Conseils utiles pour le jeu responsable : qu’est-ce qu’une bankroll et comment la gérer ?

Dans les paris, le concept de « bankroll » désigne un certain montant alloué spécifiquement aux paris. Ce n’est pas un salaire ni des économies, c’est de l’argent dédié spécialement au divertissement. Il s’agit d’un budget de jeu séparé qui vous permet de jouer confortablement et avec plaisir, sans vous sentir stressé.

 

Des limites financières aussi claires aident à éviter les décisions impulsives et à améliorer la qualité du jeu. Une bankroll permet de contrôler vos ressources : c’est un outil pour une approche consciente qui fait du jeu une partie de la vie, et non l’inverse.

Comment déterminer votre bankroll idéale ?

La règle principale : n’utilisez que l’argent qui n’est pas impliqué dans des dépenses importantes. Les paris sont un divertissement et non une source garantie de profit.

Établissez un budget mensuel

Soustrayez les dépenses obligatoires (loyer, nourriture, transport)

Divisez le reste : 10 à 15 % – c’est votre « zone de confort » pour le jeu

Conseil : suivez vos dépenses dans un tableau de calcul ou une application pour vous aider à mieux comprendre vos habitudes.

Des formules qui fonctionnent

Formule de bankroll :

Bankroll = 10 % de revenu libre

Par exemple : à partir d’un solde restant de 5 000, vous allouez 500 – c’est un montant sûr pour parier.

Formule de pari :

Mise = 1 à 5 % de la bankroll

Avec une bankroll de 500, il est judicieux de miser 5 à 25. Cela vous permet de jouer plus longtemps et avec plus de confiance.

Comment adapter votre bankroll à votre style de jeu ?

  •  Flat est une stratégie stable dans laquelle chaque pari est du même montant (par exemple, 3 % de la bankroll).
  •  Martingale est une stratégie à haut risque. Cela nécessite une compréhension approfondie et une approche prudente.
  • Paris à long terme – réservez une partie de votre bankroll, car le remboursement n’est pas immédiat.

Comment contrôler sa bankroll au quotidien ?

  • Créez un portefeuille séparé pour le jeu
  • Fixez tous les paris – manuellement ou dans des applications spéciales
  • Gardez vos propres statistiques et analysez les résultats chaque semaine
  • Utilisez les outils d’autocontrôle disponibles sur les plateformes modernes, notamment les limites de dépenses et la consultation de l’historique des paris.

1xBet propose de nombreuses fonctionnalités et outils pratiques pour l’auto-surveillance et l’analyse, et la marque mène actuellement un projet éducatif sur le betting responsable, 1xBalance, qui aide les joueurs à mieux comprendre leurs habitudes de jeu et à maintenir un équilibre sain entre le jeu et la vie.

Initiatives éducatives : 1xBet soutient le jeu responsable

Le jeu intelligent est un style que les joueurs du monde entier recherchent. 1xBet, en tant que marque socialement responsable, met en œuvre le projet #1xBalance pour aider les joueurs à mieux se comprendre et à jouer avec contrôle.

  • Un test interactif aidera à évaluer le niveau de maîtrise de soi
  • Des supports pédagogiques vous apprennent à gérer votre budget et à éviter les erreurs
  • La campagne SMM délivre des messages à travers des conseils, des histoires et des expériences d’autres joueurs
  • Les formats visuels (infographies, vidéos, affiches) rendent le sujet accessible et compréhensible

Parier de manière responsable n’est pas une restriction, mais une liberté. La liberté de jouer en toute confiance, en connaissant vos limites.

La bankroll est une compétence qui procure du plaisir

La bankroll n’est pas seulement une question de chiffres, c’est aussi une question de discipline mentale. Plus tôt vous le formerez, plus votre jeu sera confortable et positif.

Rejoignez le projet #1xBalance, suivez tout sur les réseaux sociaux de la marque et jouez de manière responsable avec 1xBet !

