Ouverture à Abidjan du 21e Forum pharmaceutique international

Le ministre ivoirien de la Santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle, Pierre Dimba, a procédé jeudi à l’ouverture officielle du 21e Forum pharmaceutique international, qui se tient à Abidjan du 13 au 16 octobre 2021.

Cette grande messe des acteurs du secteur pharmaceutique constitue aujourd’hui le plus grand événement de la profession pharmaceutique. L’édition 2021 a pour thème « Santé des populations, quels enjeux pour le pharmacien ? ».

M. Pierre Dimba s’est félicité de cette rencontre qui permet un partage d’expériences et de bonnes pratiques, car « l’Afrique a besoin de ses pharmaciens pour produire des médicaments de qualité en quantité ».

Le ministre de la Santé a fait savoir que, la Côte d’Ivoire, résolument engagée sur la voie de son émergence, a mis au cœur des préoccupations étatiques la santé face aux pathologies nouvelles et surtout au péril de la contrefaçon des produits pharmaceutiques.

Il a appelé le monde pharmaceutique à valoriser la médecine traditionnelle. Pour lui, la promotion de l’industrie pharmaceutique sur le continent est une solution pour produire des médicaments de qualité. 

Le continent africain, selon Michel Sidibé, envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour l’Agence africaine de création de médicaments, produit 3% des médicaments qu’il consomme. Le gap est important pour satisfaire sa demande.

Aujourd’hui, fera-t-il, observer l’Afrique qui compte 1,3 milliard d’habitants n’a vacciné que 3% de sa population et 1,2 milliard ne sont pas encore vaccinés. Et ce, du fait qu’elle « produit moins de 1% des vaccins dans le monde ».

Il faut faire en sorte que les gens puissent être vaccinés, a plaidé M. Michel Sidibé, qui a relevé que sur 7,5 milliards de doses dans le monde, l’Afrique n’a reçu que 2%, ce qui reste encore faible pour protéger davantage de populations. 

M. Michel Sidibé a ensuite exhorté les acteurs du secteur pharmaceutique sur le continent à promouvoir la recherche dans le domaine médical, mentionnant qu’en 2020, le marché du médicament était estimé à 1412 milliards US et l’Afrique ne représentait que 1,2 milliard. 

Le secrétaire permanent du Forum, Christophe Ampoam, a suggéré l’institution d’un poste de président et la transformation du secrétariat permanent en secrétariat exécutif avec éventuellement un accord de siège en vue de la mise en oeuvre des résolutions.  

La Côte d’Ivoire accueille cette 21e édition après la 10e session tenue en 2009. Elle a regroupé à la fois les Ordres des Pharmaciens à travers l’IOPA (l’Inter Ordre des Pharmaciens d’Afrique), les syndicats des pharmaciens à travers l’ISPHARMA (L’Inter Syndicale des Pharmaciens d’Afrique). 

Cette session a vu aussi la participation des centrales d’achats des médicaments, des autorités nationales de régulation pharmaceutique (l’AARNP) et l’Association des Doyens des Facultés de Pharmacie d’Afrique. Elle est organisée chaque année dans l’un des 25 pays membres de l’IOPA. 

Côte d’Ivoire: 19 gestionnaires du patrimoine mis en mission

Le directeur général du patrimoine de l’Etat de Côte d’Ivoire, Ali Sissoko, a mis jeudi en « mission » 19 gestionnaires du patrimoine issus de divers départements ministériels, au terme d’une formation de trois jours sur la comptabilité des matières.

« Nos gestionnaires doivent se mettre à la tâche dès maintenant, commencer l’inventaire des biens, leurs enregistrement selon les procédures indiquées », a déclaré le directeur général du patrimoine de l’Etat, M. Ali Sissoko, à la presse. 

Il les a exhorté, déjà, à « élaborer pour l’année en cours leur rapport qui vont être transmis à la Chambre des comptes », tout en faisant observer que la question de la gestion du patrimoine de l’Etat apparaît immense.  

