Le Tchad emprunte à la France pour payer ses fonctionnaires

Il est question d’une somme de 40 millions d’euros soit environ 26 milliards de francs CFA.

 

Le 06 décembre dernier le ministère des Finances et du Budget a abrité une cérémonie de signature de deux conventions de financement. Cette signature engage le gouvernement par la voix du ministère des Finances, le gouvernement français par la voix de son Ambassade et l’Agence française de développement (AFD). Les trois parties étaient d’ailleurs toutes présentes hier.

Ces deux conventions d’un montant total de 50 millions d’euros (environ 32,5 milliards FCFA) entre dans le cadre de l’aide budgétaire de la France au titre de l’année 2018. La première d’un montant de 40 millions est un prêt que fait l’AFD au gouvernement tchadien. Ce prêt est destiné au payement des salaires du mois de décembre des fonctionnaires civils tchadiens.

Les 10 millions d’euros restant soit environ 6,5 milliards, serviront à appuyer les efforts du gouvernement dans le domaine sanitaire. « Cette troisième contribution budgétaire n’est pas si fréquente dans nos modes d’intervention. La France manifeste de manière concrète sa solidarité active avec le peuple tchadien et son engagement aux côtés des autorités pour affronter les épreuves conjoncturelles et soutenir les efforts en matière de lutte contre la pauvreté », a déclaré l’Ambassadeur de France au Tchad.

G5 Sahel : La France rappelle leur engagement aux donateurs

C’est lors du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, qui s’ouvre ce lundi 05 novembre à Dakar au Sénégal.

 

Moins d’un quart des quelque 400 millions d’euros promis pour équiper la force conjointe du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Burkina Faso) ont effectivement été déboursés, a regretté dimanche soir 4 octobre la ministre française des armées Florence Parly, qui compte rappeler les pays donateurs à leurs engagements lors du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, qui s’ouvre ce lundi à Dakar.

Pour lutter contre les groupes djihadistes qui se jouent des frontières dans la bande saharo-sahélienne, ce groupe de cinq pays a réactivé en 2017 son projet de force conjointe, initialement lancée en 2015 avec l’appui de la France. Mais les 414 millions d’euros promis lors d’une conférence internationale en février afin d’équiper cette force de près de 5 000 hommes qui manque cruellement de moyens arrivent au compte-gouttes.

Les engagements « pour l’instant, se matérialisent très lentement », à hauteur de seulement « 10 à 25 % des fonds », a déploré Florence Parly devant la presse, dans l’avion qui la menait vers la capitale sénégalaise.

L’Arabie saoudite, l’un des plus gros contributeurs avec 100 millions d’euros promis, n’a notamment toujours pas livré les équipements prévus. « L’enjeu » du Forum de Dakar, « c’est d’abord de maintenir la priorité sur les opérations de la force conjointe du G5 Sahel » qui « n’est pas équipée comme elle doit l’être », a insisté la ministre française.

La cinquième édition de ce forum international, lancé après le sommet Afrique-France de 2013, accueillera pendant deux jours quelque 500 participants – responsables politiques, chercheurs, représentants d’institutions internationales ou d’organisations non gouvernementales. Il doit s’ouvrir ce lundi matin par le président sénégalais Macky Sall et le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, y est attendu mardi.

Florence Parly a parallèlement appelé les pays du G5 Sahel à reprendre leurs opérations conjointes, suspendues depuis juillet en raison de la saison des pluies. « La saison des pluies est en train de se terminer, donc il est important de relancer ces opérations. Certaines sont déjà planifiées », a déclaré la ministre française.

La force conjointe du G5 Sahel a mené six opérations depuis la fin 2017, qui n’ont pas donné lieu à des affrontements avec les groupes djihadistes. Interrogée sur la détérioration de la situation sécuritaire au Burkina Faso, frappé ces derniers mois par de multiples attaques, Florence Parly a reconnu qu’elle suscitait « beaucoup d’inquiétude ». « On prend très au sérieux cette situation », qui a conduit les autorités burkinabées à solliciter à deux reprises en octobre l’intervention de la force française « Barkhane » déployée au Sahel, a rappelé la ministre. La France et le Burkina « travaillent en ce moment à formaliser un cadre » de collaboration entre les deux pays, a-t-elle ajouté.

Tchad : un don de 4 véhicules à la Gendarmerie nationale

Ce don a été fait par la République française aux forces de sécurité tchadiennes.

 

Bonne nouvelle pour les forces de sécurité tchadiennes. La Gendarmerie nationale a reçu un don de 4 véhicules de la France.

L’Attaché de sécurité intérieure de l’Ambassade de France au Tchad a présidé une cérémonie le 17 juillet 2018. Au cours de ladite cérémonie, il a remis officiellement les clés de 4 véhicules Mitsubishi Pajero au directeur général de la gendarmerie nationale tchadienne.

Ces véhicules sont financés par la direction de la coopération de sécurité et de défense du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères de la France.  Ces outils, dont le financement se fait dans le cadre de projets conduits par la coopération française, sont destinés à l’Inspection technique et à la Section nationale de recherches judiciaires de la gendarmerie nationale (SNRJ).

Lac Tchad : le PNUD pour la sauvegarde des écosystèmes

L’ONG apporte son appui technique dans un projet coordonné par le  ministère de l’environnement du Tchad en partenariat avec la France.

 

Le Projet de Réhabilitation et de Restauration des Écosystèmes du Lac Tchad (PRRE-LT) est élaboré sous la coordination du ministère de l’environnement, de l’eau et de la pèche. C’est en partenariat avec le Gouvernement de la République française avec l’appui technique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Dans ce cadre, plusieurs activités sont menées en 2018 : des plants sont mis en terre sur une superficie de 30 hectares sur les sites de Méléa, Liwa et Tataferom ; 71 groupements dont 42 groupements féminins sont identifiés et recensés ; environ 100 000 pots des plants sont produits à Baga-Sola etc.

Ce projet de réhabilitation et de restauration des écosystèmes du Lac Tchad a permis de stopper la dégradation des sols sur les différents sites du Lac Tchad, de préserver les cuvettes hydrauliques, d’adopter les techniques innovantes renforçant la productivité agricole des populations. Aussi, il a permis aux femmes et jeunes d’accéder à des moyens d’existence durables et à des emplois créés dans le cadre de la promotion des énergies renouvelables.

Le projet de réhabilitation et de restauration des écosystèmes du Lac Tchad (PRRELT) vise à reboiser et restaurer les zones dégradées sur une superficie de 4000 hectares. Ce projet intervient pour améliorer l’adaptation et la résilience des systèmes de production agricoles. Pour ce faire, une série d’initiatives locales à valeur socio-économique et environnementale en faveur des femmes et des jeunes est également en vue.

Élaboré sous la coordination du ministère de l’environnement, de l’eau et de la pèche, en partenariat avec le Gouvernement de la République de France avec l’appui technique du Programme des Nations Unies pour le développement, le PRRELT vise à la fois les services techniques déconcentrés, les organisations communautaires à la base et les unités de production familiales. C’est dans la région du Lac Tchad précisément dans les localités de Melea, Baga-Sola, Liwa, Tataferom que le projet est mis en œuvre, avec la possibilité d’étendre des petites actions au niveau des localités voisines.

Le projet prend en compte entre autres les objectifs de développement durable, le Plan National de Développement 2017-2021.