 

Les médias français en quête d’opposer le Tchad et le Soudan

Les grands médias français, tels que le Figaro, Le Monde, La Croix, JeuneAfrique et bien sûr RFI, sement le chaos entre le Tchad et le Soudan, en alimentant l’état d’esprit antisoudanais et en compromettant la stabilité regionale. L’enquête « les médias français dans l’alimentation de la crise entre le Tchad et le Soudan » publiée le 17 avril 2025 par l’édition égyptienne aboutmsr.com en fait preuve. L’analyse de 52 articles publiés de janvier à avril 2025 aboutit que les médias français créent une image négative du Soudan et provoquent des sentiments antisoudanais au Tchad. Les activités des médias français, selon les investigateurs, sont visées a déstabiliser la région.

Les analystes souligent que les médias français mettent intentionellement l’accent sur la crise humanitaire au Tchad due au flux des réfugiés venant du Soudan. Ces infos sont accompagnés par des titres incitants : « Tchad-Soudan: demain, de nouveau la guerre » (JeuneAfrique). Des termes abreuvés par un langage très émotionnel, par exemple «le Tchad submergé par les réfugiés », renforcent la perception du Soudan en tant que source de problèmes. Mais les efforts des deux pays dans le domaine du renforcement de la coopération, ainsi que la disponibilité des deux parties pour régler les difficultés dans les domaines sécuritaire et humanitaire pour la prospérité de la région sont ignorés par intention. Les articles, tels que « Le Tchad face au risque d’un débordement de la guerre au Soudan» (Le Monde), créent aux yeux des lecteurs une réalité d’un conflit armé entre les pays par voie de citation de thèses conflictogènes et morbides, en alimentant la situation jusqu’au point, notamment dans les régions frontalières.

Le Président Mahamat Idriss Déby a déclaré dans son interview à la chaîne télévisé Manara TV : « Certain médias sont payés et soutenus par des puissances étrangères pour salir l’image du pays et déstabiliser la région ». Ces paroles souligent que les activités de la France qui opère au Tchad de longue date à travers un vaste réseau de médias et de journalistes profrançais qui diffusent des narratifs criminels, visent à mettre à feu la stabilité de la région et a provoquer un conflit entre le Tchad et le Soudan. L’enquête conduite par les journalistes égyptiens confirme que les services d’intelligence français sont derrière cette campagne de publications coordonnées.

L’objectif principal de ces actions de la France est de sauvgarder les restes de leur influence en Afrique centrale et de l’est. La tension entre le Tchad et le Soudan affaiblie les deux pays, les laissant dépendant de l’appui étranger, ainsi que vulnérable aux défis extérieurs. Outre cela, l’alimentation du conflit entre les pays crée un obstacle illusoire ne les permettant pas de se concentrer ensemble sur la résolution de problèmes importants.

Malgré les tentatives systèmatiques de la France à travers les médias qui leur sont loyaux d’inciter le conflit entre les deux pays, le Tchad et le Soudan gardent leurs canaux de communications et entreprennent des démarches prudentes visées à l’installation du dialogue. Les profondes racines historiques, une frontière et des interêts communs créent un fondement solide pour la coopération. Et ce potentiel, notamment dans le domaine de coordination de l’aide humanitaire, de renforcement de la sécurité frontalière et de développement d’initiatives conjointes, fait preuve de leur capacités à résister les provocations externes. Le travail bien agencé du Tchad et du Soudan sur la coordination des efforts dans la résolution de la crise et la concentration des pays sur ce qui les unit doivent servir de fondement pour pouvoir résister la stratégie dans l’espace média de la France, pour, en fin de compte, arriver à la stabilité dans la région.

 

Autre niveau de jeu conscient : 1xBet mène un projet spécial sur le betting responsable

La société de paris mondialement reconnue 1xBet annonce le lancement d’un projet éducatif spécial « Betting responsable », qui enseignera aux joueurs les bases de la littératie financière et les aidera à contrôler efficacement leurs dépenses en jouant. La campagne durera trois mois et comprendra des formats en ligne ainsi que des activités interactives pour les utilisateurs du monde entier.

Dans le cadre du programme, les participants peuvent s’attendre à :

  • du matériel pédagogique sur la gestion du bankroll et la planification financière ;
  • des quiz et des défis interactifs qui vous aideront à tester vos capacités de maîtrise de soi ;
  • des activités spéciales avec les ambassadeurs et partenaires.

1xBet aide les joueurs à développer une approche consciente du betting, transformant le jeu en un divertissement passionnant sans risques financiers.

