidiens marocains

La transition énergétique, la rationalisation des dépenses publiques et le pass vaccinal sont les principaux sujets traités par les quotidiens marocains parus ce lundi.Evoquant les enjeux des énergies renouvelables, +Aujourd’hui le Maroc+ écrit que les choix faits par le Maroc, il y a plusieurs années déjà, sont visionnaires et judicieux.

Pour le journal, la transition énergétique mise en marche depuis longtemps, et confirmée par le nouveau gouvernement à travers son institutionnalisation comme département ministériel à part entière, « n’est plus une option écologique ni un luxe, mais véritablement le seul choix viable pour l’avenir ».

Pour sa part, +L’Economiste+ indique que le volontarisme affiché pour les énergies renouvelables dans le mix énergétique est à la hauteur des enjeux, mais nul doute que l’orientation bien engagée nécessitera une remise sur les rails pour corriger les défaillances constatées en cours de route sur des projets majeurs.

« Nous voilà aussi tenus d’aller le plus loin possible en matière d’efficacité énergétique », estime la publication, soulignant la nécessité de mener cette bataille sur deux fronts: production et consommation.

+L’Opinion+, qui aborde la rationalisation des dépenses publiques, écrit que le Maroc, pris dans les filets de la dette publique, n’a plus d’autre choix que de se serrer la ceinture pour redresser ne serait-ce qu’en partie le déséquilibre budgétaire qui menace le potentiel de croissance du pays.

Le quotidien estime que la nouvelle équipe gouvernementale opterait pour une gestion stricte du budget 2022, en réduisant à minima les dépenses de fonctionnement au niveau de tous ses départements.

Avec un déficit budgétaire frôlant les 6% pour l’année prochaine, l’Exécutif préfère l’austérité dans les dépenses liées aux déplacements, aux missions, aux constructions de nouveaux bâtiments, ou encore à l’achat de nouveaux véhicules de fonction, afin de drainer l’essentiel des ressources financières vers les investissements, ajoute-t-il.

+Libération+ rapporte que les citoyens ayant reçu leur première dose du vaccin anti-Covid pourront obtenir un pass vaccinal provisoire à partir du lundi.

Un communiqué du ministère de la Santé informe « les citoyens ayant reçu la première dose du vaccin contre le nouveau coronavirus qu’ils peuvent obtenir un pass vaccinal provisoire téléchargeable directement après avoir reçu la première dose du vaccin, et ce à partir du lundi 25 octobre », notant que ces derniers pourront obtenir un pass de vaccination complète après avoir reçu la deuxième dose, 28 jours après la première, ainsi qu’un pass actualisé après la troisième dose, six mois après la deuxième.

Côte d’Ivoire: Echo Médias plaide pour une « prise en charge gratuite » du cancer du sein

La présidente de l’ONG Écho Médias, Mme Leah Muriel Guigui, invite l’Etat de Côte d’Ivoire a davantage s’impliquer dans ‘’la prise en charge gratuite des malades du cancer » qui touche des milliers de femmes.

Mme Guigui a appelé à « la prise en charge gratuite des malades du cancer » en Côte d’Ivoire, à l’ouverture de la 5e édition des « Journées de mobilisation des médias contre le cancer du sein (Jmmc) ».

Ces journées de mobilisation des médias pour la cause du cancer du sein, qui se sont ouvertes vendredi à l’Amphithéâtre A de l’Université Felix Houphouët-Boigny d’Abidjan, la plus grande du pays, se sont achevées samedi par des campagnes de sensibilisation dans des communes abidjanaises, notamment à Cocody-Anono (Est), Yopougon (Ouest) et Koumassi (Sud).

« Nous souhaitons que l’Etat de Côte d’Ivoire mette en place une vraie politique de prise en charge totale, psychologique et financière comme cela se fait dans d’autres pays afin d’aider nos parents qui ont des difficultés, car le protocole de soin coûte assez cher », a-t-elle déclaré.

Cette 5e édition était placée sous le thème « le cancer se guérit « . Le professeur Judith Didi-Kouko Coulibaly, directrice du centre national oncologique médical et de radiothérapie Alassane Ouattara, a égrainé les différentes mesures de prévention du cancer du sein.

Selon elle, ‘’le cancer du sein se guérit (et) peut être vaincu ». A cet effet, elle a lancé un appel à toutes les femmes pour ‘’subir régulièrement un contrôle gynécologique », avant d’insister sur l’importance d’intégrer la psycho-oncologie dans le traitement de cette maladie.

« Chaque jour, plusieurs femmes sont confrontées à un diagnostic du cancer du sein et entament leur long et éprouvant combat en vue de la guérison. Elles doivent savoir que cette guérison est possible et qu’elle est facilitée par un bon diagnostic et un traitement correct », a-t-elle ajouté.

« Je lance donc un appel à toutes les femmes jeunes et moins jeunes pour subir régulièrement un contrôle gynécologique et une mammographie (…) comme le meilleur moyen de dépister de façon précoce le cancer du sein » », a-t-elle dit. 

Présente à cette cérémonie, la ministre de la Femme, de la famille et de l’enfant, Nasseneba Touré a félicité les organisateurs de cet événement et la présidente d’Echo Médias, Léah Muriel Guigui, affirmant que le thème retenu pour cette édition « le cancer du sein se guérit » est ‘’ évocateur et espérantiste ».

Le cancer du sein est un véritable problème de santé publique. En effet, avec un taux de mortalité estimé à près de 75%, cette maladie touche actuellement 12 000 personnes en Côte d’Ivoire, et 2500 nouveaux cas sont enregistrés chaque année.