Paul Kagame reçoit un Envoyé spécial du Tchad

Le président rwandais, Paul Kagame, a reçu ce jeudi le fils de l’ancien président tchadien et directeur de cabinet adjoint à la Présidence, Abdelkerim Déby.M. Déby est au Rwanda pour une série de réunions, notamment avec le chef des services de renseignement, le général de division Joseph Nzabamwita, et le ministre rwandais des Affaires étrangères, Vincent Biruta.

Les deux parties ont discuté de la « coopération bilatérale en matière de renseignement, de sécurité et d’économie ».

L’ex président tchadien, Idriss Déby, a été tué le mois dernier alors qu’il dirigeait une offensive contre le groupe armé FACT, qui était entré au Tchad par le sud de la Libye.

L’actuel chef d’État tchadien par intérim, le général Mahamat Idriss Deby Itno, qui est également son fils, s’est entouré de quatorze autres généraux pour composer le Conseil Militaire de Transition (CMT).

Les forces rebelles, responsables de la mort de Déby, ont également promis de poursuivre leur offensive, rejetant catégoriquement l’accord de transition.

Maroc : Le nombre d’habitants concernés par la culture illégale du cannabis estimé à 400.000 personnes

Par Hicham Alaoui — Le nombre d’habitants concernés par la culture illégale du cannabis (chanvre indien) au Maroc est estimé à 400.000 personnes, soit près de 60.000 familles, a révélé un rapport sur les études de faisabilité relatives au développement du cannabis, élaborées par le ministère marocain de l’Intérieur.Selon ce rapport dont la synthèse a été présentée en commission parlementaire, les revenus agricoles totaux annuels sont passés d’environ 500 millions d’euros au début des années 2000 à près de 325 millions d’euros aujourd’hui, contre un chiffre d’affaires consolidé en Europe, qui est passé d’environ 12 milliards à près de 10,8 milliards d’euros.

S’agissant des zones de la culture illégale du cannabis, le document fait savoir que celle-ci est pratiquée dans les provinces du nord du Royaume (Al Hoceima, Chefchaouen, Ouezzane, Taounate, Larache et Tétouan). Ces zones ont connu une diminution significative depuis 2003, année où des études ont été réalisées, en collaboration avec le bureau des Nations Unies chargé de la lutte contre la drogue et la criminalité, sur la culture du cannabis et son impact socio-économique.

Ainsi, les superficies cultivées sont passées d’environ 130.000 hectares au début des années 2000 à moins de 50.000 hectares ces dernières années, fait savoir la même source.

Pour ce qui est du revenu net annuel du cannabis à usage médical, ces études estiment que ce revenu pourrait avoisiner les 12.335,49 dollars (110.000 dirham marocain) par hectare, soit une amélioration d’environ 40% par rapport aux recettes actuelles, le tout dans le cadre de pratiques respectant les normes de l’agriculture durable.

Concernant les marchés d’exportation, le document met l’accent sur les perspectives en direction de l’Europe à l’horizon de 2028, selon deux hypothèses. La première cible 10 % du marché du cannabis médical (4,2 milliards dollars sur un total de 42 et représente un revenu agricole annuel d’environ 420 millions de dollars).

La seconde hypothèse concerne 15% du marché du cannabis médical ciblé, soit 6,3 milliards de dollars et des revenus agricoles de 630 millions de dollars, ce qui permettra de dépasser le volume des revenus agricoles totaux actuels (environ 400 millions de dollars par an), d’autant plus que ces revenus prévus ne tiennent pas compte des revenus de la culture et de la transformation du cannabis à des fins industrielles.

Côté législation, les marchés prioritaires pour le cannabis médical marocain sont l’Espagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Allemagne, avec des prévisions de 25 milliards de dollars/an à l’horizon 2028, précise le rapport, ajoutant que la prise en compte du potentiel des marchés français et italien renforcera le volume du marché potentiel de 17 milliards de dollars, pour atteindre 42 milliards de dollars.