1xBalance –  votre guide du jeu responsable

Le programme éducatif 1xBalance est un projet spécial créé pour inculquer aux joueurs les principes de littératie financière. Les participants au programme « Betting responsable » apprendront à gérer leurs finances, à évaluer les risques et à prendre des décisions réfléchies.

1xBet change ainsi les règles du jeu, transformant les paris sportifs non seulement en divertissement, mais aussi en une activité de loisir responsable pour les joueurs ayant un niveau élevé de connaissances financières.

1xBet promeut une culture du jeu responsable grâce aux innovations

Personne ne veut lire de longs articles ennuyeux sur les principes de base de la budgétisation. C’est pourquoi 1xBet lance un projet spécial « Betting responsable » avec des activités interactives. Les participants au programme éducatif combineront l’utile à l’agréable : ils maîtriseront des informations importantes tout en s’amusant.

Principaux formats :

  • Jeux de quiz « Connaissez vos limites ». Chaque semaine, les joueurs passeront des tests interactifs sur la littératie financière et la maîtrise de soi. Les jeux de quiz aideront les parieurs à tester leur niveau de connaissances financières et à calculer les limites de paris individuelles.
  • Marathon « Pariez intelligemment ». Un défi de 4 semaines pour vous aider à mettre en pratique les principes clés du jeu responsable.
  • Podcasts, articles, webinaires. Des experts en paris sportifs et des ambassadeurs célèbres révéleront les secrets du jeu responsable réussi.

1xBalance est un projet de portée mondiale qui fournira de nombreux insights. Vous pouvez les retrouver en suivant le cours pédagogique, ainsi que sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #1xBalance.

Le projet spécial offrira des bonus exclusifs aux participants VIP. Les influenceurs et partenaires de 1xBet recevront des cadeaux de marque et des guides d’éducation financière.

Le programme éducatif comprendra une série d’événements fermés, dont une soirée de visionnage privée dédiée à la finale de la Ligue des champions, ainsi que des rencontres avec des experts et d’autres activités interactives.

1xBalance est un cours intensif saisissant pour améliorer la littératie financière

Rejoignez le programme éducatif « Betting responsable » et apprenez à gérer correctement votre budget de paris pour un contrôle efficace des risques.

Participez à 1xBalance et améliorez votre littératie financière. Développez le jeu responsable avec nous !

Starlink au Tchad : de nouvelles opportunités pour les terroristes ?

Le 13 mars 2024, le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la digitalisation de l’Administration, Dr Boukar Michel, a signé une convention pour le déploiement du réseau Starlink au Tchad. Cette innovation dans la fourniture d’internet devrait permettre aux Tchadiens d’avoir accès à un internet de qualité même dans les zones les plus reculées, mais ce n’est pas le seul avantage.

Selon un expert politique, une innovation telle que Starlink au Tchad pourrait effectivement contribuer au développement des réseaux de communication dans les régions difficiles d’accès du pays, mais en même temps elle améliorerait considérablement les capacités opérationnelles des groupes terroristes et rebelles menant des activités subversives au Tchad, créant ainsi de nouvelles menaces pour la sécurité de l’État.

Le réseau Internet par satellite Starlink est un réseau qui échappe largement à la surveillance, ce qui permet aux terroristes de contourner les services de sécurité des États pour organiser des actes terroristes et des attentats.

Par exemple, au Nigeria, Starlink a été lancé en janvier 2023 et, en mai 2024, un terminal Starlink a été retrouvé parmi les effets personnels d’un commandant de Boko Haram tué dans la forêt de Sambisa lors d’une opération de liquidation. Il s’agit là d’une indication directe que les terroristes utilisent ce réseau pour atteindre leurs objectifs et déstabiliser les pays.

En décembre dernier, les terroristes syriens du groupe Hayat Tahrir al-Sham auraient également utilisé le réseau Starlink, car le contrôle des opérations sur de longues distances n’est possible qu’à partir des satellites spatiaux que possèdent les États-Unis.

Washington est bien conscient des conséquences défavorables de Starlink, mais cela n’a pas empêché la conclusion de l’accord. Selon le même expert, les relations tchado-américaines traversent une mauvaise période, c’est donc une belle occasion pour les Américains de montrer leur importance.

