Orange inaugure un nouvel Orange Digital Center à Abidjan

L’opérateur de téléphonie, Orange Côte d’Ivoire, inaugure ce mardi 12 octobre, dans la commune du plateau, le siège officiel de Orange Digital Center. Un espace technologique dédié à la formation et à l’accompagnement des jeunes et entrepreneurs de l’écosystème digital.

En prélude à l’inauguration du centre, un joyau architectural situé à quelques encablures du Boulevard de l’Indénié, les locaux ont été présentés ce lundi à un pool de journalistes, lors d’une visite guidée.   

Établi sur une superficie d’à peu près 1 200 mètres carrés, Orange Digital Center, rassemble 4 pôles dédiés à ses différents programmes : Orange Fab, Orange Academy, Fab Lab solidaire et Orange Digital Ventures. Il propose également plusieurs fois par an une série de programmes annexes.

L’espace comprend des salles polyvalentes, des salles de formation, de design thinking « conception créative » et un espace de co-créativité. Il peut accueillir une centaine de jeunes sur les programmes et jusqu’à 200 personnes sur des événements ponctuels.

La firme a consenti un investissement important sur l’ensemble du programme, accompagnée par des partenaires tels que la GIZ, la coopération allemande et Invest for jobs.

Selon M. Habib Bamba, Directeur de la transformation, du digital et des médias, également Directeur de la Fondation Orange Côte d’Ivoire, ce projet « répond à la nécessité d’accompagner tout l’écosystème numérique ivoirien ». 

Un hub d’innovation technologique

Leader sur le marché des télécommunications, Orange se positionne également comme une entité forte du domaine technologique. En tant qu’entreprise citoyenne, Orange s’engage à contribuer à la formation des jeunes, à l’innovation et à l’entrepreneuriat.

Concevoir un lieu inspirant pour les jeunes passionnés du digital et faire du numérique une opportunité pour tous, tels sont les objectifs visés par la firme. Pour ce faire, Orange Digital Center propose régulièrement des programmes spécifiques à destination des jeunes filles et des femmes.

« C’est un espace ouvert à tous, aux étudiants, aux personnes sans emploi, aux personnes déscolarisée… Et proposant un apprentissage des métiers liés au digital », a-t-il souligné. Pour cause, le groupe envisage de devenir le « centre du digital en Côte d’Ivoire ».  

Des programmes stratégiques

Orange Digital Center propose à ses apprenants, 4 programmes structurants : « Orange Fab, Digital Academy, Fab Lab Solidaire et Orange Digital Ventures.

Orange Fab est un accélérateur de start-ups. Il prévoit des solutions et des opportunités pour des entreprises qui opèrent depuis deux ou trois ans au moins. Le programme vise à aider ces dernières à peaufiner leurs projets avec des mises en relation ou des participations à des salons. 

Le programme Fab Lab Solidaire, initié par la Fondation, offre quant à lui un espace de développement de prototypes. Il met à disposition des startups, des équipements pour travailler sur divers projets.

Le programme Orange Ventures est le fonds d’investissement technologique du centre. Il se positionne comme un relais qui finance les startups innovantes, dans les domaines de la connectivité, du réseau, des services aux entreprises, de la cybersécurité et des Fintechs.

 M. Franck Wodié, Senior manager en charge de Orange Digital Center, a relevé par ailleurs l’enjeu de l’éducation digitale des jeunes filles, soutenu par le centre, en vue d’encourager les jeunes dames à s’investir davantage dans le digital.

Perspectives

Selon M. Franck Wodié, Senior Manager en charge de Orange Digital Center : « Tous les programmes mis en œuvre et toutes les activités ne sont pas organisées au sein de cet espace. Il y a des activités qui se font à l’extérieur avec des partenaires ». 

S’exprimant sur les perspectives, il a annoncé l’ouverture des Orange Digital Center Clubs qui seront « des extensions du Digital Center au sein des universités », indiquant que le premier sera ouvert « avant la fin de l’année », avec l’Université virtuelle de Côte d’Ivoire à Bouaké (centre).

« Nous allons déployer ces clubs dans la plupart des grandes villes de l’intérieur pour pouvoir mettre en place des programmes de formation avec des universités, créer des espaces que nous allons équiper et financer », a-t-il poursuivi.

M. Franck Wodié a fait remarquer que ces Orange Digital Center Clubs seront accessibles aux étudiants, mais également à l’écosystème local au niveau des différentes villes concernées.