Le document n’a pas manqué de souligner que la culture du cannabis est une activité destructrice de l’environnement du fait de l’exploitation excessive des terres agricoles, due à l’abandon de la rotation culturale, l’épuisement des eaux souterraines et l’usage excessif d’engrais qui pollue les eaux souterraines ainsi que la déforestation (le couvert forestier détruit est estimé à 1.000 hectares par an).

En mars dernier, le gouvernement marocain avait approuvé un projet de loi légalisant l’usage du cannabis à des fins médicales et industrielles dans le pays.

Le projet de loi prévoit l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques, l’objectif étant de s’aligner sur les recommandations faites par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la décision prise par l’ONU en décembre dernier de reconnaître officiellement l’utilité médicale du cannabis.

Le texte a pour objectif également de créer une agence nationale chargée de la coordination entre tous les départements gouvernementaux, les établissements publics et les partenaires nationaux et internationaux pour le développement d’une filière agricole et industrielle dédiée au cannabis, selon le porte-parole du gouvernement.

Cette agence aura également pour mission de mettre à exécution la stratégie étatique en matière de cultures du chanvre indien, sa transformation, sa commercialisation, son exportation ou son importation pour des besoins médicaux, pharmaceutiques ou industriels.

Elle est la seule et unique structure habilitée à délivrer et à retirer les autorisations pour cultiver cette plante, mener des missions d’inspection, voire prendre des mesures coercitives envers ceux qui transgressent la législation en la matière.

Si le développement de la plantation légale du cannabis permettra d’améliorer les revenus des agriculteurs, les protéger des réseaux internationaux de trafic de drogue et attirer les investissements étrangers afin de tirer parti des revenus du marché international de cette plante, il n’en demeure pas moins que l’opinion publique marocaine est divisée entre ceux qui appellent à légaliser la culture du chanvre indien et d’autres qui mettent en garde contre l’augmentation des zones de culture de la drogue et l’aggravation du phénomène du trafic des stupéfiants.

Actuellement, la loi marocaine en vigueur sur les stupéfiants interdit la culture, la consommation et le commerce du cannabis.

Le Maroc rappelle son ambassadeur en Allemagne pour consultations

 Le Maroc a décidé de rappeler son ambassadeur à Berlin pour consultations, indique jeudi un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères. Le rappel du diplomate marocain est justifié, selon le ministère, par les actes hostiles et les actions attentatoires de l’Allemagne à l’égard des intérêts supérieurs du Royaume.

D’après le communiqué,  l’Allemagne s’est démarquée par une attitude négative sur la question du Sahara.  Son activisme antagonique, à la suite de la Proclamation présidentielle américaine reconnaissant la souveraineté du Maroc sur son Sahara, est un acte grave qui demeure jusqu’à présent inexpliqué.

De même, les autorités de ce pays agissent avec complicité à l’égard d’un ex-condamné pour des actes terroristes, notamment en lui divulguant des renseignements sensibles communiqués par les services de sécurité marocains à leurs homologues allemands, argue le ministère.

A cela s’ajoute un acharnement continu à combattre le rôle régional du Maroc, notamment sur le dossier libyen, en tentant d’écarter, indûment, le Royaume de certaines réunions régionales consacrées à ce dossier comme celle tenue à Berlin, ajoute la même source.

« Pour toutes ces raisons et à cause de cette adversité constante et inacceptable, le Royaume du Maroc a décidé le rappel, pour consultations, de l’Ambassadeur de Sa Majesté le Roi à Berlin », souligne le communiqué. 

CPI : Dominic Ongwen condamné à 25 ans de prison

L’ancien chef rebelle de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) a été déclaré coupable d’un total de 61 crimes comprenant des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis dans le nord de l’Ouganda entre le 1er juillet 2002 et le 31 décembre 2005.La sentence est lourde. Dix-neuf ans de plus. C’est le nombre d’années que devra encore passer Dominic Ongwen dans le quartier pénitentiaire de la Cour pénale internationale (CPI) à Scheveningen (Pays-Bas). La Chambre de première instance IX de la CPI l’a en effet condamné à 25 ans d’emprisonnement à la suite du jugement de première instance.

