Nigéria : Ethiopian Airlines reprend ses vols vers Enugu

La compagnie aérienne nationale d’Ethiopie est l’un des plus anciens transporteurs à destination de ce pays d’Afrique occidentale.Le service à destination d’Enugu a été suspendu pendant deux ans car l’aéroport desservant la ville était en rénovation. Il a repris le 9 octobre, et les vols sont désormais assurés le mercredi, le vendredi et le samedi.

La compagnie dessert le pays depuis 1960 et renforce les liens commerciaux, culturels et touristiques entre le Nigeria et le reste du monde.

Grâce au vaste réseau d’Ethiopian Airlines et à sa flotte moderne, les passagers d’Enugu bénéficieront de liaisons directes vers de nombreuses destinations en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique du Sud et en Europe.

Le Président directeur générale du groupe Ethiopian Airlines, Tewolde GebreMariam a déclaré que le Nigeria est l’une des « destinations importantes de la compagnie en Afrique occidentale ».

« Nous améliorons continuellement nos produits et services pour répondre aux attentes de nos clients et la reprise des services vers Enugu est essentielle pour atteindre nos clients dans différentes régions du Nigeria », a-t-il ajouté.

RDC : début de la vaccination contre Ebola

L’inoculation des doses de vaccins a commencé ce mercredi dans la province du Nord-Kivu (Est) où un cas a été confirmé le 8 octobre dernier.C’est la énième résurgence d’Ebola que tentent de contenir les autorités congolaises. Environ 1000 doses du vaccin anti-Ebola rVSV-ZEBOV et d’autres fournitures médicales ont été livrées de la capitale Kinshasa à la ville de Goma, dans le Nord-Kivu. Et près de 200 doses ont été envoyées jusqu’à Beni.

Les personnes à risque, parmi lesquelles les contacts du cas confirmé et les premiers intervenants, seront vaccinées dans le cadre d’une action entreprise par les autorités sanitaires pour endiguer la propagation du virus.

La victime est un garçon de deux ans, décédé le 6 octobre, dans un centre de santé local. Il vivait au sein de la même communauté où trois membres d’une famille sont morts en septembre après avoir ressenti des symptômes analogues à ceux d’Ebola.

Les vaccinateurs ont recours à la « vaccination en ceinture », qui consiste à inoculer les doses aux personnes contacts et les contacts de contacts. La République démocratique du Congo dispose de plus de 12 000 doses de vaccin à Kinshasa, qui peuvent être déployées si nécessaire.

En plus d’organiser les activités de vaccination, les équipes de riposte d’urgence travaillent pour suivre les contacts, décontaminer les lieux infectés et renforcer la surveillance et le dépistage. Plus de 170 contacts ont déjà été identifiés et les équipes contrôlent leur état de santé.

Afin de soutenir les efforts de riposte des autorités nationales, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) a mis à disposition 200 000 dollars de son Fonds de réserve pour les situations d’urgence. Elle est aussi en train d’entreprendre l’acheminement de cinq tonnes de matériel de riposte, dont des médicaments, des équipements de protection individuelle et du matériel de laboratoire.

Beni était l’un des épicentres de l’épidémie d’Ebola de 2018-2020 dans l’est de la République démocratique du Congo et se situe à environ 50 km de la ville de Butembo, qui a été le théâtre d’une épidémie cette année.

Des cas sporadiques peuvent survenir après une épidémie majeure, mais davantage de séquençage génomique est nécessaire pour déterminer si ce dernier cas est lié aux précédentes épidémies.

Le principal laboratoire de l’Institut national de recherche biomédicale de la République démocratique du Congo, à Kinshasa, examine actuellement les échantillons du cas confirmé afin d’identifier la souche du virus. Les résultats devraient être disponibles cette semaine.

Différend maritime Kenya/Somalie : une source de conflit ?