D’ici à décembre 2022, Orange Digital Center ambitionne de former 2 000 personnes et de contribuer à créer 500 emplois. Le centre, qui a ouvert ses portes depuis avril dernier, a déjà enregistré près de 2 000 visiteurs.

Le Pdci clôture la célébration de ses 75 ans avec ses alliés lundi

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir) clôture la commémoration de son 75e anniversaire, le 18 octobre 2021, avec les partis de l’opposition alliés, en présence de son président Henri Konan Bédié.

Le 09 avril 2021, le Pdci a eu 75 ans. Le parti a lancé la commémoration de ce soixante quinzième anniversaire autour du thème « le PDCI-RDA, Cap sur le centenaire » et des activités qui prendront fin le 18 octobre 2021.  

Depuis le lancement, plusieurs activités prévues et programmées se sont déroulées sur six mois, a indiqué mardi à la presse M. Brahima Kamagaté, le secrétaire exécutif chargé des Jeunes, et  président du Comité d’organisation pratique.

Les activités, rappellera-t-il, se sont déroulées avec les cérémonies inaugurales du 09 au 28 avril 2021 (cérémonie d’ouverture et des journées de prières œcuméniques) et des journées de solidarité et de recueillement du 29 avril au 15 mai 2021, pour venir en aide à tous les prisonniers et à leurs familles, aux familles endeuillées et aux blessés.

Ensuite, ont eu lieu des séminaires éclatés du 10 mai au 31 juillet 2021, tribunes de profondes réflexions ayant fait appel à toutes les bases et structures du PDCI-RDA au plan national et international, afin de projeter ensemble, un PDCI-RDA qui se remette debout.

Des cérémonies d’hommages et de reconnaissance, à l’ancien chef d’Etat, Henri Konan Bédié,  n’ont pu se tenir pour des raisons de deuil. Il a perdu son frère aîné, Marcelin Bédié, chef du village de Préprèssou, dans le centre-est du pays. 

Selon M. Kamagaté, la dernière activité qui mettra fin à la commémoration du 75ème anniversaire est un colloque qui s’ouvre le 15 octobre 2021 et qui sera suivi de la cérémonie de clôture le 18 octobre 2021 à la Maison du parti, à Cocody (Est d’Abidjan). 

Ce colloque est « une activité scientifique au cours de laquelle des éminentes personnalités du parti et des universitaires vont plancher sur les réponses données par la base aux 128 questions lors des séminaires éclatés des délégations départementales, communales et générales », a-t-il dit.

Après un atelier devant permettre l’adoption du rapport général du colloque, suivra la cérémonie de clôture à l’espace Henri Konan Bédié, à la Maison du Parti à Cocody, dans la matinée du lundi 18 octobre 2021.  

En début de soirée, le parti annonce une messe anniversaire de la naissance du président fondateur du Pdci, feu Félix Houphouët Boigny, à l’église Saint Jean de Cocody, dans l’Est d’Abidjan. 

Le président du Pdci, Henri Konan Bedie, procédera le 15 octobre 2021 à l’ouverture du colloque. A la clôture, ont été invités les partis alliés dont « la structure de M. Laurent Gbagbo et lui-même », a-t-il rapporté. 

Eliminatoires Mondial-2022 : Le Maroc se qualifie pour le 3ème tour

La sélection marocaine de football s’est qualifiée pour le 3ème et dernier tour des éliminatoires africaines du Mondial 2022 de football, en s’imposant face à son homologue de la Guinée sur le score de 4 buts à 1, mardi à Rabat, en mise à jour de la 2è journée (groupe I).Les réalisations des Lions de l’Atlas ont été l’oeuvre Ayoub El Kaabi (21è), Selim Amallah (42è, 65è) et Sofiane Boufal (89è), tandis que Mamadou Kane a réduit la marque pour les Guinéens à la 31ème minute du jeu.

Grâce à ce succès, les Marocains occupent la première place (12 pts) de leur groupe, tandis que la Guinée est toujours 3è avec 3 points. La Guinée Bissau occupe la deuxième position (4 pts), alors que le Soudan ferme la marche du groupe avec 2 points.