La Chambre qui a décidé d’accorder un certain poids pour atténuer les circonstances de l’enfance de Dominic Ongwen, son enlèvement par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) à un très jeune âge et son séjour précoce avec la LRA « a (cependant) rejeté tous les arguments de la Défense ».

Elle a notamment estimé que les circonstances atténuantes de la capacité mentale considérablement diminuée et de la contrainte subie par M. Ongwen dans son jeune âge et mises en avant par ses avocats « ne sont pas applicables » aux faits qui lui sont reprochés.

La Chambre a également rejeté les arguments de la Défense concernant les mécanismes de justice traditionnelle, notant qu’il n’existe aucune possibilité en vertu du Statut de remplacer une peine d’emprisonnement par des mécanismes de justice traditionnels, ou d’incorporer les mécanismes de justice traditionnels dans la peine d’une autre manière.

Elle a aussi souligné que les mécanismes de justice traditionnelle acholi ne sont pas largement utilisés, dans la mesure où ils remplaceraient la justice formelle, et qu’ils sont réservés aux membres de la communauté acholi. Ce qui signifie que leur utilisation signifierait l’exclusion de certaines victimes appartenant à d’autres groupes ethniques.

Dans sa détermination de la peine commune pour tous les crimes commis, la Chambre a toutefois refusé de le condamner à la réclusion à perpétuité. Cela, compte tenu de sa situation individuelle et afin d’envisager une perspective concrète pour lui de reconstruire sa vie.

La période de sa détention entre le 4 janvier 2015 et le 6 mai 2021 sera déduite de la durée totale de l’emprisonnement qui lui a été infligée. La sentence peut également faire l’objet d’un appel devant la Chambre d’appel de la CPI par l’une ou l’autre des parties à la procédure.

La Chambre a par ailleurs rendu aujourd’hui une ordonnance de présentation des réparations. Elle a souligné que le droit des victimes à des réparations est également un élément essentiel du système de justice de la Cour et a déclaré qu’elle fera avancer la phase de réparation de la procédure avec vigueur et le plus grand soin.

Ethiopie : le TPLF listé organisation terroriste

La décision est prise par la Chambre des représentants des peuples d’Ethiopie.Réunie hier jeudi lors de sa 13ème session ordinaire, elle a approuvé une résolution adoptée par le Conseil des ministres la semaine dernière désignant le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et les rebelles Shene et comme organisations terroristes.

La Chambre a approuvé la résolution avec une majorité de voix et une seule abstention.

La résolution donne au gouvernement le droit absolu de mettre en accusation les personnes et les organisations qui auraient financé, consulté et aidé de différentes manières l’organisation terroriste désormais désignée, a déclaré à APA l’expert juridique Paulos Tessema.

La Chambre a inscrit les deux organisations sur la liste des organisations terroristes du fait qu’elles « arment, entraînent et financent d’autres éléments violents en plus de se livrer elles-mêmes à des attaques ».

Dans une déclaration récente, le Premier ministre Abiy Ahmed a reproché à certains responsables gouvernementaux d’avoir des liens avec les forces rebelles qui ont été accusées d’une série de massacres de civils dans différentes parties du pays.

Le 3 novembre dernier, les forces du TPLF ont attaqué les forces de défense nationale éthiopiennes, tuant des soldats pendant leur sommeil et pillant le matériel militaire, ce qui a incité le gouvernement fédéral à lancer « une vaste opération de maintien de l’ordre ».

Le 28 novembre, le Premier ministre Abiy Ahmed avait déclaré la fin de l’offensive militaire après la chute de la capitale régionale de Mekele aux mains de l’armée fédérale.

Le TPLF était à la tête d’une coalition de quatre partis avec le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien, qui a dirigé d’une main de fer cette nation de la Corne de l’Afrique pendant 27 ans.

