Tchad : la ministre de la Justice plaide pour la tarification du Protocole de Maputo

Le 07 octobre 2026, Ndolenodji Alixe Naïmbaye, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargée des Droits Humains, a participé à la Table Ronde de haut niveau sur le Protocole de Maputo, intitulé Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, relatifs aux Droits des Femmes en Afrique tenue à Conakry.

 

L’événement est placé sous le thème : « La ratification, la domestication et la mise en œuvre du Protocole de Maputo dans les pays d’Afrique francophone ». cette table ronde vise à examiner les avancées et les leviers visant à accélérer la ratification du protocole de Maputo sur le continent.

Dans son intervention, elle a présenté l’engagement du gouvernement du Tchad, à promouvoir et mettre en œuvre la politique de protection des droits des femmes et des filles et la promotion de la Femme dans les instances de décisions et électives. Elle a fait référence au cadre normatif existant, notamment : la loi sur la parité dans les fonctions électives et nominatives ; la loi portant promotion de la santé de la reproduction ; la loi interdisant le mariage des enfants ; le Code pénal qui autorise l’avortement médicalisé en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste ou lorsque la grossesse met en danger la santé mentale ou physique, ou la vie de la mère ou du fœtus ; l’Ordonnance n°003 de 2025 portant répression et lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles.

S’agissant des avancées dans le processus de ratification du Protocole de Maputo, la membre du gouvernement a rassuré qu’au regard des textes mentionnés, il n’y a point de doute sur l’engagement du Tchad.

Elle a rappelé la consultation nationale d’appropriation du Protocole organisée en novembre 2024 et la mise en œuvre de la feuille de route qui en a résulté.

La ministre a insisté sur la nécessité de sensibiliser davantage la population à la connaissance du Protocole et de renforcer les capacités des cadres de l’administration, des acteurs judiciaires et des organisations de la société civile.

Pour atteindre cet objectif, la Garde des Sceaux a plaidé pour un appui conséquent des partenaires techniques et financiers.