Marrakech accueillera en novembre le Sommet des entreprises UE-Afrique

La ville de Marrakech abritera, les 28 et 29 novembre prochain, la 4ème édition du sommet EU-Africa European Business Summit.Le sommet EU-Africa European Business Summit est un rendez-vous annuel dédié à la promotion et à la facilitation du commerce et des investissements entre les deux continents. L’objectif de ce sommet est de débattre des différents enjeux politiques, économiques, sociaux et environnementaux pour faire entendre la voix des entreprises en Europe et en Afrique.

Organisé par l’European Business, cette manifestation réunira des chefs d’entreprise, des décideurs et des experts pour répondre aux défis politiques les plus importants qui façonnent l’avenir commun des deux continents. Cette édition sera centrée en particulier autour de quatre thèmes principaux : la chaîne de valeur de l’Afrique, la transformation numérique, l’innovation dans le domaine de la santé et la transition verte.

«Nous avons le soutien très proche de la Commission européenne. Plusieurs commissaires européens soutiennent activement ce sommet. Il est aussi soutenu par des organisations panafricaines comme la Banque africaine de développement (BAD), ainsi que par la Banque mondiale et le FMI qui vont travailler sur un nouveau cadre qui facilite les échanges entre l’Afrique et l’Europe», a fait savoir Le Directeur général de l’European Business Summit, Arnaud Thysen. 

Deux jours durant, cet événement offrira un environnement idéal pour des débats à travers des tables rondes et des sessions de partage et de pilotage. Il sera marqué par la présence d’une centaine d’invités et 5.000 participants en ligne pour échanger sur l’avenir des relations économiques entre l’UE et l’Afrique.

Maroc: Près de cinq tonnes de résine de cannabis saisie au large de Nador

Une grande quantité de drogue a été saisie par la Marine Royale marocaine ce mardi.Un garde-côtes de la Marine Royale, opérant en Méditerranée a avorté mardi très tôt le matin, une opération de trafic de stupéfiants en obligeant le moyen nautique rapide utilisé par les trafiquants à se débarrasser d’une quantité importante de résine de cannabis en la jetant par dessus bord au large de Nador, selon une source militaire.

La cargaison repêchée d’environ 5 tonnes a été remise à la Gendarmerie Royale de Nador pour la procédure judiciaire en vigueur, précise-t-on de même source.

Un groupe installe en Côte d’Ivoire son premier hub pharmaceutique en Afrique

Le Groupe Tridem Pharma installe en Côte d’Ivoire son premier hub de distribution de produits pharmaceutiques en Afrique à travers sa filiale Tridem Pharma Côte d’Ivoire.

La cérémonie d’ouverture officielle est prévue le jeudi 14 octobre 2021 dans un hôtel d’Abidjan. Le groupe présentera ce jour sa nouvelle plate-forme, située dans la zone aéroportuaire de Port-Bouët, dans le Sud de la capitale économique.  

Ce pôle est dédié à la distribution de produits pharmaceutiques, parapharmaceutiques et de dispositifs médicaux. Ce qui devrait permettre de diffuser ses produits sur le continent.  

Le Groupe, à travers sa filiale, inaugurera son premier hub de distribution de produits pharmaceutiques en Afrique, en marge de la 21ème édition du Forum pharmaceutique International qui se tient à Abidjan du 13 au 16 octobre 2021.

Ce site de distribution, premier du genre en Côte d’Ivoire, et pleinement opérationnel depuis octobre 2021, répond aux exigences internationales des bonnes pratiques de distribution pharmaceutique.

Ce projet est une grande première en Afrique subsaharienne francophone, zone qui avait été jusqu’à présent négligée par les acteurs internationaux de la distribution pharmaceutique, au profit d’une implantation européenne ou asiatique.

Cette plateforme approvisionnera directement les marchés nationaux et sous-régionaux. Le choix de la relocalisation des activités de distribution pharmaceutique du groupe est la première étape d’un projet. 

Cela vise notamment à améliorer la disponibilité des médicaments en Afrique, à inscrire l’action de Tridem, en tant qu’acteur local, dans le cadre des politiques de santé des différents pays africains servis par cette dernière. 

Avec l’implantation de ce hub pharmaceutique, la Côte d’Ivoire se positionne comme un acteur majeur de l’industrie pharmaceutique, en ouvrant la voie de l’exportation vers d’autres marchés africains. 