JO Tokyo : Bekele défie la fédération éthiopienne d’athlétisme

Kenenisa Bekele (38 ans) a menacé la fédération éthiopienne d’athlétisme de participer aux Jeux olympiques de Tokyo en tant que candidat individuel s’il n’est pas sélectionné.Le double champion olympique sur 10.000 mètres (2004, 2008) et 5000 mètres (2008) et deuxième marathonien le plus rapide de tous les temps (2h1’43 »), compte bien participer aux JO (24 juillet – 9 août).

Ecarté de la sélection éthiopienne d’athlétisme par sa fédération après avoir refusé de participer aux essais de marathon olympiques éthiopiens, qui se sont déroulés dans la ville de Sebeta, à 24 kilomètres de la capitale, Addis-Abeba, l’athlète n’exclut pas de participer à ses dernières olympiades à bientôt 39 ans en tant que candidat individuel avec le drapeau olympique mondial.

L’Ethiopie devrait sélectionner son équipe de marathon en fonction des meilleurs temps réalisés lors de la fenêtre de qualification pour le marathon olympique dans la ville de Sebeta.

« Ce serait une mauvaise décision pour la fédération d’athlétisme de sélectionner les athlètes les plus performants sur la base d’une compétition locale », a soutenu Kenenisa Bekele qui avait détrôné avant les JO 2004 son idole Haile Gebrselassie

La légende de la course à pied a marqué l’histoire de cette discipline ces vingt dernières années. Trois fois médaillé d’or olympique et quatre fois sacré au championnat du monde, il est détenteur de quatre records mondiaux sur 2000 mètres (4’49″99, 17 février 2007), 5000 mètres (12’37 »35, le 31 mai 2004), et 10.000 mètres (26(17 »53, le 26 août 2005) et deux records olympiques sur 5000 (12’57″82, le 23 août 2008 et 10.000 mètres (27’01″17, le 17 août 2008).

Côte d’Ivoire: les auto-écoles ne vendent pas le permis de conduire (Faîtière)

Les auto-écoles ne vendent pas le permis de conduire en Côte d’Ivoire, elles sont plutôt des institutions de formation, a soutenu jeudi à Abidjan, Guillaume Koko, le président de l’Union nationale des auto-écoles de Côte d’Ivoire (UNAECI).

Il s’exprimait à l’ouverture d’une assemblée générale extraordinaire de cette organisation autour du thème  «opérationnalisation de la réforme du secteur du permis de conduire ». 

«Tous les accidents qui sont survenus ces derniers jours ne sont pas le fait des auto-écoles. Nous, nous sommes des formateurs au permis de conduire. C’est le ministère qui évalue. Les auto-écoles ne vendent pas le permis de conduire. C’est le ministre des transports qui signe les permis. Comment les auto-écoles peuvent vendre le permis de conduire ? », s’est interrogé M. Koko.

Par ailleurs, il s’est offusqué de ce que les auto-écoles sont toujours désignées comme les seuls responsables des accidents de la circulation en Côte d’Ivoire. 

«Nous reconnaissons notre part de responsabilité. Mais on ne peut pas dire de facto que nous sommes responsables des accidents de la circulation», a-t-il soutenu.

Poursuivant M. Koko qui a affiché l’ambition de son organisation a assuré la formation continue des professionnels de la conduite, a dit aussi l’engagement des auto-écoles à aider la tutelle dans la réforme du permis de conduire.

Dans le même élan, Lamine Cissé, le vice-président de l’UNAECI a indiqué que  « ce ne sont pas les auto-écoles qui sont responsables des accidents de la circulation », appelant à  l’organisation des états généraux des transports.

Créée en 2014, l’UNAECI regroupe plus de 400 auto-écoles sur le territoire ivoirien.

Le ministère ivoirien des Transports a suspendu depuis le 26 avril dernier,  la fonction des inspecteurs chargés des examens théoriques et pratiques du permis de conduire afin d’assainir le secteur.