Maroc : La croissance économique serait de 5,7% (FMI)

Le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la hausse le taux de croissance pour l’économie marocaine en 2021.Dans son rapport intitulé «World Economic Outlook», rendu public ce mardi, le FMI s’attend désormais à ce que le taux de croissance économique du Maroc pour l’année 2021 atteigne 5,7%, soit 1,3 points de plus que le taux prévisionnel annoncé en avril dernier.

Les statistiques du FMI montrent que le Maroc devrait afficher le taux de croissance le plus vigoureux des pays de la région MENA. Le Maroc fait mieux en particulier que l’Egypte (3,3%), la Tunisie (3%), l’Algérie (3,4%), les Emirats arabes unis (2,2%), ainsi que la Jordanie (2%).

L’institution de Bretton Woods souligne, en outre, que le chômage devrait grimper à 12% en 2021 avant de légèrement reculer à 11,5% l’an prochain. L’indice des prix à la consommation restera stable et se situera respectivement à 1,4% en 2021 et 1,2% en 2022, selon les mêmes projections.

Au niveau mondial, le FMI a légèrement abaissé ses projections de croissance, tablant désormais sur 5,9 % cette année et 4,9 % en 2022, tout en relevant la persistance à court terme des répercussions de la pandémie et ses effets divergents.

Maroc: Les cas positifs de Covid-19 enregistrent une tendance baissière

Les cas positifs de Covid-19 enregistrent une tendance baissière pour la neuvième semaine consécutive dans toutes les régions du Royaume, a annoncé mardi le ministère de la Santé.Présentant le bilan bi-mensuel de la situation épidémiologique (28 septembre/11 octobre), le chef de la division des maladies transmissibles, Abdelkrim Meziane Bellefquih, a précise que les contaminations sont passées de 10.000 cas hebdomadaires, il y a deux semaines, à moins de 4.000 la semaine dernière.

Cette tendance, qui s’est nettement confirmée durant la quinzaine écoulée, est signalée dans toutes les régions du Royaume. Aussi, le taux de reproduction du virus (R0) a continué de reculer pour se situer à 0.8, de même que le taux de positivité qui est passé de 8 à 4,5% durant la même période.

La même tendance a été observée au niveau du nombre de cas actifs, qui sont passés de 17.000 à moins de 7.000 cas en date du lundi 11 octobre, soit une baisse de 60%.

Les cas sévères ou graves ont chuté de 40% avec 692 patients à la même date, contre 1.148 il y a deux semaines. Par conséquent, le taux d’occupation des lits de réanimation Covid-19 est de l’ordre de 12%, contre 21% le 28 septembre.

Le nombre des malades placés sous intubation a connu une baisse significative de 21% durant les deux dernières semaines, tandis que la courbe hebdomadaire des décès a enregistré un net fléchissement pour la septième semaine de suite (118 décès contre 172 décès, soit une baisse de 31,4%).

Par ailleurs, M. Bellefquih a souligné que les cas sévères d’infection à la Covid-19 touchent particulièrement les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies graves ou d’obésité ainsi que les femmes enceintes, poursuivant que les contaminations chez les personnes vaccinées interviennent généralement au bout de 6 mois après les injections du vaccin.

Tchad : Amnesty dénonce la répression des manifestations

L’organisation de défense des droits humains invite les autorités tchadiennes à mettre fin à cette campagne d’intimidation contre les personnes qui expriment des critiques, à respecter et protéger les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.Au Tchad, la disparition du dictateur Idriss Déby Itno n’a pas mis fin à la répression des voix dissonantes. Selon Amnesty International, la répression de la manifestation de ce week-end est la dernière en date d’une série de mesures restreignant de manière flagrante les droits à la liberté d’expression et d’association pacifique au Tchad depuis des années.

« Les tentatives d’interdiction des autorités n’ayant pas dissuadé les gens de manifester, les forces de sécurité ont investi les rues principales de la capitale, N’Djamena, ont procédé à des tirs de gaz lacrymogène, blessant plusieurs personnes, et ont arrêté des dizaines de manifestants, qui ont été libérés le jour même », déclare le chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty, Abdoulaye Diarra.

A l’en croire, le matin de la manifestation, les échanges par SMS et via les réseaux sur Internet auraient fonctionné au ralenti pendant plusieurs heures dans certains quartiers de N’Djamena. Cela confirme, d’après lui, le lien qu’Amnesty International a constaté ces cinq dernières années entre les perturbations de l’accès à Internet et les périodes de contestation politique dans le pays.