« Les gestionnaires du patrimoine sont redevables devant la Chambre des comptes. Donc, tout ce qu’ils feront les engage tant au niveau administratif qu’au niveau juridictionnel », a-t-il dit, ajoutant avoir « grand espoir qu’ils commencent déjà la mise en oeuvre malgré l’immensité de la tâche ».   

« C’est un nouvel outil, c’est une nouvelle activité, et ce qui a été appris durant ces trois jours, il faut le mettre à profit pour déjà commencer chacun dans son ministère, la mise en oeuvre », a-t-il conseillé. 

L’objectif de cette formation, qui est à sa troisième session, est « vraiment de bien former nos gestionnaires du patrimoine qui sont dans divers ministères », a-t-il noté, annonçant encore des formations, mais déjà ces auditeurs doivent s’approprier la réglementation et les méthodes.

Estelle Zadi, gestionnaire du patrimoine du ministère de la Culture, de l’industrie des arts et du spectacle, une participante, s’est dite « très heureuse » d’avoir pris part à cette session, qui a trait à la comptabilité des matières, un concept nouveau.

« C’est de nouveaux procédés, de nouveaux outils de suivi, donc, je crois que nous sortons de là avec un bagage suffisant pour exercer au mieux dans les fonctions qui nous ont été confiées », a-t-t-elle poursuivi.  

La direction du patrimoine de l’État a initié ce séminaire de formation de gestionnaires de patrimoine avec la collaboration de l’Institut des finances, du 12 au 14 octobre 2021, à Bingerville, à l’Est d’Abidjan. 

« Il s’agit de donner les rudiments et les instruments, ainsi que les méthodes pour que nos gestionnaires dans les différents départements ministériels puissent recueillir les biens de l’Etat », avait précisé M. Sissoko. 

L’objectif de cette formation était également de permettre aux gestionnaires de patrimoine des institutions, ministères et autres Etablissements publics nationaux de s’approprier les outils de gestion de la comptabilité des matières et de gérer les biens de l’État mis à leur disposition. 

L’Institut des Finances, une structure de renforcement des capacités des agents des administrations économiques et financières et il a pour cœur de métier « les finances publiques ». Depuis le démarrage de ses activités en 2013, il a accueilli plus de 15 000 agents.

Une quatrième session de formation est prévue dans les semaines à venir. Cela devrait permettre d’outiller les gestionnaires du patrimoine de l’Etat afin de tracer tous les biens dans leur champ de compétence.  

Foot : décès de Joseph Koto, ancien sélectionneur du Sénégal

L’actuel sélectionneur de l’équipe nationale olympique est décédé aujourd’hui d’un malaise à 61 ans.Le football Sénégalais perd un un entraîneur chevronné qui a consacré une grande partie de sa vie à servir son pays. Adjoint à ses débuts, Joseph Koto va s’illustrer en tant qu’entraîneur des sélections locales. 

Avec l’équipe nationale des moins de 20 ans, il atteint à deux reprises la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de la catégorie (2015, 2017) et amène la sélection jusqu’en demi-finale du Mondial U20 en Nouvelle Zélande en 2015.

Celui que les sénégalais appellent affectueusement « Bout de chou » en référence à sa taille (1 mètre 68, 70 kilos) s’est aussi distingué en étant jusqu’à présent, le seul entraîneur à qualifier l’équipe nationale locale en phase finale de Championnat d’Afrique des nations (CHAN) en 2009 et en 2011.

Son bref passage à la tête de l’équipe nationale du Sénégal en juillet 2012 et octobre de la même année a été marqué par l’élimination des Lions de la Can 2013 par la Côte d’Ivoire, dans une manche retour émaillée d’incidents à Dakar.