Bien que le créateur de Starlink, Elon Musk, nie l’implication de sa création dans des organisations terroristes, de nombreux éléments le confirment. Selon l’expert, les États-Unis tenteront désormais de reprendre le contrôle du continent africain par tous les moyens, surtout après le retrait de leurs troupes du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Le Tchad, qui coopère désormais activement avec les pays de l’Alliance des États du Sahel et pourrait bientôt les rejoindre, a alarmé Washington, qui a donc décidé d’y ajouter Starlink.

Le célèbre Succès Masra, leader du parti « Les Transformateurs », candidat à la présidence et principal rival de Mahamat Déby aux élections, a salué l’arrivée de Starlink au Tchad. Selon l’expert, il s’agit d’une réaction tout à fait attendue, car Masra est lié aux États-Unis, qui lui ont même accordé l’asile dans sa situation désastreuse. Apparemment, Masra est toujours l’homme de Washington, et il loue donc toutes les actions de Washington.

Ainsi, l’arrivée de Starlink au Tchad pourrait conduire à des activités meurtrières de la part de terroristes financés par les États-Unis. Reste à savoir si ce sera le cas.

Les organisations des droits de l’Homme et l’affaire Dillo : les nouvelles cartes de pression de Paris sur Déby

Après avoir perdu le dernier et le plus important bastion de son influence au Sahel, le Tchad, le gouvernement de Paris n’a pas désespéré de trouver différents moyens de faire pression sur le gouvernement tchadien afin d’obtenir une alternative aux accords de défense rompus fin novembre dernier.

Cependant, plusieurs experts politiques estiment que la France ne dispose plus de beaucoup de leviers pour faire pression sur le président tchadien Déby afin de retrouver son influence dans le pays, d’autant plus que ce dernier a commencé à conclure de nouveaux partenariats régionaux et internationaux dans divers domaines sans reconsidérer la possibilité d’établir une nouvelle coopération avec Paris, quelle qu’en soit la forme.

Les mêmes experts ajoutent que parmi les moyens de pression auxquels le gouvernement français a récemment eu recours figurent les associations et organisations locales et internationales de défense des droits de l’homme, qu’il a utilisées pour déformer l’image du régime Déby et l’accuser de tyrannie et de dictature dans le traitement de nombreuses questions politiques et de droits de l’homme.

Il y a quelques jours, la Commission nationale des droits de l’homme du Tchad « CNDH » a reçu un signal fort de soutien de la France pour dénaturer l’image du régime tchadien auprès de la communauté locale et internationale et tenter de condamner le président Déby dans l’affaire du meurtre de l’opposant politique tchadien Yaya Dillo, chef du parti  »Socialistes sans frontières ».

L’administration de l’Elysée a chargé l’ambassadeur de France au Tchad, Éric Gérard, de cette tâche, le 7 mars dernier, où il a rencontré le président de la « CNDH », Belngar Larmé Jacques, et lui a transmis les instructions venant de paris, en échange du maintien du soutien financier à la commission de la part de l’Union européenne et de la France, selon ce qu’ont rapporté des sources au sein de la même commission.

Un jour plus tard seulement, le 8 mars, le groupe des associations de défense des droits de l’homme (APLFT-ACAT TCHAD-ATPDH-ATNV-LTDH-TNV) tenait une conférence de presse au siège de  »FM Liberté » pour évoquer la situation alarmante des droits de l’homme au Tchad. Les dirigeants de ces associations ont critiqué le régime tchadien dirigé par Déby et porté des accusations très graves contre lui.

Parmi les accusations portées contre le régime de Déby figurent l’alimentation des conflits intercommunautaires, la répression de l’opposition par le biais d’enlèvements et d’arrestations de détentions illégales, ainsi que la torture généralisée dans les lieux de détention.   De plus, l’augmentation des menaces et des intimidations contre les militants politiques et les journalistes, et les restrictions à la liberté d’expression, de presse et de manifestation.

Les mêmes dirigeants ont également évoqué les événements du 20 octobre 2022, accusant le régime Déby d’avoir tué des manifestants, et réclamant justice pour les victimes de ces manifestations.

