Tchad : les deux syndicats de magistrats portent plainte au ministre de la Sécurité publique

Les syndicats de magistrats du Tchad ont saisi le procureur général près de la Cour d’Appel de N’Djaména à l’effet de déposer une plainte contre le ministre de la Sécurité publique, Ali Ahmad Akhabach.

Les magistrats dénoncent des faits d’empiètement par le membre du gouvernement suite à des propos tenus par le 24 mai 2026 et relayés sur la toile le même jour. Les bureaux exécutifs du Syndicat des Magistrats du Tchad et du Syndicat Autonome indiquent que : « ces propos outrancièrement attentatoire portent atteintes à la dignité de la justice et au respect des Magistrats. »  Que ces déclarations qui ont suscité de vive indignation au sein du corps judiciaire, sont constitutives des infractions de discrédits publics sur des actes judiciaires et juridictionnels, d’outrage et de diffamation envers un corps constitué, d’empiètement sur le bon fonctionnement de la justice, faits prévus et punis par les dispositions des articles 142, 144 et suivants du Code Pénal.

De ces faits, les deux bureaux sollicitent respectueusement, l’ouverture de poursuites judiciaires appropriées et toutes suites de droit appropriées à ladite plainte afin de préserver la dignité, l’indépendance et l’autorité de la justice et ce, conformément aux dispositions des articles 527 et 528 du Code de Procédure Pénale.

 

Tchad : les deux syndicats de magistrats suspendent la grève

A l’issue de l’assemblée générale extraordinaire organisée le 5 septembre 2023, les magistrats du Tchad suspendent leur mot d’ordre de grève pour un mois.

Après deux mois de trêve, les tribunaux rouvrent les portes. Les magistrats, après une session extraordinaire décident de remettre la robe noire. Une reprise qui, expliquent-ils, vise à évacuer les affaires courantes et permettre au gouvernement de remplir les engagements concernant le protocole d’accord signé avec les syndicats des magistrats, le 21 août dernier.

Ledit accord prévoit, entre autres, en plus de la revalorisation de 50% des indemnités, l’octroi du point d’indice 3000, la fourniture des armes de poings, la fourniture de nouveaux véhicules et réparation des anciennes en plus de la revalorisation de 50% des indemnités, l’octroi du point d’indice 3000, la fourniture des armes de poings, la fourniture de nouveaux véhicules et réparation des anciennes.

Les deux syndicats de magistrats exhortent le premier ministre, à veiller afin que les termes du protocole d’accord soient strictement respectés.