Cette décision est intervenue après la récurrence de graves accidents de la circulation dans le pays. Par ailleurs, cette mesure a été prise en vue  de « lutter efficacement contre la corruption et la fraude dans l’obtention du permis de conduire ».

Champions League : Edouard Mendy au faîte de sa puissance

En se qualifiant avec Chelsea FC pour la finale de la Ligue européenne des champions, le Sénégalais devient le troisième gardien de but africain à atteindre ce stade de la prestigieuse compétition.Un rêve éveillé, c’est ce que vit certainement Edouard Mendy. Chômeur en 2014, le spectaculaire portier de Chelsea FC a vu sa carrière décoller comme une fusée. Impérial sur sa ligne, le joueur d’1m97 pour 86 kg a rapidement mis l’Angleterre à ses pieds avant d’épater l’Europe du foot.

Le natif de Montivilliers (France) a rejoint, hier mercredi, un cercle fermé. En demi-finale de la Ligue européenne des champions, les Blues ont battu à domicile le Real Madrid (2-0) après l’avoir tenu en échec (1-1) à l’aller.

Dans ce match à sens unique, dominé de la tête et des épaules par le club de Londres, Mendy a néanmoins brillamment joué sa partition. En première période, l’ex-sociétaire de Rennes (Ligue 1 française) a effectué deux interventions qui ont maintenu son équipe dans le match.

Masqué par sa défense sur un tir enroulé de Karim Benzema, le protégé de la légende Petr Čech détourne la balle en corner grâce à une détente horizontale phénoménale (26e minute). Le buteur providentiel du Real Madrid revient à la charge dix minutes plus tard mais Edouard Mendy a la main ferme.

En seconde mi-temps, avec la domination outrancière de Chelsea, l’international sénégalais n’a pas eu grand-chose à faire. Pour sa première participation dans la compétition sélecte, Edouard Mendy se hisse en finale.

Il marche ainsi sur les traces de Bruce Grobbelaar (63 ans actuellement). Le fantasque zimbabwéen a été le héros du sacre de Liverpool FC (Angleterre) en 1984 contre l’AS Rome (Italie). Durant des tirs au but, après l’égalité (1-1) entre les deux formations à l’issue des prolongations, le « showman de Liverpool » aux « jambes de spaghettis » déstabilise les tireurs de la Roma devant leur public. La Louve s’inclinera finalement 4-2 dans cette épreuve fatidique.

Vingt ans après, un autre gardien de but africain, le Sénégalais Tony Mario Sylva, s’est qualifié pour la finale de la C1. Doublure de Flavio Roma, le Lion de la génération 2002, a assisté, depuis le banc de touche, à la nette victoire du FC Porto coaché par José Mourinho et dont le maître à jouer était Deco.

Par conséquent, Edouard Mendy (29 ans) devrait être le second Africain à jouer cette finale continentale puisqu’il est le titulaire indiscutable dans les cages de Chelsea FC. Dès son arrivée, celui qui s’est révélé sous le maillot rémois a pris la place de l’Espagnol, Kepa Arrizabalaga, longtemps considéré comme l’un des maillons faibles de l’équipe.

Le 29 mai prochain l’Atatürk Olimpiyat Stadium d’Istanbul (Turquie), Chelsea sera aux prises avec Manchester City (Angleterre) qui a éliminé le Paris Saint-Germain (France).

Une éclosion tardive

Edouard Mendy a eu un énorme retard à l’allumage. Laissé libre par Cherbourg qui évoluait en CFA2 (la cinquième division du foot français), le cousin de Ferland Mendy, latéral gauche du Real Madrid, a failli tout plaquer.

« J’avais vraiment des doutes quant à savoir si je continuerais… C’était incroyablement difficile. Ma compagne attendait notre premier bébé et donc l’aide au chômage n’allait pas suffire. J’ai commencé à chercher un autre travail », se souvient-il.