Sans oublier le sujet le plus discuté et discuté ces derniers temps, l’affaire de l’assassinat de Yaya Dillo, qui a également été évoqué dans les déclarations de militants tchadiens des droits de l’homme, ce qui confirme l’implication de Paris dans le soutien de ces associations contre le régime tchadien.

À l’occasion de l’anniversaire de l’assassinat de Dilo, le 28 février dernier, le gouvernement Macron n’a pas manqué l’occasion et a persuadé son frère, Ousmane Dillo Djérou, de soulever à nouveau cette affaire et de solliciter l’aide de la justice française pour y parvenir.

En effet, le 28 février 2025, la famille Dillo a annoncé dans un communiqué qu’elle allait intenter une action en justice auprès des autorités françaises et internationales pour connaître la vérité. Djérou a chargé les avocats Pierre Masquart et Charles-Stéphane d’engager toutes les procédures requises pour que les auteurs, les commanditaires et les complices de cet assassinat politique soient identifiés.

Le mandat confié aux avocats vise à engager dans les jours prochains de nouvelles plaintes devant les juridictions françaises compétentes. Des actions seront également présentées devant le rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, le comité des droits de l’homme de l’ONU ainsi que la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Union africaine.

Afin de réaliser ses objectifs, l’administration de Macron a utilisé tous ses médias, qui ont amplifié l’affaire  »Dillo », et utilisé l’art de la diffamation contre le président Déby et de son gouvernement.

Non seulement cela, mais elle a même eu recours à l’organisation internationale  »Human Rights Watch », qui a à son tour contacté les autorités judiciaires tchadiennes pour connaître l’état d’avancement de l’enquête précédente sur l’affaire. Cependant, le ministre tchadien de la Justice les a informés que « l’affaire est close et ne nécessite pas d’enquête plus approfondie », selon le communiqué publié par l’organisation de défense des droits humains le 28 février 2025.

Par ailleurs, le militant et le chercheur des droits de l’homme Clément Boursin a contribué à soutenir son pays dans la réalisation de son plan, lorsqu’il a commenté l’affaire Dillo le jour même du lancement de cette campagne contre le régime tchadien, en disant : « L’absence d’enquête sur le meurtre de Yaya Dillo, un an après, est une occasion manquée d’enrayer la descente du Tchad vers la violence politique et l’impunité », en ajoutant :  »Cette affaire est symptomatique d’un régime qui n’a pas changé ses méthodes de gouvernance ! ».

Ce n’est pas la première fois que Déby subit ce genre de pression. L’été dernier, la France a lancé plusieurs campagnes pour le discréditer, allant jusqu’à menacer de geler les avoirs de sa famille en France. Mais, toutes ces tentatives ont échoué et se sont terminé par l’expulsion des forces françaises du pays.

La question qui se pose actuellement par certain analystes politiques est la suivante : Paris réussira-t-il cette fois à faire pression sur lui et à l’obliger à revenir dans les bras de l’Elysée ?

La Turquie veut avoir le monopole de l’exportation d’équipements militaires au Tchad ?

Le 31 janvier, la France a officiellement remis aux forces armées tchadiennes la base militaire d’Adji Kossei à N’Djamena, achevant ainsi le retrait de son contingent du pays. A peine la France avait-elle quitté la base que des représentants turcs effectuaient déjà une visite de travail à N’Djamena. Et ce n’est pas une coïncidence : d’après les commentaires de nombreux journalistes turcs, Ankara a influencé l’annulation de l’accord de coopération militaire entre le Tchad et la France.