En juillet dernier, l’ancien de la Jeanne d’Arc dirigeait pour la dernière fois les Lions olympiques à la Cosafa Cup s’inclinant aux tirs au but devant l’Afrique du Sud en finale.

Le technicien, qui animait un séminaire avec des entraîneurs locaux la semaine passée, perd son dernier match ce 14 octobre 2021, date anniversaire du décès de Bruno Metsu, ancien sélectionneur national de la génération de 2002 quart de finaliste au Mondial, emporté par un cancer le 14 octobre 2013.

Covid-19 en Afrique du Sud : l’état d’urgence prolongé

L’Afrique du Sud a prolongé jusqu’au 15 novembre 2021 l’état d’urgence sanitaire.Selon la ministre de la Gouvernance coopérative et des affaires traditionnelles, Nkosazana Dlamini-Zuma, le gouvernement a approuvé la décision de prolonger l’état d’urgence d’un mois après avoir consulté les parties prenantes concernées, y compris les experts médicaux.

« La prolongation tient compte de la nécessité de continuer à observer toutes les interventions non pharmaceutiques contre le Covid-19, et d’augmenter les vaccinations dans le cadre des mesures d’urgence prises pour atténuer son impact », a déclaré Mme Dlamini-Zuma.

Elle a ajouté que le gouvernement restait déterminé à sauver des vies et à faire en sorte que davantage de personnes soient vaccinées, car c’est le seul moyen de reprendre l’activité économique en toute sécurité et de revenir à une vie normale.

Le président Cyril Ramaphosa a récemment déclaré qu’il aimerait « pouvoir dire que l’état d’urgence est terminé, mais nous sommes guidés par la science. Et la science de la pandémie et le comité consultatif nous déconseillent une réouverture totale ».

Démarrage des ateliers régionaux d’élaboration de la Politique de gestion des frontières ivoiriennes

Des ateliers régionaux d’élaboration de la Politique nationale de gestion intégrée des frontières de la Côte d’Ivoire (PNGIF-CI) ont démarré, jeudi, en vue de doter dans quelques mois le pays d’un cadre référentiel en matière de gouvernance des frontières.

Ces ateliers régionaux prévus du 13 au 27 octobre 2021 se tiennent  à Abidjan (Sud), Abengourou (Est), Korhogo (Nord) et Man (Ouest).  A l’ouverture officielle à Korhogo (633 km au nord d’Abidjan), le Secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire, Diakalidia Konaté a rappelé aux participants les enjeux et défis aux frontières ivoiriennes.

Selon M. Konaté, il y a d’abord, la question de la gouvernance aux frontières où dans la plupart des cas, les acteurs étatiques y travaillent de façon cloisonnée, avec une absence de partage d’informations et, adoptent parfois des positions concurrentes, voire rivales, alors qu’ils doivent interagir pour un meilleur fonctionnement des services de l’État et une meilleure orientation et coordination des actions des collectivités locales et territoriales, au bénéfice d’un mieux-être des populations.

C’est un véritable disfonctionnement que la Politique en cours d’élaboration doit corriger, a-t-il estimé, soulignant qu’il y a ensuite, la question de la coopération transfrontalière.

A ce propos, Diakalidia Konaté a indiqué que la nouvelle vision de l’Union africaine (UA) à travers son Programme frontières, sort la coopération transfrontalière de son cadre habituel pour l’élargir à tous les domaines. Ainsi, tous les services étatiques et toutes les activités sociales, économiques et culturelles aux frontières dorénavant font partie intégrante de la coopération transfrontalière.

Dans ce cadre, outre l’action initiale de développement des collectivités locales et territoriales, l’on peut citer la sécurité, la gestion des ressources naturelles, la mobilité des hommes et des biens à travers la migration, le transport et le commerce, la question de la santé avec la gestion des maladies, des épidémies, et épizooties animales, etc.