Créée en 1986, Tridem Pharma est un acteur majeur dans les domaines des affaires, réglementaires, de la promotion médicale et de la distribution pharmaceutique en Afrique.

Société du groupe Fosun Pharma depuis 2017, le groupe a renforcé, au cours des trois dernières années, sa position de leader en Afrique francophone et a connu une forte expansion géographique, notamment dans les pays d’Afrique anglophone.

Forte de 900 collaborateurs répartis dans une trentaine de pays d’Afrique, en France et en Asie, elle est présente en Afrique à travers 9 filiales (Sénégal, Cameroun, Ghana, Kenya, Nigeria, Ouganda, Tanzanie et 2 en Côte d’Ivoire), et 8 succursales. 

Ses activités de distribution couvrent près de 90 % de l’Afrique et du Moyen-Orient, soit un total de 35 pays. Depuis son intégration au sein du groupe Fosun Pharma, Tridem Pharma a réalisé un chiffre d’affaires de 207 millions d’euros en 2020 (plus de 135 milliards FCFA), contre 92 millions en 2017 (plus de 60 milliards FCFA).

Ibrahima Koné reçoit le « Grand prix du secteur des transports » ivoiriens

Le directeur général de Quipux Afrique, Ibrahima Koné, a réceptionné mardi à Abidjan le Grand prix du secteur des transports 2021, en Côte d’Ivoire, décerné par Life builders, un organisme panafricain opérant dans le développement durable.

M. Ibrahima Koné a reçu ce prix au siège de l’entreprise à Cocody, une cité huppée située dans l’Est d’Abidjan. Pour lui, cette distinction est une reconnaissance des efflrts de son équipe, composée de jeunes Ivoiriens dont la Moyenne d’âge est de 35 ans. 

Il a remercié l’institution qui a eu l’avantage de primer de hautes personnalités du pays et qui est est un organisme « sérieux ». M. Ibrahima Koné a exprimé sa gratitude au ministre-gouverneur de Yamoussoukro, Augustin Thiam, qui lui a offert un pagne traditionnel. 

Selon M. Ibrahima Koné, cette distinction est le résultat de la « vision » du ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, que sa structure en tant qu’un opérateur technique met en exécution dans le cadre de la digitalisation des titres et process du secteur routier. 

Sa structure est soutenue par le ministère d’Etat, ministère de la Défense, qui a déployé des moyens aux fins de permettre une lutte contre l’incivisme sur les routes à travers le pays. M. Koné a aussi salué cet effort institutionnel.

M. Sylvain Nguessan, un journaliste ivoirien, vice-président de Life builders, a indiqué que ce prix vise à amener l’Afrique à prendre conscience de son potentiel et à aller de l’avant, félicitant M. Koné de ce que ses projets visent à offrir au pays un secteur routier performant. 

La cérémonie de récompense dénommée les victoires du développement, qui a vu plusieurs personnalités distinguées, s’est tenue dans la capitale politique et administrative ivoirienne le 17 septembre 2021.  

Ce prix met en avant les femmes et les hommes qui œuvrent au quotidien pour la résilience des communautés et de la nation. Pour l’édition 2021, ce sont huit acteurs de  développement issus de différents secteurs d’activité qui ont vu leur mérites reconnus.   

L’organisation panafricaine Life Builders est née en 2008. Elle œuvre pour l’édification d’une Afrique prospère et résiliente à travers la promotion du développement durable, de l’entrepreneuriat et d’une économie plus solidaire.

Algérie-France: « cette crise risque va durer »

Akram Kharief, journaliste algérien, analyse pour Apa news la crise nouvelle entre la France et l’Algérie.La crise actuelle entre l’Algérie et la France était-elle prévisible?

Les relations entre l’Algérie et la France ont souvent connu des secousses mais elles ont toujours été très vite dépassées. Ces dernières années, elles semblaient d’ailleurs  très bonnes. L’actuel président français, Emmanuel Macron, a toujours manifesté un intérêt particulier pour l’Algérie. En février 2017, en pleine campagne pour la présidentielle dont il est déclaré vainqueur au mois de mai suivant, il s’était rendu à Alger. Lors de cette escale dans la capitale algérienne, il avait évoqué les questions de mémoire. Le candidat Emmanuel Macron avait alors qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité ». Quelques mois plus tard, en décembre 2017, lors autre visite en Algérie en tant que président de la République, il avait promis une « duplication » des archives de la période coloniale. L’année suivante, il avait aussi promis une dérogation générale sur les archives des disparus durant la guerre d’Algérie. La même année, il avait reconnu la mort sous la torture par l’armée française, de Maurice Audin, un jeune professeur de mathématiques communiste et militant pour l’indépendance de l’Algérie. En juillet 2020, il avait décidé la restitution de crânes d’insurgés algériens tués par l’armée française et entreposés au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Et en début de cette année, il avait aussi reconnu que le célèbre avocat et militant pour l’indépendance de l’Algerie, Ali Boumendjel, avait été torture puis assassiné par l’armée coloniale en1957. 