Le gardien a continué d’entretenir son rêve de percer dans le monde professionnel grâce à la perche tendue par l’Olympique de Marseille. Il effectue des essais dans le club phocéen et dispute huit rencontres avec l’équipe B.

Non conservé par l’OM à la fin de la saison, Mendy file au Stade de Reims. En deux saisons, il s’impose comme l’un des meilleurs gardiens de l’élite. Rennes, désireux de trouver un successeur à Tomas Koubek, aimante le numéro 16 de l’équipe nationale du Sénégal. Ce dernier prend une autre dimension qui séduit Petr Čech. L’ancien gardien de Chelsea FC, vainqueur de la Ligue des Champions en 2012, fait de Mendy sa priorité.

Pour 25 millions d’euros, le club du milliardaire russe, Roman Abramovitch, s’attache les services du Sénégalais. Pour un goalkeeper parti de la France, le montant de son transfert est un record.  Attendu comme un messie par Franck Lampard, débarqué en janvier, il est aussitôt installé dans les cages.

L’arrivée de Thomas Tuchel n’a rien changé à son statut de titulaire. Mendy lui rend bien cette confiance en multipliant les belles prestations et  enchaîne les clean sheets. Cette saison, en onze rencontres de C1, le Sénégalais a terminé huit matchs sans encaisser le moindre but. Mieux, le dernier rempart du club londonien a bouclé 24 matchs, toutes compétitions confondues, en gardant ses cages inviolées.

Avant la finale de la Ligue des champions, Chelsea va se frotter, le 15 mai prochain à Wembley, à Leicester City en finale de la FA Cup. Mendy peut donc rêver grand.

Foot : report du démarrage des éliminatoires du Mondial 2022

Le Comité d’urgence de la Confédération africaine de football (Caf) a décalé, de juin à septembre, le coup d’envoi des qualifications pour la prochaine Coupe du monde prévue au Qatar.Sur son site Internet, la Confédération africaine de football invoque « la prise en compte des défis que représente la gestion de la Covid-19 et le souci de garantir des conditions de jeu optimales pour toutes les équipes participantes ».

De concert avec la Fédération internationale de football association (Fifa), l’instance faîtière du foot africain a décidé d’organiser les matchs « durant les fenêtres internationales de septembre, octobre et novembre 2021, ainsi que de mars 2022 ».

Les deux premières journées devaient initialement se jouer en juin 2021. « Tous les détails relatifs au calendrier actualisé seront communiqués ultérieurement » selon la Caf. 

Cette nouvelle va certainement soulager les fédérations n’ayant aucun stade homologué pour ces joutes. Le Sénégal, tout comme 21 autres pays blacklistés, a davantage de temps pour disposer d’une infrastructure répondant aux normes internationales.

La Caf est aussi en train de réévaluer « ses process et protocoles afin d’améliorer la mise en œuvre des contrôles liés à la Covid-19, notamment les tests d’avant-match qui ont fait controverse au cours des précédentes fenêtres ».

En effet, la « finale » entre le Bénin et la Sierra Leone, comptant pour la 6e et dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2021,  n’a pu avoir lieu. Les Écureuils avaient accusé, le 30 mars dernier, le pays hôte de manipulation des tests Covid effectués sur des cadres de leur sélection.

Divers sujets au menu de la presse marocaine

Les quotidiens marocains parus ce jeudi traitent de nombre de sujets notamment l’amélioration du climat des affaires, l’intérêt manifesté par les acteurs économiques pour l’investissement dans domaine du cannabis et la célébration de la journée mondiale de l’arganier.+Aujourd’hui le Maroc+ rapporte que la politique nationale pour l’amélioration de l’environnement des affaires est lancée. Lors du Conseil national de l’environnement des affaires, les grandes lignes de cette stratégie 2021-2025 ont été dévoilées.

Selon le journal, ce nouveau cadre offrira ainsi aux entrepreneurs et investisseurs les conditions leur permettant de libérer pleinement leur potentiel de création de valeur partout au Maroc.

