Les élèves des établissements scolaires publics se sont mobilisés ce lundi 16 février 2026 pour perturber les cours dans le secteur privé. Cette réaction fait suite au débrayage des enseignants du public.
Le mot d’ordre de grève de deux semaines, lancé par le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), section de N’Djamena, est devenu effectif aujourd’hui. Dans les établissements publics, les salles de classe sont restées closes et les enseignants absents.
En colère de voir les cours se poursuivre normalement dans le privé alors qu’ils sont privés d’enseignement, les élèves du public ont manifesté pour interrompre les activités scolaires dans les autres établissements. Le mouvement, parti du quartier Walia, s’est rapidement étendu à d’autres zones de la capitale.
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Le Logone occidental entre dans la danse
Après N’Djamena, la section du SET du Logone Occidental (SET-LOC) entame également une grève de deux semaines. Cette décision a été prise ce lundi lors d’une Assemblée générale visant à évaluer les négociations avec le gouvernement sur l’application du décret n°2850.
Le SET-LOC dénonce, l’absence d’avancées concrètes sur les revendications des enseignants et la persistance de lenteurs administratives dans le processus de règlement.
En conséquence, le syndicat a décidé d’observer une grève de deux semaines renouvelable, allant du lundi 16 au samedi 28 février 2026 inclus. Il exige l’établissement d’un calendrier clair et public pour la signature du protocole d’accord.
«Toute pression exercée sur les enseignants pour les contraindre à reprendre les cours pendant la période de grève ne saurait être tolérée », prévient le syndicat, qui se réserve le droit de durcir le mouvement en l’absence de progrès significatifs.