« Depuis le début de la transition politique, plusieurs manifestations ont été interdites et réprimées par les autorités. Entre le 27 avril et le 19 mai 2021, au moins 16 personnes ont été tuées au cours de manifestations à N’Djamena et dans la ville de Moundou, dans le sud du pays. Le résultat des enquêtes n’a toujours pas été communiqué », soutient-il.

Partant de ce constat, il affirme que les autorités tchadiennes doivent mettre fin à cette campagne d’intimidation contre les personnes qui expriment des critiques, respecter et protéger les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.

S’agissant des restrictions apportées au fonctionnement d’Internet à l’occasion de la manifestation, il estime que celles-ci « doivent donner lieu à une enquête, et la population tchadienne doit pouvoir accéder au réseau et échanger des informations en ligne en toute liberté. »

Mali : l’inspecteur général de l’Armée sénégalaise à Gao

Le général El Hadji Daouda Niang a profité de l’occasion pour s’enquérir du le travail des unités sénégalaises déployés à Gao.Il a été reçu par le Chef du Bureau régional de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), Mohamed El-Amine Souef.

« Le contrôle de l’aptitude opérationnelle des troupes fait partie de ma mission. À ce titre, je suis venu à Gao, sur le terrain pour voir le travail des unités sénégalaises déployées ici », a déclaré le général Niang.

En compagnie du commandant du Secteur Est de la Minusma, le colonel Jinsong Zhu et de la Commandante régionale d’Unpol à Gao, la générale Odile Kantyono, le Chef du Bureau régional, a présenté au général Niang un aperçu exhaustif de la situation de la région de Gao.

Mohamed El-Amine Souef a aussi saisi l’occasion pour exprimer la reconnaissance de l’ensemble du bureau régional pour le travail, le professionnalisme et l’engagement des soldats sénégalais.

« C’est une fierté pour nous ici et je salue le rôle important du Sénégal à travers le personnel militaire et civil pour sa contribution à la paix au Mali », a-t-il souligné.

Dans la région de Gao, le contingent sénégalais de la Minusma comprend une unité de police (la SEN-FPU) et un détachement du génie militaire (DETGEN) composé des sections appui, soutien, construction, franchissement et protection.

Mondial 2022 : le Sénégal premier qualifié pour les barrages

Les Lions du pays de la Téranga ont battu les Brave Warriors de la Namibie par le score de 3 buts à 1.Comme à Thiès (70 km de Dakar, Ouest), il y a deux jours, les poulains d’Aliou Cissé n’ont pas tremblé pour venir à bout de la Namibie. Les coéquipiers de Sadio Mané l’emportent 3-1 grâce à un triplé de Famara Diédhiou sur un terrain neutre en Afrique du Sud et valident leur qualification pour les barrages.

Le Sénégal réalise ainsi un carton plein dans ces éliminatoires pour la coupe du monde 2022. Avec cette quatrième victoire, les Lions ont récolté 12 points sur 12 possibles et deviennent la première nation africaine qualifiée au 3ème tour. Premier au classement Fifa, le Sénégal éviterait l’Algérie, la Tunisie, le Nigeria et le Ghana pour ces confrontations d’où sortiront les représentants du continent au Qatar en 2022.

Les adversaires potentiels du Sénégal à ce stade des éliminatoires sont : le Burkina Faso si l’Algérie termine 2ème, la Cote d’Ivoire ou le Cameroun, le Mali, l’Egypte, la Tanzanie, le Bénin ou la République Démocratique du Congo.

Le Repprelci lance un projet de labellisation des sites d’information en Côte d’Ivoire

Dix sites web ivoiriens seront bientôt soumis à une phase pilote de labellisation, dans le cadre d’un projet lancé, mardi, par le Réseau des professionnels de la presse en ligne en Côte d’Ivoire (Repprelci), une grande première Afrique francophone.

Pour l’élaboration du process, le Repprelci, la faîtière de la presse numérique en Côte d’Ivoire, a organisé du 10 au 12 octobre 2021 à Adzopé (Sud), un séminaire de mise en route de ce projet pilote qui durera six mois selon un chronogramme. 

Ce projet de la labellisation des sites d’information dans le pays est financé par l’ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire à hauteur de 25 000 dollars, soit environ 12,5 millions de FCFA.