L’attitude « conciliante » du chef de l’Etat à l’égard de l’Algérie  va aussi se manifester lors du du Hirak, ce mouvement de protestation qui a conduit l’ancien président Abdelaziz Bouteflika à renoncer à un cinquième mandat et démissionner au printemps 2020 et qui s’était opposé à l’élection de l’actuel président algérien. À aucun moment de cette épisode Emmanuel Macron n’a entrepris la moindre action ou tenu un propos susceptibles de mettre en danger les relations entre la France et l’Algérie. 

Autant de gestes qui, jusqu’ici, lui ont valu une grande sympathie en Algérie, notamment au sommet de l’Etat où le président algérien Abdelmadjid Tebboune ne manquait jamais une occasion pour dire son estime à l’égard du chef de l’Etat français. .  

Quelles sont les causes de cette crise soudaine entre les deux pays?

Cette crise trouve son origine immédiate dans des propos tenus par le président français lors d’une rencontre, jeudi dernier, avec des descendants de protagonistes de la guerre d’Algérie. Lors de cette discussion rapportée dans Le quotidien Le Monde, Emmanuel Macron a déclaré qu’après son indépendance en 1962 l’Algérie s’est construite sur « une rente mémorielle », entretenue par « le système politico-militaire ». Le président français a aussi parlé d’une « histoire officielle », qui selon lui, est « totalement réécrite » et qui « ne s’appuie pas sur des vérités » mais sur « un discours qui repose sur une haine de la France ». 
L’Algérie a décidé, samedi 2 octobre, de rappeler « pour consultations » son ambassadeur à Paris, Mohamed Antar Daoud, avant d’annoncer la fermeture de son espace aérien aux avions militaires français qui se déplacent régulièrement entre la France et les pays du Sahel où sont engagés des milliers de soldats français qui combattent des groupes jihadistes. 

La réaction algérienne n’aurait probablement plus pas été si radicale si Alger n’avait pas d’autres reproches à l’égard de la France, notamment son attitude lors de l’affaire Pegasus. Ce logiciel israélien de surveillance électronique aurait été activé contre plusieurs téléphones de hauts responsables politiques algériens et français dont les deux chefs d’Etat. Le Maroc, voisin et rival intime de l’Algerie, à été accusé d’être derrière ces opérations d’espionnage, qui pour Alger signifiait un casus belli manifeste. Les autorités algériennes espéraient un soutien de la France dans cette affaire. Elles ne l’ont pas eu, ce qui a leur yeux signifie que Paris a décidé de valider les démentis du Maroc. En Algérie, l’attitude française a été jugée comme de la complicité avec le Maroc aux dépends de l’Algérie et même des intérêts français. Quand on ajoute à cela, la décision de la France de réduire de moitié le nombre de visa accordés aux Algériens, on comprend mieux que la réaction Alger ne pouvait pas être plus conciliante. 

Cette crise est-elle appelée à durer ou ne serait-elle finalement que passagère?

Sauf s’il y a des excuses ou des clarifications d la part du président français, cette crise risque de durer quelques temps, probablement jusqu’à l’élection présidentielle qui aura lieu en France au printemps prochain. Elle pourrait même continuer à durer après la présidentielle au cas où Emmanuel Macron est réélu. Cela dit, l’existence de canaux de communication entre les deux gouvernements, le maintien des ambassades dans chacun des deux pays, doivent permettre d’éviter que la crise s’aggrave au-delà du raisonnable.

Côte d’Ivoire: des journalistes web formés sur la détection des fake news

Un séminaire de formation des journalistes de la presse en ligne, en Côte d’Ivoire, s’est ouvert mardi à Abidjan, avec la participation de quelque 40 professionnels des médias numériques.

Cette formation, qui se tient du 5 au 7 octobre 2021, est organisée par le Fonds de soutien et de développement de la presse (FSDP, public) autour du thème « la production de l’information et la détection des fausses nouvelles (fake news) « .