« C’est la bonne maîtrise de toutes ces questions qui va nous permettre à terme, de faire de nos frontières de véritables passerelles pour aboutir à l’intégration de nos pays et de la sous-région », a poursuivi le Secrétaire exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire. 

Enfin, il y a les problématiques en lien avec la cohésion sociale et le maintien de la paix dans les zones frontalières des  pays. En effet, dans ces espaces, a dit M. Konaté, « ce sont les mêmes populations que nous avons de part et d’autre de nos lignes frontières ».

C’est pourquoi, a encore expliqué M. Konaté, « malgré la délimitation de nos frontières, qui est une première garantie de paix, il est important de consolider et de renforcer les dynamiques sociétales, sociales et culturelles locales, pour maintenir la cohésion sociale et la paix ». 

La Politique nationale de gestion intégrée des frontières terrestres, aériennes et maritimes de la Côte d’Ivoire vise à transformer les zones frontalières en des espaces où les acteurs étatiques et non étatiques interagissent de façon harmonieuse, au plan national d’une part, et avec leurs homologues des pays limitrophes d’autre part, où la gestion des ressources naturelles partagées est bénéfique et durable pour le bien des populations.

Tout cela, en vue de faire de la coopération transfrontalière, un levier essentiel de sécurité, de cohésion sociale et de paix, de gestion durable des ressources naturelles et de développement socio-économique véritable des espaces frontaliers et transfrontaliers. 

 « Je voudrais vous encourager à donner le meilleur de vous-mêmes en mettant en avant, notre engagement citoyen et notre volonté commune de voir notre pays entrer dans le concert des nations où il fait bon vivre », a lancé M. Konaté aux participants.

En clair, selon lui, « il n’y a pas de sujet tabou ». « Vous êtes à cet atelier pour nous dire vos préoccupations, nous faire des suggestions et dire réellement ce que vous attendez de l’État, chacun à son niveau de responsabilité, pour un meilleur développement de nos zones frontalières », a conclu Diakalidia Konaté.  L’atelier de Korhogo dont l’ouverture a été présidée par André Ekponon, préfet de la région du Poro, est  prévu du 14 au 16 octobre 2021.

Les autorités préfectorales, administratives ainsi que les élus locaux des zones frontalières, les forces défenses et de sécurité, les services techniques (santé, éducation, agriculture, élevage, énergie…), les leaders communautaires des zones frontalières, le secteur privé à travers la Chambre du commerce et des organisations de la société civile prennent part à cet atelier dont les travaux se déroulent dans trois commissions avant des séances plénières.

La Politique nationale de gestion intégrée des frontières de la Côte d’Ivoire, vise à doter le pays d’un «outil de cadrage et de pilotage en matière de gouvernance des frontières, en vue de permettre à la Côte d’Ivoire d’aborder un nouveau virage dans l’approche et la gestion de ses frontières terrestres, aériennes et maritimes ».

Gao : l’État islamique ampute un homme accusé de vol

Les groupes jihadistes applique la charia, la loi islamique au nord Mali.Un homme accusé de vol de bétail au début du mois d’octobre, s’est vu couper la main droite en public par le Groupe État islamique (EIGS) affilié depuis 2016 à l’ État islamique qui l’ont ensuite laissé repartir.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, la victime de l’amputation a été arrêtée. Il a été interpellé par la police locale pour « vol de bétail » et détenu dans une prison de Gao, où il bénéficie d’un suivi médical.

« De tels châtiments corporels exécutés par des groupes armés en dehors de tout cadre légal sont de graves atteintes aux droits de l’homme, y compris le droit de tout être humain à un procès juste et équitable devant un tribunal régulièrement constitué », a déclaré le Chef de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), El-Ghassim Wane, qui a fermement condamné « ces actes ignobles ».

Au mois de mai dernier, trois présumés coupeurs de route avaient subi des amputations croisées de la main droite et du pied gauche du Groupe État Islamique au Grand Sahara dans le village de Tin-Hama, dans le cercle d’Ansongo.