La zone maritime faisant l’objet du litige entre les deux pays s’étend sur 160.000 km².Le Kenya et la Somalie pourraient s’engager dans un nouveau conflit après que la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un arrêt largement favorable àMogadiscio dans leur différend maritime de longue date.

La zone conflictuelle se trouve dans l’océan Indien et recèle d’importantes réserves de poissons, de pétrole et de gaz.

Après l’échec d’une série de pourparlers visant à résoudre le différend, la Somalie a pris l’initiative de traîner un Kenya réticent devant la CIJ en 2014, affirmant que la démarcation de la frontière maritime séparant les deux voisins devait s’inspirer de leur frontière terrestre longue de 681 km.

De son côté, le Kenya insiste pour que la ligne maritime soit horizontale et commence là où leurs côtes se rejoignent.

Le panel de 14 juges de la CIJ a attribué, mardi dernier, la part du lion du territoire contesté à la Somalie, dont les responsables ont « célébré cette victoire ».

La rhétorique contradictoire de Nairobi et de Mogadiscio prépare déjà le terrain pour une collision frontale entre les deux voisins d’Afrique de l’Est, dont les relations ont été turbulentes ces dernières années.

« D’emblée, le Kenya souhaite indiquer qu’il rejette en totalité et ne reconnaît pas les conclusions de la décision. Cette décision perpétue l’excès de compétence de la CIJ et soulève une question fondamentale sur le respect de la souveraineté et le consentement aux processus judiciaires internationaux. Les tribunaux internationaux ne sont compétents que dans la mesure où un Etat y consent », a déclaré un communiqué attribué au président Uhuru Kenyatta, quelques heures après l’arrêt de la Cour.

« Cette décision est un jeu à somme nulle qui va mettre à mal les relations entre les deux pays. Elle annulera également les acquis sociaux, politiques et économiques et risque d’aggraver la situation en matière de paix et de sécurité dans la fragile région de la Corne de l’Afrique », a-t-il mis en garde.

Le président somalien, Mohamed Abdullahi Farmaajo, a réitéré sa vieille accusation contre le Kenya, affirmant que depuis le jour où son administration a pris ses fonctions, le gouvernement kenyan a essayé de la miner.

« Depuis mon élection, nous avons subi des pressions politiques, diplomatiques, sécuritaires et économiques de la part des dirigeants kenyans », a-t-il déclaré, tout en exhortant Nairobi à accepter le verdict de la CIJ.

L’Union africaine approuve le vaccin antipaludéen de l’OMS

Chaque année, plus de 260.000 enfants meurent du paludisme sur le continent noir.L’Union africaine (UA) a salué le feu vert de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au vaccin contre le paludisme pour protéger les enfants africains.

Le 6 octobre dernier, l’agence onusienne a recommandé le déploiement à grande échelle du premier vaccin RTS.S contre le paludisme, également connu sous le nom de Mosquirix, pour lutter contre cette maladie mortelle en Afrique.

Elle a déclaré avoir recommandé ce vaccin « révolutionnaire » sur la base d’avis de deux organes consultatifs mondiaux, l’un pour la vaccination et l’autre pour traitement contre le paludisme.

« Dans le cadre d’une lutte globale contre le paludisme, le vaccin antipaludique RTS.S/AS01 peut être utilisé pour la prévention du paludisme à plasmodium falciparum chez les enfants vivant dans des régions où la transmission est modérée ou élevée », selon l’OMS.

Le vaccin doit être administré suivant un calendrier de quatre doses aux enfants à partir de l’âge de cinq mois pour réduire la maladie et la charge du paludisme.

Cette maladie reste l’une des principales causes de décès chez l’enfant en Afrique subsaharienne. Plus de 260.000 enfants africains de moins de cinq ans meurent chaque année du paludisme.