« Vous êtes déjà très outillés, mais il est toujours bon de challenger ce que nous savons, de confronter nos connaissances avec les autres pour pouvoir nous améliorer », a dit à l’ouverture de la session, le directeur exécutif du FSDP, Mme Bernise N’Guessan, dans une allocution. 

Sur une quarantaine de participants, elle a fait observer que six sont des dames, exhortant les femmes à s’investir dans le secteur de la presse, tout en assurant que le FSDP est prêt à accompagner leurs projets.  

Commentant les flux d’informations sur la toile, elle a souligné que « souvent, les gens disent des choses sur les réseaux sociaux qui détruisent des vies », exhortant les journalistes à « veillez à construire des vies, à construire la Côte d’Ivoire ».

Elle a invité les acteurs des médias à laisser aux futures générations, le souvenir de ce que, en tant que parent, ils auront bâti de bien, avant de lancer « pensez à la Côte d’Ivoire de demain pour être des bâtisseurs d’un pays émergent ».  

La formation des acteurs de la presse en ligne est assurée par le Cabinet Africa Business, qui a remporté l’appel d’offres. M. Marius Kanga, représentant le directeur général, a dit que l’objectif visé est « une meilleure analyse des contenus publiés ». 

Cela, soutiendra-t-il, permettra aux organes de presse en ligne de diffuser des informations « très vérifiées et bien analysées, évitant ainsi le relais d’informations fausses ». 

Le président du Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (Repprelci), la faîtière de la presse numérique ivoirienne, M. Lassina Sermé, a salué cet accompagnement du FSDP, « un partenaire privilégié de la presse numérique ». 

« Nous avons encore en mémoire, le geste très salvateur, posé l’année dernière par l’Etat à notre égard en octroyant via le FSDP une subvention exceptionnelle de plus 18 millions de FCFA à 22 entreprises de la presse numérique pour faire face aux effets néfastes de la pandémie de la Covid-19 », a-t-il rappelé.   

Le président du Repprelci a fait remarquer que les réseaux sociaux prennent de plus en plus d’importance dans le quotidien des citoyens et jouent un rôle prépondérant dans tous les secteurs d’activité, montrant l’intérêt de cette session.

Les réseaux sociaux, soulignera-t-il, obligent même les gouvernants et les journalistes à se lancer dans la recherche de stratégies de lutte contre les fake news, un « vecteur de trouble et de déstabilisation de la quiétude des populations ».

Il s’est réjoui de ce que ce séminaire vient doter les journalistes web « d’outils adéquats, de moyens techniques, stratégiques et pédagogiques » dans un cadre d’échanges avec des consultants en vue de renforcer leurs capacités.

M. Sermé s’est dit convaincu que cette formation donnera aux professionnels des médias « les outils nécessaires pour déconstruire et traquer les fake news que les réseaux sociaux relaient avec la rapidité de l’éclair et la perversion du message ». 

Malheureusement, admettra-t-il, les professionnels des médias reprennent parfois de fausses informations dans leurs médias, tout en invitant les journalistes à s’approprier cette formation au regard des enjeux que représentent ces fausses informations, non seulement pour les producteurs d’information, mais également pour des consommateurs d’information numérique. 

La session de formation tourne autour de trois modules: identification des infox et la pratique du fact-cheking dans une rédaction; la typologie des fake news sur la toile en Côte d’Ivoire et l’outil de résilience; et les techniques de détection et de réduction des fake news sur les plateformes en ligne. 

Afrique : des investisseurs optimistes pour la croissance (étude)

Le baromètre Havas Horizons 2021 révèle que la perception des investisseurs sur le continent africain a fortement évolué dans de nombreux domaines.A trois jours du Sommet Afrique-France qui se tiendra le 8 octobre, c’est une très bonne nouvelle pour les économies africaines. Selon la 5ème édition du baromètre Havas Horizons 2021 publiée ce mardi, « 84,9 % des investisseurs internationaux se déclarent optimistes pour la croissance en Afrique. »

« Les investisseurs internationaux demeurent confiants quant à l’avenir du continent et réaffirment tout au long de notre étude leur engagement à maintenir leur soutien à la croissance en Afrique sur le long terme. Cette confiance renouvelée, dans une période d’incertitude, est avant tout une reconnaissance des dynamiques économiques de fonds qui animent les marchés africains depuis près de deux décennies », déclare le Directeur Associé, Havas International Consulting, Antoine Hillion, cité par l’étude.