La MINUSMA dans un communiqué publié en mai dernier, dénonçait « ces abus » punis par le droit malien.La Mission onusienne, qui œuvre à renforcer la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes auprès des autorités maliennes, a rappelé que « les atteintes à l’intégrité physique ainsi que les traitements cruels, inhumains et dégradants ne constituent en aucun cas une solution acceptable au regard du droit international et ne sont pas des actes constructifs pour la justice et la paix ».  

Maroc: Le CMC table sur une croissance de 7,1% en 2021 avant un retour au « calme » en 2022

Le Centre Marocain de Conjoncture (CMC) vient de publier son rapport annuel consacré à la relance économique.Dans ce document, le CMC affiche un optimisme sans précédent, tablant sur un taux de croissance de 7,1% au titre de l’année 2021.

« L’amélioration des conditions sanitaires, la cadence soutenue de la campagne de vaccination, l’engouement des opérateurs pour la reprise de l’activité, l’excellente campagne agricole et la forte croissance qui se profile pour l’économie mondiale sont autant de facteurs qui présagent un relèvement appréciable de l’économie nationale en 2021 », indique le Centre dans un communiqué.

Le CMC affirme qu’un début de redressement semble se dessiner depuis le début de l’année, ce qui permettrait, à terme, de retrouver les performances d’avant la crise. Toutefois, cette reprise doit « être accompagnée par la mobilisation du système financier pour permettre au système productif de consolider sa marche vers l’émergence économique, condition sine qua none à toute amélioration du niveau de vie de la population », ajoute le Centre.

Pour autant, ce souci de relancer la machine productive ne doit pas négliger les risques macroéconomiques susceptibles de surgir en 2021 et en 2022, met en garde le Centre, précisant que l’année 2022 sera marquée par un retour au calme de la croissance qui devrait se situer aux alentours de 4,1% au regard d’un scepticisme qui persistera dans l’esprit des opérateurs économiques.

En effet, le CMC ne manque pas de relever les incertitudes quant aux performances attendues l’année prochaine. « Les grosses vagues de craintes et d’incertitudes engendrées par le Coronavirus devraient, en effet, s’aplanir avec l’avancée des mesures prophylactiques, mais le climat de confiance ne se serait pas entièrement rétabli. Le doute et la peur d’un retour de manivelle devraient persister dans les esprits des opérateurs économiques », prévient le Centre. 

Ces attitudes « compréhensibles et légitimes sont les traces d’une année et demie de traversée du désert caractérisée par une énorme instabilité des situations et un va-et-vient sinusoïdal de la propagation du virus ». 

Pour le CMC, l’apaisement de cet état de psychose ne peut s’opérer et ramener la sérénité dans les comportements des agents économiques que par une avancée forte et généralisée des campagnes de vaccination dans toutes les régions de la planète.

Maroc : Nabila Rmili remplacée par Khalid Ait Taleb à la tête du ministère de la Santé

Une semaine seulement après sa nomination à la tête du ministère de la Santé, Nabila Rmili a été remplacée ce jeudi par Khalid Ait Taleb, qui n’est autre que son prédécesseur à la tête de ce même département.En effet, le Roi Mohammed VI a approuvé la nomination de Khalid Ait Taleb, au poste de ministre de la Santé, en remplacement de Nabila Rmili, indique un communiqué de Cabinet Royal.

Cette nomination intervient suite à une demande déposée par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, pour permettre à Nabila Rmili de se consacrer à ses fonctions de maire de Casablanca.

Le communiqué du Cabinet royal précise que Rmili a elle-même sollicité de « se consacrer pleinement à ses fonctions de présidente du Conseil de la ville de Casablanca ». Et ce, « après qu’elle se soit rendu compte de la charge du travail de cette mission représentative, et du suivi continu des affaires de ses habitants et des chantiers ouverts dans cette grande métropole, ce qui était de nature à impacter les multiples engagements et le suivi quotidien que nécessite le secteur de la santé, surtout en cette période de pandémie ».