« Pendant des siècles, le paludisme a rongé l’Afrique subsaharienne, causant d’immenses souffrances personnelles », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Décès d’une athlète kényane, championne du monde

Agnes Tirop (25 ans), double médaillée mondiale et championne d’Afrique et du monde de cross country, aurait été poignardée.« Le Kenya a perdu un joyau, une géante de l’athlétisme » peut-on lire sur le communiqué de la Fédération kényane d’Athlétisme. Le décès brutal de la jeune championne plonge le monde de l’athlétisme dans l’émoi et la consternation.

Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait d’un « homicide ». L’ex-petit ami de l’athlète est soupçonné d’avoir poignardé la championne à son domicile dans le village kényan d’Iten.

Un membre du conseil d’administration de la fédération kényane a déclaré au journal local The Standard, que Tirop a probablement été poignardée à mort. « Elle avait plusieurs coups de couteau dans l’abdomen » indique-t-il.

En 2015, Agnes Tirop sort de l’ombre en devenant à seulement 19 ans, la plus jeune athlète titrée au championnat du monde de cross country après la Britannique Zola Budd (18 ans) en 1985. L’athlète kényane a aussi décroché deux médailles de bronze sur piste aux Championnats du monde de 2017 à Londres (Angleterre) et 2019 à Doha (Qatar).

En août dernier, Tirop avait fini quatrième de la finale du 5 000 mètres aux Jeux Olympiques de Tokyo (Japon). Son dernier exploit remonte au 12 septembre 2021 en Allemagne, avec un nouveau record du monde du 10 km sur route en 30 minutes et 1 seconde.

Guinée : Mamadi Doumbouya limoge plusieurs généraux

Le nouvel homme fort de la Guinée se sépare d’une quarantaine de généraux de l’armée.Moins de deux semaines après son investiture le 1er octobre dernier, le colonel Mamadi Doumbouya a secoué la hiérarchie militaire de la République Guinée en envoyant à la retraite 44 officiers généraux.

Parmi les figures marquantes de cette grande lessive, se trouvent le général Sékouba Konaté (57 ans), ancien président de la transition (2009-2010), le général Namory Traoré, ancien chef d’état-major général des armées, le général Ibrahima Baldé, ancien haut commandant de la gendarmerie nationale, le général Bouréma Condé, ancien ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, le général Mathurin Bangoura, ancien gouverneur de Conakry, le général Rémy Lamah (ancien ministre de la Santé),

Dans un décret lu à la télévision publique guinéenne, on y apprend que les généraux envoyés à la retraite, ont droit à « un passeport diplomatique ainsi que leurs conjointes, un véhicule neuf non renouvelable, une dotation mensuelle en carburant et la gratuité des soins de santé.»

Ils peuvent aussi selon le décret, « occuper des fonctions civiles ». Par ailleurs, 28 de ces officiers généraux mis à la retraite mardi soir ont été affectés au conseil supérieur de la défense.

Le colonel Mamadi Doumbouya (41 ans), place ainsi ses hommes de confiance au sein de l’armée guinéenne, après le putsch perpétré contre le président Alpha Condé le 5 septembre dernier. Ce dernier, en résidence forcée à Conakry, refuse toujours de démissionner.

Marrakech accueille la Biennale de la danse en Afrique

La ville de Marrakech sera l’hôte de la biennale de la danse en Afrique du 22 au 27 novembre prochain, un événement, organisé à l’occasion de la 15e édition du Festival international de danse contemporaine à Marrakech «On Marche».Il s’agit d’une rencontre entre deux événements phares. D’un côté́, le festival « On Marche », qui s’est forgé, depuis sa création en 2005, une place de choix dans le paysage culturel marocain. De l’autre, la Biennale de la Danse en Afrique, lancée en 1997, avec l’objectif de faire découvrir des talents et d’assurer la promotion de la création chorégraphique du continent. La biennale est itinérante. Elle s’est déjà tenue à Luanda (Angola), Antananarivo (Madagascar), Paris (France), Tunis (Tunisie), Bamako (Mali), Johannesburg (Afrique du Sud) et Ouagadougou (Burkina Faso).