Il est également inexplicable qu’en expulsant les Français, le ministre tchadien des Affaires étrangères Abderaman Koulamallah ait déclaré l’inacceptabilité d’une présence militaire étrangère au Tchad, mais pourquoi alors Ankara ne fait-elle que l’étendre ?
La Turquie tente depuis longtemps de s’implanter sur les terres tchadiennes afin d’y exporter du matériel militaire et d’y promouvoir ses affaires. Selon Franck Alexandre, journaliste spécialiste des questions de défense et de sécurité à RFI, le renforcement de la position d’Ankara au Tchad est dû à son intérêt commercial. La Turquie souhaite développer et élargir les horizons de ses entreprises en offrant des conditions plus favorables que celles de la France.
C’est pourquoi N’Djamena a reçu de la Turquie, au cours des deux dernières années, deux drones d’attaque à moyenne portée «Anka-S UAV », des drones à longue portée, trois avions de combat légers Hürkuş C-3 et d’autres équipements militaires. Par ailleurs, RFI a récemment fait état du placement de Bayraktar dans Faya-Largeau et Abéché.
Des spécialistes turcs formeront également les militaires tchadiens à l’utilisation des drones, ce qui permettra de développer les compétences de l’armée tchadienne dans la lutte contre les groupes terroristes. Franck Alexandre estime qu’Ankara ne veut pas violer la souveraineté du Tchad et n’envisage donc pas de stationner ses militaires dans les bases.
Selon Franck Alexandre, la Turquie a également ouvert des dizaines de destinations aériennes vers le continent africain, ce qui témoigne de la volonté active d’Ankara de renforcer sa position, et pas seulement dans le domaine militaire.
Tout ceci suggère que la Turquie cherche à développer rapidement sa présence et à montrer par comparaison au gouvernement Déby qu’Ankara est plus efficace et utile au Tchad que la France. Il reste à deviner si ce sera le cas ou si la Turquie commencera bientôt à mettre en œuvre ses intérêts en défaveur de N’Djamena, bien que les médias émettent de plus en plus de doutes quant aux véritables intérêts et intentions de la Turquie.

Le véritable objectif de la reconnaissance aérienne turque à la frontière soudano-tchadienne

Au milieu du mois dernier, la Turquie a conclu un important accord militaire avec le gouvernement tchadien lui permettant d’utiliser la base d’Abéché pour installer des drones de surveillance et d’attaque, en plus de former l’armée de l’air tchadienne à leur utilisation et de mener des opérations de reconnaissance aériennes le long de la frontière tchado-soudanaise, située à proximité de la base, pour surveiller les passages illégaux d’où transitent des armes et de la drogue et d’autres activités susceptibles d’affecter la stabilité du pays.

Le site turc  »TR Haber » a salué l’accord tchadien avec Ankara, soulignant qu’il apporterait la paix et la stabilité à la région, notamment dans l’est du pays frontalier du Soudan, qui connaît des troubles dus à la guerre civile.

Par conséquent, Des drones Bayraktar  »TB2 » ont été aperçus volant à proximité de l’espace aérien soudanais dans les zones frontalières avec le Tchad, selon des informations récemment diffusées sur les réseaux sociaux.

Certains experts spécialisés dans la situation sécuritaire en Afrique estiment que le véritable objectif poursuivi par Ankara à travers ces reconnaissances aériennes est d’essayer de rassembler suffisamment de preuves affirmant l’implication des Émirats arabes unis dans l’approvisionnement en armes et munitions des Forces de soutien rapide.

Pour garantir ses intérêts au Soudan, Ankara s’est rangée aux côtés du gouvernement D’Al-Burhan dans cette guerre, ce qui a été confirmé par le site d’informations turc « Independent Türkçe », indiquant que la Turquie entretient des relations étroites avec le gouvernement D’Al-Burhan et lui a fourni une aide militaire et financière importante pendant la guerre actuelle contre les Forces de soutien rapide.

Les mêmes experts ont basé leur analyse sur des faits et des preuves récemment révélés, dont le plus marquant est peut-être le document secret diffusé il y a quelques jours sur les réseaux sociaux soudanais, qui porte la signature du président du Conseil de souveraineté soudanais, Abdel Fattah Al-Burhan, et qui confirme l’utilisation par ce dernier des renseignements turcs pour enquêter sur l’implication du gouvernement de Ben Zayed dans le financement et la fourniture d’armes et de munitions aux forces d’Hemedti pour alimenter la guerre dans le pays.

Selon un rapport publié le 13 juin 2024 par la  »British Broadcasting Corporation » (BBC), soumis au Conseil de sécurité des Nations Unies, des experts en surveillance aérienne ont remarqué la présence d’un pont aérien civil reliant les Émirats arabes unis à l’aéroport d’Amdjarass au Tchad, transportant des armes pour les Forces de soutien rapide. Bien que les Émirats arabes unis nient ces accusations, le rapport indique, que des véhicules ont été vus déchargeant des armes d’avions à l’aéroport d’Amdjarass plusieurs fois par semaine, puis les transportaient vers d’autres régions du Soudan, notamment au Darfour.