Le top 3 des pays les plus attractifs consacre cette année le Rwanda (48%), le Nigéria (24,3%) et l’Éthiopie (21,6%). La Côte d’Ivoire et le Kenya sortent du trio de tête par rapport aux études de 2015 et 2018. On notera la progression fulgurante du Rwanda qui passe de la 12ème place en 2015 à la 1ère place du classement dans cette édition.

Par ailleurs, des disparités perdurent entre les grandes régions où les investisseurs souhaitent renforcer ou maintenir leurs investissements. L’Afrique de l’Est est ainsi considérée comme la région qui a le plus fort potentiel de croissance avec 89,6%, suivie de l’Afrique de l’Ouest (79,2%) et de l’Afrique du Nord (77,8%). L’Afrique centrale demeure la région la moins attractive (58,3%).

De nouveaux secteurs d’activités prometteurs

Les secteurs les plus prometteurs à horizon 2030 ont fortement évolué depuis 2015. Les favoris sont désormais les infrastructures (62,6 %), l’agriculture (60,6 %) et les TIC (49%), à l’image des besoins du continent en matière de développement face aux enjeux démographique, alimentaire et technologique.

Les investisseurs interrogés considèrent comme principaux défis auxquels le continent doit faire face pour améliorer son attractivité : l’amélioration de la qualité des infrastructures (53,5%), l’accès à l’éducation (50,7%) et la lutte contre l’instabilité politique (49,3%).

Pour près de 89,6% des sondés, la mauvaise gouvernance, l’instabilité politique et l’insécurité (57,5%), la faible qualification de la main-d’œuvre (54,4%) demeurent des freins à l’investissement.

La nouvelle principale raison d’investir en Afrique à horizon 2030 est le développement de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (46,5%), souligne le document. L’émergence d’une classe moyenne (43,1%) et la volonté de se positionner sur des marchés d’avenir (33%) restent, comme en 2015 et 2018, des éléments importants dans la prise de décision des investisseurs.

Marchés publics ivoiriens: les acteurs invités à éviter les « raccourcis »

A l’ouverture d’une formation, au profit de 220 acteurs, sur le nouveau dispositif des marchés publics ivoiriens, à Grand-Bassam, cité balnéaire située à 40 Km au Sud-est d’Abidjan, ceux-ci ont été invités à éviter les « raccourcis ».

« Je voudrais au nom du directeur général des marchés publics, vous inviter, vous conjurer à retenir que pour avoir le marché public, l’acte essentiel, la seule arme, est le respect de la réglementation », a dit M. Paul Brou Yao, le directeur de la réglementation et des régimes particuliers, représentant le directeur général des marchés publics. 

« En cela donc, je voudrais insister sur l’impérieuse nécessité d’éviter les raccourcis, parce que nous savons  combien de fois il y a des intermédiaires véreux », a-t-il ajouté, soulignant que ceux qui approchent ces  « personnes pas du tout recommandables » s’exposent à la rigueur de la loi.

Ce séminaire qui se déroule du 5 au 7 octobre 2021 a pour thème « Gestion des marchés publics dans le cadre du nouveau dispositif: rôles et responsabilités des acteurs ». Un deuxième groupe devrait être formé lors d’une seconde session prévue du 12 au 14 octobre 2021.

Selon M. Brou a fait observer que cette formation vise à instruire ces acteurs sur les opportunités pour accéder aux marchés publics. au cours de cette formation, ils échangeront entre autres sur le montage des offres pour optimiser ses chances d’avoir des marchés publics. 

M. N’Galadjo Bamba, coordonnateur du Projet d’appui à la gestion économique et financière, représentant le ministre de l’Économie et des finances, a relevé que le nouveau Code des marchés publics, adopté en juillet 2019, a pour but d’accroître l’efficacité de la dépense publique. 

Cette réforme du cadre de réglementation de la commande publique vise à organiser la passation des marchés en assurant les exigences de comparaison objectives des offres et de motivation du choix des co-contractants. 

Le projet d’appui à la gestion économique et financière couvre l’ensemble des structures de contrôle de la gestion des finances publiques que sont la Cour des comptes, la Haute autorité pour la bonne gouvernance, l’Inspection générale d’Etat et l’Inspection générale des finances. 

Au niveau de la direction générale des marchés publics, le projet devrait permettre l’audit du système d’information et d’élaboration du schéma directeur informatique, une activité quasiment achevée.