L’Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Richard Bell, s’adressant aux participants dans une vidéo diffusée à l’ouverture des travaux du séminaire a rappelé que le public a le droit  d’être bien informé et souhaité, en effet, que les journalistes web soient bien formés. Il a aussi réitéré l’engagement de l’Ambassade à demeurer l’un des partenaires privilégiés des acteurs de la presse.

« Les États-Unis accompagnent le Repprelci parce que c’est très important que la population ivoirienne ait accès à une information crédible et correcte », a renchéri l’attaché de presse de l’ambassade américaine, M. Taylor Tinney qui représentait l’Ambassadeur.

Il a souligné, qu’en tant que partenaire, les États-Unis soutiennent ce projet du Repprelci dans le cadre de la lutte contre la mésinformation, la désinformation pour des informations crédibles à travers des médias professionnels.

Prononçant la conférence inaugurale de ce séminaire sur le thème «Les défis de la labellisation des sites d’information pour lutter contre les fake news », Dr Alfred Dan Moussa, Directeur général de l’Institut des sciences et techniques de la communication (ISTC-Polytechnique), a invité les entreprises de presse numérique à manifester un intérêt particulier pour ce projet, soulignant qu’elles ont tout à gagner à se bousculer en vue de s’inscrire pour ce processus.

Aussi, les a-t-il encouragées à s’inscrire dans les normes professionnelles pour protéger les consommateurs et les mettre à l’abri de toute surprise. « La labellisation est une expérience à tenter, une expérience à réussir », a conclu Dr Alfred Dan Moussa.

M. Georges M’Bra, représentant le ministre de la Communication, des médias et de la Francophonie, a procédé à l’ouverture officielle du séminaire et exprimé le soutien du département ministériel à ce projet. Il a souhaité que le processus de labellisation soit conduit avec beaucoup de responsabilité.

M. Sermé a indiqué que dix sites web seront sélectionnés pour la phase pilote sur plus de 130 sites d’information que compte le pays, dont 49 entreprises de presse numérique légalement constituées qui éditent 52 titres (sites).

«Je voudrais appeler tous les acteurs du secteur des médias numériques de Côte d’Ivoire à l’unité autour de ce projet afin qu’il n’y ait qu’un seul label hologrammatique unique et commun à tous», a lancé le président du REPPRELCI.

Évoquant les critères de choix des dix sites web, M. Sermé, a relevé entre autre qu’il faut être légalement constitué en entreprise de presse, avoir une ancienneté de trois ans au moins, être déclaré auprès des régulateurs de la presse ivoirienne que sont  l’Autorité nationale de la presse (ANP) pour les sites web ou auprès  de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) pour les web radio et web télé, et avoir au moins deux journalistes professionnels au sein de sa rédaction.

Depuis l’avènement d’internet et des nouveaux médias, les ivoiriens assistent de plus en plus à une multitude de sites d’information. Avec le phénomène des fake news, le Repprelci veut promouvoir des sites d’information crédibles.

L’Observatoire des médias numériques de Côte d’Ivoire (OMENCI), l’organe technique d’autorégulation du Repprelci travaille depuis quelques années à professionnaliser et crédibiliser les médias numériques ivoiriens.

Engagé dans une lutte acharnée contre les fake news et les manquements au code d’éthique et de déontologie, l’OMENCI œuvre à labelliser les sites d’information pour permettre aux consommateurs de distinguer les sites web crédibles des moins crédibles. 

Les travaux qui ont réuni plus de 40 participants se sont déroulés en séance plénière avec des acteurs des médias numériques, des autorités de régulation et des institutions internationales.

Les participants sont venus de notamment l’Autorité nationale de la presse (ANP), de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), du Fonds de soutien et développement de la presse (FSDP), de l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de la Commission paritaire d’attribution de la Carte d’identité de journaliste professionnel et de professionnel de la communication (CIJP), et du Procureur d’Adzopé.

L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), l’Observatoire de la liberté de la presse, l’éthique et de la déontologie (OLPED), le Cénacle des journalistes séniors de Côte d’Ivoire, l’Union des patrons de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (UPLCI), l’Association des chefs d’entreprise numérique de Côte d’Ivoire (ACEPNUCI) et le Syndicat national des agents de la presse de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI)  y ont également participé.

 Les médias participants à ce séminaire qui a adopté les mécanismes pour la labellisation des sites web et l’actualisation de la grille de lecture de l’OMENCI pour l’observation des médias en ligne et des réseaux sociaux ont été choisis à l’issue d’un appel à manifestation d’intérêt.