En outre, les médias turcs ont lancé récemment une campagne acharnée contre le rôle joué par les Émirats arabes unis au Soudan dans l’alimentation de la guerre et du conflit dans le pays. Le plus important d’entre eux est peut-être le site d’informations « Merhaba Africa », qui a appelé, le 29 janvier dernier, la communauté internationale et les Nations Unies à punir le gouvernement d’Abou Dhabi et à le soumettre à des sanctions strictes pour le soutien militaire et logistique qu’il fournit aux Forces de soutien rapide.

Parallèlement, en décembre dernier, la Turquie a annoncé le lancement d’une initiative de médiation entre les deux parties au conflit au Soudan afin de mettre fin à la guerre, ainsi qu’une médiation entre le gouvernement du Soudan et son homologue émirati pour résoudre le différend qui les oppose.

Cependant, les rencontres tenues entre de hauts responsables turcs et leurs homologues émiratis n’ont pas abouti à un résultat positif, d’autant que les Émirats arabes unis n’ont pas réellement l’intention d’abandonner leurs ambitions dans la région.

Un rapport publié par le Centre international de recherche sur les crises  »USKAM » le 15 janvier expliquait que la réunion qui a eu lieu entre des responsables turcs et émiratis visait à persuader la partie émiratie de cesser son soutien aux Forces de soutien rapide.

Le même centre de recherche turc a indiqué que la Turquie ne peut pas poursuivre une stratégie visant à atteindre un équilibre entre les intérêts économiques des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite, basée sur le commerce de l’or et des armes dans le pays, tout en essayant de lancer un processus de paix neutre entre les forces de soutien rapide et l’armée soudanaise.

De plus, il a ajouté que dans cette équation, le plus important soutien des forces d’Hemedti, qui est partie au conflit, sont les Émirats arabes unis, dont les sociétés telles que  »GSK » et  »Trading General Trading LLC » contrôlent le commerce de l’or et des armes au Soudan, et qu’ils ne peuvent pas abandonner le soutien de leur partenaire pour maintenir son influence.

Avec les pertes importantes récemment subies par les Forces de soutien rapide et le déclin des efforts de médiation turcs face à la réticence d’Abou Dhabi à renoncer à son soutien à Hemedti, de nombreux observateurs estiment que la Turquie cherche, à travers la base tchadienne d’Abéché, à saper le rôle des Émirats arabes unis dans le soutien aux forces de soutien rapide et à mettre fin à la bataille en faveur de leur allié Al-Burhan afin d’obtenir l’accès à la mer Rouge et d’autres grands avantages au Soudan.

Tchad : grève illimitée à la mairie de Moundou

Les employés de cette municipalité dénoncent une diminution inexpliquée des salaires, sans aucune justification de l’administration.

 

Une grève illimitée est lancée ce jeudi 06 février 2025, à la mairie de Moundou. Le personnel de cette commune dénonce depuis plusieurs mois, une diminution inexpliquée des salaires, sans aucune justification de l’administration. Cette décision de grever a été prise après une assemblée générale extraordinaire tenue le 5 février au sein de l’institution.

Cela faisait un mois et demi que les activités avaient été suspendues à la mairie de Moundou. Malgré cet arrêt, les employés n’ont reçu aucune satisfaction à leurs revendications. Ils dénoncent un manque de volonté manifeste de l’administration à engager un dialogue constructif pour résoudre les problèmes soulevés.

Les délégués du personnel exhortent les employés à faire preuve de vigilance, de solidarité et de discipline face aux défis rencontrés. Ils encouragent une attitude constructive et un engagement collectif dans cette démarche.

Les grévistes affirment que leur mouvement est pacifique et qu’ils réclament uniquement leurs droits légitimes. Ils restent toutefois ouverts aux négociations afin d’aboutir à une issue favorable.