Le Souverain « a bien voulu donner son approbation à la proposition du Chef du gouvernement de nommer M. Aït Taleb, afin de poursuivre les chantiers ouverts et les défis urgents du secteur de la santé, dont en premier chef la poursuite de la gestion du volet sanitaire de la pandémie du Covid-19 et le bon déroulement de la campagne nationale de vaccination », indique le communiqué du Cabinet royal.

L’Afrique en proie à une augmentation exponentielle de la faim (Pam)

La crise climatique risque d’exacerber une situation déjà alarmante selon le Programme alimentaire mondial (Pam).« La crise climatique a le potentiel de submerger l’humanité », alerte le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (Pam), David Beasley. A l’en croire, le monde n’est pas préparé à l’augmentation sans précédent de la faim à laquelle nous assisterons.

Partant de là, il invite les décideurs à investir dans des programmes qui aident les communautés vulnérables à s’adapter et à renforcer leur résilience face au climat changeant.

Ces communautés, dont une grande majorité dépend de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage et qui contribuent le moins à la crise climatique, subissent le plus gros des impacts avec des moyens limités pour amortir le choc.

En Afrique de l’Ouest et du Centre, le changement climatique, combiné aux conflits et à la flambée des prix des denrées alimentaires, a entraîné les plus hauts niveaux d’insécurité alimentaire depuis 2014, soutient le Pam.

Selon l’organisme onusien, de juin à août, plus de 31 millions de personnes n’ont pas eu assez à manger pendant la période de soudure. Dans le centre du Sahel (Burkina Faso, Mali et Niger), on estime que 10 millions d’enfants (âgés de 6 à 59 mois) souffrent actuellement de malnutrition aiguë.

S’appuyant sur le thème de la Journée mondiale de l’alimentation de cette année, « Nos actions sont notre avenir – Une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une meilleure vie », le PAM appelle les dirigeants mondiaux à reconnaître le lien étroit entre la faim et la crise climatique. Il les exhorte aussi à redoubler d’efforts pour faire face au changement climatique, alors que l’attention se tourne vers la 26ème Conférence des Parties (COP26).

« Relever les défis de la crise climatique et assurer des systèmes alimentaires durables est une responsabilité collective », a déclaré le directeur régional du Pam pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Chris Nikoi.

« Nous devons de toute urgence intensifier nos efforts et prendre des mesures audacieuses pour aider les communautés en situation d’insécurité alimentaire à se préparer, à réagir et à se remettre des chocs et des stress climatiques », poursuit-il.

Depuis 2018, le Pam met en œuvre un programme de régénération de la végétation au Sahel avec 70 000 hectares de terres réhabilitées ou traitées, et 920 000 personnes ayant bénéficié d’activités de création d’actifs rien que l’année dernière. L’initiative aide également les communautés à récupérer les terres dégradées, à recharger les eaux souterraines, à produire des aliments nutritifs et à maintenir un régime alimentaire sain.

South African Airways reprend ses vols vers l’île Maurice

South African Airways va reprendre ses vols vers l’île Maurice en novembre, dans le cadre des efforts visant à regagner des marchés après plus d’un an de difficultés opérationnelles.Annonçant la reprise jeudi, SAA a déclaré qu’elle reprendrait ses vols vers la capitale mauricienne Port Louis à partir du 21 novembre.

« Nos vols seront initialement programmés deux fois par semaine, les mercredis et les dimanches », a déclaré la compagnie aérienne.

SAA avait mis la clé sous la porter depuis mars 2020, date à laquelle la compagnie aérienne est entrée en procédure de faillite. Elle a repris ses vols intérieurs le 22 septembre, avec un vol entre l’OR Tambo International de Johannesburg et Le Cap.