Tchad : le CMT décide de protéger les acquis des travailleurs

Ce 30 avril 2021 le Président du Conseil militaire de transition (CMT), Mahamat Deby Itno a accordé une audience aux responsables des centrales syndicales du pays

Les échanges ont porté sur : « le dialogue social et la signature de la trêve sociale ». Au terme des échanges, le président du CMT a assuré les travailleurs quant à la continuité des engagements pris par l’Etat.

Le Secrétaire Général de la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT), Brahim Ben Séid a assuré que la signature du pacte social qui est en ligne de mire. D’après lui, « cette rencontre augure des perspectives heureuses pour les travailleurs », car d’après lui, la confiance s’instaure.

Il a également laissé entendre que la CMT a porté à leur connaissance des informations nécessaires pour mieux comprendre le processus de mise en place des différents organes de la transition, du gouvernement inclusif au Conseil national de transition. « Les syndicats seront consultés dans ce sens aussi » rassure Brahim Ben Séid

Ainsi, Mahamat Idriss Deby, président du CMT a invité les centrales syndicales à, participer à toutes les consultations en cours dans le pays pour l’intérêt de la Nation tchadienne participer à toutes les consultations en cours dans le pays pour l’intérêt de la Nation tchadienne.

Tchad : la confédération des travailleurs interpelle le gouvernement sur sa situation

A travers un communiqué rendu officiel le 28 septembre 2020, la Confédération libre des travailleurs du Tchad (CLTT) exhorte le gouvernement à agir le plus tôt possible afin d’améliorer la situation sociale des travailleurs

La confédération a dans sa note fait des prescriptions. Elle fait savoir que si ces recommandations ne sont pas appliquées,  elle se verra dans l’obligation de mener des actions syndicales d’envergures.

Ces recommandations sont entre autres ;

  • Le versement de quatre mois d’arriérés de salaires des médecins stagiaires, nouvellement intégrés ainsi que du personnel soignant malgré leur détermination et le risque encouru pendant la période de Covid-19 ;
  • La prise en compte des revendications des agents des Impôts et taxes concernant les produits des amendes et pénalités ;
  • Le versement des indemnités de déplacement des membres de la Commission Administrative Paritaire du Ministère de l’Education Nationale bloquant la gestion des carrières des enseignants depuis 2016:
  • Le versement des primes de transport des agents de l’Etat de 2016 et 2019:
  • Le respect de la levée du gel des effets financiers des avancements et reclassements contenue dans le Protocole d’accord du 09 janvier 2020 ;
  • Le versement des droits des travailleurs et travailleuses des institutions dissoutes telles que la Primature, le Collège de Contrôle et de Surveillance des revenus pétroliers.

Le non –respect de ces revendications peuvent impacter sur l’année scolaires qui se prépare et sur le fonctionnement de l’administration publique en générale, a précisé le communiqué qui porte la signature du secrétaire général de la CLTT, Brahim Saïd.

Grève des travailleurs: le moratoire proposé par le président rejeté

Le 23 mai 2018, les travailleurs membres de la plateforme syndicale revendicative se sont réunis à la bourse du travail pour se pencher sur la proposition du président de la République.

 

Les travailleurs rejettent la proposition du moratoire du président Deby. Avant le début de l’assemblée générale déjà les travailleurs murmurent “ on est prêt à reprendre la grève si le gouvernement paie le salaire intégral sans la coupe des mesures austérité” dit un travailleur du secteur de l’éducation. Pour les travailleurs il n’est pas question que le gouvernement continu à ne pas respecter les accords signés avec les syndicats.

“Si le salaire du mois de mai est payé intégralement comme le stipule l’accord du 14 mars 2018 signé en début de l’année 2018 nous allons réfléchir pour éviter la grève” nous confie un membre du syndicat du secteur de la santé. Du côté du gouvernement, l’on annonce que la situation est difficile, y’a pas de l’argent pour mettre en application l’accord du 14 mars dernier.

Pour Barka Michel, déjà l’accord signé ressemble à un moratoire et exige le paiement intégral du salaire de mai. Selon lui le moment actuel n’est pas propice pour l’augmentation des heures de travail.

“Les travailleurs sont frustrés, par exemple on prend un jeune sans expérience pour mettre directeur à la tête d’un enseignant vieux de 25 ans de carrières. Les travailleurs demandent un changement, il n’est plus question qu’on nomme des militants du MPS ou encore des Tchadiens ressortissants de la même localité du président de la République”.

Ce vendredi 25 mai 2018, les centrales syndicales seront reçues par le président de la République pour recueillir les résultats obtenus auprès de la base. Il faut se dire qu’on n’est pas loin d’une grève du secteur public au Tchad.