Pendant 6 jours, Marrakech vibrera au rythme d’un programme riche en master class, en conférences, en projections de films sur l’histoire des danses africaines et en représentations chorégraphiques. Plusieurs performances artistiques sont au programme  dans des espaces publics. 

Sénégal: Sonko et Doudou Kâ se donnent en spectacle dans la presse

Les quotidiens sénégalais parvenus mercredi à APA titrent principalement sur les joutes verbales entre Ousmane Sonko et Doudou Kâ au lendemain des affrontements sanglants entre leurs partisans au sud du pays.Vox Populi se fait l’écho des « sévères mises en garde de Sonko depuis Ziguinchor ». Le leader de Pastef déclare que « ce qui s’est passé hier (lundi) ne se reproduira plus, ou alors les conséquences seront désastreuses ». De son côté, Doudou Kâ de l’APR (pouvoir) liste les « mensonges de Sonko » avant d’affirmer dans Le Quotidien qu’il lui montrera qu’il est « son père en politique ».

Dans ce journal, qui décrit au passage « les maux d’une bataille », l’opposant arrivé troisième avec plus de 15% des suffrages à la dernière présidentielle réplique : « C’est Macky Sall mon alter ego ».

L’AS souligne ainsi que « Sonko et Doudou Ka jouent les prolongations » après l’altercation sanglante qui a surgi entre leurs partisans lundi passé. Dans Le Témoin, « Sonko charge la police et met en garde Doudou Ka ». Indexant ce dernier comme étant la cause des affrontements qui ont fait de nombreux blessés, il dénonce « l’inertie de la police ».

Dans Walf Quotidien, la coalition Yewwi Askan Wi (libérer le peuple en wolof) dont Sonko est membre note que « Macky Sall a opté pour la terreur et l’intimidation comme arme politique ».

EnQuête prend prétexte de cette violence préélectorale pour annoncer « le retour du monstre ». A trois mois des élections locales de janvier 2022 en effet, « la violence ressurgit déjà ». Mais pour le journal, l’histoire politique du Sénégal est « jalonnée de violences ».

L’Observateur fait focus sur la communication gouvernementale marquée  par « le réveil des vieux démons ». Si une des sources décrie « un manque d’autorité, de cohérence », Yakham Mbaye, directeur général du quotidien national Le Soleil, indique pour sa part que « se taire face aux attaques contre le président, c’est une marque de déloyauté ».

En Economie, le lanceur d’alerte congolais et ancien banquier, Jean-Jacques Lumumba, déclare dans le journal que « la plupart des banques en Afrique sont des lessiveuses d’argent public ».

En société, L’Observateur livre les résultats de son « enquête sur la zoophilie, un plaisir bestial ». « J’ai eu ma première expérience sexuelle avec une brebis », confie un adepte de ce comportement déviant.

Sur la baisse des cas de Covid-19, Le Soleil indique que le Sénégal est désormais « sur la liste des pays +verts+ de la France ».

En football, le quotidien national indique que les Lions sont les « premiers qualifiés en Afrique pour les barrages » de la Coupe du monde après leur victoire hier devant la Nambie (1-3) suite à un triplé de l’attaquant Famara Diédhiou.

Déjà buteur à l’aller à Thiès, « Famara s’impose à Aliou Cissé » maintenant, analyse L’Observateur. « Famara envoie les +Lions+ sur… mars », le mois dans lequel se joueront les matchs de barrages de la Coupe du monde Qatar 2022.

Le journal sportif Stades s’interroge maintenant sur le possible adversaire du Sénégal et avance des noms comme l’Egypte, la Côte d’Ivoire ou le Cameroun. Cependant, « le Sénégal ne doit avoir peur de personne », prévient le sélectionneur Aliou Cissé. « On a un statut à honorer en Afrique et dans le monde », ajoute l’ancien capitaine de la Génération 2002.