 Le quotidien révèle notamment qu’un porte-feuille de 33 initiatives spécifiques a été identifié dans un cadre collaboratif public-privé, reposant sur trois axes. Le premier relève de l’amélioration des conditions structurelles de l’investissement à travers la simplification des procédures administratives, ainsi que de l’adaptation et l’accessibilité du cadre juridique des affaires. Le deuxième vise à faciliter l’accès aux ressources et aux facteurs de production.

Le troisième se propose de soutenir et à accompagner davantage les opérateurs via le renforcement de la collaboration, la transparence de l’environnement des affaires et l’inclusion de tous les acteurs. Ces trois axes sont déclinés en sept défis. Parmi eux, on note la modernisation du cadre juridique des affaires ou encore la réduction des contraintes de financement des entreprises, fait savoir la publication.

+Assabah+ croit savoir que le Maroc et Israël, pourraient bien pousser à fond leur coopération. Le cannabis marocain, notamment le projet de loi portant légalisation pour des usages licites, attire, en effet, l’attention de nombreux investisseurs de l’Etat hébreu.

A en croire le quotidien, ce sont pas moins de 150 entreprises israéliennes qui ont déjà manifesté leur intérêt pour investir dans ce domaine.

Ces entreprises sont d’horizons divers puisqu’elles sont spécialisées dans l’industrie pharmaceutique, la cosmétique et autres. Citant le parlementaire du PAM, Larbi El Mharchi, qui intervenait lors d’une rencontre organisée par son parti à la deuxième Chambre, le journal affirme que la dépénalisation de la culture du cannabis destiné aux usages médicaux, pharmaceutiques et industriels devrait avoir d’importantes retombées économiques, notamment sur les régions connues pour cette culture. Elle devrait également améliorer les conditions sociales de milliers de familles.

Notons, à ce propos, qu’une étude réalisée par le ministère de l’Intérieur a montré que le revenu net annuel du cannabis à usage médical pourrait avoisiner les 110.000 dirhams (1 euro = 10,8 DH) par hectare, soit une amélioration d’environ 40% par rapport aux recettes actuelles, le tout dans le cadre de pratiques respectant les normes de l’agriculture durable.

La même étude prévoit qu’à l’horizon 2028, le taux de croissance annuel du marché médical du cannabis à l’échelle mondial serait de 30%. Le taux de croissance annuel du marché médical européen devrait atteindre 60%. Le marché médical européen représentera environ 60% du marché médical mondial.

+Le Matin+ rapporte que le Maroc et l’Organisation des Nations Unies fêteront lundi prochain à Agadir, la première Journée Internationale de l’Arganier. A cette occasion, un évènement de haut niveau sera organisé sous la présidence du ministre de l’agriculture, des pêches maritimes, du développement rural, des eaux et des forêts.

Organisé en format hybride, cet événement sera suivi à travers le monde, en live sur la web TV des Nations Unies, ainsi que sur YouTube et sur les réseaux sociaux.

« Cette célébration vient couronner les efforts du Maroc dans la promotion de l’Arganier en tant que patrimoine culturel immatériel de l’humanité et source ancestrale du développement résilient et durable », note la même source, rappelant que la proclamation de cette journée internationale fait suite à l’adoption d’une résolution, présentée par le Maroc, à l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York le 3 mars 2021.

Au registre sportif, +Al Massae+ indique que les dirigeants du Raja de Casablanca sont en pleines négociations avec un sponsor qatari qui a la capacité d’injecter 1 million de dollars annuellement dans les comptes du club.

Le quotidien précise que le président du club, Rachid Andaloussi, s’est envolé il y a quelques mois au Qatar pour trouver un nouveau sponsor capable d’injecter de grandes sommes d’argent qui vont pouvoir aider le club à dépasser la crise financière profonde qu’il traverse.

Le président du club pu s’entretenir avec plusieurs entreprises, mais il a eu des discussions avancées avec deux groupes: le premier est leader dans le secteur du transport et le second spécialisé dans le sportif et le médical.