Créé en 2006, le REPPRELCI regroupe les acteurs de la presse numérique en Côte d’Ivoire. Cette faîtière des médias numériques ivoiriens s’est donnée pour mission d’organiser, structurer et promouvoir une presse numérique professionnelle en Côte d’Ivoire.

Le HCR pour la levée du statut de réfugié pour les Ivoiriens

La recommandation d’appliquer les clauses de cessation issues de la Convention de 1951 sur les réfugiés se fonde sur une analyse approfondie de la situation en Côte d’Ivoire.Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a demandé aux États qui accueillent des réfugiés ivoiriens de lever leur statut de réfugié et de faciliter leur rapatriement volontaire, leur réintégration, l’acquisition de la résidence permanente ou la naturalisation pour ceux qui souhaitent rester dans les pays d’accueil.

« Au regard des changements fondamentaux et durables en Côte d’Ivoire, j’ai le plaisir de recommander une cessation générale du statut de réfugié pour les ivoiriens, qui prendrait effet le 30 juin 2022 », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, à l’ouverture de la 72e session annuelle du Comité exécutif du HCR.

La recommandation d’appliquer les clauses de cessation issues de la Convention de 1951 sur les réfugiés se fonde sur une analyse approfondie de la situation en Côte d’Ivoire.

Elle s’accompagne de mesures concrètes destinées à promouvoir des solutions durables pour les réfugiés ivoiriens. Ces dispositions visent notamment à faciliter leur retour volontaire et leur réintégration dans leur pays d’origine, ainsi que la possibilité de demander la résidence permanente ou la naturalisation, pour ceux qui ont noué des liens solides avec leur pays d’accueil.

Les réfugiés qui présentent encore des besoins en matière de protection internationale auront le droit de demander une dispense de cessation, par le biais de procédures conformes au droit international.

Selon les données dont dispose le HCR, il y a actuellement environ 91.000 réfugiés et demandeurs d’asile ivoiriens dans le monde. Quelque 51.000 d’entre eux vivent en Afrique de l’Ouest dont 33.000 rien qu’au Libéria et 22.000 autres en Europe.

Le HCR a salué les engagements pris par les États dans le cadre de la stratégie de solutions globales pour les réfugiés ivoiriens, lors de la réunion annuelle du Comité exécutif du HCR à Genève cette semaine.

« Je salue l’exemple donné par le gouvernement de la Côte d’Ivoire ainsi que ceux du Ghana, de la Guinée, du Libéria, du Mali, de la Mauritanie et du Togo, qui ont affiché la volonté politique de mettre en œuvre une feuille de route complète pour trouver des solutions en faveur des réfugiés ivoiriens, dont certains sont déplacés depuis des décennies », a déclaré Filippo Grandi. « Cet effort régional mérite les applaudissements de l’ensemble de la communauté internationale. »

Depuis 2011, quelque 290.000 réfugiés ivoiriens installés dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest sont rentrés volontairement en Côte d’Ivoire. Une enquête menée dans la région indique que 60% des réfugiés restants souhaitent être rapatriés, 30% sont encore indécis et 10% veulent rester dans leur pays d’accueil et demander la résidence.

Le HCR organise des convois hebdomadaires depuis le Libéria pour permettre aux Ivoiriens qui le souhaitent de rentrer chez eux. Depuis la fin du mois d’août, quelque 5000 réfugiés ont été réunis avec des membres de leur famille, qu’ils n’ont parfois pas vus depuis des décennies. Le HCR fournit également un soutien financier aux réfugiés rapatriés afin de faciliter leur réintégration.

Les Ivoiriens ont fui deux guerres civiles entre 2002 et 2007, et entre 2011 et 2012. Des milliers d’Ivoiriens ont également fui vers les pays voisins en 2020, craignant les violences liées au scrutin présidentiel et aux législatives.

Le HCR reste déterminé à aider la Côte d’Ivoire et les pays hôtes à mettre en œuvre la recommandation de cessation et continue à plaider pour que les États fournissent aux réfugiés des documents d’état civil, d’identité et de voyage. En Côte d’Ivoire, cela inclut la délivrance d’actes de naissance, qui permettent l’inscription à l’école, l’obtention des cartes d’identité nationales et qui donnent le droit de voter.