Le programme gouvernemental commenté par la presse marocaine

Les quotidiens marocains parus ce mercredi se focalisent sur le programme gouvernemental pour le prochain quinquennat et les perspectives de la réalisation des objectifs de ce programme.+Aujourd’hui le Maroc+ estime que c’est un programme ambitieux que le nouveau Chef du gouvernement Aziz Akhannouch vient de présenter devant les deux Chambres du Parlement. En effet, son plan rime avec création d’emplois, accompagnement des personnes exclues du marché du travail, croissance, investissement, et sauvetage rapide des entreprises menacées de faillite.

Dans le détail, la politique du nouveau gouvernement se décline en cinq principaux axes: une relance immédiate, la mise en place d’un programme national et régional soutenant les startups dans les secteurs porteurs, l’activation des réformes structurelles pour l’économie nationale, la mise en oeuvre des politiques sectorielles ambitieuses aux niveaux national et territorial, et l’adoption d’une politique efficace pour porter l’activité économique des femmes, souligne le quotidien.

Ainsi, pour encourager la compétitivité et l’innovation, des incitations fiscales ciblant les entreprises innovantes seront mises en place. Pour améliorer le climat des affaires, la Charte nationale des investissements sera mise en œuvre.

Le gouvernement s’engage aussi à lancer un plan visant à développer une industrie génératrice d’emplois, décarbonée et davantage compétitive à l’international.  Il mettra également en place un système national intégré relatif au stock stratégique de matières premières.

+Al Ahdath Al Maghribia+ souligne que le gouvernement d’Aziz Akhannouch prône une politique sociale reposant sur la contribution au renforcement des piliers de l’Etat social. Il s’agit d’assurer une réelle égalité des chances à tous les citoyens et valoriser le capital humain du Royaume.

Principal projet sur la table du gouvernement Akhannouch: la mise en œuvre du chantier de la généralisation de la protection sociale, conformément à la vision royale. « En application des hautes directives royales, notamment celles contenues dans le discours de vendredi dernier, à l’occasion de l’ouverture des travaux de ce mandat législatif, le gouvernement s’est engagé dans la poursuite du chantier de la protection sociale sous le haut patronage du Roi Mohammed VI », annonce le Chef du gouvernement ce lundi 11 octobre.

Si la généralisation de la protection sociale est son premier pilier, trois autres piliers complètent la politique sociale du gouvernement Akhannouch, rappelle Al Ahdath Al Maghribia. Parmi eux, la création d’un véritable système d’aide sociale ciblant les familles les plus vulnérables, avec un revenu stable au minimum pour préserver la dignité des personnes âgées, ainsi que des allocutions pour les familles nécessiteuses, tout en accélérant la mise en place du registre social.

Le troisième pilier de la politique sociale présentée devant les deux Chambres du Parlement repose sur les investissements importants prévus dans le secteur stratégique de la santé. Aziz Akhannouch s’engage ainsi à renforcer le service de santé publique, à travers la mise en œuvre d’un plan ambitieux pour répondre à l’urgence à court-terme, tout en se donnant les moyens de développer l’offre de santé sur le long terme. Le quatrième pilier, lui, concerne la réforme de l’école publique et sa réhabilitation pour qu’elle soit attractive et pépinière de compétences futures.

+Assabah+ Le programme du nouveau gouvernement est articulé autour des engagements, des principes et des angles qui font du social et du capital humain les principaux leviers du développement du Maroc.

Le gouvernement présidé par Aziz Akhannouch a basé son programme sur plusieurs engagements, principes et angles qu’il a promis de réaliser pendant son mandat qui s’étale sur la période de 2021 à 2026. Le quotidien rapporte que le nouvel Exécutif est appelé à mettre en œuvre les dix commandements considérés comme un contrat signé avec les citoyens qui ont voté pour la coalition tripartite pour les gouverner.