Il vise également la mise en place d’une démarche qualité dans le processus de passation des marchés pour aboutir à la certification ISO 9001 en matière de passation des marchés publics, un gage de transparence.

Les acteurs intervenant dans cette formation sur les marchés publics sont notamment les opérateurs économiques, les collectivités du Districts d’Abidjan et les institutions de la République. 

Plus de 2.000 personnes ont été formées aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays, à travers les directions régionales des marchés publics. Les cibles visées étaient les contrôleurs financiers, budgétaires et les sociétés d’Etat. 

Afrique du Sud : les prix du carburant ajustés

Le mesure entre en vigueur à partir de ce mercredi.Il y aura une baisse de quatre cents du prix de l’essence, tandis que celui du diesel devrait augmenter de 22 cents, a annoncé le ministre des Ressources minérales et de l’Energie, Gwede Mantashe.

Les automobilistes devraient payer quatre cents de moins par litre pour l’essence 93 octane, un cent de moins par litre pour l’essence 95 octane et au moins 22 cents de plus par litre pour les deux catégories de diesel.

Le prix de gros de la paraffine d’éclairage devrait augmenter de 22 cents par litre, tandis celui de détail connaîtrait une hausse 43 cents par litre.

De son côté, le prix de détail du gaz domestique devrait diminuer de sept cents par kilogramme.

Résilience agricole: le Coraf pour une bonne gestion de l’eau

La sous-région ouest africaine peut développer une agriculture irriguée grâce aux eaux de pluie.Le déficit d’infrastructures adéquates pour retenir les eaux pluviales fait perdre à l’Afrique de l’Ouest d’importantes quantités de ce liquide précieux qui auraient servi à l’irrigation, selon le Directeur exécutif du Conseil Ouest et Centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf).

« Nous sommes en Afrique de l’Ouest à la convergence de beaucoup de paradoxes. Ce n’est pas l’eau qui manque. Elle tombe massivement et en peu de temps. Mais elle se perd aussitôt », a déclaré, pour s’en désoler, le Directeur exécutif du Coraf, Dr Abdou Tenkouano.

A l’en croire, « si nous améliorons notre capacité de rétention de cette eau, nous pouvons l’utiliser pendant une période plus longue pour irriguer et faire en sorte que cette irrigation se fasse toute l’année. Cela permettra d’occuper des milliers de jeunes à la quête d’emploi ».

M. Tenkouano présidait, ce mardi à Dakar, l’ouverture de la Concertation régionale pour redynamiser l’Alliance pour le développement de l’Agriculture Intelligente face au Climat (AIC) en Afrique de l’Ouest qui se tient dans la capitale sénégalaise du 05 au 07 octobre 2021.

L’atelier de Dialogue chercheurs-décideurs pour une agriculture intelligente face au climat en Afrique de l’Ouest, organisé par le Secrétariat Exécutif du Coraf le 7 décembre 2020, avait en effet noté un retard dans la mise en place des organes de l’Alliance et, par conséquent, dans la mise en œuvre du Cadre d’intervention.

Cet atelier a alors vivement recommandé la redynamisation de l’Alliance pour le lancement effectif du processus de développement de l’AIC en Afrique de l’Ouest.

Il est ainsi prévu au cours de cette rencontre une mise à niveau sur les deux instruments conçus à l’issue du Forum de haut niveau des acteurs de l’agriculture intelligente face au climat en Afrique de l’Ouest. Celui-ci s’est tenu à Bamako (Mali) du 15 au 18 juin 2015.

Ces deux outils sont le cadre d’intervention pour le développement de l’AIC dans le processus de mise en œuvre de la Politique agricole régionale de l’Afrique de l’Ouest (ECOWAP/PDDAA, sigle anglais) et l’alliance Ouest-africaine pour accompagner la mise en œuvre de ce Cadre d’intervention.

Par ailleurs, les acteurs procéderont à une réadaptation des dispositions du Cadre d’intervention pour le développement de l’AIC aux enjeux et défis actuels relatifs au climat. Cela inclut notamment la résilience des systèmes de production agro-sylvo-pastorale et halieutique (ASPH) face aux changements climatiques et la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur rural.

Et enfin, les dispositions de l’Alliance AIC Ouest-africaine seront réadaptées pour l’amélioration de l’efficacité, l’efficience et de l’impact de la mise en œuvre du Cadre d’intervention susvisé.