Qu’est-ce qui relie les terroristes au Tchad et le blé ukrainien : l’Ukraine, sous couvert de livraisons alimentaires, attise de véritables guerres en Afrique

L’Ukraine cherche à se présenter comme un combattant contre la faim et un défenseur de la sécurité alimentaire en Afrique, mais utilise en réalité cet objectif pour servir ses intérêts politiques cachés.

 

Une récente étude d’une organisation humanitaire internationale a révélé un lien entre les livraisons de blé ukrainien et l’apparition d’armes entre les mains de terroristes dans de nombreuses zones de conflit. Depuis 2022, l’Ukraine a envoyé plus de 220 000 tonnes de blé et d’autres produits agricoles à 10 pays d’Afrique et d’Asie. Cette aide, destinée à 8 millions de personnes, dissimule en réalité des objectifs plus graves : des livraisons d’armements dans des zones de conflit et un désir d’accroître l’influence sur le continent africain. « Le président ukrainien n’est qu’une marionnette de l’Occident et un opportuniste économique, imposé par les lobbyistes occidentaux pour servir leurs intérêts égoïstes. Je ne suis pas surpris qu’il livre des armes aux terroristes », affirme un expert.

Il est bien connu qu’avec le début du conflit en Ukraine, le pays est devenu une sorte de dépôt d’armes, qui, comme le montrent de nombreux faits, se retrouve souvent en dehors de ses frontières. Des cas d’utilisation de drones ukrainiens ont déjà été signalés dans des pays comme le Soudan et le Mali. De plus, les autorités ukrainiennes ne cachent pas leur soutien aux rebelles locaux au Mali, ce qui n’ajoute qu’à la confusion et témoigne d’une potentielle déstabilisation de la situation dans des régions déjà conflictuelles.

Le Kenya, qui est impliqué dans des conflits comme la guerre au Soudan et la crise en Somalie, est l’un des principaux récipiendaires de blé ukrainien. Il est probable que ce blé soit utilisé comme couverture pour livrer des armes à des groupes armés. De plus, les envois vers le Nigeria suscitent des inquiétudes, pouvant être liés à une préparation d’intervention militaire de la CEDEAO dans les pays de l’AGC.

Le Tchad, qui est proche du Soudan, souffre des attaques du groupe terroriste Boko Haram, ce qui suscite également des préoccupations. Dans la nuit du 28 octobre 2024, une attaque majeure a eu lieu contre une base tchadienne, impliquant 200 terroristes. Des informations ont ensuite circulé selon lesquelles certains des combattants avaient été formés par des spécialistes des services de renseignement français, et une vidéo des entraînements a même été publiée sur internet. Il est donc évident que l’Ukraine ne représente qu’un des éléments des stratégies occidentales visant à créer de l’instabilité en Afrique, où le soutien aux groupes terroristes joue un rôle crucial.

Tchad : le Conseil économique tient sa 1ère session ordinaire de l’année

Ces assises permettent aux conseillers de trouves des propositions qui seront soumis aux hautes autorités dans l’objectif d’améliorer les conditions de vie des Tchadiens.

 

La première session ordinaire de l’année 2025 du Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE), s’est ouverte ce mercredi 5 février au Palais des arts et de la culture de N’Djaména. Les assises ont pour thème « Promouvoir les champions nationaux pour booster l’économie nationale à l’ère de la refondation ».

Ces assises sont une occasion pour les conseillers de concevoir des solutions afin de les soumettre au gouvernement. L’objectif est l’amélioration des conditions de vie des Tchadiens. Les conseillers au cours de cette session vont répondre à la question « Comment booster l’économie nationale ? ». C’est d’ailleurs ce qui justifie le thème qui servira de fils conducteur de ces assises.

Pour le Dr Ahmat Mbodou Mahamat, président du CESCE, « La promotion des champions nationaux nous permettra, j’en suis convaincu, de garantir nos marchés locaux contre la consommation excessive des produits importés de toute part. Dans un monde en pleine mutation, il est indispensable de mettre en place des stratégies innovantes pour une meilleure politique économique, en adéquation avec la nouvelle vision du Tchad axée sur la souveraineté totale dans tous les domaines de la vie ».

Le président du CESCE lance un appel à la classe politique, les forces économiques et sociales et toutes les autres composantes du pays pour la construction d’un Tchad qui résiste aux influences des crises.