Il s’agit de relever le rythme de la croissance pour atteindre une moyenne de 4%, créer un million d’emplois, relever l’activité des femmes à plus de 30%, mettre en œuvre la généralisation de la protection sociale, sortir un million de familles de la précarité, protéger et élargir la classe moyenne au monde agricole, réduire les disparités sociales à moins de 39%, mobiliser le système éducatif pour qu’il soit classé parmi les 60 meilleurs pays du monde, généraliser l’enseignement fondamental à partir de 4 ans et renforcer le caractère officiel de l’amazighité en lui consacrant un budget d’un milliard de dirhams.

+Le Matin+ indique que le nouveau gouvernement fait de l’emploi l’un de ses principaux engagements. Il prévoit, dans son programme pour les cinq prochaines années, la création d’au moins 1 million d’emplois nets et lie cet objectif à la relance de l’économie et à la sortie de la crise.

L’emploi occupe une place centrale dans le plan d’action du nouveau gouvernement. La nouvelle équipe aux commandes de l’Exécutif prévoit, en effet, de créer au moins un million d’emplois nets durant les cinq ans que durera son mandat. Elle en fait l’un de ses dix grands engagements et lie la création de l’emploi à la relance de l’économie et à la sortie de crise, commente la publication.

Ainsi, le gouvernement lancera, à partir de 2022 et pour une durée de deux ans, un programme de petits et grands chantiers publics dans le cadre de contrats d’intérim, au niveau des collectivités territoriales, et ce en partenariat avec les associations et les coopératives locales, sans conditions de qualifications. Ce qui devra permettre de créer au moins 250.000 emplois directs dans deux ans, fait savoir le quotidien.

Le Sommet de la Francophonie reporté une deuxième fois

Les États de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) ont trouvé un « consensus » sur un report d’un an du Sommet à Djerba (Tunisie).Le 18e Sommet de la Francophonie qui devait se tenir en Tunisie en novembre 2021, a été reporté une nouvelle fois, à cause de la Covid-19 et surtout de la crise politique.

Les membres du Conseil permanent de la Francophonie (CPF), réunis mardi, ont décidé de ce report d’un an, a indiqué dans un communiqué l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). « Ils sont arrivés à un consensus sur la nécessité de reporter d’un an le 18e Sommet de la Francophonie, afin de permettre à la Tunisie d’organiser cette instance importante dans les conditions les plus optimales » a indiqué le communiqué. Cette proposition doit être validée par la Conférence ministérielle de la Francophonie avant d’être définitivement entérinée.

Prévu à l’origine à Tunis en 2020, le sommet a été reporté une première fois en mai 2020 à cause de la pandémie du coronavirus. Finalement, il a été déplacé hors de la capitale sur l’île tunisienne de Djerba et devait avoir lieu en novembre 2021.

Ce nouveau report de l’événement, qui se tient tous les deux ans, est justifié par des raisons sanitaires et surtout politiques. Il peut être analysé comme un signal envoyé au président tunisien Kais Saied qui exerce une mainmise sur les institutions de son pays. Le chef de l’Etat, engagé dans un bras de fer avec le principal parti parlementaire islamiste et conservateur Ennahda, avait suspendu en juillet dernier le Parlement et la Constitution du pays. Et depuis cette date, il gouverne par décret. 

L’un des grands objectifs de la Francophonie qui regroupe 88 États membres est de soutenir l’État de droit, les libertés humaines et les droits de la personne. Dès lors, certains membres du Conseil permanent espèrent que ce report fera bouger les lignes et contribuera à stabiliser la situation en Tunisie. Malgré la formation d’un nouveau gouvernement lundi dernier, plusieurs Etats membres de l’OIF se préoccupent toujours de la situation politique en Tunisie.

Le dernier sommet de la Francophonie a eu lieu à Erevan, capitale de l’Arménie en 2018. Il avait marqué la fin de mandat de la secrétaire générale Michaëlle Jean, ex-gouverneure du Canada et son remplacement par la Rwandaise Louise Mushikiwabo.