Du 03 au 07 novembre 2026, le personnel du Conseil constitutionnel se forme à l’IA au cours d’un atelier qui se déroule à l’hôtel l’Amitié de N’Djaména.
L’atelier de formation du personnel du Conseil constitutionnel sur l’intelligence artificielle s’est ouvert ce 03 novembre 2026 à N’Djaména. L’initiative vise à renforcer les compétences du personnel du Conseil sur les enjeux et les applications de l’IA dans les pratiques professionnelles. Durant ces cinq jours, il est question d’initier les participants à la maîtrise et à l’utilisation responsable des applications de l’IA dans leur travail quotidien.
Organisée avec l’appui du Projet d’appui au parlement et aux processus électoraux (PAPPE), ladite formation prédispose des bénéficiaires à l’usage critique, éthique et sécurisé des outils de l’IA. Lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, la coordinatrice du Projet a indiqué qu’au-delà de faire découvrir les nouveaux outils de l’IA, la formation permet d’apprendre aux personnels formés à utiliser l’IA dans le respect des exigences de leurs fonctions en toute responsabilité. D’après elle, l’IA ne saurait se substituer au jugement humain, à l’indépendance des juges ; elle ne peut être responsable des décisions prises par des personnes qui s’en servent.
Le président du Conseil constitutionnel pour sa part a relevé que cette formation va doter l’institution qu’il préside de moyens de fonctionner dans un environnement marqué par le numérique. Exprimant sa reconnaissance à l’endroit de l’Union européenne et du PAPPE, Jean-Bernard Padaré a attiré l’attention des participants sur les risques liés à l’utilisation de l’IA.
Elle expose les utilisateurs à des informations inexactes, à la référence à des décisions inexistantes, à des textes juridiques obsolètes. Face à ces risques, le président du Conseil recommande la vérification des références, l’explication de chaque raisonnement, faire reposer des conclusions sur des éléments fiables.

